27 février 2016

Rien d'anormal... (Walrus)

 

... c'est de la gramofaune !

 

wa01

 

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Vladimir le Kushman (Pascal)

 

« Dis, Sonia, si le crocodile vagit, l’oie criaille et la tourterelle caracoule, qu’en est-il pour le piano, la flûte et l’accordéon ?... Que font les orgues, les cornemuses, les guitares, quand elles délient leur organe à l’unisson ?... Pas un instrument n’a son cri et personne ne s’est jamais penché sur cette abyssale lacune musicale. Les bois, claviers, cordes, cuivres, percussions sont orphelins du moindre verbe de leurs démonstrations harmonieuses. Pourtant, ils ne sont pas aphones ! Ou alors, il faut utiliser des métaphores ; du coup, le violon sanglote, la clarinette murmure, le tambour gronde, le hautbois pavoise… Ils sont pleurs, tumultes, chuchotis, clameurs, protestations…
C’est drôle, on accorde aux instruments des sensations humaines et, aux animaux, des sons musicaux… Ici bas, mon Médor aboie, les fleurs parfument, les oiseaux chantent, les livres passionnent, les femmes séduisent, mais que font donc les instruments de musique ?... Si je pose la question au vieux gardien, tu crois qu’il saura m’expliquer cette incomplétude métaphysique ?... »

« Bernadette, ici, Kush le bushman, comble ce vide avec sa toile… »

« Alors, quand le tuba barrit, c’est la samba dans la savane ?... La saga africa ?... Sortez vos sarbacanes, ça va striduler !... »

« T’es bête ; un instrument de musique, ça n’émet pas de sons !... »

« Ben ça, franchement, c’est la meilleure !... »

« Je veux dire des sons de communications ou de sollicitations amoureuses !... »

« Alors, l’Emotion, l’Extraordinaire, l’Amour, l’Unisson, l’Extase, et j’en passe, ne sont pas des sentiments communicatifs et enflammés ?... »

« Qu’est-ce que tu peux être Kush quand tu t’y mets !... »

« Tous réfugiés dans la même Harmonie, c’est l’ultime Vibration symphonique qui exalte l’Imagination !... Aspirés dans l’Euphorie, c’est cet intense état transitoire qui affole les sens et fait dresser les poils sur les bras !... »

« Tu imagines un bel alto mâle, en quête d’accouplement, au coin d’une forêt propice, en train d’appeler sa femelle altière ?... Un piano à queue, en rut, dans un grand salon de valse viennoise ?... Une paire de castagnettes comac ?... »

« Attention les secousses !... »

« Tu imagines le tintamarre d’une clique en chaleur ?... Le chef d’orchestre à la braguette !… je veux dire : à la baguette... J’entends déjà la symphonie ! Viens ma Mi, allons sous ma Ut, j’ai la Clé, je te jetterai au Sol, Si, Si ! J’ai tant de Soupirs ; sans Bémol nous nous aimerons en Harmonie !...

« C’est la Pastorale !... »

« Tu parles ! Le Vladimir, il a concocté toute une fanfare tropicale pour sa femme !... »

« Elle est fan de tuba, sa miss Enleve-pata ?... »

« ???... »

« C’est son prénom !... »

« Leur famille, c’est une vraie tribu !... »

« Le Kush-Kush clan ?... »

« T’es bête… »

« Il ne manque plus que quelques dindons glouglouteurs, des oiseaux lyre, des serpents à sonnette… »

« Un rossignol anglais !... »

« Des cygnes ‘trompeteurs’ !... »

« Un hibou ‘boubouleur’… »

« J’entends déjà pleupleuter les piverts…  »

« Ha, ce Vladimir, c’est un vrai Kush… man… »

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L' Eléfantuba pour les Nuls (Vegas sur sarthe)


