30 août 2014

Le petit pont de bois (Sebarjo)

- Mon cher Sebarjo, la semaine dernière vous nous aviez chanté Deux pieds de Thomas Fersen. Je pense donc qu'aujourd'hui il est fort probable que...

- Ah ! Ça m'étonnerait !

- Quoi ???

- Je dis que ça m'étonnerait. J'aime pas Yves Duteil. Je ne ferai donc pas le petit pont de bois !

Oh mais c'est que je vous ai vu venir ! Ca vous démangeait comme une guitare !

- Quel dommage. Peut-être que notre ami Joe Krapov s'en chargera s'il n'est pas resté coincé dans un filet bleu à Concarneau !!!

- Mais par contre j'avais pensé...

- Ah non ! Trop tard !!!

- Bon dans ce cas, voici l'original :

 

 

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Participation de Nhand

ESCAPADE AMOUREUSE

 

 

Laissons les brumes de Paname
Manger les tours de Notre-dame !

Fuyons Saint-Michel, Saint-Germain,
Pour deux jours ; donne-moi la main !

Laissons la pluie à Croulebarbe,
Et la Muette dans sa barbe !

Fuyons Saint-Lambert, Saint-Merri,
Où le mois d'août finit marri !

Laissons croupir l'or à Vendôme,
Et le Louvre avec son fantôme !

Fuyons Saint-Michel, Saint-Germain,
N'y revenons qu'après-demain !

Je connais un coin de campagne
Loin des grimaces du métro
Et des parlottes du bistro,
Où la douceur est la compagne
D'un Phébus enivré de vert,
Où l'air à l'azur est ouvert...

Là-bas, nous attend une chambre
Nichée au secret d'un château
D'où notre amour, allégretto,
Passera le pont de septembre.

Et si malgré tout il y pleut,
Comme sur les toits de Vivienne,
Nous recréerons, quoi qu'il advienne,
Sur la mer de draps un ciel bleu.

 

 

LOGO NH-PF

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La méditation d’Ève-Line d’Estrelac (EnlumériA)

Cela faisait maintenant trois jours que Kaelia était enfermée. Mise aux fers en quelque sorte. Monsieur Mite lui apportait ses repas sans prononcer un mot, sans s’attarder. Il semblait maussade. Ce qu’il avait découvert dans la cabine du capitaine n’avait pas eu l’heur de lui plaire et le moins qu’on pût dire, c’est que cette raclure de Ward n’avait pas vraiment apprécié non plus.

Tout d’abord, il y avait eu cette étrange impression de temps figé. Une fraction de seconde qui avait semblé durer des heures. Cette terreur vague dans le regard du capitaine face à la détermination de Kaelia. Et surtout à sa surprenante rapidité.

Quelque part, il y avait eu ce coup de sonnette suivi de cette seconde éternelle pendant laquelle le capitaine Ward réalisa qu’il n’aurait jamais dû lever la main sur la jeune femme. Cet éclair de haine verte dans la prunelle de Kaelia, comme si soudain, elle avait pris la décision de régler d’anciens comptes.

 

Dans la pénombre de sa cabine, Kaelia se lissait les cheveux du bout des doigts. Un geste qu’elle faisait machinalement depuis sa plus tendre enfance lorsqu’elle se sentait désemparée mais néanmoins résolue à persister dans l’action qui lui semblait juste. Lorsque sa mère s’était enfuie du château et qu’elle s’était retrouvée seule avec ce père brutal et capricieux qui, avec le temps, était devenu un vieux bonhomme triste et poussiéreux dont la seule préoccupation était sa stupide collection d’objets postaux.

