31 mars 2018

Mon cœur guimbarde (Cavalier)

La Camarde bat ma chamade ; alors gambade, ma guimbarde ! À toute barde… et puis ho la barbe !

... Cœur en vacance, pour toujours, histrion des naguères,
n’est plus que foutriquet, freluquet au pain sec,
et on dit que rassis, desséché comme une vieille bécane
surfant sur l’océan des peines, sur des flots sans partage,
je n’ai plus de pensées…

(pensées darkwave sombres entraînantes trop traînantes,
brûlées et refoulées comme des frimas gelés) ; 

Et parfois reprenant des souvenirs vacants
qui se heurtent en tous sens aux galets de la plage,
aux passés, aux présents, sur les bielles du ressac d’ici et là en son sein,
je vois et je ressens ce que cela me fait,
comme se refluent les sanglots aux frontières des mots... 

D’autres souvenirs guimbardent
dans un bruit détonnant de bicylindre virago,
et hurlent et foncent sur la jetée…

Mes pensées fusent comme des motos ivres
lancées sur de grands couteaux emplissant l’acier bleuté 
trempé de grands cobras...

S'étalant contre l’écho rêvé de la main qu’on ne peut saisir,
qu’on ne saisira jamais, ou bien fermées contre leur gré, plaquées
comme de tristes continents à la dérive,
comme des moteurs éteints,
comme celles des hôtels affichant complet qui disent le silence... 

... Alors mes phrases telles des grumeaux de planètes en congé,
en grandes vacances,
sous les signes ascendants, descendant de mon front
jusque dans la fosse,
jusque sous le pont de levage,
au bas du vilebrequin de mes horoscopes interstellaires,
se noient dans le blanc de mes yeux

– où c’est écrit, où cela se rencontre -,

se roulent en vagues sur mes peines, sur mes ressentis,
sur ce que cela peut faire, sur ce que mes bras ne toucheront jamais...

... Au hasard, au destin, qui
tel le requin, qui tel le tigre attendant sa proie, la bonite, le phacochère,
dans le récif, dans l’herbe haute.
Quand tout s’enfuit. Il guette. Et c’est là son costume,
et c’est là son suaire.
Quand tout s’arrête. Au férié la cassure, la fermeture, la descente au garage.
Congédiées ! Aux enfers.
Et il n’y a pas d’autres issues... 

Ainsi coulant leurs soupapes et descendant au fin fond des abysses,
mes jours bathyscaphes se fissurent et éclatent. Ô
pression ! 

Alors moi j’ai mis mon âme et mon cœur en vacance...

 

 

juva2

 

 

Lisa Gerrard (Dead Can Dance) - Sanvean

 

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Une petite douzaine (joye)

On méprise toujours ce qu’on ne connaît pas.

C’est pour cela que Victor l’innocent jouait de la guimbarde de son grand-père.

Son vrombissement lui apportait un réconfort.

Les filles du village se moquaient ouvertement de Victor.

Elles voulaient des hommes, des vrais.

Toutes sauf la Petite Alice, la sourde-muette, celle qui sentait les vrombissements.

Elle aimait traîner auprès de Victor et le suivait lorsqu’ils rentraient tous deux des champs où ils glanaient jusqu’au crépuscule.

Jusqu’au soir où la Petite Alice disparut.

Vers minuit, on retrouva son petit corps mutilé, souillé, violé au bord du chemin.

La guimbarde du grand-père de Victor fut retrouvée à côté du cadavre.

Des hommes du village, des vrais, se décidèrent sans hésiter et Victor l’innocent fut pendu le lendemain devant l’église.

Car on méprise toujours ceux qu’on ne connaît pas.

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A la casse ! dit l'imprimeur (Joe Krapov)

DDS 500 Sttellla- 500 000 kilomètres au compteur !

- Et vu son état chacun de ceux-ci était un vrai défi !

- Il va en faire quoi ?


- A tous les coups un nichoir à oiseaux !


- On va peut-être moins rigoler, sans elle !


- Pensez-vous ! Elle faisait trop partie des meubles ! Trop vintage ! Même l’agent Longtarin ne la verbalisait plus !


- « Il faut savoir tourner l’Apache » comme dit le Belge de Sttellla.


