09 février 2019

Horto-gaffe (joye)

roture oblige

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N'importe quoi ! (Nana fafo)

Ronchonchon explore l'association d'idée...

drôle de zèbre, non ?

Rochonchon-lapsus

 

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R comme roturier (participation d'Adrienne)


La première fois que mini-Adrienne a entendu le mot roturier, c'était de la bouche de sa mère et exprimé avec un tel dédain qu'il rimait parfaitement avec ordurier alors elle n'a pas osé demander ce que ça voulait dire.

Peur d'entendre des choses qui auraient blessé l'oreille.

Heureusement, le petit frère n'avait peur de rien:

- C'est quoi, un roturier? il a demandé.

- C'est quelqu'un qui n'est pas noble, a dit la mère.

- Et nous, on est nobles? a demandé le petit frère.

La question était déplaisante, c'était clair: Bien sûr que non, a grogné la mère.

Et on a parlé d'autre chose. De ne pas mettre les coudes sur la table. D'une tartine à finir. Et de ne pas parler la bouche pleine.

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Germaine de Trucmuche (Vegas sur sarthe)


« Dis mon biquet, est-ce qu'on est des roturiers ? »
Germaine a de la chance que je vienne tout juste de terminer mon  sudoku : »Pourquoi tu me poses cette question ? »
« Parce que la pimbêche du dessus m'a traitée de bourgeoise ce matin dans l'ascenseur»
« Ah ? Si elle t'a appelée bourgeoise c'est en effet parce que tu es une roturière, mais tu peux aussi être vilaine »
« Si c'est pour me traiter de vilaine, tu peux garder tes explications pour toi ! »
« Te fâche pas bichette, les roturiers sont bourgeois ou vilains voire manants, c'est pas moi qui le dis c'est Wiki»
« C'est qui cette Vicky ? »
« Laisse tomber bichette »
« Des manants ? Pourquoi pas fripouilles ou racailles ? »
« Euh … c'est pas faux »
Germaine branle du chignon : »Si cette pimbêche m'a traitée de racaille, elle va avoir affaire à moi ! C'est pas parce qu'elle habite un étage au dessus que ...»
« Tu ne vas pas la défier en duel, bichette ? On n'est pas des nobles non plus »
« Et comment on fait pour être des nobles, Monsieur Je sais tout ? »
« Euh … un titre de noblesse ne s'achète pas sur eBay, bichette. Tout au plus une particule »
« C'est comment une particule ? »
« C'est un 'de' devant le nom, comme Germaine de Trucmuche »
« Parce qu'il faut s'appeler Trucmuche en plus ? Alors tous les nobles s'appellent Trucmuche ? C'est d'un pratique»
« Non, Trucmuche c'est un exemple, j'aurais pu dire Madame de Sévigné ou le Marquis de Sade »
« Hein ? Mais le Marquis de Sade, c'était un vilain ! »
« Ouais bichette, c'était un vilain noble »
« Ah ? Et la Sévigné c'était une noble peut-être ? »
« T'as raison bichette, elle a épousé un breton qui s'est fait appeler baron puis marquis et le tour est joué ! »
« Tu serais pas breton mon biquet par hasard ? »
« Euh … non, désolé je ne suis pas breton »
« Alors on sera des racailles toute notre vie … et nos enfants aussi ? »
« Ben oui, mais des jolies racailles ma chérie »
« Ouais, et ben demain matin dans l'ascenseur je connais une pimbêche qui va ravaler sa particule avec une bonne mandale ! »
«Parce qu'elle a une particule ta pimbêche ? »
« Elle s'appelle De Suza»
« De Suza comme Linda ? Celle de la valise en carton ? »
« Quelle valise ? La pimbêche c'est pas Linda, c'est Léonida et son sac Vuitton c'est pas du carton»
« Léonida ? C'est pas beau »
« T'as raison mon biquet, c'est même très vilain ! »

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À bout de souffle (Pascal)


Les vrais héros sont anonymes. Arrivés sur zone, les jumelles ostensiblement braquées sur la mer, entre l’écume pétillante, les ombres omniprésentes, les vagues jaillissantes, puisque le caboteur avait malheureusement sombré, nous cherchions désespérément les éventuels survivants. Le vent hurlant dans la mâture, les penchements violents, les visages fermés, traduisant pourtant toute l’énormité de la tâche, rajoutaient encore à l’impression apocalyptique de la situation…  

