09 septembre 2017

En promenant le chien (Walrus)

 

Ben oui, je suis souvent plus inspiré en promenant le chien qu'assis devant mon clavier !

L'ennui, c'est que, même si j'ai un carnet dans une poche et un porte-mine dans une autre, il m'est impossible de noter mes idées à cause du chien qui tire comme un dingue sur sa laisse dès que je fais mine d'arrêter de le suivre.

Oui, je sais, je me suis mal exprimé tout à l'heure : ce n'est pas moi qui promène le chien, c'est lui qui me balade.

C'est ainsi que depuis trois ou quatre jours, chaque fois que la bestiole descend la ruelle pavée de klinkers pour exécuter son traditionnel duo d'aboiements avec l'autre clebs dissimulé derrière une haie à mi-pente, puis, le concert terminé, la remonte d'un air satisfait, mon regard tombe sur une plante poussant courageusement entre deux de ces pavés synthétiques.

Chaque fois je me dis "En rentrant, faut que je fasse une recherche sur internet pour identifier cette herbacée à la floraison typique des solanacées (ou solanées)". Et chaque fois, ça m'est sorti de la tête quand je suis de retour chez moi.

Mais ce matin, ça m'est revenu en réfléchissant aux doryphores car, comme chacun sait, ces bestioles se nourrissent du feuillage des pommes-de-terre et les pommes-de-terre sont des solanacées !

Bref, j'ai identifié la plante en question : il s'agit de la morelle noire au nom vernaculaire extrêmement sympathique : tue chien !

Ce serait une bonne chute, non ?

Mais l'histoire ne s'arrête pas là, en lisant l'article lui consacré, j'apprends que cette morelle noire était utilisée en compagnonnage, c'est-à-dire qu'on la plantait en même temps que les patates parce que les doryphores la préfèrent à ces dernières. Elle est pas belle la vie ?

Et c'est pas fini...

C'est que je ne vous ai pas dit ce que je cherchais à propos des doryphores.

Ça tournait dans ma tête cette histoire de doryphores et brutalement ça m'est revenu : dans ma jeunesse, dans l'immédiat après-guerre donc, je l'avais entendu utiliser pour désigner les Allemands, moins répandu que Boches bien entendu, mais quand même.

La richesse du vocabulaire français lorsqu'il s'agit de désigner l'autre, cet ennemi, est étonnante !

Un petit exemple ?

 

 

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Participation de Venise

 

ALLO docteur?

Je n’ai pas la patate

Ha dit le médecin quand vous êtes vous trouvé nu dans un champ de pommes de terres?

Le malade colle son oreille sur son téléphone cellulaire .

Je vois pas le rapport docteur !!

Bien vous avez le privilège d’abriter le doryphore, hôte préféré de la mona-lisa!!

 

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Le doryphore pour les nuls (Vegas sur sarthe)


Le doryphore fait partie des zinsectes qui vivent sur la pomme de terre ou ptère en argot doryphore.
Ce zinsecte fait partie de la famille des collés aux ptères, alors que le zinsecte collé à la pomme de pin s'appelle une chenille-qui-redémarre tandis que le zinsecte épinglé à la pomme Granny Smith s'appelle une punaise.

Surnommé la bête du Colorado ou "la bibitte à patate" au Québec il est appelé sombre héro au Mexique où il est apparu en premier, tête basanée, thorax brun, pyjama rayé noir (10 rayures pour le mâle contrairement à la femelle qui en possède 10) et élytres jaunes.
Le doryphore mexicain a émigré aux Etats-Unis au XIXème siècle – pas folle la guêpe – avant la construction du mur Trump puis il est arrivé en cohortes en Europe avec la mode de la frite à la fin de la guerre de 14 contre des "doryphores" allemands beaucoup moins basanés.

Le doryphore est un insecte oligophage, c'est à dire très tâtillon côté gastronomie: ptère, aubergine, poivron et tomate, il lui faut le gratin du jardin puis des feuilles de tabac pour sa digestion.
Grand dévoreur de feuilles, le doryphore fait des trous, des p'tits trous et aussi des p'tits trous; on dit que le doryphore fore.
Son repas se compte en centimètres carrés tout comme ses excréments ce qui est une "suite logique des choses".