Si on devait décrire l'éléfantuba par son principal trait de caractère, on dirait qu'il est joueur.
L'éléfantuba est joueur, il joue du proboscis, un appendice tarabiscoté comme celui des papillons et du tapir mais en plus gros et plus long; déroulé, son proboscis mesure plus de cinq mètres. Il est long, long, commence à sa bouche pour s'arrêter au bout d'un moment.
L'éléfantuba est aussi très lourd, si lourd qu'il joue assis.
Il se déplace de concert – on dit aussi de conserve mais c'est plus alimentaire – c'est à dire d'un commun accord, en groupes d'une dizaine d'individus qui vont et viennent du baryton à la contrebasse.
Doué d'une mémoire prodigieuse, l'éléfantuba est capable de barrir par coeur et de tête la “Symphonie fantastique” de Berlioz sans respirer, dont la difficile quatrième partie nommée “Marche au supplice” en raison de la taille imposante du pachyderme.
Les facultés de mimétisme des éléfantubas sont étonnantes, particulièrement leur boléro de Ravel ou leur tutu rose dans “Eine Alpensinfonie” (Une symphonie alpestre) de Richard Strauss.
Parfois presque invisible on retrouve sa trace en Afrique dans le beurre de Karité ou en Asie dans le beurre de Karité importé d'Afrique.  
Ses lignes pures et pleines inspireront plus tard le style Du Barrit, précurseur du style Louis XVI (Croix-Vé-Bâton) qui n'a rien à voir.

Si l'éléfantuba commun barrit, on dit de la race à poils longs qu'elle barète à la manière du chameau ou du rhinocéros.
L'éléfantuba adulte est herbivore alors que le novice se nourrit de canards – exclusivement de bar-barrit – avant de devenir tubiste confirmé.
L'éléfantuba produit des sons par l'avant et du biocarburant par l'arrière – cocktail de végétaux putréfiés, enzymes et micro-organismes appelé bouses –  mais on s'éloigne largement du sujet.
On dit qu'autrefois l'éléfantuba jouait de la harpe mais comme lui les légendes ont la peau dure; c'est pourquoi on qualifie l'éléfantuba de dur-à-cuivre.
L'éléfantuba blanc a un physique imposant et transpire beaucoup; surnommé le maestro de l'amour son registre plutôt rhythm & blues et soul fait dire de lui qu'il barrit white.

A contrario la race allemande plus svelte possède un tuba wagnérien, le mâle est accordé en Si bémol et la femelle en Fa; on dit alors qu'ils ne sont pas sur la même longueur d'onde.
L'éléfantuba noctambule possède une sourdine de la marque Yamaha reliée à un casque géant qui couvre les deux oreilles et lui permet de barrir la nuit en toute discrétion dans le respect de l'article L.571 du code de l'environnement de la savane et de la jungle.
Le proboscis de l'éléfantuba est très recherché par le braconnier qui multiplie les stratagèmes: fosse d'orchestre, jeu du éléfantuba-y-es-tu, jeu du j'ai-du-bon-tuba-dans-ma-tubatière, etcetera.


Nota: On ne doit pas le confondre avec l'éléphant de mer ou éléfantubademer dont le tuba est en caoutchouc pour la plongée en apnée et que nous étudierons prochainement.

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La zoosique (Marco Québec)


Les carpes
À la harpe
Les léopards
À la guitare
Les hirondelles
Au violoncelle
Les grands hérons
Au violon
Voilà pour les cordes
Qu’elles s’accordent
 

Les ouaouarons
Au basson
Les rhinos
Au saxo
Les vers à soie
Au hautbois
Les chevaux
Au piccolo
Voilà pour les bois
Que s’amusent vos doigts
 

Les belettes
À la trompette
Les lamas
Au tuba
Les lionnes
Au trombone
Les castors
Au cor
Voilà pour les cuivres
Vous avez intérêt à suivre
Les gazelles
À la crécelle
Les araignées
Au djembé
Les cacatoès
À la grosse caisse
Les bécasses
Aux maracas
Voilà pour les percussions
Je veux votre attention
 

Et nous, de quoi jouerons-nous ?
Dirent les zèbres
Avez-vous une idée ?
Demanda le chef d’orchestre
Nous sommes zébrés
Tout comme le clavier
Si on jouait du piano
Ça compléterait le numéro
 

Ce qu’ils ont joué
Vous vous en doutez
Un carnaval des animaux
Des plus rigolos

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Ca n'existe pas (Laura)

Un éléphant qui joue du tuba
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
 
Un éléphant ça trompe énormément
Mais ça ne joue pas d'un instrument.
Même si je t'emmène au cimetière des éléphants
Tu verras qu'on ne le voit qu'en chantant comme un enfant.
 
