16 juillet 2016

Participation de Venise

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10 juillet 2016

Information à nos participants

Depuis cette fin de semaine, il nous est impossible d'ajouter des images aux textes de notre blog. Canalblog les accepte mais à la publication, il n'affiche que le nom de l'image et pas cette dernière.

Nous avons fait part du problème au service technique de Canalblog qui nous a attribué un numéro de dossier.

Il n'est pas impossible qu'étant donné le nombre de nos billets nous ayons atteint une limite d'espace disponible pour un blog sur les serveurs. Nous devrions alors créer un second blog pour faire suite à celui-ci.

Nous vous tenons au courant de la réaction de Canalblog et de la suite des événements.

Amitiés à tous !

Edit du 11 juillet

Il s'agissait d'un problème technique qui a été résolu par les techniciens de Canalblog après le WE, donc pas de nouveau blog pour l'instant

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09 juillet 2016

Défi #411

Deuxième défi photo

de l'été :

Le tambourin

Vos participations sont à envoyer

comme d'habitude à

samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

 

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Nous ont fait leur cirque

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Venise ; JAK ; Vegas sur sarthe ; Pascal ; Laura ;

joye ; bongopinot ; Walrus ; Joe Krapov ;

 

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Qu'est-ce que c'est que ce cirque ? (Joe Krapov)

La radio a toujours eu beaucoup d’importance chez nous. C’est par elle surtout qu’arrivait tout ce flot de chansons qui m’accompagnent encore, qui rythment ma prose sous forme de citations et ma vie sous forme de reprises.

Car je suis commissaire-repriseur !

Toutes les chansons qui vagabondent de par le monde, je les reprends par le colbac, je les mets derrière les barreaux des six cordes de ma guitare et je ne les libère qu’après, quand elles m’ont livré le secret de leur grille d’accords et que j’ai mis leur mélodie dans la cabane de ma caboche.

Vous imaginez du coup ma tristesse quand j’ai appris, l’autre samedi, qu’on avait contraint Monsieur Meyer à arrêter son cirque ?

Depuis des années, nous avions l’habitude d’écouter chaque samedi entre 12 et 13 heures, sur France Inter, « La prochaine fois je vous le chanterai » de Philippe Meyer.

Eh bien exit Monsieur Meyer ! Son émission est supprimée à la rentrée. On l’a remercié, comme on dit maintenant quand on met quelqu’un dehors. 


Ma contribution au Défi du samedi n° 409 m’a cependant donné une idée pour compenser cette perte sèche. Qu’est-ce qui m’interdit de te-me-vous concocter une émission personnelle de « La prochaine fois » ? Rien, excepté le manque de temps : je suis à la veille du départ en vacances.

C’est pourquoi je ne vous livrerai que le programme de celle-ci, consacrée bien entendu à la thématique du cirque dans tous ses états. Pour les textes de liaison, vous êtes libre d’aller les chercher dans les œuvres d’Achille Zavatta, Alex et Francini, Grock, Charlie Chaplin, les Marx brothers, Annie Fratellini, Federico Fellini ou Hector Malot (« Sans famille » !).

Toutefois, si la nostalgie de l’émission, de la chanson ou du cirque vous prend, vous pourrez toujours cliquer sur les liens pour les entendre.

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Voilà, je démonte mon chapiteau et m’en vais faire le clown ailleurs. Bonne écoute et surtout bonnes vacances à vous !

Programmation musicale 

L’hélicon / Boby Lapointe

La complainte du phoque en Alaska / Beaudommage

L’Auguste / Kaloutch (Bernard Dimey)

Bravo pour le clown / Edith Piaf

Le cirque / les Frères Jacques

Cirkus / King Crimson

Lapin ! / Juliette Noureddine

Trotte, trotte, ma jument ! / Guy Piérauld


A deux c'est mieux

Le clown / Gianni Esposito

Le clown / Douchka

 

La chanson hôn et La tocade de la semaine réunies !

L'acrobate / Joe Krapov - Bernard Dimey

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À quelque chose malheur est bon (Walrus)

Dans notre caravane, c'est l'Auguste qui ouvrait la marche au volant d'un bus aussi britannique qu'antique, repeint aux couleurs du cirque.

Il prétendait avoir le chic pour trouver des raccourcis.

Nous, on pensait surtout que c'était pour éviter les contrôles, vu ce qu'il se jetait volontiers derrière la cravate (enfin, le nœud pap', on n'est pas Auguste pour rien). Mais comme c'était lui le patron, on fermait nos gueules et on suivait le mouvement.