Le doryphore s'accouple dès que la température dépasse 15°C; on dit que le doryphore fornique.
C'est un excellent thermomètre, surtout la femelle qui fait la gueule en dessous de 15°C.
Le cri des doryphores se fait entendre lorsqu'ils sont très nombreux; on dit qu'ils pullulent. Le pullulement du doryphore s'entend de très loin; on dit qu'il a la patate.

Parmi les prédateurs du doryphore on trouve la punaise masquée ou punaise Zorro et le sabot de jardinier unisexe taille adulte.
Les traitements biologiques tels que le bacillus thuringiensis sont terriblement repoussants rien qu'en prononçant leur nom!
On a essayé le purin d'ortie au tabasco, la menthe-grenadine ou encore la discographie complète de Mylène Farmer mais sans succès; d'autres recherches sont en cours actuellement notamment un leurre à base de feuilles d'impôts fonciers.

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MAIS OU SONT PASSÉS LES DORYPHORES[1]? (Laura)


Il y avait une pièce à la décoration "seventies"
Il y avait une armoire avec une grande vitre
Il y avait un balcon d'où on surplombait la rivière
Il y avait des boîtes transparentes avec des insectes

MAIS OU SONT PASSÉS LES DORYPHORES?

Il y avait une collection réunie patiemment
Il y avait des insectes joliment disposés
C'était un plaisir à regarder pour les enfants
Et une fierté de celui qui avait fait ça

MAIS OU SONT PASSÉS LES DORYPHORES?

Il y avait des coléoptères, des papillons de mille couleurs
Comme chez Nerval ou Odilon Redon[2]
Il y avait des hannetons chers aux Egyptiens
Il y avait des  sauterelles, des libellules

MAIS OU SONT PASSÉS LES DORYPHORES?

 


[2] http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2017/09/03/les-papillons-5976464.html

 

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02 septembre 2017

Défi #471

Doryphore

4711

 

Faut en profiter,
c'est la fin de la saison...

 

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Des vacances à la campagne, mieux qu’à la mer (JAK)

 

J'ai déjà parlé de  lui  C’était Jean.  Il avait pour surnom Carnéra.

Aimant avec ses petits-enfants, mais sans démonstrations intempestives, il nous passait la main dans les cheveux en marmottant  « ça pousse, ça pousse. »

Nous avions 7-8ans.

 Parlait-il de nos crinières hirsutes ou des centimètres que nous avions atteints. (Peut-être, tout bonnement, faisait-il le constat que notre avancée en âge, le poussait vers la sortie)

Chez nos grands-parents, les repas étaient toujours sources de réjouissances.

Nous étions tous réunis autour d’une immense table (qui s’est avérée à mon âge adulte d’une dimension tout à fait normale)

Contrairement à notre aïeul  paternel, chez qui nous n’avions pas l’autorisation  de parler à table, ici c’était l’envol  de caquetage, qui n’avait rien à envier avec celui des Chanteclerc….. Ces poules d’un blanc si pur, que nous pourchassions pour dénicher leurs œufs, au grand dam de mémé ramassant souvent ceux ci  en omelette pré-préparée sur le paillis

Nous étions  heureux de jouer, escalader, explorer dès potron-minet, libres comme le vent dans cet espace de verdure.

Puis  bourdonnait  à midi- juste, actionnée avec force par  mémé, la  sonnaille  de Bravounette, la charolaise –souvenir de l’enfance de pépé dans « son » pays des sucs.

Alors c’était  le plaisir de la table...  Celui des  bonnes recettes de grand-mère.

 Ah ! Son fameux pâté chaud au foie de volaille

Je vous en donne ici la recette -plus sophistiquée, mais certainement pas aussi savoureuse que celle de ma mémoire. ( – Marcel et sa madeleine oblige-)

Ces repas, n’avaient rien d’une dinette, la bonne chère y régnait en maitresse, dans la simplicité mais avec une saveur incontournable.

Durant ces agapes, mes cousins taquinaient gentiment grand père, pour le faire tourner en bourrique.

