22 août 2015

Gérard ou Le dernier des mocassins (Vegas sur sarthe)


"Chérie... Hum... tu as l'intention de sortir comme ça?»
«Ben non, gros naze! J'vais passer une robe»
«Oui, je m'en doute ma chérie... je te parle des chaussures»
“Des chaussures? Quelles chaussures? On dit pas chaussures quand c'est des Louboutin!”
“Et alors? Tous ces machins qui débordent des placards et qu'on met aux pieds c'est bien des chaussures, non?”
“Sauf que c'est des Louboutin, Môssieur! T'y connais rien”
“Du loup-bouquetin? J'ignorais que ça pouvait se croiser...”
“Des Lou-bou-tin, gros naze”
“Bref... et tu vas porter ça toute la soirée chez nos amis?”
"S'cuse moi. Une femme porte ses vêtements, mais c'est la chaussure qui porte la femme"
“Euh? C'est de toi, ça ?”
“Non, justement c'est d'Louboutin”
“Connais pas. Je ne peux pas connaître le nom de tous les marchands de chaussures”
“Un marchand d'chaussures? C'est juste un créateur mondialement connu, Môssieur. Il habille les pieds de Monica Belluci, Paris Hilton, Katie Holmes, Kim...”
“Arrête ton char! Garde les pieds sur terre, Germaine Blanchard”
"J'suis p't-être que Germaine Blanchard mais j'vis au sommet. Pas au ras du sol comme toi avec tes mocassins à glands, Gérard Blanchard»
«Excuse-moi mais si les talons hauts étaient si merveilleux que ça, les hommes en porteraient»
“Dans tes rêves, Gérard! Si tu crois que j'vais t'les prêter. Autant donner d'la confiote à un porc”
“En tout cas, tes hauts talons ne rallongent pas ta robe”
“T'y connais rien. Et pis tu t'soucies pas mal que j'aie les mollets galbés, une démarche élégante, souple, féline, sensuelle... les filles vont être malades quand elles vont m'voir arriver!”
“Ouais... si tu arrives à la porte sans te casser la figure”
“Pff! Question d'entraînement, Gérard Blanchard. C'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas une fois qu'on maîtrise la technique”
“Parce qu'il y a une technique chez Louboutin? Chez Louboutin, la technique du patin sans baratin pour le gratin!”
“T'es nul, Gérard. Même qu'y a une application pour ça sur mon smartphone: Je déroule le pied en faisant des p'tites foulées, droite comme un Y”
“Droite comme un Y?”
“Parfaitement, la tête haute, je regarde au loin en balançant les bras, les épaules bien en arrière, le ventre rentré...”
“Tu crois que tu vas réussir à rentrer le ventre?”
“Tu crois qu'tu vas réussir à dire aut'chose que des conneries? Aïe! C'est malin. Tu m'as fait tordre les pieds!!”
“Et toi, tu me fais tordre de rire”
“En attendant, aide moi à fermer ma robe, Gérard Blanchard”
“Hum... cette robe... ça se porte ou ça se chausse?”
(Soupir et haussement d'épaules louboutiné)

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Participation de Fairywen

Le choix

Damon se raidit. La Sylve le prenait totalement au dépourvu. Il recula d’un pas.

— Que veux-tu dire ?

Elle le regarda, railleuse.

— Oh, voyons, Ta Majesté… Mon royaume est cette forêt que tu as malmenée avec tes chasses à outrance et ton mépris des animaux. Je sais que ta condamnation porte sur bien d’autres points, mais celui-là me touche particulièrement. Peut-être n’ai-je pas envie que tu gagnes ta rédemption, même s’il semblerait que tu aies accepté ta punition ?

Le prince déchu hésita. En lui l’ombre le disputait à la lumière. Il était un prince faé, et comme tous les princes faés, son âme était double. L’ombre avait failli avoir raison de lui et le transformer en faé noir. Ce n’était que de justesse que la lumière l’avait emporté. S’il cédait à l’ombre aujourd’hui, il perdrait définitivement son statut et même sa liberté.

Stella ne le quittait pas des yeux, curieuse de voir quel chemin il allait choisir. Elle était prête à l’affronter s’il optait pour l’ombre. De longues minutes s’écoulèrent dans un silence tendu, puis les muscles de Damon se relâchèrent.

— D’accord, tu as gagné. Je t’aiderais.

— Ce n’est pas moi que tu vas aider, c’est le village.

— Le village si tu veux. C’est toi qui décides, non ?

— Toi, tu obéirais ?

— Je n’ai pas trop le choix.

— Mais tu n’aimes pas ça…

— Je suis un prince, je n’ai pas l’habitude d’obéir.

— Un prince qui a perdu son rang…

— Tu sais retourner un couteau dans une plaie, toi…

— Je t’ai dit que je ne te faciliterai pas la tâche. On y va ?

— Et on y va comment ? Au cas où, je te rappelle que la route est coupée.

— On passera par la forêt.