À l’époque, Kaelia s’appelait Ève-Line. Ève-Line d’Estrelac. Un nom qui claquait et qui en imposait, mais aussi un nom qui vous attirait les moqueries d’une bande d’imbéciles braillards et impertinents qui ne supportaient pas leur condition de fils d’ouvriers et de paysans. Une troupe de petits salopards qui croyaient faire revivre la Révolution Française à chaque récréation. Ève-Line avait maudit son nom, son père et ses origines, cultivant en son cœur une rage et un esprit de revanche sans pareils. Et puis l’adolescence avait pointé le bout de son nez et les révolutionnaires en culotte courtes s’étaient calmés. Une autre sorte de démon fit son apparition. Ève-Line eut à subir les regards salaces et les gestes déplacés de jeunes chiens fous aussi avenants que des soudards éméchés.

C’est là aussi qu’elle avait découvert les armes qui dompteraient ces fauves. Elle se rendit compte que par un jeu subtil de ses charmes, elle pouvait faire ce qu’elle voulait de ses camarades de lycée. Elle en profita de toutes ses forces jusqu’au jour où elle rencontra Maxence. D’où sortait-il celui-là avec ses élégances de punk dandy. Il jouait de la basse dans un groupe de la ville et se targuait d’écrire de la poésie qu’il mettait en musique. Elle était tombée amoureuse de son spleen légèrement décadent, de sa démarche languide et de ce regard qui lui transperçait le cœur chaque fois qu’il daignait lui accorder un instant. Monsieur se la jouait Jim Morrison et Johnny Rotten mêlés.

Un soir, comme sa mère jadis, Ève-Line, devenue Éva, s’était enfuie sur les routes avec son musicien maudit, au grès d’une tournée sans fin qui les mènerait jusqu’à Nassau et à la désespérance. Sex, drugs and rock’n’roll ! Maxence au nez poudré s’était mué en une épave écorchée, violente et écœurée. La gloire ne fut pas au rendez-vous et il le fit payer à son Éva. Il ressassait ce possessif comme s’il parlait d’une monture ou d’un meuble et puis un matin, comme il se relevait d’une cuite carabinée, il se fit virer du groupe. Ils avaient trouvé un autre bassiste. Un type gérable et à l’heure. C’est là qu’il avait commencé à frapper son Éva. Alors, elle s’était enfuie encore. Parvenue sur la plage, elle s’était enfoncée dans l’océan comme on se réfugie sous une couverture par peur des fantômes.

Ce qui s’était passé ensuite, elle ne savait plus trop. Elle avait repris conscience sur cette plage de sable rose et avait rencontré ce garçon aux yeux de chien battu qui ramassé des coquillages comme d’autres auraient ramassé des pièces de monnaie. Ève-Line avait disparu dans les limbes, Éva s’était noyée dans les Bermudes et Kaelia était née sur cette plage un peu comme Aphrodite surgie de l’écume.

Parfois, comme dans un rêve improbable mais tangible, elle revoyait le château de son enfance. Cette grande bâtisse sombre et glacée où un vieillard larmoyant accumulait des boîtes à lettres de tous les pays, lui qui ne recevait jamais aucun courrier.

La porte de la cabine s’ouvrit. Le capitaine Ward, le bras en écharpe, lui lança un méchant regard. Kaelia se demanda s’il repenserait à ce coupe-papier planté dans sa main chaque fois qu’il regarderait une femme. Il lui signifia qu’on allait la ramener à terre et qu’ensuite, elle aille au diable.

 

Fin de la première saison.

 

Évreux, 28 août 2014.

 

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Eva dénoue l’affaire (KatyL)

Eva dénoue l’affaire

 

Eva demanda à la femme si elle pouvait lui indiquer la porte où se trouvait sa sœur de manière à dénouer cette affaire.

L’autre lui indiqua l’escalier. En haut de celui-ci, une unique porte s’y trouvait, elle frappa.

-« Entrez ! » dit une petite voix

Elle poussa la porte et à sa grande surprise cette fois c’était propre et aéré, rangé sobre mais très « années 60 » comme déco , les rideaux entre-ouverts de la porte-fenêtre laissaient voir le jardin situé à l’arrière de la maison un peu en fouillis mais joli avec de magnifiques églantiers sauvages très fleuris, des iris et des fleurs jaunes mélangées.