- Allez, c’est pas le tout ça, le travail nous attend, Mademoiselle Jeanne !


- J’arrive, Monsieur Prunelle ! Bonne retraite, la guimbarde à Gaston !

DDS 500

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Good Vibrations (Walrus)

 

Étrangement, je ne suis pas certain de connaître le prénom de mes deux* grands-pères.

Le premier, mon grand-père paternel, a, comme bien des hommes de sa génération, péri lors de la première guerre mondiale et je ne l'ai donc pas connu. Ma mère m'a dit un jour, il y a très longtemps, qu'on avait failli m'appeler Jean-Louis en souvenir de lui, ce qui m'incite à penser qu'il devait se prénommer Louis, ou plutôt Lodewijk (mais va savoir avec les Anversois, aujourd'hui, ils ont rebaptisé leur célèbre café "Roode Pelikaan" en "Pélican Rouge" parce que ça fait plus... international !). Mais en fin de compte, on m'a appelé Jean-Claude.

Le second, le père de ma mère donc, s'appelait peut-être Félix, comme son fils aîné, mais je n'en suis pas certain non plus : personne ne l'appelait par son prénom. Dans son patelin, on l'appelait par son surnom ou sobriquet (en wallon on dit parfois "Spot" un mot issu du flamand comme beaucoup de vocables de cet idiome), comme quoi on n'a pas attendu le Net pour inventer les pseudos (sauf que là, ce n'est pas vous qui le choisissiez).

Je ne l'appelais donc que "Bon-papa Guèw".

Et à Seilles, qui fait la frontière entre les régions liégeoises et namuroises, "lu guèw", c'est "la guimbarde". La version verviétoise est encore plus "parlante" : "Lu Gaw" où l'on entend bien le bruit caractéristique de la lamelle vibrante de la chose.

J'ai joué de cet étrange instrument (un truc à te niquer les dents pire que les carambars) au temps où je m'occupais d'une unité scoute, mais je dois bien avouer que j'avais du mal à concurrencer mon ami Écureuil, virtuose de la guitare folk. Mais paradoxalement, je n'ai jamais vu celui qui portait son nom utiliser de guimbarde.

 

 

* Vous serez peut-être étonnés d'apprendre que j'ai eu quatre grands-pères
mais ça, c'est une autre histoire.

 

 

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Le Bon et l’abruti de truand (Nana Fafo)

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Episode 11 : Le Bon et l’abruti de truand.

 

De retour au bercail, pour plancher sur comment retrouver ce fameux JP de Chat Jaune Poilu, Ronchonchon s’est fait surprendre par un énergumène de taille : un super vilain petit canard avec son caractère coin-coin, limite coincé, mais toujours agaçant.

Ronchonchon il aime pas, c’est son truc. Mais parfois il aimerait bien dire des gros mots (ça fait du bien). Retrouver un chat poilu et rencontrer un cAnard à plume (avec un O ça marche aussi), lui donnait cette sensation de moricaud, il préférait sa rose peau lisse et les policiers, car les western spaghetti, à l’humour québécois (qu’on ne comprend pas toujours), ça trompe, ça bombarde et Morrie Caunes a, ce je ne sais quoi qui l’énerve avec ses airs de guimbarde.

 

Ronchonchon avait garé sa vieille Guimbarde devant sa cabane. Elle avait 500 mil’ Daisy Belle, une voiture de Loc’ Hertz pourrie qu’il gardait pour passer inaperçu.

Il avait retrouvé sa paillasse sans dessus-dessous pleine de plumes.

Bizarre que peuvent bien faire des plumes ici ?

Rien ne me semblait manquer, la paille était toujours à sa place (dans l’oeil du voisin ! histoire que la poutre reste bien dans le sien).

Lorsqu’il s’approcha de sa gamelle, il perçut une ombre qui bougeait furtivement derrière lui.

Il se retourna :

“que fais-tu chez moi ?”

“je cherche, JP, dis-moi tout ce que tu sais !”

“où quoi ?”

“où je te fiche une foutue correction, Héros”

“... monumentale erreur et ce sera The Last”

“je vais te rentrer dans le lard, parle…”

“et moi, je vais te voler dans les plumes, dégage de chez moi”

“je sais que vous avez des indices, toi et tes potes, donne-les moi”

“tu rêves”

Un bruit fit sursauter Ronchonchon, il se réveilla…

.

