28 janvier 2017

Voler sans sonnet, vélo sans sonnette (Joe Krapov)

Le sansonnet se fiche, aux temps du Changement,
De compter les petons des vers : il les boulotte !
Il les porte à son nid où sa Marie-Charlotte
Couve quelque chef d’œuvre en mal de pépiement.

Ah ! Sacre du printemps ! Foutre de la métrique !
Calices d’égrillards ! « Poète, prends turlute » !
Crânes de piafs, trillant du mieux que vous le pûtes
« Dans le monde animal tout le monde a la trique » !

Les oiseaux sont des cons mais nous bien plus encore
Qui trimons durement pour séduire Pécore
Là où l’oiseau se rit de la complexité !

Ah ! N’embrasser personne et pas même les rimes
A la fin du tercet ! Quelle légèreté !
Mais après tout… N’est-ce pas là ce que nous fîmes ?

 

2017 01 27 L'étourneau des Rossini

"L'étourneau des Rossini" *

Collage de Jean-Emile Rabatjoie du 27-01-2017
d'après "Le Souper à Emmaüs" du Caravage.

* Ceci n'est pas... autre chose qu'un contrepet à dire avec l'accent italien !

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Participation de Venise


Un grand frisson parcourut mes reins
Ce fut comme une décharge
et je fus soudain convaincu que le violent mistral
Emporterait avec lui passereaux , grives et perdreaux .
Comme ces oiseaux quittent vite les arbres
Comme tu as deserté  ma vie , mon lit , mes draps.
Gentil mari , doux camarade de mes nuits .
La route a la couleur de l’eau et je rame comme
Une âme rincée par le chagrin.
Question naïve :
Pourquoi sommes-nous malheureux alors que le malheur ne sert à rien?
Pourquoi dites-moi!!

Comment se fait-il qu’on soit autant  servi par lui ?
Bientôt la nuit empêchera mes larmes
Passereaux viendront fermer les volets de mon cœur .
Les questions s’envoleront alors loin à l’horizon
Et l’absence de chemin donnera à mon somme une respiration nouvelle .
Pourquoi sommes-nous malheureux alors que le malheur ne sert à rien .?

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Des murmures oiseleurs (JAK)

 

Il y a bien longtemps, obsédée  de danse aérienne, l’Alouette pispolette avait convaincu  son amie d’enfance,  une Bécasse des bois de  s'envoler  ensemble  afin de  se faire enrôler dans les ballets,   du Bolchënvol de Moscou

Leurs mères deux cousines, une Barge rousse, et une Barge à queue noire n’étaient pas d’accord, et poussaient des Râles géants.

Elles firent usage du Martinet des maisons pour amener à la raison  leurs filles,  mais  rien n’y fit.

Elles allèrent  quérir les conseils d’une Avocette élégante spécialiste aux  affaires familiales, issue d’une grande famille, c’était une Faisane noble ancrée dans des mœurs très conservatrices, tout à fait opposée aux migrations, surtout vers ces terres inconnues.

Je vais de ce pas demander conseil à Labbe à longue queue ayant un cousin spécialisé le Tarier de Siberie leur dit-elle.

J’aurais tôt fait, de traverser la forêt avec mon Echenilleur frangé, m’ouvrant la route, et  qui me sert de Phaéton à bec jaune ;   grâce à ses rémiges hautes et légères,   les kilomètres sont vite avalés.

En route elle rencontra une Barge chauve, apparentée à ses clientes,  une vraie Bécassine sourde, curieuse de surcroit,  qui lui barrait  le chemin pour savoir où elle se rendait. Oh Bécasseau minuscule mêle toi de tes affaires, sinon je t’envoie la Buse féroce. Consacres toi plutôt à cuisiner du Colin de Californie à tes petiots qui réclament la becquée.

Elle poursuivit  son chemin, saluât le Chevalier aboyeur avec déférence car c’était  le substitut général de la contrée avec qui  elle avait  souvent recours pour débrouiller des affaires Torda-grande.

Arrivée à destination, elle fut  déçue d’apprendre que  Labbe à longue queue  n’était pas là ; mais  son secrétaire, un Capucin marron fit l’affaire.

Il lui  donna de précieux conseils.

 

L’Avocette élégante, fut de retour rapidement dans la soirée  du lendemain de la veille.

Elle se rendit chez le procureur, un Barbu à collier, à la Huppe fasciée, les mains garnies de Diamants azuvert,  affublé d’un Tarin des aulnes que n’aurait pas dédaigné Monsieur de Bergerac, Cela le rendait risible, malgré les atours précieux qu’il arborait.