Eva se tourna de suite vers la rousse qu’elle reconnut sans aucun doute possible.

-« Bonjour je suis Eva Ivan j’ai reçu une lettre anonyme que je vous ai vu poster de ma fenêtre sans que vous puissiez me voir, le lendemain cette lettre avec les rayures marrons se trouvait entre mes mains livrée par mon facteur,  j’ai pris la précaution de la mettre dans un sac plastique de manière à la donner à la police avec vos empreintes si vous ne me dites pas de quoi il retourne de suite »!! Eva avait monté le ton.

L’autre vacilla et pâlit de suite, elle fit signe à Eva de se mettre sur un fauteuil et en fit de même sur celui en vis-à-vis.

-« Oh dit-elle je ne pensais pas que vous me verriez car je ne savais pas où vous habitiez, j’avais juste mis votre prénom et nom et le village, je cherchais quelle était votre maison pour y mettre directement cette lettre,  comme ce quartier est assez désert avec des maisons espacées j’ai mis au hasard dans une boite aux lettres et vous m’avez vue ! Bon ! Je voulais vous avertir de ne pas sortir avec ce monstre ! »

-« Ce monstre dit Eva toute rouge je vous interdis ! Vous parlez de quelqu’un pour qui j’ai de profonds sentiments que vous a-t-il fait pour que vous le traitiez ainsi, vous êtes déjà sortie avec Raphael d’après ce que je sais et vous seriez aussi sortie avec Joachim alors ? »

-« Joachim le maréchal ferrant vous voulez dire ? Mais non il ne s’agit pas de lui ! mais bien de Raphaël Fontenoy , vous êtes sa maîtresse je suppose car à sa soirée en ville il vous a installée sur la chaise au nœud rose il fait cela à toutes les belles ou moins belles femmes qu’il veut mettre dans son lit, il joue de son prestige et aucune ne lui résiste pas moi d’ailleurs, ni ma sœur vous le savez sans doute, vous êtes si jolie que je me doutais qu’il allait vous mettre le grappin dessus, de plus votre photo était dans le journal qui relatait la soirée, je sais qu’il vous a invitée ensuite chez lui, mais avec vous il a sorti le grand jeu vous devez drôlement lui plaire, sa femme de ménage est restée en bon terme avec moi, elle m’a dit tous les préparatifs faits pour vous d’ailleurs c’est elle qui a tout fait pour le repas et mis la table elle est partie juste avant votre arrivée »

-« Oh dit Eva quel menteur il m’a fait croire qu’il avait tout fait ! Mais cela est sans importance, ce qui compte c’est que vous me disiez que cette lettre ne concerne pas Jo mais Raphaël, rassurez-vous je ne lui ai pas cédé et n’en ai aucune intention, il est beau certes et il écrit bien, il a de la classe, mais quelque chose me gêne chez lui, et comme j’éprouvais déjà des sentiments pour Jo que je connais depuis plus de 8 mois je n’étais pas réceptive à lui du tout ! Mais revenons à nous ! Pourquoi cette lettre, vous pouviez venir me parler ? »

-« J’étais persuadée que vous étiez sous son charme que vous ne m’écouteriez pas et surtout que vous le lui diriez, il est dangereux en colère !! Très ! Vous êtes bien la seule à lui avoir résisté alors à ma connaissance, il doit être furieux contre vous, il va vous le faire payer croyez-moi ! De plus ni la femme de ménage ni moi n’avions votre adresse, nous n’allions pas demander à toutes les portes, comme discrétion il y a mieux !!!»

-« Mais dit Eva cela ne tient pas la route il est fou ? De quelle manière me ferait-il payer cela à votre avis ? » Et d’un bond elle se leva comme si une guêpe l’avait piquée ! 