Un éléphant qui joue du tuba
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
 
Le ridicule ne tue pas, mais les pattes d'éléphant
C'est proche du mauvais goût, franchement.
On peut avancer l'excuse de produits  dopants
Qui font voir des éléphants rose en collant.
 
Un éléphant qui joue du tuba
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
 
Je crois avoir une mémoire d'éléphant
Mais je me souviens pas un instant
D'avoir vu danser un éléphant
Dans un magasin de porcelaine au printemps.
 
Un éléphant qui joue du tuba
Ca n'existe pas, ça n'existe pas.
 

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Participation de Venise

La jungle bourdonnait depuis deux jours. Des gosses allaient venaient , les yeux lumineux et les oreilles grandes ouvertes.

Ils grimpaient au sommet des plus grands baobabs pour accrocher des décorations insolites pendant que d’autres dans des courses frénétiques criaient : les voilà ils arrivent .
Les femmes s’activaient en riant, et les hommes habituellement distants et froids se mêlaient volontiers à cette ambiance festive .

Puis tous devinrent silencieux , bouche bée à suivre des yeux l’immense cortège des animaux .
Les éléphants  d’abord avec leur trombone d’or allumant la voute céleste .C’était donc cela le fameux  orchestre du rift. Les sons  crépitaient hauts et clairs alors que les girafes dans leur somptueuses  vestes en pie franchissaient la rivière au son de leur flute .
Le village avait glissé hors du monde emporté par le velours profond des voix des singes qui entonnaient un chant miraculeux . Nul bruit ne venait de la nuit ,sinon les grands accordéons des lionnes alanguies dans la dune .

Comment des bêtes aussi sauvages étaient elles  aussi  musiciennes au point d’emporter les hommes dans ce navire troublant .

Mystérieusement reliée aux secrets de l’Afrique , la faune sauvage , comme une arche musicale avançait dans le rift.

La tête lourde les rhinocéros  prenaient appui sur des claviers et balançaient le haut  du corps , ils réussirent à lever leur lourdes paupières  pour faire un  signe aux zèbres de garder le rythme .

Un jeune homme maigre aussi maigre qu’un clou criait  sur la piste :les chasseurs , les chasseurs arrivent ,,,fuyez.

Derrière les hautes herbes sèches  prés d’arbres faméliques une trainée de poussières annonçait  la chasse des blancs .

Les animaux échangèrent un regard consternés avant que le Viel éléphant prenne une balle en plein front .

On entendit crier un blanc :« ces foutues  bestioles sévanouissent à la vitesse du vent « 

Les antilopes furent les premières à riposter .Puis les zèbres , les autruches à  coups de sabots  attaquèrent le convoi de jeeps.
Les léopards ont fini par avoir le dessus et le dernier chasseur à genoux implorait  qu’on l’épargne .
Une  corne aigue comme un sabre avait traversé la peau du blanc et un long filet de sang s’écoulait de sa peau blanche .

« Alors comme ça nous bêtes sauvages sommes inutiles « demanda l’ oryx au chasseur blanc .

Vous navez quune obsession en finir avec le monde sauvage et sa musicalité .

‘On tépargne à condition que tu intègres  à vie lorchestre du rift.

Le blanc était un homme pratique , pas excentrique pour un sous !!il se saisit des deux disques d’or’ en forme de timbale que lui donna  un buffle et depuis on peut voir et entendre l’orchestre du rift  traverser l’Afrique et un homme hurlant à plein poumon la beauté de ce monde sauvage .

Un jour l’orchestre du rift eu une visite  d’un imprésario.

