14 novembre 2015

Le métro parisien pour les Nuls. Aujourd'hui : la station Réaumur-Sébastopol (Vegas sur sarthe)


Cette station a toujours suscité une polémique: Qui de Réaumur ou de Sébastopol fit débaptiser la station qui s'appelait à l'origine Rue Saint Denis.
C'était quand même plus simple avant car l'usager savait parfaitement pourquoi il descendait là et les “traditionnelles” en fourreau panthère qui lui disaient “Tu montes?” le savaient aussi.

Si vous y descendez, c'est forcément pour en sortir et voici quelques conseils:

Pour sortir côté Sébastopol il suffit de se diriger à l'oreille sur cet air d'autrefois mais bien connu diffusé dans les haut-parleurs, “Mon Sébasto” chanté par Léo Ferré dans les années 60 et aux paroles intello-cérébrales:
Quand l' flic est en vue...
C' qu'on fait avec ell's, y faut le fair' vite
Et pas s' attarder mêm' si ça vous plaît
Moi ça m'est égal, je n'ai plus qu'un rite
C'est le cornet d' frites
Et le Beaujolais

Plus sérieusement Sébastopol est l'anagramme de Lopotsabès qui ne signifie rien et n'a ni synonyme ni antonyme.
Finalement rattachée à la Russie par une ficelle appelée référendum, cette ville est assez célèbre pour porter à la fois le nom d'une station de métro parisien et le nom d'un boulevard.
Universellement connu pour son confort, le siège de Sébastopol inspira au général Mac Mahon la fameuse citation “J'y suis, j'y reste”.
Cette citation deviendra la devise du 3è régiment de zouaves (descendre à Alma, ligne 9).
Ne pas confondre avec la citation du père Lachaise “Repose en paix” située 5 stations plus loin.

C'est une chance que les deux voies qui se croisent aux sorties de la station s'appellent rue Réaumur et boulevard Sébastopol car on a échappé entre autres à l'appellation Deux Boules-Brisemiche.

Pour sortir côté Réaumur il suffit de suivre les panneaux indicateurs “René-Antoine Ferchault de Réaumur (1683-1757)” qu'on a simplifié en Réaumur.
Contrairement à Sébastopol, Réaumur n'a donné lieu à aucune citation qui mérite l'attention sinon “C'est à la Réaumur qu'on reconnait le maçon”.
Une plaque commémorative rappelle que René-Antoine inventa le thermomètre et l'échelle qui porte son nom, échelle dont on trouve une réplique réservée au personnel d'entretien et interdite aux usagers sous peine d'amende.
De même il est interdit de consommer l'alcool contenu dans le thermomètre géant illustrant l'invention de ce génie qui est le seul à ce jour à avoir fait bouillir de l'eau à 80°.

Dans le long couloir qui mène à la sortie Réaumur, on trouve des raies aux murs et au plafond, des motifs psychédéliques qui brouillent la vue et peuvent donnent envie de gerber.
On est prié d'utiliser les sacs en papier recyclable prévus à cet effet.
Afin de différencier l'entrée de la sortie, puisque toutes deux empruntent le même couloir, un ingénieux système de raies noires sur fond blanc dans un sens et de raies blanches sur fond noir dans l'autre sens renseignent l'usager désorienté.
Beaucoup ignorent qu'en courant à la vitesse d'un cheval au galop - à l'instar d'un promeneur piégé dans la baie du Mont-Saint-Michel - les murs apparaissent uniformément gris et donnent alors l'illusion d'entrer par la sortie et vice-versa.
Notons qu'il n'existe pas de station Mont-Saint-Michel afin d'éviter tout amalgame à marée montante c'est à dire aux heures de pointe.

A suivre une prochaine fois : saint Lazare porte maillot  (y'a pas de honte)

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Les couloirs (Marco Québec)

 

Couloir de l’école
Que la jeune enfant
Arpente à pas lents
Avance en pleurant
Ne trouve plus la classe
De madame Lacasse
Croyez pas qu’elle rigole
L’enfant de cinq ans

Couloir du nageur
Celui du sprinter
Ou du patineur
Qui ont mis des heures
Pour être les meilleurs

Couloir d’hôpital
Où défile, alité
Un accidenté
Le choc trop brutal
Lui sera fatal

Couloir à contresens
Bienvenue dans la danse
Couloir de circulation
Pour les avions
Couloir aérien
Qui t’emmène au loin

Intrigues de couloirs
Des hommes politiques
La soif du pouvoir
Est si magnétique
Les bruits des couloirs
Alimentent la rumeur
Démissionnera ce soir
C’est une question d’heures

Dans certains pays
Faire le couloir
C’est chercher appui
Dans les ministères
Auprès des partis
Avec pour espoir
De gagner du pouvoir
Dans les hautes sphères

Couloir humanitaire
Que l’on tente de faire
Dans un pays en guerre
Pour porter secours
À des êtres humains
Qui n’ont rien fait pour
Connaître ce destin

Couloirs de la mort
Qui existent encore
Dans une société
Dite civilisée

Et toi, et toi
Tu es mon couloir
Quand revient le soir
Je me coule en toi
Qui m’ouvre les bras
Et chante mon âme
Éclate mon cœur
Tu es le sésame
Des jours de bonheur

 

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Participation de Fairywen

Le retour du Chasseur

 

Les hommes étaient nerveux. Personne n’aimait venir dans un camp disciplinaire, même si ce n’était que pour venir y chercher un prisonnier. Une telle visite ne leur rappelait que trop ce qu’ils risquaient en cas de manquement. Et pour couronner le tout, ils ne venaient pas chercher n’importe qui.