-« Je sais ! »

-«  Que savez-vous ?» dit l’autre

-« Mon garage a été cambriolé et il est venu de suite me proposer une voiture, ensuite Joachim a eu son pneu de crevé il est donc arrivé en retard chez moi, ce qui laissait à Raphaël le temps de venir me voir et de me jouer son numéro, il m’a prise dans ses bras lorsque Jo est arrivé en pensant le rendre jaloux, tout tient ! Mais comment le prouver ? »

L’autre hésita un moment,

-«Ecoutez je peux vous aider à condition que cette lettre soit brûlée et que vous n’alliez pas à la police, je suis désolée de vous avoir fait peur je voulais juste vous aider pour ne pas que vous souffriez comme moi j’ai souffert avec ce salaud, mais je connais des gars qui seraient prêts à tout pour quelque argent ils allaient aux renseignements pour Raphaël pour ses romans lorsqu’il lui fallait enquêter dans certains milieux, je sais où ils habitent mais ce n’est pas sans danger car l’un d’eux a fait de la prison et c’est pas un enfant de chœur  »

-«Ne faites rien dit Eva n’y allez pas je vais parler avec Jo et nous aviserons.  Pour vous ce sera sans souci : pas de suite, je brûlerai la lettre, mais je vous plains vous devriez changer de coin et trouver un brave gars, refaire votre vie, laissez ce triste personnage et ne pensez plus à lui, vous avez encore du temps devant vous, souriez à la vie ! »

-«  Je cherchais à me venger car lorsqu’il a appris que j’étais enceinte il a été odieux avec moi il m’a parlé de ses nombreuses conquêtes des soi-disant  « bons coups » et de ma sœur qui était sa maîtresse, il voulait nous brouiller, il m’a dit que je ne valais pas un clou, que je ferais mieux d’avorter car il ne reconnaîtrait jamais l’enfant ! Je l’ai fait dans la clinique où je travaille,  je suis infirmière, je me suis fait avorter sans rien dire à personne, j’ai eu de graves séquelles et des hémorragies et depuis je ne peux plus avoir d’enfant ! »

Elle se mit à pleurer à chaudes larmes, Eva la prit contre elle …

-« Bon dit Eva je vais y aller, je dois recevoir l’assureur cet après-midi pour mon garage et sortir enfin ma voiture si la porte est réparée, je verrai Joachim ce soir et je lui expliquerai tout. En attendant restez ici sans prendre d’initiatives dangereuses, ne parlez de rien à personne, je vous tiendrai au courant si vous me donniez votre téléphone ce serait plus simple ? »

Elle le lui donna, Eva mit le numéro dans son sac et partit. Elle reprit le bus dans l’autre sens il était 13h pile et elle avait faim !

Elle s’arrêta une station plus bas pour acheter une belle baguette et une tarte au thon. Elle remonta allègrement sa rue ravie d’avoir appris que Jo était innocent d’ailleurs elle n’en avait pas douté, elle était heureuse. Elle n’avait pas vu que dans une voiture de sport garée plus loin de la boulangerie quelqu’un la regardait intensément.

Elle entra chez elle, ferma sa porte à double tour, mit la tarte au four, se prépara un café et se prépara à laisser un mail à JO lorsqu’elle entendit la sonnette de l’entrée.

Elle regarda par le judas qui cela pouvait bien être et reconnu Raphaël !!... !!!

Elle n’ouvrit pas et au contraire s’éloigna de la porte. L’autre sonna à nouveau de plus belle !

-« Eva je sais que tu es là, je t’ai vu entrer ouvre-moi s’il-te-plaît j’ai quelque chose à te dire d’important, allez ! Ouvre ! »

-« Non ! Dit-elle je ne suis pas disponible, et j’attends quelqu’un dans 1/2 d’heure, je dois me préparer, j’ai mon bain qui coule et j’ai juste le temps excuse-moi je ne peux pas ouvrir »

-« Eva ne te moque pas de moi, je t’ai vu rentrer tu es prête déjà, ouvre-moi je dois te parler j’en ai pour 5 mn et je repars je te promets, d’ailleurs j’ai un RDV aussi »

Elle hésita et finalement lui hurla au travers de la porte !

