18 février 2017

Iconoclaste (joye)

portrait de jesusJe ne sais pas trop comment cela commença. Un beau matin, ou, plutôt, un beau midi il y a deux ou trois mois, je me réveillai et je vis ce poster affiché au mur, sans doute une blague d’adieu de mon crétin de coloc qui décampa sans payer sa partie du loyer ni les thunes qu’il me devait. Bon débarras, Justin ! grommelai-je en arrachant le truc affiché au-dessus de mon bureau. Je me soulageai à le froisser vigoureusement avant de le jeter à la corbeille.

portrait de jesusEt puis une semaine plus tard, après une soirée pas mal alcoolisée, même chose, le poster y était. C’était trop bête, me dis-je, si j’avais repéré Justin parmi mes invités à l’improviste, j’aurais cassé sa sale gueule. De nouveau, j’arrachai le poster et le déchirai, faisant des confettis pour Sally, ma femme-de-chambre-que-je-sors-à-l’occasion qui était encore au lit. Elle n’en était pas trop contente, non, mais peut-être parce que je lui dis après de se payer du shampooing anti-pellicules.

Et puis un mois plus tard, je me réveillai et je revis cette sacrée image portrait de jesusde nouveau sur le mur. Cela faisait quelques jours que je n’avais pas revu Sally et au moins une semaine que je me couchai seul, alors, bon, je rêvais ou quoi ? Qui faisait cela ? Le proprio ? Non, ce vioque n’avait pas assez d’énergie pour monter l’escalier, sans parler de venir afficher un truc sur mon mur…

Alors, ce matin-là, j’arrachai l’image, je la mis dans le lavabo et j’y foutis le feu avec mon briquet. Puis je fis couler l’eau jusqu’à ce que le dernier morceau noir disparaisse dans le petit trou.  Cíao, pantin, ricanai-je, avant d’allumer ma Gauloise matutinale. Il me fallut un moment. Je ne sais pas pourquoi mes doigts tremblaient.

portrait de jesusBon, ce que je vais vous dire maintenant serait peut-être un peu plus difficile à comprendre...

Alors, oui, ce matin, à mon réveil – et j’avoue que je sors du lit un tantinet plus alerte ces jours-ci – alors, oui, je vis encore l’image au-dessus de ma commode. Je n’étais pas encore sûr de ce que j’allais faire exactement, mais avant de pouvoir y mettre la main, je vous jure que l’image commença à me parler.

Ne me demandez pas ce qu’il dit, passe que moi, je partis en courant, et ce soir, j’ai trop peur de rentrer.

portrait de jesus

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Coïncidence (Walrus)

 

Je sais, je sais, c'est pas la première fois, ni même la deuxième, que j'utilise ce titre, mais bon s'il n'y avait qu'une seule coïncidence, on n'aurait pas pris la peine d'ajouter un mot "pour" au vocabulaire...

Donc, tandis que j'imaginais une histoire à base de Marcel(s) pour la présente édition, voilà-t-y pas que je reçois, via le réseau social bien connu, un message de Caro_Carito, un message intitulé "Le cauchemar continue !".

Cette charmante enfant m'y signale qu'un chercheur canadien aurait retrouvé un bout de film de 1904 où l'on peut apercevoir très brièvement Marcel Proust en mouvement!

Je dois dire que ça m'a scié : habituellement, assis ou debout, on le voit en train de poser, un peu comme s'il se voyait déjà statufié l'immense écrivain français !

Ça ne vous paraît pas louche à vous :

  • Le plus grand écrivain français n'a pas la moindre statue
  • Le plus grand écrivain français ne repose pas au Panthéon
  • Le plus grand écrivain français n'a même pas réussi à trouver ne fut-ce qu'un strapontin à l'Académie

Pauvre Marcel, lui, il ne faut même pas le mettre à bas de son piédestal : il n'en a pas !