Je me souviens d’une fameuse facétie. Pépé avait  voulu montrer son courroux, et surtout asseoir son autorité, en tapant du  poing sur la table, afin de  les inciter au silence.

Une scène inouïe s’en est suivie : lorsqu’il a abaissé sa main, le tranchant de sa paume s’est rabattu sur l’assiette, celle-ci s’est envolée, un beau  parcours dans les airs, sans se casser, et elle  a coiffé, en retombant   le beefsteak, qui lui, était resté sur place.

Hilarité générale et surtout de notre grand-père que son agacement avait dû …agacer. -Il était bon joueur-

Sourire en coin de mémé qui devait jubiler.

Mémé, femme menue, était plus sévère.

Ses capacités de cuisinière ravissaient nos papilles

Mais elle avait en plus, d’autres cordes à son arc. Entres autres, sa propension à nous acheter des livres formateurs qui n’avaient pas toujours bonne presse à nos yeux  et cela nous irritait un peu :   Trop sérieux, instructifs, nous leur préférions des Lisettes ou des Tintin, alors que ceux qu’elle  nous  achetait nous laissaient parfaitement indifférents.

Mais il n’empêche que tous ces bouquins, nous les  avons lus  et relus, mais surtout,  devenus tout fripés,  conservés depuis plus de  70 ans.

De mes grand parents me reste une nostalgie agréable, ils vivent bien présents, ce ne sont pas des fantômes.

 

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Ecrire à Rimbaud ? 6, Grand-père (Joe Krapov)

Monsieur Arthur Rimbaud
B.P. 01 au vieux cimetière
08000 Charleville-Mézières

Mon cher Arthur

« C’est pour toi que je joue, Grand père, c’est pour toi
Tous les autres m’écoutent mais toi tu m’entends »”»

Georges Moustaki 

Cette semaine on me demande de raconter des histoires de grand-père. J’étais justement en train de me demander si la biographie peut expliquer mieux que l’astrologie la personnalité de gens tels que toi.

Est-ce que c’est important pour les lecteurs de ton œuvre météoritique de connaître la vie de tes parents, le capitaine Frédéric Rimbaud et la paysanne Vitalie Cuif ? Peut-on établir un lien entre ta fin tragique et le fait que ce couple fut boiteux ? Que le militaire fasse campagne et laisse son épouse dans la sienne, soit. Qu’il lui fabrique un enfant chaque année et se barre définitivement après sept ans et demie de ce drôle de ménage-manège en lui laissant quatre mômes sur les bras, quelle influence cela a-t-il sur le cours de ta vie et sur ta littérature ?

Est-ce que c’est important de n’avoir pas de père ou d’avoir un père absent ? Et n’avoir pas de grand-père ? Aucun biographe ne mentionne l’existence des grands-parents Cuif ou Rimbaud. Au secours les généalogistes ! Mais c’est vrai qu’on décédait plus jeune qu’aujourd’hui à cette époque. 

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Astrologie, disais-je ? Mon grand père maternel à moi, celui dont je parlais la semaine dernière, était ainsi que toi natif du signe de la balance. Lui avait cinq ans quand son père est mort sur le front, en 1915, lors de la grande boucherie qui sévissait alors et qui porte le nom de première guerre mondiale. Le portrait de cet arrière-grand-père à moustache avait trôné longtemps sur un buffet de sa cuisine.

Avant de devenir espion pour le compte d’une puissance étrangère, - je suis désolé, mais quand on me demande de raconter des histoires, je raconte des histoires et pas l’Histoire ! - avant même de devenir mon grand-père, il avait été un jeune coq plutôt petit et mince, nourri de religion au point d’avoir été enfant de chœur, puis apprenti-boulanger, athlète vosgien (il avait gagné, paraît-il, le «Tour de Charmes» à la fin des années 20 après s’être entraîné à courir derrière la motocyclette de son parrain), apprenti boulanger, mineur de fond, syndicaliste, membre du Bureau International du Travail, décoré de l’ordre national du Mérite, maire de sa petite commune…