Le temps qu’il s’approche de l’orchestre le léopard était sur lui .Déjà l’impresario courait vers la Ford mais le fauve le saisit par la gorge de toutes ses forces  pendant un temps interminable.

C’est le chasseur blanc qui intervint avec ses cymbales d’or .

L’impresario épouvanté saisit le bras du chasseur , le malheureux était encore sous le choc.

« Il ny a que la menace que vous comprenez « dit le léopard .

Nous sommes libres et nous le resterons .

Depuis dans la faune sauvages on entend la nuit le grand orchestre du rift faire trembler l’Afrique . La dernière vision que j’emporte de l’Afrique c’est cet orchestre  composé de géants chantant des mélopées lancinantes, d’un point d’eau à un autre .

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Participation de Fairywen

Un éléphant, ça trompe énormément

 

Un éléphant

Ça trompe énormément

Dit-on

Dans un dicton.

 

Mais pourquoi dit-on

Qu’un éléphant

Ça trompe énormément ?

 

Parce que voyez-vous,

C’est vrai, mais fou…

 

Un éléphant,

Ça trompe énormément…

 

Entendez-vous la musique

Dans la p’tite boutique

De porcelaines cubiques ?

C’est l’éléphant

Qui joue d’un instrument

Car il a remplacé

Son nez

Par un saxophone à vent !

 

Voyez-vous ?

Entendez-vous ?

Pas du tout ?

C’est fou…

 

Vraiment,

Un éléphant,

Ça trompe énormément…

 

Défi 391 du samedi 20 février 2016

 

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20 février 2016

Défi #391

Laissez-vous inspirer

par ce tableau du peintre surréaliste

Vladimir KUSH

 

Les éléphants par Vladimir KUSH

 

 

Nous attendons

vos trouvailles ani-musicales

à samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

 

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Dunes (par joye)

La nuit dernière, j’ai rêvé de ma mère. Cela ne m’arrive pas souvent. Parfois, je l’entends prononcer mon nom juste avant de m’endormir, mais je ne la revois que rarement dans mes rêves.

Tout de même, cette nuit, je l’ai revue. Elle portait sa vieille blouse délavée par le soleil et son short denim qu’elle mettait pour aller traire les vaches dans la chaleur estivale quand j’étais enfant.

J’ai remarqué ses vieux tennis sales et troués, j’ai vu encore son petit orteil qui y jouait cache-cache, et puis Maman m’a dit qu’elle avait mal aux pieds, qu’il y avait quelque chose là-dedans qui l’embêtait.

- Assieds-toi, je te les ôterai, lui ai-je dit, et Maman s’est donc assise sur mon lit.

J’ai beau la regarder, je n’ai pas pu voir son visage, mais c’est souvent comme ça dans les rêves, je sais.

Et pourtant, j’ai entendu sa voix et j’avoue que cela m’a rendu très heureuse.

Je m’occupais donc à lui délacer ses chaussures et puis les enlever. Eh oui, elles étaient remplies de sable.

- Maman, où tu as été ? ai-je dit, surprise. Dans le désert ?

- Non, bien sûr que non, répondit-elle. Je marchais aux bords du fleuve Little Cedar.

- Oui ? Et que faisais-tu là ?   De la pêche ? Tu cherchais des agates ?  Est-ce que tu y étais avec Papa ? Je m’attendais à ce qu’elle me tende ses mains remplies de ces pierres rayées.

Mais Maman ne m’a pas répondu, et quand je regardais bien mon lit où elle s’était assise, il n’y avait personne. D’un coup, je me suis réveillée.

Franchement, je n’aime pas quand la tristesse me guette mesquinement au moment du réveil. C’est cruel, parce que je dois alors boire mon café et regarder l’aube glorieuse et insouciante sans pouvoir sourire. Pire, je n’aime pas traîner quand je suis de mauvaise humeur.

J’ai alors pris mon balai pour aller nettoyer le foyer, et là, j’ai pu éclater– enfin – de rire en voyant tout un tas de grains de sable sur le plancher devant ma porte.

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