 

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Une parenthèse par bongopinot


Il vit ici et aujourd’hui
Et veut tout révolutionner
Il espère même changer les esprits
Et souhaite bien sûr tout réformer

Les coutumes, les usages
Les traditions au panier
Les photos les images
Le passé, déchirés oubliés

Toutes les icônes sacrées
Les parties du passé l’indiffèrent
Il pense à tous ces jours néfastes
Il ne veut plus rien de ses pères

Les obligations et interdits
Il n’en veut pas il vandalise
Tout dans ce monde l’étourdit
Il boucle donc une petite valise

Et décide d’aller voir ailleurs
De changer tout dans sa vie
Il veut être le propre acteur
De décisions de ses bruits

Oui mais il se sent bien seul
Il est au bord du malaise
Assis tout près d’un tilleul
Il ferme sa parenthèse

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Icônes politiques (Jaqlin)

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Participation de Venise


Quelle escroquerie !!
Il n’y a pas un crouton de vérité dans ce proverbe.
« L’argent ne fait pas le bonheur »

Je vous en foutrai moi !!
Si vous aviez acheté vos vêtements dans les friperies .
Lu  des poésies polycopiées
Et faute de vacances méritées
S’endormir en cours d’algèbre en première année de fac !!!

Je suis rentrée dans la vie avec un petit  rire nerveux une carte bancaire entre les dents  en plein désarroi économique

Qui peut se passer d’argent ?

PAS MOI!!!

Si j’avais pu poser pour Salvador DALI , j’ aurais trouvé mon salut !
Alors je danse comme un ours sur des charbons ardents et je scrute d’un œil la Porsche cachée dans le buisson ardent
Ha mais oui A qui appartient cette Porsche?

A  JESUS christ et à ses douze apôtres .
Je les ai vus sapés comme des milords descendant sur Juan les Pins . Ils allaient, dirent - ils, faire des miracles au casino .

Quand ils m’ont vu Jean l’apôtre m’a dit  
Mais où Est-ce que tu vis dans une citrouille ou quoi?

Ecoute dit Jésus si tu es venue pour pleurnicher sur ton sort passe ton chemin
Je suis le messie et je ne suce pas des pastilles de menthe .
Et moi dis-je effrontée je vais avertir la police car vous conduisez sans permis .
Jésus et les douze apôtres ont ouvert la Porsche  et m’ont chuchoté à l’oreille
Ne menace pas les dogmes chrétiens petite fille !!
Je dois signaler une personne disparue dis-je soudain à Luc l’apotre
Marie où est passée Marie ?.
Elle a avalé un flacon de comprimés violets hier soir après le krach boursier de Wall Street .    

Cette réponse me rend nerveuse !!  

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Cinq nouvelles injures Haddockiennes (Joe Krapov)

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On fait généralement la connaissance du mot «iconoclaste» et de la Belgique réunis lorsque, enfant, on lit les aventures de Tintin. C’est en arrivant à la page 37 du «Crabe aux pinces d’or» qu’on découvre ce mot tonitruant dans la bouche du capitaine Haddock balançant une de ses premières bordées d’injures.

C’est pourquoi, de manière, je l’avoue, parfaitement iconoclaste, je me permets d’ajouter ce jour cinq injures belges à son répertoire déjà très fourni et de les traduire ou expliquer. Cela grâce à l'aide très précieuse de ce livre iconoclaste de Philippe Genion dont je vous recommande la lecture. 


ESSUIE D’APRÈS DUCASSE  ! 

DDS 442 comment parler le belge

La  fête foraine (ducasse) est arrivée. Les barakis ont installé les carrousels, les manèges d’autos-tamponneuses, les loteries, les baraques à frites. On mangera ces dernières – les frites, pas les baraques – bien grasses, bien charnues, façon Jacques Brel chez Eugène, avec les doigts, à même le cornet en papier.

Dans la cuisine familiale on a préparé force carbonnades, tartes au sucre – en fait c’est de la cassonade -, cramiques ou craquelins.


La cuisinière a fait sa vaisselle et l’essuie est tout imbibée d’avoir séché assiettes, plats et couverts.


Le soir, quand l’homme rentre de la ducasse, il est imbibé lui aussi : il a bu quelques chopes, des demis et son penchant pour la Gueuze l’a même fait tomber à un moment dans la gadoue (berdouille). C’est pourquoi il se fait agonir par Madame, l’essuie d’après ducasse !


PETITE TCHOLLE ! 

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C’est la nouvelle année. On se la souhaite « bonne et heureuse » et, en souriant sous cape, entre hommes, « longue et vigoureuse », référence à la tcholle qu’on a entre les jambes.

C’est là oublier que parfois, tout comme les plaisanteries, « les plus courtes sont les meilleures » : celle du Manneken Pis est un modèle de régularité et d’efficacité dans l’irrigation des fontaines et le gonflement de sa propre renommée.