Il n’a jamais demandé, ainsi que tu le fis pour ton propre passé littéraire, qu’on brûlât les poèmes qu’il avait écrits dans sa jeunesse pour celle qui devint ma grand-mère. Par contre il n’a pas laissé d’écrits sur sa vie professionnelle et personnelle et pourtant il a connu la guerre, la prison, les combats syndicaux et politiques, a eu ses moments de gloriole, a voyagé énormément : Chypre, le Chili, la Mongolie, la Hongrie…

Simplement, quand il est mort, tout a disparu avec lui ! Ses livres, sa collection de minéraux, ses papiers qu’il couvrait d’une écriture presque illisible, les poèmes d’adolescence aussi, ainsi même que le portrait du grand père à moustache et également ma propre collection de timbres restée dans un tiroir de son incroyable bureau. Qui a pu embarquer tout ça ? Qu’ont-ils bien pu faire des œuvres de Kim Il Sung qu’il recevait Dieu seul sait pourquoi et comment et Il s’en fout bien, Dieu, ça n’était pas ses affaires, ces histoires de chicore et de chicorée, Nord contre Sud, Est contre Ouest, entre les Yankees et les Soviets, entre les Joe et les Krapov, les Fischer et les Spassky. Qui a vidé la maison ? Qui a joué le rôle des rois de la récupe ? Quelles peurs et quels appétits rôdent autour du brasier quand la bibliothèque ou le Parlement de Bretagne brûlent ? Pourquoi se fichait-il de transmettre ou pas quelque chose après lui ? Faut-il rêver ou pas de transmission, la préparer ou juste goûter tant qu’on peut au sel éperdu de la vie ? Et le jeu d’échecs pliant dont je me souviens d’un seul coup, où est-il passé ? 

DDS 470 jeu d'échecs

J’ai encore l’air de me plaindre mais non, je ne suis en manque de rien, sauf de son regard bienveillant. Mon grand-père m’a toujours couvert de cadeaux très étranges voire étrangers : une guitare polonaise, des jeux d’échecs aux pièces bizarres en provenance d’autres pays de l’Est, des disques importés de Tchécoslovaquie – mon frère disait «Tchévavaquie» ! – des livres d’Aragon ou d’Alexis Tolstoï. C’est lui qui m’a poussé à apprendre le russe au collège.

En retour il a toujours été admiratif devant mes choix, parcours et lubies. Que je lusse autant, que j’écrivisse des poèmes dès l’âge de quinze ans, que je maîtrisasse le subjonctif passé le comblait de fierté. Mon frère et moi jouions de la musique, je travaillais dans une grande institution culturelle, j’avais choisi de vivre ailleurs, d’épouser une étrangère, de faire des enfants, de voyager avec elle sur ses propres traces… Il avait, comme toi, à la fois ce rêve d’un autre monde et cet attachement quasi clanique à la famille.

Nous étions, lui et moi, malgré les années et nos différences, dans un genre de total respect, amusés et surtout enrichis l’un de l’autre. C’est aussi ce lien-là que je ressens vis-à-vis de toi et je ne serais pas moi-même sans une pirouette finale qui consiste à te livrer des extraits de ton portrait lus sur «Astrothème.fr» qui m’ont bien fait rire.

DDS 470 carte du ciel de Rimbaud

Vive la communication et la mobilité, Arthur Rimbaud ! La prédominance des signes d'Air dans votre thème favorise et amplifie votre goût pour les relations avec autrui et les déplacements de toutes sortes, qu'ils soient réels - voyages - ou symboliques - idées nouvelles, évasion par l'esprit. Vous gagnez en souplesse et en adaptabilité ce qui peut vous manquer éventuellement en affirmation ou en sens du concret.

Le mode Cardinal prédomine chez vous, Arthur Rimbaud, et indique une prédisposition à l'action, et plus exactement à l'impulsion et à la capacité d'entreprendre : vous avez à cœur d'initier les projets que vous avez en tête, de démarrer les choses, de les créer. C'est pour vous la partie la plus importante qui vous donne enthousiasme et adrénaline, sans lesquels vous pouvez rapidement vous lasser.

Les maisons cadentes – le groupe des maisons 3, 6, 9 et 12 – sont les plus importantes dans votre thème natal, Arthur Rimbaud :vous savez vous sortir de tous les mauvais pas grâce à votre mobilité et à votre légèreté, dans le bon sens du terme. (Fastoche, la légèreté, quand on a des semelles de vent !).