 

Ils étaient là pour le Chasseur.

Le meilleur de toutes les unités, celui que personne n’aurait jamais pensé voir dans un endroit pareil.

 

Jusqu’à ce qu’il soit mis sur la piste de l’Ombre, la tueuse à gages, celle qui les ridiculisait tous.

Et qui l’avait ridiculisé lui aussi.

 

Le Chasseur avait craqué, le bar où il était en avait fait les frais, et lui s’était retrouvé devant la commission de discipline. À présent, sa peine purgée, ils étaient chargés de le ramener. Facile en théorie, sauf que…

Qui pouvait savoir de quelle humeur allait être le Chasseur après avoir dû courber l’échine pendant tous ces mois ?

— Le voilà, murmura l’un des hommes.

Il arrivait, en effet, le visage fermé. Ils virent tous qu’il était menotté, ce qui les conduisit à échanger des regards inquiets. On menottait rarement un prisonnier qui allait être libéré…

— Euh… il n’est pas censé être relâché ? s’enquit le chef du détachement.

— C’est la nouvelle procédure, répondit le commandant du camp en jetant un regard peu amène au captif impassible. Menottes jusqu’à ce que le prisonnier soit à bord du vaisseau de retour.

— Nouvelle depuis quand ?

— Depuis qu’il est là ! Je vous souhaite bien du plaisir, les gars !

Sans rien ajouter, l’homme fit demi-tour, abandonnant le petit groupe.

— Très bien, allons-y, se résigna le responsable de la mission. Plus vite on en aura fini, mieux ça vaudra. Ne déconne pas, toi, OK ?

Les derniers mots s’adressaient au Chasseur, qui se contenta de lui adresser un sourire glacial.

— Je sens que le retour va être long, long, vraiment très long… soupira l’homme en prenant la tête du détachement.

Le Chasseur quitta donc le camp sous bonne escorte. Dès qu’il fut à bord, on lui retira les menottes.

— Ne faites pas cette tête-là, je ne vais mordre personne.

La voix du Chasseur fit sursauter tout le monde. Il eut un rire moqueur.

— Je suis un représentant des forces de l’ordre, pas un criminel.

— Désolé de te dire ça, mon vieux, mais tes récents exploits ne plaident pas en ta faveur, et il paraît que tu n’as pas été un détenu modèle.

— Les on-dit…

Le Chasseur eut un rire sardonique.

— Ne vous en faites pas, je n’ai pas l’intention de faire d’esclandre. J’ai un compte à régler. Si ça peut vous rassurer, je resterai dans ma cabine en dehors des repas.

Le Chasseur suivit le commandant le long des coursives du vaisseau, indifférent aux rayures noires et blanches constituant l’étrange décor des parois, puis entra dans les quartiers qui lui avaient été dévolus et referma la porte. Une fois seul, il plongea la main dans sa poche et en sortit un papier froissé d’avoir été lu mille fois.

 

Tu es bientôt libre, Chasseur. Je t’attends avec impatience.

L’Ombre

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Participation de Venise



Vous avez traversé le couloir qui renforce l'extension indéfinie de la vie .

Vous voulez dire que je vais vivre éternellement?

Et  que ma fontaine de jouvence va procréer plus de mille ans!!!!

Mais ça changera rien cria une petite voix à l'autre bout du tunnel
On sera touours aussi cons mais plus longtemps .
Les nullités de notre espece ne méritent  pas l'immortalité .

Moi j'ai jeté mon hinalateur , en pensant que ce couloir avait aussi reglé son compte à mon asthme chronique et à mon exces de glucides.

Au bout du tunnel je suis passée devant un scan , j'étais éclairée comme une ampoule

quequ'un m'a tapé sur l'épaule et m'a demandé de jeté le receuil de nouvelles  de tchekhov que j'a avais glissé dans la poche de mon manteau.
Puis le vigile a rajouté :"ton truc schlingle plus qu'une paire de chausettes humides
J'avais sous les yeux le prix que je devais à l'immortalité
Il était en core temps de rebrousser chemin à travers ce  couloir de la mort .
'ai dévalé la passerelle la main solidement plaquée sur les nouvelles de tchekhov, pendant que des mortels m'adressaiient  des paroles de réconfort;

sans me laisier le temps de somber dans la mélancolie la petite voix me cria

C'est le matin du premier jour de ta vraie vie !!!

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07 novembre 2015

Défi #376

Que vous inspire cette photo ?

Tunnel

Nous accueillerons vos commentaires à

samedidefi@gmail.com

Merci à vous et

à tout bientôt !