Tout à coup, dans l’immense puzzle de la mer, on a pointé du doigt une minuscule pièce orange qui pouvait être un gilet de sauvetage !... « Là !... Regardez !... Tribord avant !... » Aussitôt, deux souffles puissants jaillirent des cheminées et nous nous rapprochâmes de la victime. Et puis, dans les machines et chaufferies, au poste de manœuvre, on réclama un nouveau « Stop »…

Pendant l’arrêt, le bateau roulait bord sur bord ; il était impossible d’avancer dans les coursives sans être sévèrement bousculé, châtié, maltraité. Et quand on le pouvait, on marchait sur les matériels de sécurité accrochés aux cloisons qui, eux-mêmes, devenaient des objets dangereux. Parfois, on prenait tellement de gîte qu’on restait plaqué contre la cloison, attendant une petite accalmie pour reprendre notre semblant d’avancée. Durement molestés par cette ennemie invisible mais tellement présente, soumis à sa force brutale nous secouant sans cesse, c’était comme si la mer voulait faire lâcher prise à tous les marins du bateau…  

Au bout d’une glissade malencontreuse, le deux-galons qui gérait l’activité des secours sur la plage arrière dût très vite déclarer forfait à cause de sa figure et de ses dents qui explosèrent contre une bite d’amarrage. Bien planté sur ses jambes, le casque sur les oreilles et le micro devant la bouche, c’est le patron bosco qui reprit la manœuvre. Déjà, notre capitaine d’armes avait plongé dans le bouillon pour récupérer le bonhomme, encore si fragilement accroché à son restant de vie…

Avec un malin plaisir, la mer s’amusait du bateau en le baladant du creux le plus profond à la cime la plus haute de ses vagues. Elle inondait ses ponts ou les envoyait vers les sommets et, pendant quelques instants, ils effleuraient les nuages. Contente de cet échafaudage éphémère, subitement, elle laissait tout tomber ; alors, elle gonflait une autre vague, plus puissante, plus rageuse, plus déterminée, qu’elle allait confronter une nouvelle fois à notre pauvre coquille de noix. Pour nous faire peur, entre ses remous, elle créait des masques d’ombres grimacières aux mille faciès inquiétants…

Blanchi de sel, désemparé, le bateau subissait sans faillir tous ces furieux assauts de mer ; si ses grincements étaient comme des gémissements, si ses ballottements étaient comme des mouvements d’incertitude, si ses portes étanches n’étaient plus imperméables, généreux dans la tourmente, docile pendant les sollicitations, il s’acquittait de son devoir en géant.
Les vagues assaillantes pouvaient bien s’éclater contre ses flancs, les paquets de mer attaquer ses superstructures, la houle puissante le trimballer sans nul ménagement, il était comme un oiseau protecteur, défendant bec et ongles tout son équipage…  
Dans le chaos général, au milieu des secousses, des vibrations, des rouleaux, des glissades, c’était pendant ces moments extraordinaires qu’on apprenait à aimer notre bateau et, lors des escales lointaines, on arborait sa légende avec une grande fierté…
Intrépide, notre courageux bidel se démenait dans l’intense tumulte ; minuscule homme-grenouille, entre tuba et palmes, il s’acharnait à nager dans le fracas des vagues. Un mètre en avant, deux mètres en arrière, c’était un nouveau jeu de la mer, avec cet impromptu et inconscient sauveteur.
Parfois, happé par une lame, on ne le voyait plus ; parfois, il se confondait avec l’écume rageuse crachée par la mer ; parfois, il s’escrimait pour atteindre la cime d’une vague mais elle se désagrégeait et tout était à recommencer. Au calcul de l’approximation, ce qui pouvait être à cent mètres se retrouvait soudainement à cinq cents mètres…

Nous, impuissants, regardant les événements sur le pont, on voulait tous lui donner notre énergie pour qu’il accomplisse sa mission ! À la passerelle, malgré l’impérieux devoir d’entraide entre les gens de mer, envoyer au feu les plongeurs du bord dans cet impétueux cataclysme, c’était quand même prendre une sacrée responsabilité. C’est certain, derrière leurs jumelles, il y avait des ficelles sur les casquettes qui devaient prendre du mou, des médailles qui flageolaient et des glottes qui devaient jouer au yoyo…  