Vous avez un côté artiste et vous ne négligez jamais dans vos actes et dans votre façon de communiquer des concepts très clairs, bien que subjectifs : le plaisir et la beauté, voire aussi la sensualité, tout cela parfois au détriment de l'efficacité, de la durée, de la logique, et... du détachement.

Votre vulnérabilité de Solarien peut quelquefois venir du péché d'orgueil ou encore d'une autorité un peu trop prononcée. La frontière entre l'orgueil et la vanité est ténue : à vous de ne pas la franchir et de garder en vous cette noblesse de cœur qui fait une bonne partie de votre charme.

Comme tout bon Jupitérien, vous êtes chaleureux, ouvert, liant, consensuel et actif : optimiste, vous savez utiliser votre confiance en vous pour convaincre, gommer les différences d'opinions et laisser aux spécialistes le soin d'analyser et de parfaire les choses. (Ils ne confondent pas un peu avec Macron, là ?)

Forcément, vous trouverez toujours des mécontents qui vous reprocheront votre manque d'authenticité ou votre tiédeur voire votre manque de courage, mais pour vous, la victoire, c'est de vous faire aimer, et sur ce terrain, vous serez sans doute le champion toutes catégories ! (Pas autant que Justin Bieber mais pas loin !)

Le Cancer est un des signes dominants de votre thème de naissance et vous apporte une imagination et une sensibilité d'une finesse extraordinaire. Bien que méfiant au premier abord – et même au second... - dès que l'on vous connaît et que l'on a gagné votre confiance, on devine chez vous un cœur d'or malgré votre discrétion et votre important désir de sécurité qui vous fait rentrer dans votre coquille à la moindre alerte ! Vous êtes en réalité un poète (Oh ?) et si parfois on peut vous reprocher un peu de nostalgie ou de paresse, c'est en réalité parce que pendant ce temps, votre vie intérieure, elle, fonctionne à plein régime.

Votre domaine pourra être celui de l'action dans l'ombre, des causes humanitaires, de l'aide aux défavorisés ou à autrui d'une façon générale, du travail dans des endroits calmes et retirés (Vous prendrez bien un petit désert, par exemple ?) et dans beaucoup de cas, vous pourrez obtenir des domaines cachés autant de trésors que ceux qui ont des destinées publiques.


Bon allez j’arrête là les boniments de Madame Soleil !

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C’est marrant : j’aurais surtout voulu te parler, aujourd’hui, dans cette lettre, du lien entre le jeu d’échecs et le voyage des idées et des gens dans le monde, de la Sicilienne, de la Scandinave, de Kasparov et de Bobby Fischer mais ça ne s’est pas présenté ou très peu. Comme toujours Grand père a confisqué l’histoire pour la réécrire ! Mais ça n’est pas grave, ça reste assez drôle au fond. L’essentiel, comme disait Pierre Desproges, c’est de vivre heureux en attendant la mort. Et je préconise pour ma part de rigoler un max’ en posant qu’elle n’existe pas.

C’est pour cela que je lève mon verre de vodka à votre santé, Messieurs de la balance !


P.S. Les généalogistes me disent que ton grand-père Didier Rimbaud est mort deux ans avant ta naissance et que ton grand-père maternel, Jean-Nicolas Cuif est décédé quand tu avais quatre ans.
T’as vraiment pas eu de bol, Arthur !

P.S. Sur le capitaine Rimbaud, on peut lire aussi ceci.

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Autant en emporte le plat : Épisode Sweet A. Fan (joye)

L’histoire jusqu’ici http://samedidefi.canalblog.com/archives/joye/index.html

Alors, notre glorieuse bande de cinq (Hammour, Garceline, Fanfan, l’ex-Vonceralet, et la délicieuse Princesse-fée Émilie) chassa le petit chien blanc jusqu’aux bords de la forêt magique, et puis s’arrêta.

Hammour avala dur. Il n’avait jamais franchi les bords de son royaume des gitans. Il n’avait aucune idée de ce qui pouvait se trouver à l’autre côté.