Tout en parlant, Stella nouait les lacets de ses chaussures de marche. Damon ouvrit de grands yeux devant leur couleur rouge vif. Il ne put s’empêcher de la commenter.

— C’est… original, comme teinte.

— Je n’aime pas passer inaperçue.

Ils effectuèrent le trajet en silence. Habitué à circuler en forêt, le faé suivait sa compagne sans le moindre problème. Ils ne tardèrent pas à déboucher à proximité du village… et Damon s’immobilisa, saisi de stupeur.

Devant lui s’étirait une large rue bordée d’immeubles trapus hauts de plusieurs étages.

— Qu’est-ce que… commença-t-il en se tournant vers sa compagne, dont les yeux pétillaient de malice.

— Détends-toi, ce n’est qu’un trompe-l’œil, fit-elle en éclatant de rire. Quand on arrive devant cette fresque selon un certain angle, on croit être dans une grande ville. Et puis tu te déplaces un peu, et tu découvres le village.

— Bien joué.

Tout en parlant, ils contournèrent la peinture et soudain toute envie de plaisanter s’envola.

— C’est pire que ce que je pensais, murmura Stella en promenant un regard navré sur les dégâts provoqués par la tempête.

— On n’a plus qu’à s’y mettre, alors. Toi, tu as un village à remettre sur pied et moi une rédemption à gagner. On forme une drôle d’équipe, mais à la guerre comme à la guerre.

La Sylve le regarda un long moment, songeuse, puis accepta la main qu’il lui tendait.

 

Fairywen/Ysaline

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Walrusserie (Joe Krapov)

Etats-Unis : les talons hauts ont causé 123 355 accidents en dix ans.

Lisez vous-mêmes ici.

Enfin quoi, Mesdames ? Molière ne vous avait-il pas mises en garde dès 1671 contre les fourberies d'escarpin ?

DDS 364 105611652

 

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Participation de Venise

Je sais ….. Nous vivons la plus grande mutation technologique !!

         Mais de là à voir un escarpin rouge coquelicot obstruer le TROCADÉRO

                   Y’a des limites frérot !!!

Bon, Bon à ta guise tes montages photographiques inondent ton imaginaire voilà tout !!!

         Non, mais tu entends ce que tu me racontes : c’est pire qu’une épopée scandinave ton histoire

Paris ne peut pas changer si vite

Je crois que tu ne supportes pas de vivre une vie ordinaire.

Je trouvais pourtant au dos de sa dernière carte postale une explication.

« ‘Une des seules choses au monde qui puisse nous ouvrir des perspectives sur le nouveau, sur l’inconnue , et qui puissent éveiller en nous des sens endormis pour la contemplation d’univers que nous n’aurions jamais connus. « PROUST.

Je compris alors que tout ce que mon frère convoquait dans son esprit se matérialisait sous ses yeux.

Dorénavant, il lui suffisait de convoquer une scène pour qu’aussitôt elle s'incarne sous ses yeux.

Puis une loi de la physique se vérifia.

Un énorme objet non identifie bloquait le périphérique.
Les infos du 20h étaient formelles.

Peu  de situations sont aussi déconcertantes et mon frère au bout du fil paraissait sortir d’une mine de sel.

J’ai toujours été convaincu qu’il faut se méfier des situations étranges et qu’on doit les esquiver soigneusement.

Mais là mon frère cherchait visiblement les ennuis.

Mon expérience m’avait enseigné  que confronter à une situation insolite je devais tout abandonner et partir en courant.

Je jetais mon portable par-dessus bord , c’était trop pour un homme comme moi qui avait comme seule ambition de prendre une retraite bien  méritée ve01.

Mon frère abusait de l’alcool et c’était tout !!

 

ve02

 

C’était le milieu de l’après-midi quand aux infos l’image passait en boucle.

La ville venait d’être ensevelie sous des mètres de sable et un visage terrifiant faisait fuir les Parisiens.

 

Je reçus une dernière carte postale de frérot

Au clair de lune comme à l’aurore, l’endroit est serein ,  presque charmant parfait pour le repos et la méditation !!

 

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15 août 2015

Défi #364

Septième photo des défis de l'été :

Talon haut et rouge

Nous attendons vos participations

à samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

 

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La clairière lointaine (par joye)

Le ciel était bleu clair et les bananiers balançaient dans la brise tropique.

Deux individus, inconscients des autres, et en train de se parler, s’éloignaient, les yeux sur le chemin pointillé par les ombres des feuilles au-dessus de leurs têtes. Plusieurs minutes passèrent. De temps à autre, il pouvait sentir son parfum ambré ; de temps à autre, elle sentait la chaleur de son corps impressionnant.

Elle était d'une fraîcheur jeune et belle. Lui possédait une présence mûre et attirante. Une passion fougueuse les attendait sans qu'ils s'en rendirent compte.

Après un moment, ils arrivèrent à une clairière où une petite source babillait. Les deux se penchèrent en unisson pour s’y rafraîchir. Ils burent longuement, pendant que les oiseaux et les grillons leur chantonnaient une musique palpitante, destinée exclusivement à leurs oreilles.