Entre marche avant et marche arrière, le bateau tentait de protéger son plongeur le plus émérite ; les autres, à bout de force, avaient regagné le bord. Tout à coup, la ligne de vie, qu’on tenait solidement entre lui et nous, est devenue lâche ! Là-bas, dans  l’écume et le roulis, notre sauveteur s’était décroché pour atteindre son sinistré ! Devant nos yeux médusés, tant d’altruisme téméraire conférait à la leçon d’Humanité…  
Après un temps interminable, il parvint à le rejoindre. Fait divers, fait de gloire ou simple roture, on ne savait pas encore dans quelle rubrique les journaux allaient parler de cet hallucinant sauvetage. Outrée, la mer, se sentant dépossédée de ces deux futurs noyés, leur envoyait abondamment toutes ses pires calamités en concentré de tumultes les plus féroces...  
Maintenant, coûte que coûte, il fallait qu’ils reviennent au bateau ! Trouver encore des forces ! Puiser à pleines brassées dans l’instinct de conservation ! Se rappeler des arbres en fleurs, des sourires de femme, des rires d’enfant, et tout ce qui fait aimer la Vie !...  

Contre vents et marées, notre plongeur tenait bon ; il avait empoigné son naufragé et, tant bien que mal, il tenait sa tête hors de l’eau. À quelques secondes près, je crois qu’il aurait ramené un autre noyé et il ne le voulait pas. Bien sûr, les yeux remplis de sel, ils crachaient la mer, ils toussaient ses embruns, ils dégueulaient son écume !...  
À bord, cramponnés au bastingage, nous étions tous des supporters assidus, gravant pour toujours l’exploit dans l’intimité de nos souvenirs, et priant le Ciel en l’encourageant expressément d’envoyer un de ses meilleurs miracles !...  

La houle perturbait les manœuvres du navire mais, d’évolutions en louvoiements, nous avions pu nous rapprocher des deux hommes. Admettant tout cet acharnement et devant le courage inouï de ce plongeur du bord qui arrachait ce naufragé d’une triste fin, magnanime, la mer les renvoya à leur devoir de rester vivants. D’une lame, d’une seule lame, par-dessus les balustrades et sans ménagement, elle les balança sur le pont. Jusque là, pour tous les morts qu’on avait repêchés, ce ciel si blafard et si tourmenté était soudain redevenu bleu…  

Glacés, exténués, tremblants, à bout de souffle, sous des couvertures, entre notre haie d’honneur et nos applaudissements, ces deux-là avançaient péniblement dans la coursive centrale, soudés par la bave, le vomi et les larmes. Agrippé au bidel, le petit gars ne voulait plus le lâcher jusqu’à ce qu’on retrouve un quai. Si les vrais héros sont anonymes, le nôtre s’appelait Fus, le maître Fus, et je lève encore mon chapeau quand je pense à lui. Aux doux parfums de soufre, deux bouffées brûlantes et rauques, brutalement sorties des cheminées, signifièrent notre retour sur Toulon. Notre sillage éphémère était une de nos plus belles signatures, au bas du parchemin de la mer…

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Il ne faut pas confondre (Walrus)

 

C'est toujours sur une sorte d'impulsion que je choisis le mot de la semaine (attention! je vous entends suggérer que c'est le résultat de mon côté "illuminé").

Pour celui-ci, après qu'il me soit tombé dessus, j'ai cherché une illustration pour vous le proposer et c'est là que j'ai constaté que les problèmes commençaient avant même d'écrire ma propre participation.

J'ignore comment G**gle règle sa recherche en fonction du pays où vous vous connectez, mais toujours est-il qu'ici, en Belgique, la majorité des premières images proposées concernent... une rue de la ville de Liège !

J'ai donc choisi une autre image liée au sens le plus commun de roture et j'ai conservé la rue pour ma participation.

Si l'on entend régulièrement les Français nous parler de "sur Paris", les Liégeois, eux, diront "en Roture".

La rue en question ne s'appelle en effet pas rue de la Roture, ce qui laisserait supposer qu'elle est peuplée de roturiers (même si c'est le cas), mais rue Roture, et ce nom n'a rien à voir avec la classe sociale de ses habitants, mais bien avec son histoire.

Confirmation de la chose dans le paragraphe Toponymie qui lui est consacré par Wikipédia :

L’appellation dérive du bas latin via rupta (« voie rompue »), c'est-à-dire de route rendue praticable par l'enlèvement d'obstacles, et non du fait que cette rue aurait été habitée par des roturiers.

C'est beau hein ? (comme on dit chez les ch'tis)

C'est même trop beau car une deuxième version existe, tirée d'un opuscule (750 pages) en ma possession : "Le nouveau dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles" de Jean-Jacques Jespers aux éditions Racine, et qui attribue l'origine du nom au fait qu'on y rouissait le chanvre :

roture

Eh bien voilà, nous ne sommes pas plus avancés.

