06 mars 2021

Défi #654


Celui-ci, j'ai failli le rater, d'un
 

Fifrelin

6541

 

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Participation de L'homme parenthèse

 

Comme c'est Encaustique,

J'ai 12 minutes pour vous dire que je ne peux plus écrire sous word

11 minutes pour vous dire que vous me manquez

Encore 11 minutes pour vous entendre crier "Mais change d'ordinateur le nouveau bordel de milles sabords"

10 minutes pour me rendre compte que j'écris moins vite qu'une secrétaire borgne attachée (genre bandage) à son bureau en bois

9 minutes pour me souvenir de mes premiers émois olfactifs à base de colle (pa pa papa)

8 minutes pour délier mon index arthrosé

7 minutes pour prendre de l'avance sur la 6ème minutes

6 minutes pour avoir raturé plusieurs idées

5 minutes pour vous dire que là ou j'habite c'est pas caustique et pour temps il y en à du tableau au coin de rue d'village du KM carré

4 minutes je suis dans les temps sauf que j'ai arrêter de respirer
Encore 4, je vais relire
4 J'arrive pas à me relire
Trop de pression
Désolé

3 minutes J'ouvre les parents-thèses pour le plaisir

2 Les voiles sont ouvertes après une longue chutte Vertigistique

Hâte de me poser et d'en griller 1

L'homme Parenthèse (à minuit moins le quart avant Walrus)

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Pour raviver les parquets par bongopinot

 

Enlever tous les tapis

Ne pas oublier d’ouvrir les fenêtres

Commencez par éliminer la poussière

Aspirer avec énergie

Utiliser toutes les brosses

Sachez être méticuleux

Travaillez en cadence

Imaginez un peu

Quand tout sera fini

Utilisez la cire d’abeille

Et maintenant on encaustique

 

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Pas transformé en caustique (Joe Krapov)

A quoi bon cirer le parquet
Puisque d’autres dents ambitieuses
Vont venir le rayer ?

Un lavage à grande eau suffit.


A quoi bon cirer le parquet

Si c’est pour n’y plus voir
La joliesse des nœuds du bois
Mais, courbé, les pompes du prince ?

Un lavage à grande eau suffit.


A quoi bon cirer les pompes du prince ?

Toute sa science est ambition,
Apprêts, pommade, maquillage
Et toute sa force est de police.

Un lavage à grande eau suffit.


Un lavage à grande eau suffit
Pour qu’à la plage de Trestel

Tout resplendisse et tout reluise.

Et, par compensation sans doute
De nos derniers aveuglements,
Le sable lui-même y dessine
La forêt initiale,
Les arbres grands et beaux
Qui ne finiront pas en parquet de Versailles.


210302 Arbres de Trstel gif horizontal

210302 Arbres de Trstel gif vertical

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Du Labyrinthe d’Harawa aux Officiants du Samedi (Ilonat)


« Encaustique, encaustique ! Paraphrasant ma descendante, Arlettiti, la Reine des faubourgs, aurais je l’air d’une vulgaire pâte ménagère ? Atmosphère atmosphère ! Et en quoi mon portrait vous inciterait il à n’évoquer à mon propos qu’une brosse à reluire ? »
Ainsi parlait Néférouptah, princesse de haut rang sur les rives du Nil…
Elle s’exprimait avec douceur, avec mansuétude, mais tout de même un brin d’agacement pour ces scribes bavards qui s’échinaient chaque semaine à se faire reluire en de savantes combinaisons de hiéroglyphes…
« Certes, je conçois bien que mon allure altière, mon port de tête et mon diadème, puissent éveiller chez eux quelque  ressentiment (et leur verve caustique…ah ah).
Mais la douceur de mon regard, comme voilé d’un halo de tristesse, devrait leur dire que je n’éprouve à leur égard nulle condescendance.
Je suis Reine en effet, fille d’un souverain de la XIIème Dynastie et c’est en son honneur, en souvenir de lui, qu’un peintre de la cour dessina mon portrait. Avec sur sa palette ces couleurs si touchantes, d’ocre et de terre de Sienne, qu’il mélangeait à de la cire en la faisant chauffer,  pour qu’elles défient les siècles.
C’est ce portrait que je vous lègue, chers officiants du Samedi, pour qu’il inspire vos écrits.
Merci à ces vaillants chercheurs de trésors enfouis qui sont venus me délivrer au fond du labyrinthe où j’étais enfermée
Merci à celles et ceux qui révélèrent au monde l’éclat terni de ma beauté.
Et merci à Walrus, le Valeureux Horus, Grand prêtre des Officiants du Samedi matin, de m’avoir fait réapparaitre, pour quelques fugitifs instants, sur ces écrans de rêve qui racontent le monde, d’hier à aujourd’hui. »

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L’Amour (Pascal)