-« Laisse-moi tranquille je n’ouvrirai pas, tu reviendras ce soir vers 19h ça te va ? »

Il râla mais finit par accepter de mal gré et il rebroussa chemin, elle entendit le vrombissement du moteur s’éloigner, elle respira un grand coup !

Elle en avait assez de cet encombrant voisin !! Elle se sentait épiée et pas du tout en sécurité, elle arrêta le four qui fumait avec une odeur de léger brûlé et alla faire son mail explicatif à JO en lui disant d’arriver bien avant 19h ce soir pour attendre Raphael avec elle, elle mangea contrariée de cette visite, prit deux tasses de café  et se cala dans son canapé pour réfléchir.

Elle s’endormit un peu.

Quand à nouveau quelqu’un sonna à sa porte ! Elle regarda et vit que c’était sa voisine d’en bas de la rue Madame Rivard, elle ouvrit soulagée, celle-ci avait un panier rempli de légumes et fraises pour Eva.

Elle la remercia avec chaleur et lui fit un café, la laissa raconter ses malheurs et soucis de santé et pour la consoler lui offrit une aquarelle avec de jolies fleurs, la dame fut très touchée par ce geste. Elles se quittèrent 1h après. Eva promit d’aller leur rendre visite avec JO.

Elle rangeait sa cuisine lorsque l’assureur arriva avec un expert.

Ils constatèrent les dégâts, la serrure était fichue et la porte un peu cassée mais réparable, l’expert mandata un serrurier pour que son garage lui soit ouvert et qu’elle récupère sa C3 au plus vite, l’assureur la rassura elle n’aurait aucun frais, tout serait pris en charge, ils discutèrent un peu peinture l’assureur en était friand, lorsque le serrurier arriva à son tour ! Du coup l’expert lui indiqua quoi faire, il ouvrit sans peine le garage Eva sortit sa voiture et la mit devant chez elle, le serrurier changea le système de fermeture mais il fallait réparer le montant de la porte il s’engagea pour le menuisier et quitta Eva.

Elle se sentait bien, toutes ces visites lui avaient été agréables elle en oublia de refermer sa porte à clé et vaqua à ses occupations, nettoya les fraises et fit une tourte aux courgettes pour le soir.

Vers 18h00 elle mit son jeu favori « questions pour un champion » elle attendait Jo,  lorsque sa porte s’entrouvrit pour laisser passer la tête de Raphaël !! Non d’une pipe ! Elle avait oublié de fermer ! Elle se leva d’un bond et lui dit d’emblée :

-«Mais je t’avais dit 19h !! Pas avant ! »

-« écoute ma belle j’ai vu ta voiture je me suis arrêté, j’ai une proposition à te faire, mon père possède un château, oui tu sais j’ai mis Fontenoy sur mes bouquins mais je m’appelle De Fontenoy de l’Aiguillère, je t’ai apporté la photo ka01 et je t’emmène y faire un tour ce weekend si tu veux ? Je tiens beaucoup à toi, je sais que tu ne vas pas me croire mais je n’ai jamais été amoureux vraiment avec toi c’est différent je pense à toi tout le temps et cette balade te fera du bien j’en suis sûr ! »

-« Stop n’en dis pas plus ! Je ne te crois pas ! Quand je pense à toutes les femmes à qui tu as dû sortir tes balivernes pour les faire succomber avec moi ça ne prend pas Raphaël, tu es trop insistant je suis déjà amoureuse de quelqu’un d’autre ! »

-« Quoi tu es amoureuse ! De qui, du maréchal ferrant ?  Mais il n’a pas de fortune lui à part ses canassons il n’a rien à t’offrir moi je te ferais voyager, je te couvrirais de cadeaux…. »