Si ça se représente, plutôt que de me perdre dans la cité ardente (ouais, c'est comme ça que les Liégeois appellent leur ville et avec leur accent traînant, on a bien du mal à les prendre au sérieux), je vous balancerai mon petit refrain :

Du temps où j'étais prince,
Au fond de ma province,
Je coursais comme un fou
Ce qui portait dessous :
Les belles roturières,
Les tendres dentellières,
Les fines corsetières,
Les biches au regard fou,
Les bergères légères,
Les solides fermières,
Les troublantes sorcières,
Les grâces aux cheveux roux.

Du temps où j'étais prince,
Au fond de ma province,
J'implorais à genoux
Ce qui portait bijoux :
Les fières douairières,
Les femmes de notaires,
Les marquises sévères,
Les danseuses à froufrou,
Les blondes héritières,
Les filles d'apothicaires,
Les riches joaillères,
Les bayadères itou.

...

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La duchesse et le raturier (Lecrilibriste)


Au coin d'la rue des Basses Fosses
Lovée en manteau de chat noir
La Duchesse attendait son carosse
qui l'emportait vers le manoir

Bien à l'abri derrière son kiosque
il ne rêvait que d'aventure
Il avait nom Elie Ratùr
Mais il était plutôt breau gosse
Et il vendait ses horoscopes
que Duchesse chaque mois achetait
Il était amoureux de Duchesse
Mais il n'osait se déclarer
Quand on s'appelle Elie Ratùr
des Duchesses on se fait jeter

A l'école on l'avait moqué
« Lis tes ratures », on l'appelait
d'échec en échec il allait
car ça l'avait traumatisé...
Il raturait, il raturait
comme on bégaie, il raturait
toutes les pages qu'il écrivait
Même dans ses rêves il raturait
ça le laissait tout déprimé ...
Un psy, il fallut consulter
La psy, fine mouche lui dit
Votre nom est  prédestiné
travaillez vos ratures et puis
écrivez, transformez, écrivez ...

Ce qui fut dit, Elie le fit
Des pages et pages s'entassèrent
Elie transformait ses ratures
Et une histoire s'écrivait
De voir ainsi cet Epîcure
et son sourire d'Estrémadure
toujours plongé dans ses césures
notre Duchesse s'enhardit
tout de go à donner son adresse
pour qu'elle savoure ses prouesses
car elle était une éditrice
et proposa de lire gratis
son spécimen sans rature …

Ce qui fut dit, Elie le fit
il se rendit à cette adresse
Melle Duc qu'on appelait Duchesse
l'attendait !
Elle lut pendant deux jours, deux nuits
les aventures d'une Duchesse
amoureuse d'un roturier
Elle en fut tout émoustillée

Et croyez le, si vous voulez
Le premier prix d' littérature
décerné à Elie Ratûr
pour « la duchesse et le raturier »
fit un tabac incontesté
Pourtant y 'avait une rature
dans le titre bien imprimé
Mais personne n'avait remarqué.

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Roture (Laura)

 

 Nom féminin, du  latin, ruptura est issu de l'ancien français , roture « ouverture, déchirure[1]. »

 

Faut-il en déduire que la vulgarité de ce, celui ou celle qui n'est pas noble est une ouverture?

 

Ouverture pour devenir noble, se cultiver, s' améliorer, s' ouvrir au monde, être plus curieux, sourire sous la pluie.

 

Faut-il en déduire que la vulgarité de ce, celui ou celle qui n'est pas noble est une déchirure?

 

Déchirure du contrat social rousseauiste, assombrissement du ciel des lumières dont la violence effraie.

 

3 février 2019

 

 


[1] 1174-87, Chrétien de Troyes, Perceval, éd. F. Lecoy, 3709 in http://www.cnrtl.fr/etymologie/roture

 

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Roturiers (Venise)


Cœur de roturier et rien d’autre.
Avec un rossignol pour bannièrev
Sans l’aiguillon du blason
Et là nos baisers, nos promesses, nos rivières souterraines
La rose ouverte sur le jardin
Et le rosier de nos promesses sans épine.
Il faudra coucher nos corps sans linceul, sans royaume
Pendant que nos faux couperont les épis jaunes.
Nos cœurs roturiers ne s’envoleront pas, mais
nos soupirs nos renoncements
Comme de vieux oiseaux frémiront dans la brume
Braves gilets jaunes au cœur roturier
Dont l’alphabet trébuche dans les caniveaux pleins de larmes.

Moi je tordrai les branches des peupliers pour vous laisser passer.

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02 février 2019

Défi #545

 

Allez, un petit mot qui nous concerne
(presque) tous :

 Rature

Roture

 

5451

 

 

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