 

 

Et vous, vous parlez d’Amour, sans vraiment savoir de quoi il en retourne ; seule, entre deux trains, entre deux gares, deux paysages, vous pourriez le chercher éternellement, jamais vous ne le trouveriez. Les pieds si posés sur terre, vous avez votre assurance, vos schémas, votre expérience et, nullement, la passion ne pourrait vous détourner de votre quête aux aspirations paradisiaques. Pourtant, après avoir effeuillé toutes les marguerites, consulté tous les horoscopes, balancé toutes vos bouteilles à la mer, la correspondance, l’alter ego mâle vous fuit. Vous êtes toujours bredouille ; ce n’est qu’un doux mirage que vous entretenez avec des jolis mots de fioriture, seulement utiles à votre quête ; votre généreux prince charmant est toujours dans un autre train. Aussi, si vous pouvez tout entendre et tout comprendre, sans crainte d’être mal traduit, ici, je peux m’épancher sur le verbe aimer, ses ramifications romantiques, ses conciliations et ses chicanes, ses éclairements et ses mélancolies, ses pluies et ses soleils…  

Aimer, c’est perdre le compte des pétales, c’est confondre le jour et la nuit, la terre et la mer, le ciel et l’enfer, c’est entendre des voix, c’est apprivoiser l’univers ; c’est le Covid multiplié par mille, c’est ne rien comprendre de cette maladie si brutale et si soudaine.
C’est laisser tirer les fils de sa marionnette, dans les mains de cette inconnue sublime. Enfiévré, votre cœur s’essouffle, vous avez des frissons, vous avez l’impression que vous êtes absorbé par les abysses les plus ténébreux, mais il vous pousse des ailes ! À la fois ange et démon, vous avez des sentiments contradictoires, des allants de hussard et des attentions de poète, des chagrins insondables et des joies de jours de Fête…

À l’empreinte de l’Amour, un instant, imaginez tous vos sentiments les plus beaux, je dis bien tous, réunis dans une chaussure de verre et, à l’unisson de vos désirs, que vous ayez trouvé le pied parfait qui entre dedans. Sans les entraves des a priori et défait des obligations, tout à coup, naïf et sincère, vous avez tous les courages ; plus rien ne fait barrage… « On fait table rase !... On oublie tout !... On repart à zéro !... » ou encore : « Allez chercher toutes les hydres, sortez du brouillard les châteaux impénétrables, les plus encombrés de ronces, je saurai les combattre, je saurai les prendre et réveiller la belle !... » Sans échelle, vous êtes capable d’aller décrocher la lune et, sans respirer, de rapporter les étoiles de mer les plus profondes…  

L’Amour, cette flèche plantée si adroitement dans votre cœur, c’est votre reflet en mieux, en lumineux, en couleur d’utopique, celui que vous n’osez pas admirer dans la psyché de l’étang, tant il éblouit. C’est votre main brûlante, tissée dans celle de l’autre, et qui forme une trame multicolore aux pouvoirs indestructibles ; ce sont des serments écrits sur le sable, des secrets murmurés dans l’oreille ; c’est une chanson aux couplets entêtants, un hymne à la vie, une ritournelle qu’on voudrait éternelle. Il a libéré vos sens ; la peinture, la musique, la poésie, tout à coup, vous savez tout traduire. Il est le coquillage scintillant, le ressac lancinant, le friselis de la dune, le parfum des algues ; il est ce voilier au loin qui déplie ses ailes, et vous ne savez plus bien s’il glisse dans les nuages ou s’il vole sur l’eau…  

L’Amour, c’est l’eau à la bouche, c’est le sang du Christ dévergondé ; c’est le soleil capturé, la pluie bienfaitrice, l’arc-en-ciel tendeur de lumières aphrodisiaques ; c’est le passé, le présent et le futur modelés dans la statue de chair que vous caressez ; c’est le glouglou de la fontaine amplifié à l’infini, la tirade amoureuse de ce merle au bout de sa branche, le courant d’air parfumé qui embrasse l’ambiance de ses senteurs les plus tourmenteuses ; c’est cet infini dans les mains, c’est l’unisson qui glisse déjà entre vos doigts ; et pour conjurer le sort, vous avez des mots d’Amour, comme des chapelets de messe, et vous donnez l’aumône aux nécessiteux, et vous joutez sur tous les prés, et vous pourriez partir en croisades pour élever votre drapeau de fanatisme, aux quatre coins du monde…