-« Ah oui dit-elle il n’a pas de fortune la belle affaire ! à nous deux nous avons largement de quoi : chacun sa propriété et du travail de l’amour surtout, des projets plein la tête et des voyages nous en ferons beaucoup, mais cela ne te regarde en rien ! »

Il s’approcha d’elle avec un regard de feu ! Il la prit dans ses bras et la jeta sur le canapé, commença à l’embrasser dans le cou, elle se débattait le plus possible, la télé envoyait les questions de Julien Lepers, comment allait-elle s’en sortir ? Elle se cabra mais il était lourd et se coucha sur elle, lui caressait avec bestialité les seins, elle cria !! Il plaqua sa main sur sa bouche et enfin ses lèvres, elle mordit le plus fort possible le griffa sur la figure, mais elle sentait bien qu’elle n’arriverait pas à s’échapper elle se sentait perdue, il la tenait, il tenta de remonter sa jupe de son autre main et glissa une main entre les jambes d’Eva, elle suffoquait, dans un effort désespéré elle l’envoya au tapis ! Mais déjà il se redressait la lèvre tuméfiée par la morsure, il semblait excité par ce combat, il avait un sourire mauvais.

C’est à ce moment précis que JO entra avec Bob le chien et un bouquet de roses à la main.

Il comprit, posa les roses et attrapa Raphaël par le col, Eva était rouge de colère, sa jupe retroussée, ses cheveux en bataille, ses seins lui faisaient mal sa bouche aussi…………

-« IL, il a tenté de me violer !! Il faut téléphoner à la police et tout lui expliquer je veux porter plainte hurla-t-elle !  Salaud espèce de brute !! »

Jo lui envoya un coup de poing magistral dans la figure avec ses mains puissantes d’homme qui manient fer et chevaux, lui cassa presque le nez, il atterrit contre le chien et Bob le mordit au mollet avec force et rage ne le lâcha pas ! Eva téléphona à la police expliqua la situation et l’urgence, elle entendit une voix lui dire de ne pas ranger les lieux, de ne pas se laver, de laisser tout en place ils arrivaient !

Raphael n’en menait pas large malgré son nez et sa lèvre qui saignaient il tenta une explication

-«Non il n’avait pas voulu la violer, il la croyait consentante, il était amoureux d’elle demandait pardon pour sa conduite, il était navrant et tout mielleux »

-« Eva en profita pour dire, alors et le garage c’est toi ? Tu voulais me faire peur et que j’aille me réfugier chez toi, tu voulais me prêter une voiture pour que je  dépende de toi, et pour le pneu de Jo est-ce un de tes sbires, je sais tout ! »

Jo lui dit qu’il était un pauvre type ! Il lui envoya un coup de pied pour qu’il reste tranquille ! Il le surveillait de près et le chien ne le lâchait pas !

La police arriva,  constata et fit signer Eva, embarqua Raphaël les mains dans le dos au poste.

Elle alla se laver en  pleurant, revint les cheveux mouillés mais jolie et se jeta dans les bras de Jo qui l’accueillit avec amour et tendresse, le chien s’en mêla et fit une lichette à Eva sur les jambes…

Ils dinèrent en se racontant tout sur les derniers évènements, le dîner était le bienvenu, ils avaient toute la vie pour oublier cet incident et ce triste individu qui en aurait probablement pour un moment en prison lorsque le procès aurait lieu, cela ferait du bruit par ici,  les langues allaient se délier, mais Eva et Joachim étaient heureux d’en être débarrassés.

Jo lui prit la main ka02 la rassura, la cajola, lui dit tout son amour pour elle, enfin elle lui dit aussi qu’elle l’aimait depuis leur première rencontre.

Ils allèrent au lit avec  une fougue et une faim réciproque.ka03ka04

      Demain ils verraient pour faire des projets d’avenir l’heure était à la passion.

 

Fin du feuilleton qui aura sans doute une suite l’été prochain avec des rebondissements ??