Mais il y a un effet « testostérone » ou une légende urbaine qui incite l’être humain de sexe masculin à rêver toujours de posséder la plus grosse : la plus grosse voiture, fortune, muraille, envie réformatrice ou bitte d’amarrage dans le port de Trébeurden. Petites tcholles, va !





CRAPULEUX DE MA STROTJE !

DDS 442 Mme Chapeau

Si vous allez chez Maman, rue du Midi à Bruxelles, et que pour cela vous enfilez des bas, des talons aiguilles et mettez une robe et un chapeau alors que vous êtes détenteur d’une tcholle, vous êtes en droit de traiter de « crapuleux de ma strotje » tout Hercule rencontré en chemin qui se permettrait de lancer à votre endroit – ou à votre envers - le mot «travelo».

Qu’il s’appelle Bossemans ou Coppenolle ne change rien à l’affaire.




TCHESSE PÉLETTE !

«Tchesse pélette qui peut» ne fait rire personne en Belgique où l’on se fiche comme de sa première fricadelle d’appliquer l’épithète (pelée) «crâne d’œuf» à Valéry Giscard d’Estaing ou à Laurent Fabius. Aucun roi de Belgique ne s’appela jamais Charles le Chauve. Notons que bien souvent le tchesse pélette enfant était doué d’une crolle spectaculaire. Entre nous, ou presque, on a même vu sur Internet de surprenantes photos d’un crolé aussi notoire qu’iconoclaste qui fréquenterait même, paraît-il, cette strotje-ci !


FOUCHNIN DE JARDIN !

DDS 442 Injures Haddock 2Genre d’épluchure de légume ou de fond de paquet de chips invendable… quoique !

Résidu de fausse ou vraie couche de mulch qui ne vaut cependant pas grand-chose.

Attention : si vous avez affaire à quelqu’un du genre «Va donc, eh, patate !» il ne faut pas dire «fouchnin de jardin» mais «kikitte».

Ce nom-là viendrait du chanteur Jacques Brel qui exigeait toudi (toujours) qu’on lui servît des frites bien longues et surtout très parallélépipédiques. Il le répétait souvent à sa compagne du moment, Suzanne Gabriello :

- Ne me kikitte pas !

Ca l’énervait trop d’entendre ça tout le temps alors elle a pris le tram 33 et elle est partie manger des madeleines chez Marcel, au grand dam de Jean-Claude (Van Damme) qui en pinçait aussi pour elle.

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Le culte des images (Laura)


Comme Charles Baudelaire, je glorifie  « le  culte des images[1] »
Sous toutes sortes de formes : j’ai aimé les livres d’images
De mon enfance, les illustrations-gravures de mes lectures de jeunesse
J’aimais les jolies couvertures cartonnées, colorées et imagées
De certaines collections dont la mode est de faire des « remake »
Plus chers et surtout plus moches ; heureusement, les formats de poche
Sont souvent bien « designés » s’ils ne sont pas dans l’outrance
De l’agressivité commerciale de certains titres surtout à l’approche des fêtes.
J’aime aussi follement le cinéma en noir et blanc ou en couleur, classique
Ou moderne, commercial (plus raisonnablement) ou d’auteur, drôle
Ou policier ; j’adore tout François Truffaut dans sa Nouvelle vague
Je ne peux que me pâmer devant Casablanca que j’ai respiré de
Très près ; à l’insu de mon plein gré, je suis téléphage, je me soigne
Mais contrairement à la cigarette, je ne riens trouver qui remplace
Ce fonds d’images sonores qui berce mon travail et mes lectures.
C’est grave je sais mais j’assume et ça ne m’empêche pas d’aimer et de lire
J’aime ton image, surtout celle que je peux caresser, St Valentin ou autre fête
Qu’on se crée comme des images pieuses à garder pour des heures plus sombres.
J’idolâtre les Beaux-arts, même ceux que certains trouvent laids, je peine
Un peu avec un certain art contemporain, trop vidéo ou « performance »
A mon goût ; le conceptuel parfois m’échappe mais dans l’ensemble
J’aime tout, plus ou moins ; surtout, je garde les yeux ouverts pour la découverte.
Je fais par contre un blocage presque total devant certains clips soi-disant féministes
Où les femmes se dévoilent en poupées gonflables pornographiques
Et se dandinent en poses obscènes et dégradantes que je peux appeler danse.
Excusez-moi de paraître bégueules d’autant que je ne le suis pas puisque
J’ai mis en scène dans des nouvelles, une Cannelle bien plus olé-olé que
Ces péronnelles dévoilées-voilées ; un dernier coup de gueule contre
Les vidéos  caustiques, sarcastiques où l’on se moque de tout et de tout le monde
Mais pas de soi-même, l’objectif étant le ricanement perpétuel des aigris et autres
Nuisibles qui n’ont que ça à faire dans leur vie que de laisser sous des vidéos insanes
Des commentaires encore plus débiles et haineux que certaines émissions télé réalistes !
 