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Mythomanie (Joe Krapov)

Je n’aime pas que l’on me dise
Mes quatre vérités. Sans vantardise,
C’est réducteur.


Des vérités, j’en ai des tonnes,
Une par personne.


Faites la somme :
Aux dernières nouvelles nous sommes
Sept milliards de boni-menteurs.

DDS 375100418_137

 Photo prise au carnaval de Nantes le 18 avril 2010

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Habemus tempum (par joye)

La phrase que je ne supporte pas, c'est « Je n'ai pas le temps de [insérer le mot qui va]. »

Tout d'abord, tic toc, personne n'a plus de temps qu'une autre. Tout le monde a 24 heures par jour, pas plus et pas moins. Quand vous dites que vous n'avez pas le temps de faire quelque chose, tic toc, c'est simplement que vous ne voulez pas le faire. Il vaut mieux dire « Je n'ai pas envie de prendre le temps de faire cela », parce que c'est moins mensonger. Tic toc.

Toutefois, j'avoue que, tic toc, cela me fait hurler de rire quand les gens prennent le temps de dire qu'ils n'ont pas le temps. Le temps qu'il faut pour dire cela aurait pu servir à faire quelque chose, n'est-ce pas ? Non, soyons honnêtes, tic toc, et appelons un chat un chat. Prendre le temps de dire « Je n'ai pas le temps » est l'équivalent d'écrire « Je vous aurais envoyé l'argent que je vous dois, mais j'ai déjà scellé cette envelope ! »

Ce week-end, par exemple, tic toc, j'ai des invités, et la semaine prochaine, ce sont les examens du trimestre. J'ai des copies à corriger, et des examens à écrire, tic toc, des notes à calculer et publier, des cours à préparer pour la semaine prochaine, tic toc, des documents à mettre en ligne pour les cours, en addition à ma routine normale - ferme, jardin, maison, famille, amis, et j'en passe. Tic. Toc.  C'est une des raisons pour laquelle que je n'écris un sonnet (et puis d'ailleurs, je suis nulle en sonnets), mais je prends quand même le temps d'écrire cecu et aussi de lire des participations des autres, tic toc, et d'y laisser des commentaires, tic toc, surtout parce que j'ai autant de temps que n'importe qui d'autre.

Pas plus, mais certainement, tic toc, pas moins.

Merci donc d'avoir eu envie de prendre le temps de lire ce que j'ai  pris le temps d'écrire.

Tic toc.

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Peut-être par bongopinot

bo01

 

Petite déjà je les détestais 

Pourquoi deux petits mots 

Que je ne trouvais pas rigolos 

Pouvaient autant m’énerver 

 

Je ne supportais pas il faut l’admettre 

Lorsque je posais une simple question 

M'attendant à ce que l’on me dise oui ou non 

Je récoltais un malheureux peut-être 

 

 

Pourtant un non ou un oui 

C’est trois petites lettres 

Peut importe les unes ou les autres 

Cela m’aurait de suite réjouie 

 

Mais non systématiquement  

J’avais droit à peut-être 

Une certitude ou son contraire 

Ce n’était pas du tout amusant 

 

Aujourd’hui c’est un pareil 

je préfère une réponse franche 

Avec des explications en avalanche 

Qui, tout de suite me réveille 

 

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Participation de JAK

ja01

 

 

Je suis mauvais coucheur, Excusez du peu ! J’ai un défaut majeur je n’accepte pas que l’on dise de moi, elle a l’âge de Mathusalem, c’est une vielle baderne. Vraiment ils  ne manquent pas d’air ces jeunes benêts !

Mais, à tout faire, je ne suis pas la seule à être pointilleuse.

Tenez  ma coiffeuse,  l’Angèle  à  horreur de   friser le ridicule. Pourtant  quand elle m’annonce, sans coup férir, qu’elle travaille sur le fil du rasoir, j’en ai la berlue, les bras m'en tombent,   je ne supporte pas, car à voir le résultat de ses coupes …. Mais   j’y vais  régulièrement, on bavarde, ça me distrait

Mon  charcutier Marcel, un homme de l’art, ne supporte pas d’être à couteau tiré avec son  épouse. Cependant tout le monde sait qu’elle a la jambe légère, si bien que  lorsqu’on demande  à Marcel de prendre le taureau par les cornes, il exècre,   et son  masque  d’homme affable perd la face

Dans mon quartier y a un gars sympa. On le surnomme le Poinçonneur Des Lilas, et bien,  il  abhorre quand ça se bouscule au portillon, et  ainsi il n’a pas peur d’expédier  les voyageurs pressés sur les chapeaux de roues ! Mais  quand un  unijambiste   arrive en grandes pompes,  il répugne    lui faire prendre ses jambes à son cou.

Et le fin du fin,

La goutte d'eau qui fait déborder mon vase,

C’est quand on me susurre  qu’un jour ou l’autre il faut tirer sa révérence, non mais des fois, je n’ai pas envie de jeter l’éponge !  Alors  là,  je péte les plombs !

 

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