Attends, je creuse... (Walrus)

Si je comprends bien ce que raconte la littérature spécialisée, ces personnages qui hantent nos nuits proviendraient de nous-mêmes. Ils surgiraient de l'un ou l'autre niveau de notre psyché, mais les experts se disputent : inconscient, subconscient, ça, surmoi, c'est pas très clair. On aimerait parfois que ces niveaux soient clairement définis, un peu comme les orbitales électroniques des atomes et encore... même là, il peut se produire des hybridations !

Bref, en gros, cet assassin qui surgit dans vos rêves... c'est vous !

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Mais d'où viennent ces personnages qui hantent nos rêves ? (par joye)

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 Lui, il vient de Belgique.

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Elle, elle vient de France.

 

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Djali et le chou blanc (Vegas sur sarthe)


J'aime bien parler avec Djali... enfin quand je dis parler, c'est plutôt un monologue car elle n'est pas diserte.
Elle s'exprime en tapant du sabot contre le bois de mon lit ce qui n'est pas très pratique mais aussi par des bêlements, des plus légers aux plus profonds selon la tournure que je donne à mon rêve...
On dit que les personnages des rêves sont idiots et ne sont faits que pour être maltraités  mais je crois que Djali est intelligente et qu'elle éprouve quelque sentiment à mon égard même si j'ai parfois envie de la tuer.
Je sais que je le ferai un jour - même si j'ai horreur du ragoût de mouton et des caprins en général - c'est pourquoi je ne fais que des rêves lucides, ceux qui me permettent de garder la maîtrise des évènements.
Les rares fois où elle me parle, je m'empresse de me réveiller pour noter ses paroles mais le rêve s'interrompt, forcément, et je fais chou blanc à chaque fois...
Je l'avais trouvée au détour d'un rêve cauchemardesque, l'oeil triste, le sabot terreux et le poil souillé de sang sêché; un morceau de corde usée pendait encore à son maigre cou.
A force de questionnement j'ai pu reconstituer son histoire et celle de sa défunte maîtresse, une rom dénommée Emeraude, Esméralda ou quelque chose comme ça, une danseuse d'origine douteuse maquée à un certain Ismaël Omar Phœbus.
Quant au chou blanc il est là aussi dans le rêve, un gros chou hollandais d'où sort un garçon chaque nuit mais jamais de fille.
On dit que les filles sortent des roses mais il n'y a jamais de roses dans mes rêves.
Des sabots d'or de Djali et des ses cornes d'or il ne reste rien qu'une odeur tenace au petit matin et tout plein de petites crottes noires et rondes que je conserve sur le tas de fumier du jardin.
Il parait que les crottes de chèvre bouillies dans du vinaigre soignent les morsures de serpent, alors je les garde précieusement au cas où un serpent venimeux s'inviterait dans mon rêve...
Pour mon prochain rêve - entre Noël et l'Epiphanie -  Djali a insisté pour m'emmener à la Fête des Fous, une fête bizarre, bruyante et déjantée où les maîtres deviennent domestiques et vice-versa.
C'est le vice-versa qui me gêne... ça sent le cauchemar.
Depuis le temps que je balance entre la chèvre et le chou je crois que le moment est venu de tuer Djali, quitte à tuer le rêve qui va avec.

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Les rêves par bongopinot

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Mais d'où viennent ces personnages

Ces esprits qui hantent nos rêves

Ils arrivent du plus profond des âges

D'un pays de nuit au cœur de guimauve.