Elle lui exposa l’affaire et s’enquerra des sanctions qui pourraient être administrées aux  jeunes rebelles, car à cette époque les enfants n’avaient pas la loi,  SOS enfants maltraités n’avait pas encore vu le jour. Ils devaient obéissance entière.

Ce vieux procureur, qui était loin d’être un Vanneau sociable, condamna les jeunes oisillonnes à tourner en rond dans le ciel en une sorte de nuée, puisque tel  était leur désidérata de paraitre en spectacle. Ainsi  elles donneraient aux humains une représentation  impressionnante à la tombée de la nuit.

Cela dura des siècles, elles virevoltaient comme les enfants punis qui  tournent dans la cour d’école.

Un Bruant à sourcils roux leur accorda la grâce.

Soumises elles se marièrent et eurent des Etourneaux d’enfants, de vraies têtes de linotte,  et  à leur tour, elles ne purent les  faire obéir…

C’est en souvenir de leurs lointaines aïeules, que l’on peut voir ces envols, des murmures,  qui envahissent le ciel et captent  nos  regards certains soirs nous envoutant de leur charme  ...

 

http://www.oiseaux.net/ 

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La reine déflorée (EnlumériA)


Rubis de sang, sonnez, murmure morte à régner
Dans limbes imparties, du trépas s’impatiente.
Sans détour ni mécompte, honorée parturiente
Cette reine déliquescente, huit pattes écartelées,

S’en trouve apaisée par d’étranges résonances.
Stupéfiée mais ravie par de scabreux cloportes
Experte au déduit mais qu’on dérange de la sorte
Qu’elle s’épuise à mourir en sempiternelles nuisances.

Rapsodies létales d’un chœur d’hypalectryons
Allant jusqu’à ressusciter d’improbables hymens.
Enfantant la genèse de somptueux Phlegmons

D’ors et déjà couronnés d’extase dissociée.
La reine meurt et s’abandonne, splendeur luciférienne,
Dans la clameur de l’aube et par l’abeille déflorée.

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Ceci n'est pas un sonnet, voyez la définition ! (Walrus)


Comme un jeune étourneau, il était étourdi.
Non, il ne s'était pas sonné sur une vitre,
Il prenait simplement mardi pour mercredi.
Alors les gens pensaient qu'il voulait faire le pitre.

Ils murmuraient entre eux : "Mon Dieu, quel drôle d'oiseau!
Manqu'rait plus qu'il sévisse en plus sur les réseaux
Sociaux, ce jocrisse, ce faiseur d'embarras,
Cette calamité, cette face de rat !"

Mais il y était bien, vous verrez tout à l'heure
Qu'il ne recule pas, cet oiseau de malheur,
Devant les pires tours naissant dans sa cervelle

Pour gaver votre esprit de sottes ritournelles
Et vous faire avaler, camouflées en vers,
Des folies à vous mettre l'encéphale à l'envers.

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Des vers pour des piafs (Vegas sur sarthe)

 

Qui dit qu'il n'y a plus d'étourneau sansonnet ?

J'en ai vu en pâté, en daube provençale

pas plus tard qu'aujourd'hui au centre Commercial

où je venais chercher un précieux Chardonnay

 

Mon petit producteur en avait ras le fût

d'entendre gazouiller les sturnus vulgaris

leur goût pour les raisins, leur fièvre prédatrice

et tous ces sifflements, cliquetis, ce raffut.

 

Fi des effaroucheurs et des grands moulinets

il chargea le fusil de cartouches de trap

je n'avais jamais vu tant de force de frappe

 

La nuée s'abattit avant qu'il ne tirât

il se vit submergé, noyé, fait comme un rat

Qui niera qu'il n'est pas d'étourneau sans sonnet ?

 

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La porte ! (MAP)

Entrez sans

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Paysages avec oiseaux (Laura)

 

Ce n'est pas de la roupie de sansonnet,

Ce sonnet de Nerval, cet épitaphe

Où il se compare  tantôt au sombre Clitandre

Quand il n'est pas "gai comme un sansonnet"

 

Je ne prétendrais jamais faire aussi bien

En parlant des corbeaux que mon grand-père imitait

Ou des serins à nos fenêtres, qu'on enfermait

Que dire de l'ombre du héron près du grand bassin?

 

Comment ne pas évoquer Le chardonneret

De Carel Fabritius, rendu célèbre par Donna Tartt

Dans un poème qui se désire comme un sonnet?

 

Pour revenir aux corbeaux de Van Gogh

Et à l'ombre du héron de la fable

Comme  la mort  de mon grand-père et de l'artiste

 

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Participation d'Adrienne

a

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