09 juin 2018

En quête d'idées (Kate)

 

Mendiante, non pas de l'amour (enfin j'espère !),

Enrico Macias - Le mendiant de l'amour

mais d'une idée qui tienne la route, qui me plaise, qui "matche"...

Jacques Brel - Les vieux (Olympia 1966)

Jacques Brel - Madeleine

Ce "Grand Jacques" m'impressionne et là grimé m'effraierait presque... Il a bercé mon enfance avec "Les vieux" (la pendule qui avance, qui dit oui, qui dit non, qui dit... je vous attends !) et un peu plus gai "Madeleine" (ce soir, comme tous les soirs, j'attends Madeleine... qui ne viendra pas !). Youpi ! Du pessimisme à la pelle, du réalisme comme s'il en pleuvait... Un artiste extraordinaire qui ne m'inspire guère côté "quête" si ce n'est celle de l'impossible étoile et donc retour à la case  "départ"...

En quête d'idées et même si ma page n'est pas blanche et remplie depuis longtemps par toutes formes de quêtes... En vrac : savoir, connaissance, amour, reconnaissance, dépassement de soi, paix, sérénité, partage, besoins tant essentiels et basiques qu'inessentiels et optionnels, tant matériels qu'immatériels.

Les Parisiennes - L'argent ne fait pas le bohneur (1966)

Si je sais depuis longtemps (grâce aux charmantes Parisiennes, les "originales" pas les copies !),  que "L'argent ne fait pas le bonheur"... voici quelques quêtes recensées :

- quête du Graal : mythique ("c'est pas faux...")

- quête du secret de jouvence : faustien (vaut mieux que deux... tu l'auras ?)

- quête de sens : joker ! (GPS indisponible),

- quête d'éternité, d'au-delà : sans urgence... vraiment !

Côté iconique, cette sévère sébille en fer blanc parfaitement décontextualisée naïvement cadenassée (la confiance règne !), plus près du tronc adossé au pilier d'église près du bénitier que de la modeste corbeille que les paroissiens faisaient passer et où je déposais la pièce de un franc que ma mère m'avait donnée avant d'aller à la messe du samedi soir...

De retour de la ville du Puy-en-Velay, voici une simple photo prise fin mai en ce haut lieu de pélerinage tant religieux que non religieux...

(statue de Saint Jacques)

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Ah j'oubliais ! Je viens de finir ce livre (oui, ma période islandaise est permanente !). Non, pas un polar. Un livre de 2007. Tout à fait en rapport avec le thème de la quête : le personnage est passionné de roses et cela va le mener loin... à tous les sens du terme !

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Iddriss le berger (Venise)

 

Le Prince hazan ouvrait sa demeure à qui partait pour une quête.

Il prévenait tous les jeunes gens qui tentaient l’aventure.

« Au-delà de la mer, tu rentreras dans un pays froid couvert de brouillard. »

Cependant ces mises en garde n’effrayaient plus personne.

Pieds nus dans leurs sandales, des milliers de jeunes gens, noirs comme la nuit sont ainsi partis, harnachés comme des chevaux de cirque.

Éblouis par les épaules nues des femmes, ces jeunes princes du désert ont marché longtemps.

. Ils finissaient recroquevillés sur des bancs de fortune heureux que cessent les jets de pierres.

Dans leur détresse, ils se consolaient d’être des princes en quête de gouttes d’or.

Souvent ils croyaient l’avoir aperçue cette fameuse goutte d’or sous la gorge d’un rossignol ou dans les rayons de soleil qui se brisaient sur les pare-chocs des voitures.

Ils se noyaient en mer emportant avec eux leurs images, leurs doux rêves, avant qu’éclate leur tête sur de vieux cargos.

Certains princes finissaient dans des foyers SONACOTRA. L’un d’eux se prit d’amitié pour un vieux sage qui balayait les rues parisiennes et qui lui apprit même l’art de faire un bon balai avec des brindilles vertes.

 

Si tu tombes ici lui dit le vieux balayeur-personne ne te ramassera. C’est cette quête que tu cherchais ?

Oui dit le prince, la liberté de mourir brave et courageux là est ma quête.

Pourtant au fond de lui, il était triste et découragé et voyez bien le piège qui se refermait sur lui .

Il était en train de tout perdre et dans ses larmes des milliers de gouttes d’or apparurent.

IDDRISS lui dit une d’elles, dans toute ton histoire ce qui m’impressionne le plus c’est ce travail que tu accomplis dans des souffrances indicibles pour t’arracher aux tiens, à ta terre natale à ce désert si ingrat.

Ne te retourne pas continue ta quête. Ils ont ici besoin de bergers, même s’ils cachent leurs besoins sous des tonnes de gravats inutiles.

Tu n’es pas démodé ni hors d’usage tu as ta place ici.