 

Et sortent de notre imaginaire

Lorsque nos paupières se ferment

Fouillant au fond de notre mémoire

Nous découvrons la clé si précieuse

 

Nous permettant de revoir les personnes

Qui nous manquent dans l'existence

Pendant ces quelques heures l'on frisonne

Et l'on retrouve les images de l'enfance

 

L'on s’envole vers de belles intrigues

Avec des génies des bandits épieurs

Des héros qui nous subjuguent

Pour un temps oubliant nos peurs

 

Pour un voyage au bout de nos songes

Qui nous attire et nous charme

Une fenêtre ouverte sur des mirages

Où le possible et la fiction gentiment flirtent

 

Ces personnages qui hantent nos rêves

S’alimentent de nos vies de nos lectures

Attendant que le marchand de sable se lève 

Pour nous retrouver dans de nouvelles aventures

 

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De quoi sont faits mes rêves? (Marco Québec)

 

Il y a les rêves où il ne se passe rien
Sinon les gestes du quotidien
Tout à fait banal
D’une personne à peu près normale

Il y a les rêves récurrents
Où il fait mauvais temps
Reviennent les passages difficiles
D’un personnage malhabile
Les blessures de l’enfance
Qui sortent de leur silence
Et les trop vieux conflits
Qui ne seront jamais finis
Ma vie qui règle ses comptes
Avec un père qui me fait honte
Ou bien je fais la guerre
À mes jeunes tortionnaires

Il y a les rêves des fantasmes inassouvis
Qui habitent certaines nuits
Film court-circuité
Par le corps et sa mauvaise idée
De quitter le sommeil
À un moment pareil

Il y a les rêves obsédants
Qui se pointent de temps en temps
La course effrénée
Où je ne fais que tomber
La chute dans le vide
Qui me laisse livide

Il y a les rêves qui ont la propriété
De tout mélanger
Les morts et les vivants
Le passé, le présent
Le public, le privé
Dans des situations insensées

 

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Participation de Venise

C'est en ramassant des branches de delphinium séchées, éparpillées, sur le canapé, que j’entrevis derrière la porte du congélateur ouvert une grenouille assise sur ma glace à la banane.

En vain j'ai cherché des signes qui auraient pu m'indiquer qu'elle n'était là que de passage !! mais l'intruse sauta sur mon jeu de tarot étalé sur la table basse du salon.

Rapidement je repris ma respiration quand la grenouille me dit:

« tu devrais creuser une mare » je fus très agacée et répondis aussi sèchement non!! c'est alors qu'un indien défoncé me fit signe d'enjamber la vespa restée dans le jardin .

je lui demande s'il a un lien de parenté avec l'amphibien qui continuait à jouer au tarot.

«La carte du fou j'ai la carte du fou » criait la grenouille à tue tête .

l'indien m'expliqua que cet amphibien c'est les paupières de l'aube ! je réponds que j'ai besoin d'aller au petit coin et que ça me laissera le temps de sortir mon esprit de la boue ;

 

la grenouille rajoute fais gaffe à l'amérindien !! je plonge ma main dans mon sac à main pour en retirer une bonne dose de gaz lacrymogène dans la tête du vagabond.

 

je fonce sur la porte de la salle de bain et l'ouvre violemment.

Pardonnez cette présentation primitive me dit Fred Astaire qui arbore un sourire malicieux, une plante verte dans les mains.

 

c'est peut être la dernière chose dont je me souviens Monsieur le commissaire

« Mademoiselle vous devez bien vous douter que j'ai du mal à vous prendre au sérieux » dit il en retenant un fou rire .

« Ma petite dame je ne sais pas ce que vous fabriquez , mais je ne vous veux plus sur mon chemin »

A cet instant ,la porte s'ouvre et un singe boudeur s'installe prés de lui , j'ai failli me faire une hernie pour retenir mon toussotement ; Le macaque tenait dans ses doigts des bâtons de glace à la banane .de l'autre main il tirait sur une cigarette qu'il avait lui même roulée.

j'ai signé ma déposition et j'ai filé comme si j'avais une guêpe dans mon short;

 

Assise sur mon canapé la télécommande à la main mon attention fut arrêtée par le nom de la conférence

où sont donc passées les grenouilles ?

 

il faut bien avouer que je ne m'étais pas aperçue de la disparation des grenouilles , mais de toute évidence un tas de gens s'en inquiétaient, alors que j'avais démembré peut être la dernière dans mon congélateur avant qu'elle me tire les tarots.