On s'est quand même bien marrés le jour où ce clown a foncé sous un pont sans se soucier de la hauteur indiquée par les panneaux de signalisation (faut dire qu'ils étaient passablement rouillés et lui passablement imbibé).

Le choc a été impérial, c'est le cas de le dire ! Pour le dégager, on a dû démonter tout l'étage et disquer les montants. Mais on a bien dû admettre que pour un raccourci, c'était un raccourci !

C'est pas plus mal ainsi qu'y dit l'auguste clown : maintenant on peut faire prendre l'air à l'éléphant et la girafe.

 

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Ça va être le cirque à Ar Santé et aux Fontaines par bongopinot

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Deux semaines circassiennes à Lannion
Un chapiteau en plein cœur d’un quartier
Pendant quinze jours joie et émotion
Et pour finir une déambulation et la grande traversée

Attention, attention, petits, grands et Ados
Le cirque à Léon sous son chapiteau
Proposera des ateliers de cirque aux habitants.
Jonglage, équilibre, fil, trapèze et cerceaux

Et la compagnie Basinga avec Yan et Tatiana-Mosio.
Vous pourrez essayer de marcher sur un fil tendu
Venez vous surpasser seul, à deux ou en trio
Et qui sait vous deviendrez peut-être mordu

Et la marche démarre à pied en échasses ou monocycle
Et un câble est tendu entre deux tours des Fontaines
La funambule va s’élancer pour la fin du spectacle
Les cavaletti sont en place, les chanteurs se déchaînent

De merveilleux moments pour tisser des liens magiques
Pour mettre en avant toute l’équipe qui agit dans l’ombre
Les techniciens, les musiciens et bien sûr le public
Sans qui rien ne serai possible et qui est venu en nombre

Elle glisse sur son fil pas à pas tranquillement
Devant ces habitants côtoyés pendant quinze jours
C’est pour eux et pour ces instants de partage si charmants
Qu’elle est là et, à son arrivée, elle les applaudit en retour


 

A VOIR SI VOUS AVEZ deux trois MINUTES

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Quel cirque ! (par joye)

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Le cirque (Laura)

Une représentation des bohémiens qui en rejoint  ou en précède d’autres :
Franz Hals et le sourire de sa « bohémienne,»
 Tony Gatlif vantant sa « liberté » dans la Loire.
Les Grüss  incarnant la noblesse du cirque.
Dans un camp de gitans, sur un air de jazz manouche.
La « tribu prophétique aux prunelles ardentes » chère à Baudelaire.
 Toulouse-Lautrec fait tourner dans son « manège »
Une « clownesse » au salut et une « écuyère à cru.»
C’étaient ses nuits fatalement syphilitiques.
Ils   peuplent l'imaginaire des arts et des lettres depuis des siècles.
L’Esméralda  du grand Hugo sur le parvis de Notre-Dame.
Des 1915, des camps de concentration pour Tziganes.
Picasso peignant des « saltimbanques » pathétiques.
Picasso-Carmen, Sol y Sombra, amour tragique.
Il se peignait avec un nez rouge, acrobate du risque.
André Dassary, chantant «Les yeux noirs » sur un air tzigane.
Georges Moustaki s’identifiant à sa guitare, « jolie fille d’Espagne . »
Cervantès et la gitanilla de ses « Nouvelles exemplaires. »
George Borrow et les Gypsies, « maître des mots » et des rêves.
Frantz Listz célébrant les bohémiens et leur musique,
Notamment les chanteuses tziganes à Moscou au XIX e siècle
Marc Chagall fait sa « Parade au cirque » en mots et en images.
« Les Bohémiens" d'Alexandre Pouchkine.
Georges de la Tour, Victor Schnetz, François-Joseph Navez  et leurs  diseuses de bonne  aventure :
"Les bohémiens" d'Albert Glatigny (1839-1873) dans "Les vignes folles"
"Salomé" de Guillaume Apollinaire
Arthur Rimbaud et sa « Fantaisie » de Bohême »
Le «Crépuscule" de Guillaume Apollinaire
« Le cirque » enfin de Georges Seurat, divisionniste.

 

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Dick (Pascal)


Le cirque ! Le cirque ! Dans la colonie de vacances, on était tous excités comme des puces, de savoir les quelques roulottes arrivées sur la place du petit village ! Le cirque ! Le cirque ! On ne parlait plus que de ça ! Les jeux de collerettes, les baignades dans la Vernaison, les parties de foot, les veillées aux feux de bois et les longues marches dans la montagne, on s’en fichait !