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LE PETIT PONT DE BOIS (Lorraine)

Non, je n’ai pas rêvé ce petit pont de bois

Ni le ru murmurant qui longe la prairie

C’était un jour d’été et soudain je revois

Mes cousines aux yeux bleus et leur robe fleurie

 

Aline et Nathalie, le petit chien et moi

Allions nonchalamment de jardin en charmille

Aline chantonnait quand, près du petit bois

Trois garçons ont surgi la mine réjouie

 

Ils nous ont dit « Bonjour » d’un petit air narquois

Nous n’avions pas quinze ans mais c’est à la folie

Qu’Aline tout soudain a aimé Jean-François

Un charmant troubadour qui séduisait les filles

 

Nous étions arrivées au petit pont de bois

Qui menait au château et à ses armoiries

Je l’ai franchi d’un bond, j’habitais à deux pas,

Entraînant Nathalie et Aline éblouie

 

Les années ont passé, le temps est un sournois

Aline y a laissé son amour en charpie

Nathalie (qui l’eut cru ?) épousa un chinois

J’élève mes moutons dans une bergerie

 

Non, je n’ai pas rêvé ce petit pont de bois

Qui garde d’autrefois une image attendrie

La vie qui vient qui va ressemble à  un tournoi

L’amour est un refrain d’orgue de Barbarie

 

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Brecouille (Vegas sur sarthe)

La mioche - qu'on appelle Cappuccetto Rosso et plus simplement en vieux françois la Petite Cape Rouge, mais qu'on appellait Blanche comme qui dirait de la neige - se trouva fort dépourvue en approchant du château de sa marâtre.
Elle rentrait brecouille, pas même ingrédient ou deux pour sa marâtre impatiente de confectionner son masque de beauté de Cesare Frangipani à base de frangipane et de beurre en pot.
C'est ainsi que naquit l'expression : Pas plus d'ingrédient que de beurre en pot.
Comme Blanche passait le petit pont de bois vermoulu pas vert mais bien moulu, un boucan se fit entendre derrière elle.
Le boucan caractérise un loup lancé à pleine vitesse sur la mobylette qui chut du tirage de la bobinette de la porte de la maison d'une great-mother-fucker mais ça, ceux qui ont suivi ne le savent que trop...
Blanche n'eut que le temps de se retourner pour admirer la chute du loup et de la mobylette dans le ruisseau, chute semblable à celle du 8 mars 2014 décrite dans le 288ème défi du samedi...
Ah ben, elle va beaucoup moins bien marcher, forcément” avança le loup qui n'avançait plus.
Blanche trouva la réplique truculente et se dit qu'elle pourrait s'en servir un jour, alors comme elle gardait tout, elle la mit dans sa poche.
Depuis le château de la marâtre - ce qui fait quand même deux accents circonflexes très rapprochés, maintenant vous pouvez dire: chasteau de la marastre, c'est vous qui voyez - on avait tout vu et comme de féroces et véloces molosses déboulaient en aboyant, le loup s'évanouit sans demander son reste.
La marâtre allait s'empresser de réclamer :”Et l'ingrédient ou deux pour mon masque de beauté de Cesare Frangipani?”.
Elle répondrait qu'elle rentrait brecouille, sans évoquer les trois gorets Three, Little et Pigs, ni l'homme-à-la-tête-de-poire, ni la mauvaise mine des sept nains, ni la vilaine forêt noire fourrée aux griottes, ni Fifi Brindacier, ni ces bottes de sept lieues que sa great-mother avait troquées contre une pantoufle de vair à une petite sirène qui voulait échanger ses jambes à une sorcière contre une voix mélodieuse et une peau d'âne, enfin bref elle ne dirait rien (tant pis pour ceux qui n'ont pas suivi).
La marâtre entrerait dans une colère noire à propos de son masque de beauté de Cesare Frangipani car la colère est souvent noire dans les contes.
Blanche en serait quitte pour aller se réfugier chez les voisins, il y a bien longtemps qu'elle n'avait pas fait la causette avec les Thénardier.
RIEN? Tu n'as RIEN rapporté?” majuscula la marâtre.
Dans les contes, le majusculage est l'expression traditionnelle d'une colère noire.
J'ai bien là - dans ma poche - une truculente réplique du loup dont je comptais me servir plus tard” répondit Blanche d'une voix de la même couleur.
Aboule toujours” éclata la marâtre en se mirant dans son miroir magique et tactile qui parle et qu'on appelle aujourd'hui un smartfaune.
La marâtre n'avait que faire d'un “Ah ben, elle va beaucoup moins bien marcher, forcément” mais elle le prit quand même, histoire de contrarier Blanche.
En échange, Blanche prit congé - ce qui est mieux que rien - en songeant déjà à un prochain épisode plus lucratif.