 

 

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L’Ancien des Nuits (EnlumériA)

 

La scène était récurrente. L’homme se tenait toujours assis, les jambes légèrement écartées, les pieds bien à plat sur le sol. Ses mains aussi étaient posées sur ses cuisses. Des mains de cogneur, épaisses et courtes. C’était un homme corpulent, brun légèrement dégarni. Une grosse moustache couvrait presque sa bouche inexpressive. Son visage bouffi affichait l’impassibilité de celui qui attend avec patience, de celui qui sait que, de toute façon, son attente prendra fin ; d’une manière ou d’une autre. Son regard ne regardait plus rien ou alors quelque chose de si lointain, de si inconcevable, que c’eût été stupide de s’y intéresser.

Il attendait là, hiératique, le plus souvent vêtu seulement d’un pyjama. À vrai dire, il ne semblait même pas s’intéresser à moi. Comme si ma présence n’avait aucune importance.

Il n’en était pas de même pour moi. Une sourde inquiétude m’habitait. Je sentais un lointain souvenir s’éveiller lentement, encore engourdi par une éternité d’oubli.

Et puis, je réalisais qui était cet homme. Je me rappelais soudain les années de souffrances, de violence et d’humiliation. Revenaient brutalement l’ivrognerie et la haine de celui dont j’avais souhaité la mort un millier de fois. Celui que j’avais imaginé tuer à coups de marteau dans l’obscurité de la cave à l’âge de quatorze ans. Cette brute qui attendait je ne sais quoi.

J’ai fait ce rêve pendant quelques années. Peu à peu, ma rage s’est changée en colère puis en rancune. Jusqu’au jour, où je me suis rendu compte que je ne ressentais plus qu’un grand calme. Et le rêve a cessé. Ce type était mort depuis des années, à quoi bon alimenter la rancœur. Certains appellent ça la résilience.

À la fin, j’ai compris. Ce type n’apparaissait plus dans mes rêves depuis que je l’avais pardonné et probablement libéré de son enfer personnel.

Cet homme assis, qui attendait mon pardon avec une infinie patience, c’était mon père.

 

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Participation de Fairywen

Rêve ou réalité ?

 

Elle sourit en prenant le diadème, qu’elle posa sur la masse luxuriante de ses cheveux.

— Merci d’être venu.

— Tout le plaisir est pour moi. Je…

Les mots que s’apprêtait à prononcer Chad s’étranglèrent dans sa gorge lorsqu’il vit le chat. Enfin, le chat… Le petit félin avait grandi, et à sa place se tenait une panthère au noir pelage et aux yeux d’or.

— Je sais. Je me suis endormi, je suis dans le monde des rêves et mon subconscient invente des chats qui deviennent des panthères… murmura-t-il.

— Tu sais bien que non.

Chad ne répondit pas. Ses yeux erraient autour de lui, détaillant un décor qu’il trouvait étrangement familier. Il finit par regarder à nouveau la jeune femme.

— Alors pourquoi ai-je l’impression de me retrouver en terrain familier ?

— Le cartouche t’a envoyé des images de mon monde.

— Alors tous ces rêves que j’ai faits lorsque je me suis endormi, en début d’après-midi…

—… n’étaient pas vraiment des rêves.

— Et donc la porte au bout du souterrain…

—… est celle derrière laquelle est enfermé mon frère.

— Comment allons-nous y entrer ? Dans mon… rêve, il était plutôt bien défendu, ce souterrain.

— Il faudra se battre. Cela t’effraie ?

— Non !

Un éclair amusé pétilla dans les prunelles de Taanit devant la visible indignation manifestée par Chad.

— On y va, alors ?

— On y va.

Chad prit la main que lui tendait la princesse et à nouveau son environnement disparut…

Rêve ou réalité ?

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19 décembre 2015

Défi #382

Mais d'où viennent ces personnages

qui hantent nos rêves ?

Rêve

Vos réponses seront les bienvenues à

samedidefi@gmail.com

A tout bientôt ! 

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