On nous avait promis une place ! Avec les autres colonies de vacances dans le coin, c’est sûr, il faudrait serrer les coudes à l’entrée ! Moi, j’avais économisé mes carrés de sucre  du petit déjeuner pour les donner en friandises aux animaux du cirque.
Certains, les farceurs, avaient vu des grosses têtes de clowns sur les affiches placardées sur les murs du village ! D’autres, les menteurs, racontaient, à qui voulait l’entendre, les rugissements des lions sauvages, quand ils s’étaient approchés des cages. Les rêveurs allaient enfin admirer leurs plus belles songeries en vrai. Avec notre imagination en effervescence, on sentait même les effluves de la ménagerie jusque dans la cour de la colonie !...

Ils avaient monté leur chapiteau en un tour de main ; les piquets en ferraille plantés, tendant les cordes et soutenant le grand mât, la petite cabine de la billetterie, les ballots de paille entassés, les drapeaux flottant aux quatre coins de l’événement, rendaient l’atmosphère exceptionnelle. Mais où avaient-ils donc déplacé la statue du Poilu ?... Dans cet antre fascinant, on allait en prendre plein les yeux, plein les oreilles, imprimer ces souvenirs et les ranger dans le tiroir des grands moments extraordinaires !...  

Ce n’était pas un grand cirque, un de ceux qu’on voit à la télé, un de ces cirques, avec Roger Lanzac à la manoeuvre, des superbes caravanes stationnées, des stars aux sourires Gibbs et aux bagouzes plein les doigts, des animaux exotiques qu’on ne savait même pas qu’ils existaient, des lumières à éblouir les spectateurs pour l’éternité et des haut-parleurs partout pour encenser des exploits de première mondiale.

Enfin, nous sommes entrés ; nous avons occupé la petite cinquantaine de places que contenait le cirque ; je me souviens de ces planches disjointes qui pinçaient les fesses à chaque fois que l’un de nous bougeait un peu et des sachets de confettis qu’on avait généreusement donnés aux plus petits.
A l’intérieur, les étoiles collées sur les bâches des cieux ne brillaient plus depuis longtemps. Tu parles d’une piste aux étoiles ! L’éclairage ? C’était une simple guirlande d’ampoules brunie de chiures de mouches ! La musique ? Un vulgaire poste de radio qui racontait France Inter en boucle ! A croire que le patron de cette pantomime attendait les résultats du tiercé ! La grande famille du cirque ? Ils étaient quatre ! Le père, la mère, le fils, la fille plus un vieux toutou attendant une hypothétique gamelle !...  

Enfin, est arrivée sur la piste une femme déguisée en trapéziste ; c’était la même dame que la caissière de l’entrée ! Elle a grimpé sur une corde tendue et effectué ses numéros d’acrobatie sans véritable voltige. Presque au-dessus de nos têtes, j’entendais les lanières claquer, les grincements de son perchoir, le souffle court de ses efforts ; je reçus une goutte de sa sueur sur le bras et ce fut le début de la fin de cette représentation fantastique. Quand elle se reposait un instant, en semblant attendre nos acclamations, j’étais content de la savoir à l’abri d’une chute ; quand elle termina son spectacle, j’étais rassuré de la voir encore vivante…  
Le vieux chien de tout à l’heure, habillé en robe froissée et en chapeau ridicule, aboyait aux injonctions de son maître, quand celui-ci lui réclamait les comptes exacts d’une addition facile. Quand l’animal se trompait, ce n’était même pas rigolo ! C’était pathétique ! Comme s’il voulait reprendre sa leçon de dressage, le patron du cirque le frappait sans ménagement avec une sorte de trique souple ! Le pauvre animal couinait à chaque sifflement de fouet ! Tout le monde voulait lui souffler le bon résultat ! Et les coups sur le chien me faisaient mal ! C’était triste comme quand la magie n’existe plus ; c’était accablant comme quand on sait que le père Noël n’est qu’une invention d’adulte. On s’est fait avoir et on s’en veut de cette crédulité d’innocence livrée en pâture aux moqueurs pervers…  

C’est le fils qui a joué le prestidigitateur. Il glissait un foulard bleu dans le creux de sa main et il ressortait vert dans l’autre, il soufflait dans son poing et une myriade d’étincelles jaunâtres s’envolait en l’air comme s’il était le créateur du firmament ; de sa manche, il tirait des cartes et ce n’était pas franchement étonnant. Se voulant hypnotiseur, il regardait fixement son public comme s’il avait fait une prouesse extraordinaire ! Clou de son spectacle, une tourterelle est sortie de son chapeau trop grand quand il nous a salués et quand il a fallu applaudir son exhibition, nous n’avions décelé aucune performance signifiant ses talents d’escamoteur…  