Une irrésistible chaleur émanant du sol les enveloppa. Quelques papillons de couleur éclatante flottaient ci et là. Enfin un, d’un jaune superbe, se posa sur son épaule à elle.

Il regarda avidement sa peau étincelante. Elle, consciente de son regard insistant, frissonna et eut un geste pour s’écarter de lui, mais, finalement, ne put y résister, et, le moment d’après, sa bouche pulpeuse tremblait de désir…

Ne pouvant plus, il la saisit brusquement et la serra contre son cœur.

-  Non ! Non ! murmura-t-elle enfin, bien qu’elle fondât dans son étreinte. On ne peut pas !

-  Si, on peut, insista-t-il d’une voix étranglée. 

-  Non !  C’est trop fou, tu es père de famille !

Soudain, il revit sa ravissante petite femme et puis il pensa à leurs quatre bambins adorables.

Secouant la tête, il relâcha à contrecœur sa compagne irrésistible. Après quelques instants, il put encore parler.

- Eh bien, tu as bien raison, mon beau bijou. Je te désire comme pas possible, mais,  il faut penser à ma femme ! Je ne pourrais jamais – au grand jamais -- la tromper.

- Voilà, ­­­­­prononça-t-elle, hochant la tête. Tu ne peux pas la tromper, Babar.

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Participation de JAK

ETE - 6

Cette semaine a été rude en événements. Je n ai pas pu scribouiller car nous sommes partis en catastrophe à L’ile De Java voir ce qui se tramait avec Blanche.

Souvenez-vous, la semaine dernière, notre princesse de passage dans son château,  avait mis des cœurs à sa fenêtre  mais  ce n’était pas pour son prince charmant ; elle l'a abandonné  en route, devenu trop ordinaire pour elle !

Non,    accro à sa nouvelle passion,  après avoir fait connaissance d’un prince Hindou dorénavant elle ne jure que par Ganeshja01

Elle  nous dit que c'est le dieu du savoir. J’ avais bien entendu parler de mémoire d'éléphant,  mais de là à nous endoctriner dans un culte sacré dans le but de nous élever moralement, y a à redire !

 Mais on ne va pas se laisser faire d’ autant plus qu’elle prévoit de nous faire pratiquer  le  Yoga ! Toutes ces positions  vont déformer notre stature de sets nains qui nous va très bien,  de nirvana,  pas besoin,  et au diable les chakras… Notre sens énergétique habituel  c’est-

Hello ! Hello !, on s’en va au boulot !

 

Pressé, je termine en bon français,- (sauf fotes de saint Taxe et autres-,)  contrairement à ce qu’elle m’avait ordonné ;  elle désirait que j’ja02 tout ça en sanskrit, j’ai eu un coup de feu aux joues, et  j’ai eu peine pour vous, des fois que vous ne sachiez pas lire cette langue !

Rien que pour mon nom voyez un peu :

 

ja03

 

Ce petit billet pour vous dire que tout de même nous sommes en forme, rien ne peut perturber notre humeur et à bientôt les amis.

                                                                              Le scribe de service Joyeux

 

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J'adore!!!!!! (Laura)

 

J'adore quand ça brille
Quand il y a des pierres
Du doré et que ça en jette
J'adore le disco et ses paillettes
Les pattes d'eph et les pelles à parte
Plus on me dit ringarde
Et plus je chante
Ca me ramene à une des villes
De mon coeur, à ce qu'on nomme
Soit kitsch, soit mauvais goût,voire pire
Ca n'ira certes pas  avec mes meubles
Mais j'adore
Les couleurs de Bolywood,ses danses
Surtout ses épices
Et revenons à la Casablanca, ville blanche
Aux dessous sexy et multicolores
Sous des dehors parfois austères
Je sais c'est contradictoire mais j'adore!!!!

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Participation de Nhand

UN VOYAGE DE RÊVE

 

 

Qu'il était beau, ravissant, plein de grâce !
Sous le soleil, sa parure luisait
De mille feux, et cela m'amusait
D'être monté, sur son dos, prendre place.

Tout l'Orient défilait, somptueux ;
Senteurs de riz, d'encens, de thé de Chine...
L’Indus, l'Amour, semblaient courber l'échine
Devant son pas de roi majestueux.

Il surpassait le tigre du Bengale,
Faisait de l'ombre à l'once, au pangolin,
Au caracal, au panda tout câlin,
Et la magie opérait, sans égale.

Contreforts de l'Himalaya,
Grande Muraille, Bangalore,
Hạ Long, Mandalay, Pattaya,
Tāj Mahal, Angkor Vat, Lahore...

Je voyageais. Quel dépaysement !
Puis, une voix, mettant au rêve un terme,
Me dit : « monsieur, décidez-vous, on ferme »

Mon pachyderme était un ornement,
Un bibelot, un rien de pacotille,
Dans ce bazar, non loin de la Bastille...

(Un éléphant, ça trompe énormément !)

 

 

LOGO NH-PF

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