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Adieu la vie de château (JAK)

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Bonjour les défiants

Voici ma dernière carte postale de cet été 2014.

Finie la vie de château, les feuilletons, les rêves, les escapades, les cartes postales et leur détectives zélés !

Pour nous y aider MAP nous a jeté un pont par delà nos écrans.

Et voici encloses à jamais, huit  semaines  rondement  évanouies.

 On y a vu que du feu.

 Rappliquons dare-dare, retrouvons nos  défiantes-pénates.

 Icelles  prometteuses,  nous y  planterons  nos pieds, sèmerons  nos quatrains, nos billets… nos réflexions profondes,   beaucoup de plaisanteries, et autres galéjades

Et chaque commentaire, poétique – enthousiaste- farceur- ou plaisantin,  aura un gout de sucré.

C’est terminé, fini et bien fini, le joli temps*  des  vacances, amis-défiants, je vous le confirme, au cas où vous auriez encore envie de vagabonder.

il suffit de passer le pont

*surtout cette année J 

 

Jak pour Défi #313  Huitième et dernière photo des défis de l'été :

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Un petit pont de bois par bongopinot

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Sur un petit pont de bois

J’admire au loin un château

Et m’imagine dans un tout autre endroit

Et je tourne les pages de mon album photos

 

Je revois le château de mon enfance

Et les balades dans le parc en famille

Où nous marchions souvent en silence

Coupé par le bruit de nos pas sur les brindilles

 

J’habitais alors à cent mètres de ce lieu extraordinaire

Mes fenêtres donnaient sur ce domaine idyllique

Où la réalité ne se distingue pas de l'imaginaire

Où s’envolait  parfois mon esprit confus et mélancolique

 

Je traversais ce bel endroit à l'odeur de cerfeuil

Pour  me rendre à la rivière en contrebas

Et parfois je croisais ci et là de petits écureuils

Quelle douce et belle époque que celle-là

 

Sur un petit pont de bois

J’admire au loin un château

Au dessus de ma tête les oiseaux tournoient

Et  je referme mon album photos

 

J'en ai fait le tour...

Et je le ferme

Et à double tour

Et sans une larme

 

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la fin de la nuit (Fairywen)

La fin de la nuit…

 

Sous l’œil complice du château endormi,

Deux couples dans un pré,

Deux frères enfin réunis

Ont rebâti le pont de l’amitié.

 

Hier ils se sont mariés,

Dans le château ensoleillé,

Mettant fin à la nuit

Qui avait terni leur vie.

 

Et aujourd’hui,

Leurs belles à leurs côtés,

Ils peuvent oublier

Le sang sur les pavés,

La Rue de la Pierre Hardie

Sous la lanterne au coin qui luit…

 

Défi 313 du samedi 23 août 2014

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23 août 2014

Défi #313

Huitième et dernière photo des défis de l'été :

313 Le petit pont de bois

Votre dernière participation estivale sera reçue à :

samedidefi@gmail.com

A tout bientôt les amis pour de nouveaux défis  !

Posté par MAPNANCY à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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