Et maintenant, va affronter ce monde d’illusions et de mensonges pour y inscrire ta vérité de berger.

 

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La quête (Laura)

 

Un père une fille

Un lien naturel

Une admiration filiale

 

La quête commence

Celle de l’approbation paternelle

Quête impossible

 

Un père

Un fils, deux filles

Un enfant de trop

 

Quelques instants encore

De complicité, trompeuse,

Autour d’une édition précieuse

Du Don Quichotte

Joué par Jacques Brel

 

Un père

Une fille

La quête impossible

 

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Andropause (fiction, bien entendu…) – Miguel dit « Minuitdixhuit »

 

Tu es un Chevalier, tu te lèves matin sonnant, d’un seul bon, comme d’hab. Ton épée, Excalibur, la sainte Excalibur roupille encore. Tu la secoues. Bordel, tu la secoues, elle ne se réveille pas.
Tu l’interroges : et la quête ?
Tu te souviens de tes dix ans, elle rutilait et tu savais à peine t’en servir. Mais à force du poignet tu en avais tiré quelque chose. Quelque chose, comme on t’avait raconté dans les dortoirs du pensionnat de garçons où tu avais grandi si lentement.
Et puis, tu l’avais enfin aperçue, au bout de ta quête, cette exaltation, cette fin sublime et poisseuse. Déjà un souvenir.
Il s’est passé du temps, des désirs incroyables et des râteaux aux dents aiguisées comme des Graal de fraîches framboises sur papier imprimé.
Et, un soir, tu as cru enfin savoir à quoi elle servait cette drôle de chose qui allait et venait dans ton contentement, et aussi dans celui de la fille quand elle avait dit, oui encore, encore, encore… Encore un souvenir.
Tu te lèves ce matin, le rein grinçant. Ton épée, Excalibur, la sainte Excalibur roupille encore. Tu la caresses, tu la caresses, elle se réveille mollement.
Tu l’interroges : et la quête ? Mais tu connais la réponse.
Elle te sourit avec la tendresse d’une bonne compagne : t’as soixante-dix ans, mon brav’ Miguel… Qui quête encore à cet âge ?

 

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J'ai tout lu Helen Rowland (Vegas sur sarthe)

 

"L'amour, la quête. Le mariage, la conquête. La nuit de noces, la quéquette. Le divorce, l'enquête." (Helen Rowland)

 Tout gamin avec Bébert, on feuilletait les magazines de cinéma pour se délecter des nénés de Gina Lollobrigida ou de Sophia Loren, alors forcément on mesurait l'amour à la profondeur des bonnets et à des considérations purements géométriques où pis valait largement trois quatorze.
La seule quête qui m'importait alors c'était celle de la messe de dix heures où j'officiais avec Bébert en tant qu'enfant de choeur et qui nous permettait au passage de pincer les fesses des gamines.
Bien plus tard j'ai fait la connaissance de Germaine; elle avait déjà quarante piges, callipyge derrière et pas jalouse devant, alors sans perdre plus de temps j'ai foncé comme un Don qui chotte, chevalier généreux et idéaliste sauf qu'elle n'était ni Gina ni Sophia, même pas Germaina.
Le pince-fesses fonctionna merveilleusement bien et c'était tant mieux car je n'avais pas d'autre méthode de drague en rayon; c'est ainsi qu'on s'est mis en ménage.
Si vous avez lu la citation d'Helen Rowland vous devez être impatients que je raconte notre nuit de noces alors que je n'ai pas encore évoqué le mariage.

Quand on sait que le mariage est la cause principale de divorce on y réfléchit à deux fois, même si on est deux pour y réfléchir.
Germaine rêvait d'une bagouze sertie de diams et d'une robe de mousseline blanche de chez La Redoute, moi je rêvais d'une belle américaine décapotable – une voiture bien sûr – avec des casseroles à l'arrière et un joli "Just married" pour faire comme les ricains.
On a réussi à s'offrir un pacs entre deux témoins, mon pote avec qui je feuilletais les magazines de cinéma et la copine de Germaine avec qui elle feuilletait Salut les Copains.
On a fini tous les quatre à Montmartre à La Bonne Franquette autour d 'une estouffade de boeuf au Beaujolais et c'était bien.
Ah oui, la nuit de noces, vous y tenez à la quéquette, hein ?
Sauf que les hommes sont faits pour raconter leurs exploits, pas leurs fiascos ni leurs naufrages.
Bien sûr ni pour elle ni pour moi ça n'était la toute première fois – toute toute première fois comme brâme Jeanne Mas – mais quand on s'amuse au jeu des comparaisons en rêvassant à nos quêtes et nos conquêtes passées... on se plante en beauté surtout quand on ne digère pas l'estouffade de boeuf.
On s'était plantés tous les deux et je nous revois encore pantelants au bord du lit; je n'étais pas Mike Brant et Germaine – native de Verdun – était plus lorraine que Sophia, alors vous comprendrez qu'il n'y a rien de plus à avouer.