L’Amour, entre frissons de volupté et aube sensationnelle, c’est un désir extraordinaire, un aboutissement qui débute, c’est une prière exaucée ; mais qu’est-ce qu’une prière dans ce monde où tout s’échoue, où tout a une fin, ou tout meurt par arrêt de l’Arbitre ?
Il n’y a pas de guérison à l’Amour. Ne tournez pas la page de votre livre qui n’en contient qu’une ; la fin n’est jamais le début d’une autre histoire, ce serait si simple. Vous pouvez vous soûler dans les plus infâmes bouges, rouler dans la fange ; illusoires, pâles copies, prendre d’autres maîtresses, des brunes, des blondes, partir à la guerre contre des chimères, vous pouvez aller vous cacher jusqu’au fin fond du bout du monde, il reste accroché à vous, plus saignant qu’un approximatif tatouage, plus inguérissable qu’une cicatrice, plus corrosif qu’un mauvais cancer. Pire, pour perdurer dans l’anathème, vous complaire dans l’ensorcellement, vous baigner dans la fascination, infatigable derviche, avec des bouteilles mensongères, vous l’encaustiquez d’une brillance qu’il n’a plus. Vous pouvez prendre toutes les potions, consulter toutes les cartomanciennes, renier votre Dieu, vous flageller, entrer dans la cellule d’un ermitage la plus cadenassée, immense, indélébile, intenable, sur l’autel des laissés pour compte, le mal d’Amour est en vous, pour toujours et à jamais...  

Et vous, séductrice anonyme, vous me parlez d’Amour comme si vous saviez tout de cet ouvrage d’Art ; merveille du monde, s’il s’allume avec une seule petite étincelle de bluette, il n’est pas l’œuvre d’un simple batifolage. C’est un train emballé dans une descente infernale, et vous voudriez que l’autre saute dans le vôtre, à votre rythme, à votre vitesse, à votre goût, et dans votre direction. Vous avez besoin d’Amour, de loyauté et de complicité ; vous en parlez comme d’un pansement ; vous vous nourrissez de l’autre, vous profitez de la vie, en parfaite épicurienne égoïste. Mais non, ça ne marche pas comme ça ; avec votre goût immodéré des grands voyages, vous me faites penser à une machine qui empoisonne les petites fleurs des ballasts…

Aimer, c’est tout remettre en question ; c’est mettre à bas ses désirs, c’est s’oublier, c’est offrir sans attendre, c’est se fondre dans le creuset de l’autre. C’est inventer son train à deux, c’est forger les mêmes aiguillages, c’est rester en équilibre sur les rails, c’est donner des prénoms aux gares, des couleurs aux paysages, des larmes à la compassion. Pied de nez à l’univers ou délicatesse du Hasard, de ces deux astres qui se télescopent en pleine course, c’est une passion aveuglante, irrésistible, incompréhensible et fulgurante qui naît entre le Néant et l’Éternité, et qui va sur son erre d’étoile filante, en laissant dans son sillage des myriades d’étincelles heureuses…

À vous, je peux le dire, puisque vous pouvez tout entendre et tout comprendre. Jadis, pendant quelques mois de bonheur solitaire, j’ai approché ce grand Amour ; dans un croisement de ma route, j’ai eu la chance de le reconnaître comme le point culminant de ma vie. Ébloui, j’ai touché cette Beauté ineffable, en l’admirant de trop près, dans son costume de princesse inaccessible. Devant son château, il y avait trop de ronces, trop de gargouilles menaçantes et trop de différence d’âge. J’étais dans un souterrain, une galerie profonde où, seul, débordé par une imagination d’argonaute et des sentiments d’un autre siècle, je voulais en extraire les pépites. Voyez-vous, je me suis brûlé les ailes et je suis tombé en flammes. J’en suis sorti exsangue, défait, bon à jeter aux chiens, irrécupérable. « Cette fille, elle t’a tordu le cœur pour qu’il ne puisse plus jamais servir à personne !... », m’a-t-on crié… 
Aussi, je ne puis me satisfaire des caprices de l’une, des impatiences de l’autre, et des doléances de toute la gente féminine. Un jour, j’ai croisé mon étoile ; il n’y avait que quelques années d’écart dans le cadastre de l’univers… si pervers…

 

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Pas tous les jours, "please"... (Vanina)

 

 

Mouarf ! Me suis-je esclaffée à la lecture de ce défi tout propre : Encaustique.

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Puisque m’est revenue en mémoire une femme (de ménage) au jeu magnifique :

 

Casey, Marie-Pierre, une comédienne, dite de seconds rôles, qui n’a pas hésité

A faire de la publicité pour la Télé. Et quelle publicité ! Vers 1980, un brillant

Spot publicitaire sur le dépoussiérant Pliz de la firme Johnson. Prenant son élan,

Elle glisse à plat ventre sur toute la longueur d'une grande table empoussiérée.

Yeux rivés à l’écran, j’entends encore la réplique finale : « J’f’rai pas ça tous les jours ! (sic) »

 

 

Pour voir la publicité ou la revoir, c’est ici :
https://www.youtube.com/watch?v=fhI1zeDwoI0

 

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L'abeille de ma B.A. (joye)

encaustique

Cette semaine, je tiens à remercier Maxine, un personnage créé par John Wagner. Son toutou s'appelle Floyd.