.

un vent de panique planait !

Ce rêve l’avait un peu ébranlé

comme le Guim Guim Bang Bang d’un Barde

qui barbe tout le monde

croyant allumer le feu avec un hymne pompier incendiaire,

un peu pompeux pour la circonstance,

c’était quand même son 500ème.

Même si l’air n’est pas utile pour instrumenter cette ôde à l’écriture,

enfin sauf pour Monsieur AKrapovic,

Ronchonchon aurait préféré mettre un vent à ce super vilain

et finir cette épisode victorieux.

Une histoire à la noix, où La Poste vient timbrer du Son… Où tout s’emmêle à en perdre le fil, comme Adrienne, fan de Rambo, elle aussi, comme dans un rêve québécois… Incompréhensible.

 .

Ronchonchon sortit prendre l’air, retrouver ses esprits,

une plume voletait devant sa porte.

 

http://samedidefi.canalblog.com/

DEFI 500 - Guimbarde - thème de la semaine

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Hors-la-loi (tiniak)


Le retour du printemps échauffant les esprits
tout concordait ici pour que bientôt ça barde !
Sans rien en dégonfler, on ouvrait les mansardes
les rideaux s'agitaient au souffle du pays
comme le linge écru déployé sur les fils
et les robes passant de blafarde en bavarde...
la pression demeurait palpable sous les ris

On en avait pourtant supporté, des bravades !
et des occupations ! des heurts et du mépris...
Mais il exagérait, l'autre Béni-Oui-Oui
à nous servir sa soupe aux relents de moutarde
car, à creuser un peu, sa morgue se lézarde :
l'était pas le dernier à téter du pastis
ni à tâter en coin quelque fesse gaillarde

Il s'était condamné en disant, à l'envi
conspuer nos valeurs, pisser sur la cocarde
et de fanfaronner de sa voix nasillarde
arguant de religion et de suprématie...
Ça n'a pas fait long feu ! Ça n'a pas fait un pli !
On lui a fait bouffer ses bottes, sa guimbarde
et le fameux Stetson à son front de Teddy !!

Non, mais…
Au pays du Horla !

 

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Le galoubet sans braguette (Pascal)

 

Pas plus tard qu’hier, je demandais à mon amie musicienne quelques renseignements quant à la guimbarde, sujet du moment chez nos amis du « Défi ». « Ça casse les dents !... » me dit-elle, tout de go, en serrant ma main un peu plus fortement…  

Les vibrations, peut-être, ou alors la façon de la tenir dans le bec, ou bien encore les frappements répétés sur le coin de l’instrument, me dis-je, sans approfondir plus avant ses conclusions. Aussi, je ne vais pas vous bassiner avec une histoire abracadabrante, tout droit sortie de mon imagination en ut…

« Je connais des instruments qu’il est beaucoup plus agréable d’avoir dans la bouche… », rajouta t-elle en rougissant un peu et en accélérant le pas vers mon petit chez moi. Nous y passâmes l’après-midi ; sur le sol et sans bémol, accordés au même diapason, on révisa nos gammes. Experte en turlute traversière, avec tambours et trompettes, j’eus droit à son extraordinaire concert privé de galoubet sans braguette…

 

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Ça bruite ! (Kate)

 

Guimbarde ?

De barde !

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Bagnole ?

Tu rigoles !

Caisse ?

A roulettes !

Tacot ?

Des années 20 !

Tape-cul ?

Hue !

Épave ?

Roulante !

M'enfin !

 

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La guimbarde fait du bruit

Dit-on sur Wikipédie

Pour sûr qu'elle en fait

De là à y déceler une mélodie

Je déclare forfait

Tout net je vous le dis !

 

 

Quoi que...

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Cadeau bonus 

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Participation de JAK

500 titre (1)


500 défis ! Pour eux voici un chiffre joliment rond
Malgré leurs deux zéros ils n'sont jamais abscons

Une belle journée de juillet j y inscrit ma maison
Cliquez bien ci- dessus, si le cœur vous en dit, faites le sans façon..