La fille nous a fait son numéro de jonglage avec des quilles dépareillées et en exécutant des sauts même pas périlleux. Pourtant, elle s’appliquait comme si son avenir en dépendait. Elle a lancé quelques balles en l’air, en a perdu quelques-unes, et c’est quand le chien les lui rapportait qu’on a tous applaudi à l’unisson ! Sous ce sinistre chapiteau, on sentait l’âpreté, la difficulté, la faim, la précarité, bien loin de toute féerie récréative…  

Puis vint l’apothéose, le moment burlesque, le relâchement après la tension du spectacle. Sur la piste, c’était le même bonhomme, le tortionnaire du chien, déguisé en mauvais clown ! Il me faisait peur avec ses yeux maquillés de bleu douteux, ses lèvres trop rouges et sa face plus livide que blanche. Il jouait les comiques mais il ressemblait plutôt à un père fouettard, et quand on devait rire, à chacune de ses grimaces forcées de tragédien, je n’arrivais pas à esquisser le moindre rictus approbateur.

A la fin de cette mascarade, on devait applaudir ; par la cacophonie hypocrite et générale, rendre au Spectacle ses lettres de noblesse, pendant que cette équipée pitoyable jouait les révérencieux sur leur minuscule piste. En fait de magie, c’était plutôt une lutte ordinaire pour la survie, dans ce cirque de la dernière chance ; ces pieds nickelés, s’ils avaient fait la manche, ils auraient récolté plus d’argent qu’avec leur piètre prestation. La vraie magie du cirque, elle doit exacerber les sens ; elle doit impressionner, subjuguer, ébahir, émouvoir, interloquer ; celle-ci, palpable dans sa rudesse, pénible dans son effort, désespérée dans sa façon, n’était plus de la magie. Emportés par notre imagination, mais bernés par cette réalité, je peux vous dire qu’on n’applaudissait pas réellement…  

En rang, on s’en retourna sagement jusqu’à la colonie. Il faisait nuit. Les étoiles dans le ciel étaient bien plus nombreuses que celles qui avaient voulu m’éblouir pendant cette représentation. En douce, j’arrivai à quitter l’ordre de notre procession pour aller visiter la fameuse ménagerie du cirque…

Dans une cage, il y avait des poules naines ; si, à la lueur du réverbère, l’écriteau indiquait : « Oiseaus rare de Papagonie », c’était seulement pour les œufs qu’elles étaient encore du voyage. Dans celle-ci, il y avait trois chèvres qu’on avait pompeusement nommées : « Chamoix de la Cornière des Angles » et dans celle-là, il y avait un singe : « Attèle d’Ammérique » mais comme il ne bougeait jamais, j’ai pensé qu’il était sans doute empaillé…  

Un peu à l’écart, il restait une cage et je pouvais lire sur la pancarte : « Dick, lion sauvage d’Affrique. Ne pas approché, ne pas dérangé l’animal. La direction décline toute responsabilitée ». Dans la pénombre, j’ai bien reconnu le vieux chien ; maladroitement grimé, sous une fausse crinière de lion, il semblait dormir. Je l’ai appelé doucement. « Dick ?... » Il remuait la queue… « Tu veux un sucre… « Ouah !... »  « Deux ?... » « Ouah ! Ouah !... » « Il m’en restera encore trois, rien que pour toi… » « Ouah ! Ouah, Ouah !... » Il me léchait la main ; je lui donnai tous mes sucres et je lui soufflai : « Demain, je viendrai te délivrer parce que, maintenant, il faut que je rentre vite pour être devant mon lit à l’appel du dortoir ; je viendrai à six heures… « Ouah, ouah, ouah, ouah, ouah, ouah !... »  

Le clocher racontait l’aube et ses six heures, quand je retrouvai la place du village. Le cirque avait disparu ; le patron était peut-être parti toucher son tiercé… Ici et là, il ne restait, voletant, que des brindilles de paille, les trous des piquets en ferraille et des confettis éparpillés, témoins de nos batailles. Revenu, le Poilu vert-de-gris semblait courir sur son piédestal pour rattraper un illusoire temps perdu. Dans mon mouchoir, qui n’était pas en couleur de prestidigitation, j’essuyai mes larmes de petit garçon…  

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