Nos témoins respectifs s'étaient rapprochés et filaient le parfait amour au point qu'on s'est mis à les jalouser, même si la définition du parfait amour reste vague.
Parait qu'ils s'aimaient plus qu'hier et moins que demain, enfin c'est ce qu'ils s'étaient fait tatouer sur le bras et qu'ils lisaient chaque matin pour ne pas le dire à l'envers...
C'était nos témoins ! Témoins de quoi ? Qui a inventé ce mot pour désigner deux guignols qui n'ont pour but que de vouloir figurer en bonne place sur les photos du mariage et au plus près de la pièce montée ?
Tous les week-ends nos témoins venaient témoigner de leur amour en s'invitant pour l'apéro sans crier gare et nous coller leur bonheur sous le nez entre le picon-bière et les Knacki Herta !
Je trouve que le bonheur des autres ça a des relents doucereux qui gachent l'amertume du picon-bière. dois reconnaître qu'ils nous ont quand même sauvés du divorce en offrant un canard vibrant connecté à Germaine et en m'abonnant à Canal Foot !
Sur ce coup-là, on leur doit une fière chandelle car côté divorce on n'avait aucune expérience et surtout pas un rond pour ça.
Pas de divorce, pas d'enquête, pas de détective privé, pas de flagrant du lit... pourtant ça aurait eu un petit côté ricain qui ne m'aurait pas déplu.
J'aurais peut-être découvert que Germaine n'allait pas à ses réunions Tupperware chaque mercredi; elle aurait peut-être découvert qu'il n'y avait rien à découvrir de mon côté mis à part que je joue tout seul au loto et que je vote MoDem.

Aujourd'hui, après avoir tout lu Helen Rowland – journaliste et humoriste américaine – je réalise que je suis passé à côté de bien des choses.
N'a t-elle pas écrit "Les folies qu'un homme regrette le plus dans sa vie sont celles qu'il n'a pas commises quand il en avait l'occasion" ?
Il est trop tard pour que je parte en quête de ces folies, je vais me contenter de regarder Canal Foot... sans stress, sans surprise, sans déboires, je sais que PSG va encore gagner.

 

 

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À la demande expresse de Nana Fafo (Walrus)

 

Désespérée

 

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02 juin 2018

Défi #510

 

Allez, un mot qui vous fera chercher
(et trouver) :

Quête

 

5101

 

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Sortir de sa bulle (Joe Krapov)

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En aurai-je vu défiler, des phylactères !

Et qu’est-ce que je pourrais vous soûler avec cet itinéraire qui va de Placid et Muzo à Fabcaro en passant par les héros de Vaillant, Pif-Gadget, Tintin, Spirou, Pilote, Charlie Mensuel, A suivre, Fluide glacial…

Comme j’ai décidé de faire court je vous livre juste un petit jeu très facile. Saurez-vous trouver quel personnage de bande dessinée a prononcé ces paroles dans un phylactère si mémorable que je m’en souviens encore ?

1 Bretzel liquide !
2 Je suis mon cher ami très heureux de te voir !
3 C’est un Alexandrin !
4 Je veux être calife à la place du calife !
5 I’m a poor lonesome cow-boy far away from home
6 Et combien de sucres dans thé à toi, subséquemment mille tonnerres ?
7 Ne négligeons pas le fait que je suis peut-être génial !
8 Pas glop ! Pas glop !
9 Ils sont fous ces Romains !
10 Je ris de me voir si belle en ce miroir
11 Venise sera ma fin
12 Je dirais même plus
13 M’enfin ?!

A Bianca Castafiore
B Corto Maltese
C Dupond (ou Dupont ?)
D Iznogoud
E Le Concombre masqué
F Lucky Luke
G Numérobis
H Obélix
I Panoramix
J Pifou
K Snoopy
L Tempête rose (dans un album de Chick Bill)
M Gaston Lagaffe

Finalement, je suis bien content ! Mon intention première sur ce défi était de coincer la bulle !
Comme quoi je peux encore en sortir, de ma bulle !

Pour avoir la solution de l'énigme, retournez l'écran de votre ordinateur ! ;-)

sOLUTION DU JEU 509

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Petite bulle par bongopinot

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Un phylactère de caractère
Pour mes mots tout doux
Mes phrases amères
Mes rêves les plus fous

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Mes cris de tristesse
Mes moments de tendresse
Et tous les SOS
De mes billets en détresse

Le tout dans un chuchotement
Pour ne pas trop déranger
Et surtout lentement
Pour mieux échanger

b03


Sur une vie en bande dessinée
Ecrite toute en couleur
Où des ballons décorés
Nous offrent un souffle de bonheur


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