Oui par ce jour fatidique j’entrais dans l’engrenage
Et depuis cinq ans j’y batifole gaiment, ce, malgré mon grand-âge
A huitante-trois, me direz vous on peut scribouiller n’ importe quoi
Les défiants restent polis même si vous êtes de guingois

Pour revenir au sujet du jour, qui aujourd’hui m’inspire
Je me dois d’honorer cette énième édition, derechef sans glapir.

Les architectes de ce Sam’ défi *Atelier, ont su bâtir une solide maison
J'ai ouï-dire qu’à s’y activer il n’en reste plus qu’un et selon le dicton,
S'il n’en reste qu’un ce sera celui-là, à point nommé The Boss, tonton
L’Oncle Walrus, ainsi rebaptisé par ses fans, peut-être en manque d affection
Mais il le vaut bien car sans rechigner- là je le présume -pour chaque sériale- semaine ,

1 Il cogite
2 Il édite
3 It comments

Ses week end sont pourris. Son épouse en manque d’attention.

Mais ce n’est rien en comparaison des malheureux penseurs, ces neveux enthousiastes qui sur la toile élucubrent.

Car

Depuis cinq ans, chaque semaine ils hésitent, renoncent à écrire sur le sujet proposé, affolés devant la sempiternelle page blanche que l’injonction choisie génère aussitôt.
Dans leur tête ils pensent y renoncer, mais justement comme ils n’en font qu’à leur tête, ils foncent.
A cet état s’ajoute, ou peut être y participe, l’addiction à cette plumitive drogue.
Un ordi, un dico, des idées qui foisonnent en tous sens, et v’là au dernier moment, le vendredi, avant le Bénédicité, c’est l’envoi du courriel à Walrus, sa boite mèl est saturée.


Cinq ans d'amour pour l’embrouillamini, l’envolée littéraire, mais surtout pour échanger, rire ou grincer des dents, pleurer parfois, à la lecture des commentaires, pour aussi découvrir le billet des autres participants, qui parfois deviennent des copinautes, et commenter leurs textes, un travail de titan si l’on veut jouer le jeu, car tous le méritent bien.

Conclusion
Et, coïncidence, comme cette 500 °semaine on a remis l’heure du printemps à la guimbardej01 du salon, j’en ai une de plus devant moi, j’la laisse pas s’envoler
Alors telle une infatigable logorrhéique j02j’ai écris mon laïus, n’ayez pas d’illusion, vous ne me couperez pas facilement la guimbarde.
Mais je vois que vos 20 chevaux se hérissent à longueur de ce billet, alors vite je sors, et repart dans ma vieille guimbarde j03.


*nota sam’atelier eu-égard à notre Iowa-girl, j’emploie fréquemment cette formule pour lui prouver que Moa aussi je sais causer english☺ Euh, enfin ôtons cette prétention.

bises.

 

500 bisous

 

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Le Zig à la Guimbarde (Ghislaine53)

 

Le zig aux mirettes de chat, 
taxé d’un pif comme une pastèque,
et dur de la feuille depuis petit,
à un costard de lascar qui irait bien à sa gonzesse.
Sa tronche de flemmard, il la traine dans sa zone..
Il roule dans un vieille guimbarde customisée à l'arrache !
Sa nana, affublée à la mode n'importe quoi, les yeux globuleux,
en pince pour le lascar du quartier à la guimbarde criarde !
Le mec pas ultra chic a le choc des mots !
C'est qu'il n'a pas beaucoup fréquenté le bureau des
professeur d'école, il a toujours préféré fouiller la zone
des loubards désoeuvrés du vieux moulin du village.
Le zig , là, il est pas à la noce ! V'la que l'garde champêtre
lui a collé un papillon coûteux sur son pare brise à la frise colorée !
Sa nénette, pas futée lui dit tout de go !
"Regarde , ya quelqu'un qui t'a laissé un mot !"
"Tu parles d'un quelqu'un" qu'il jacte le mec !!
"C'est la maison royco qui veut m'taxer !!"
Les deux zigotos montent dans la guimbarde,
et le mec se met à rire comme un fou !
Il va pouvoir le payer le pv avec le flouze qu'il a chouré
hier et qui est dans son coffre .......Ah la gumbarde,
elle sert pas qu'à s'promener , elle sert aussi de coffre !
 

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