[1] (ma grandemon unique, ma primitive passion)in Mon cœur mis à nu

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Icônes au clash (Vegas sur sarthe)


“Iconoclastes! Invertébrés! Bachi-bouzouks!” Un torrent d'insultes ad hoc – c'est à dire proportionnel à la somme des carrés des côtés du temple – sortait de la foule des iconodules*.

“Trop de culte tue le culte!” répondaient leurs adversaires sans regarder plus bas que leur nombril tandis que les iconodules ramassaient minutieusement des fragments de statues pour tenter de les recoller.
“Quand les uns s'énervent les autres vénèrent... Comment veux-tu, comment veux-tu qu'on iconocule?” scandait un sympathisant de l'empereur Léon III du haut de son échelle.
Depuis que Leon III cartonnait dans les sondages bien qu'il ait employé illégalement son fils Constantin V, on décimait à tout va toutes les images pieuses à grands coups de marteaux et de pioches.
“Mille millions de mille sabords” gueula un défenseur d'icônes en retenant un mur de mosaïques sur le point de s'effondrer.
“D'abord c'est quoi un sabord?” demanda un sombre iconoclaste.
“Analphabète! Va t'faire voir chez les Grecs” répondit l'autre.
“Mon cul!” répondit le démolisseur “j'en reviens et j'suis pas prêt d'y retourner”.
“Vivement le Concile qu'on répare tout ça” pleurnichait un défenseur d'images pieuses.
“Ca sera quand?” s'enquit son voisin. (On s'enquérait pas mal à l'époque)
“D'après le prophète Elisée ça s'ra en 787 mon vieux, d'ici là y z'auront tout pété, ces sauvages!”
“On devrait appeler les CRS*” suggéra un autre.
Dans un grand fracas les bustes de marbre tombaient un à un comme au chamboule-tout.
“Qui va garantir nos statuts?” demanda un iconodule sénile.
“Celui qui a eu l'idée folle d'inventer l'école” rétorqua l'autre.
“Qui ça? Julius Ferry?” chevrotta le vieux.
“Non! Ce sacré-sacré-sacré-sacré-sacré-Charlemagne” fredonna l'érudit et adorateur de Francegal.
 
L'imposant Christ Chalkitès accroché à la porte de bronze du Grand palais de Constantinople fut finalement mis à terre.
“Encore un coup du Sénat!” gémit un iconodule.
“C'est sûr” confirma son voisin “j'ai vu passer un train de sénateur y'a une heure... il allait pas vite”.
“Tous des feignasses, des emplâtres à la graisse de hérisson! Y manquent pourtant pas d'assistants” gronda le premier.
Plus loin deux forcenés se disputaient une Pénélope de marbre au risque de la démembrer.
“Et mon culte, c'est du poulet?” hurlait l'iconodule cramponné à la croupe callipyge.
“T'occupes pas de l'oie blanche, ectoplasme à roulette” criait l'autre “ça sert à rien tout ça. C'est de l'idolâtrie, du marketingue!”
“Du marque quoi?” s'esclaffa l'iconodule.
“Laisse tomber, tu peux pas comprendre. T'es qu'un iconodule, un papou des carpates” conclut l'iconoclaste.
Alors l'iconodule laissa tomber l'oie blanche avec son fuseau, son fil et son diadème.
Le schisme était né.


iconodule: anti-iconoclaste
CRS: Compagnon Réparateur de Statue
Marketingue: Etude de ce qu'il faudrait faire si on était suffisamment bête pour être client
Schisme: Brouille entre un Tchouk-Tchouk-Nougat et un mérinos mal peigné

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11 février 2017

Défi #442

 

442

Iconoclaste

Mettez-nous donc à bas l'une ou l'autre icone,
qu'elle soit d'hier ou d'aujourd'hui !

(Pour Marcel, c'est déjà fait, mais, bis repetita...)

 

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