Maxine est connue pour l'art de ses quolibets. Lors de ces jours d'insurrection, Maxine se montre égale à tout défi.

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Première rentrée à l'école (Yvanne)

bureau


Il arrive parfois qu'une pensée ou un souvenir vous assaille tout à coup et l'on est ébloui par sa fulgurance. Et qu'un mot, un mot tout simple, usuel, ouvre soudain dans votre esprit, dans votre mémoire une porte sur  un moment de vie et l'âge aidant, très souvent sur l'enfance. Encaustique.  S' y associent, pour moi immédiatement une odeur puis tout juste après, un décor.  Ce mot choisi par notre ami Walrus m'a transportée bien des années en arrière, dans les années 50/60.

Un matin de septembre aux couleurs déjà bien présentes de l'automne. Je vais avoir 6 ans dans quelques jours. Je suis réveillée depuis des heures. Ai-je seulement dormi tellement l'impatience me tenaille. Je vais à l'école aujourd'hui. Un événement oui vraiment. J'attends ce moment depuis si longtemps. Un jour nouveau pour une vie nouvelle. D'ailleurs, tout est nouveau, neuf  je veux dire : la jolie blouse à carreaux, la veste de lainage tricotée par ma grand-mère pour l'occasion. Et mon sésame : le cartable marron, une richesse, un bien précieux, solide et qui sent bon le cuir. Ce dernier revêt pour moi une importance particulière : il est à moi et à moi seule avec, à l'intérieur le joli plumier en bois verni et son porte-plume. Je n'aurai pas à partager cette petite fortune avec mes frères et sœur plus jeunes comme je dois le faire habituellement pour tout le reste.

Je suis prête et j'attends avec une certaine fébrilité que la cloche sonne. Je tiens  mon sac d'une main ferme et de l'autre, le livre de lecture – que je n'ai pas voulu placer dans le cartable - acheté par mon père et avec lequel il m'a appris à lire. Il trouvait sans doute comme moi injuste de faire une rentrée à 6 ans parce que j'étais née en fin d'année. Ce livre m'a attiré quelques ennuis avec la maîtresse car elle avait une autre méthode pour apprendre. Et moi, bien entendu je ne voulais pas m'en séparer. Un premier livre, on ne l'abandonne pas. Le premier que j'ai aimé c'est dire. Pour l'écriture également, cela ne s'est pas passé tout seul et tranquillement. Papa m'avait aussi appris à tracer l'alphabet à sa manière qui n'était pas tout à fait celle de l'institutrice. Notamment pour les « i ». Mais c'est une autre histoire.

Enfin, voici le moment de faire les deux cents mètres qui me séparent de l'école. Papa m'accompagne et me laisse au portail à ma demande. Je suis grande n'est-ce pas et je n'ai plus besoin qu'on me tienne la main. Bien sûr, la cour je la connais déjà. J'y suis entrée plusieurs fois en fin de journée pour apporter à la maîtresse la tarte ou le pâté de viande et pommes de terre que l'on cuit dans notre four familial le jour du pain. Mais je ne connais pas la classe – unique - dont la porte est toujours fermée à cette heure et les épais rideaux tirés. A mon grand regret.

Ce matin, je brûle de découvrir enfin ce mystère : une salle de classe. Cela m'impressionne bien plus que d'affronter la maîtresse et les camarades qui me sont tous familiers.
Après quelques bousculades parmi « les grands » la porte s'ouvre enfin et Madame N. nous demande de nous ranger pour pénétrer dans le sanctuaire (pour moi).  L'odeur d'encaustique, très  prégnante me prend quelque peu à la gorge. Mais je ne la crains pas. Je trouve même que ça embaume comme quand maman nettoie la maison au printemps. Le bureau sur l'estrade et les tables bien rangées ont été récurés et cirés. Tout est en bois et tout brille. Même la bibliothèque tout au fond. Cette dernière recèle des trésors que je n'aurai de cesse d'explorer tout au long de mes années de primaire. Et le grand tableau noir triptyque, les cartes géographiques qui ornent les murs, la mappemonde sur une console... des découvertes que je balaie d'un regard attentif.

Voilà ce que furent mes premiers pas dans la salle de classe de l'école de mon village. Ils sont inoubliables et le parfum de la cire, puissant et évocateur  entre pleinement dans ce souvenir. Il en est la quintessence et déclenche en moi chaque fois que je le respire une véritable émotion. En fermant les yeux je revois, l'espace d'un instant fugace, la petite fille curieuse et volontaire qui aborde un monde nouveau pour elle et qu'elle va aimer beaucoup.

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