Garceline, qui ne courait déjà pas mal pour une femme qui n’avait qu’une seule jambe, avouons-le, hésitait. Franchement, elle avait un peu marre de toujours suivre les autres.

Fanfan ne voulait pas quitter la forêt magique parce qu’il avait entendu que les gens qui vivaient dehors étaient cruels et qu’ils se moquaient méchamment de ceux qui étaient différents. Ils n’allaient jamais accepter un homme fait de bois, sauf peut-être comme président des États-Unis, et, franchement, Fanfan n’avait aucune envie d’aller y vivre, même pas en Iowa où se trouvaient les plus intelligents des Américains.

L’ex-Vonceralet s’arrêta surtout pour reprendre son souffle et aussi afin de trouver le moment pour vous dire qu’il était vraiment. Il contempla son ancienne vie de nain grincheux et se demandait s’il pouvait se faire rembourser pour les six épisodes qui ne montraient pas son bon côté, et qui étaient un tantinet ex-nain, à son humble avis.

Et la délicieuse Princesse-fée Émilie s’arrêta à cause de sa classe infinie. Elle n’allait pas laisser ces pauvres malheureux tous seuls au bord de la forêt magique !

Et le chien ? Eh bien, le chien, lui, avait à faire dans le vrai monde – un chien n’est jamais rien sinon pragmatique  et alors disparut dans la cohue du monde ordinaire mais infiniment préférable à cette forêt stupide où chaque semaine il arrivait des choses insolites et sottes, et où on ne pouvait même pas faire pipi sans se faire engueuler par un druide quelconque.

Hammour, Garceline, Fanfan, l’ex-Vonceralet et la merveilleuse Princesse-fée Émilie se regardèrent.

- Eh ben, on s’en va ? murmura l’ex-Vonceralet à la princesse. C’est l’heure du goûter et ta poupée a certainement faim.

- Je veux bien, mon adorable Papy ! lui sourit-elle, mettant sa main dans la sienne.

- Et nous ? crièrent Hammour, Garceline, et Fanfan. On vient aussi, nous ?

- Non, non, répondit l’ex-Vonceralet. Vous resterez ici.

- Mais pourquoi ?? demanda Fanfan.  Hammour et Garceline ne dirent rien, ils ne faisaient même plus attention, s’embrassant fougueusement. Courir dans la forêt magique avait renouvelé les flammes de leur inoubliable passion, cruellement oubliée depuis le premier épisode…

- Eh bien, Fanfan, tu sais bien que c’est la fin de l’histoire, expliqua l’ex-nain.

- Mais…ne puis-je pas venir avec vous à votre maison ? Je pourrais peut-être servir.

- Tiens, pourquoi pas ? répondit l’ex-Vonceralet, qui eut une idée…

Et c’est ainsi que se produisit la scène finale de cette saga estivale, avec des soupirs et des sourires et tiens, ça tombe à pic des cure-dents pour tout le monde !

 

for the story</p

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Merci Walrus par bongopinot

Jette, décembre 2004


Elle a un sourire qui éclaire
Un sourire des grands jours
Elle pose a côté de son grand-père
Un homme plein d'humour

Ce grand-père et cette petite fille
S'entendent et s'amusent gaiement
La petite à les yeux qui brillent
Devant son papy si touchant

Cette photo me rappelle la connivence
Que j'avais avec mon grand-père
Et tous les moments heureux de l'enfance
Lui qui pour les autres semblait austère

C’est l’histoire d'un gentil grand-père
Un peu distrait un peu artiste
Qui passait des journées entières
À peindre à sculpter avec l'œil un peu triste

Mais, pendant toutes les vacances
On se retrouvait enfin tous les deux
Je lui racontais l'école et mon ignorance
Il comprenait mes jours malheureux

Il me disait l'importance de la différence
Me parlait de poésie, me contait des histoires
Et m'assurait qu'un jour j'aurais ma place
Et tous ces mots me reviennent en mémoire

C’est drôle cette photo qui ne m’appartient pas
M’a fait revivre quelques jolis moments
D'un passé que j’ai remonté pas à pas
Pour un instant tout à fait charmant

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