12 août 2017

Autant en emporte le plat : Épisode Georges V (joye)

L’histoire jusqu’ici :  http://samedidefi.canalblog.com/archives/joye/index.html

Quand Hammour, roi musclé et masculin des gitans, se réveilla, il entendit les pépiements des oiseaux de la forêt magique.

- Garceline ! essaya-t-il de crier, mais il n’entendit pas le basso profundo normal de de sa propre voix. Les pépiements devinrent plus forts.

Il tendit sa main, mais ne vit devant ses yeux encore un peu troublés que des ailes.

Incrédule, il essaya de se lever, et d’un coup, se trouva sur une chaise, à côté de trois autres oiseaux.

Eh oui, cher lecteur, vous aurez deviné --- un méchant sorcier, un peu fatigué de leur histoire, avait pris sur lui de transformer les personnages de leur petit drame en oiseau ! Et, leur créatrice, en grand besoin de vacances ou peut-être de changement, ou encore, plus de deux commentaires, avait pris sur elle de transformer l’histoire en roman-photo, au moins pour cette semaine…

 

portrait de famille~ À suivre ~

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L'heure bleue (Thérèse)

 

Posé sur la croix d'une tombe, un passereau s'ébouriffait.

C'était à l'heure bleue, cet espace entre jour et nuit.

Le soleil hésitait : tantôt il pâlissait sur la ligne d'horizon,

tantôt il reprenait vigueur, brillant de tous ses rayons.

Le ciel, doucement, s'assombrissait à travers des nuances

de bleus et de gris savamment orchestrés

qu'un peintre fou avait badigeonnés

à grands coups de pinceaux.

De blancs nuages échevelés,

dans l'azur, s'effilochaient.

Des piaillements résonnaient alentour,

des trilles se répondaient en échos,

des moineaux espiègles se pourchassaient

dans une ultime poursuite.

La terre exhalait des parfums d'herbe et d'humus.

Le temps était suspendu, l'air semblait immobile.

Il faisait bon entre ciel et terre.

C'était l'heure bleue où tout se pose,

où tout repose.

 

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Contemplation (Val)

 

Il fait beau. Nous sommes à la fin du printemps. Le salon de jardin est ressorti. 

C'est agréable, ce soleil qui caresse la peau sans la brûler.

Il est là. Comme chaque année. Son éternel chapeau protège son crâne nu des premiers rayons du soleil , qui, il le sait, peuvent être méchants. 

Sa montre brille plus que d'habitude. C'est bientôt l'été. 

C'est l'heure du thé. Le premier thé dehors de la saison. Il y en aura des dizaines d'autres. 

Elle est là, elle aussi. Cachée, discrète, effacée. À quoi pense-t-elle? Qu'a-t-elle dans les yeux, que ses lunettes s'efforcent de dissimuler? 

Ils sont là tous les deux, immuablement, d'année en année. Ce même jardin, ce même mobilier, ces mêmes grands arbres dans l'allée. 

Et jamais ils ne se sentent observés.

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Participation de Sarah

 

Que vois-je là, quatre beaux oiseaux ?

Fâcheuse erreur, terrible oubli,

Nous n'avons point de bisous oiseaux

Dans toute notre panoplie !

 

Nous n'avons pourtant pas occulté les animaux volants.

Nous aimons les bisous papillons et les bisous éléphants

Comment ça les éléphants n'ont pas d'ailes ?

Dumbo c'est pas un éléphant alors ? c'est p't-être une hirondelle ?

 

Bien sûr nous avons nos bisous lapins,

Et nos ronrons de chats pour les câlins,

Un bisou tigre de temps en temps,

Juste de quoi se faire les dents.

 

Le bisou bouc défie un peu,

La tête haute, yeux dans les yeux,

Pour le bisou crabe, bien moins de tourments,

On pince où l'on veut et comme on l'entend !

 

Mais si c'est un bisou serpent,

C'est la colère qui vous attend,

Enfin, quoiqu'il y a bien pire

Les bisous chiens sont interdits dans notre empire.

 

Pour éviter d'être trop bestial

Un bisous esquimau en douceur,

Un bisou dentelle pour votre bon coeur,

Et un bisou Princier pour le final.

 

Et puis il y a le clan peu ragoutant

Du bisous limace, pour les lents,

ou du bisous mollusque pour les sans-dents.

 

Nous avons même pensé aux poissons

Mais attention aux confusions :

Un bisou poisson n'est pas un bisou poisson rouge,

si vous vous trompez, je vois rouge !

 

Enfin, comme vous voyez mes chers,

Rien ne manque à notre dictionnaire,

Et pourtant, nous, beaux oiseaux dans nos nids douillets,

Les moineaux nous sont passés sous le nez !

 

Ca c'est évident les amis,

S'ils avaient été sous notre nez, sur une chaise bien assis,

Nous aurions pensé à eux, en nous becquetant...

non pardon, en nous bécotant tendrement !

 

Alors nous allons de ce pas,

Ou bien de ce battement d'ailes,

Nous trouver une branche, une chaise, un bout de bois

Pour nous creuser la cervelle.

Et promis nous reviendrons,

Avec la prochaine édition,

Du dictionnaire des bisous,

Gratuit, il ne vous coûtera pas un sou.

 

Puisque c'est notre erreur, on s'en excuse,

Bisou pigeon ou bisou buse,

Il y en aura pour tous les gouts,

Et en prime un bisou hibou.

 

On vous promet un peu de hauteur,

Se bisouter dans les nuages,

De votre nid dans les branchages,

Atteindre le 7ème ciel sans heurt !

 

Mot d'excuse des Zozos des bisous,

Les auteurs incontestés et incontestables

du Petit bisouteur, le dictionnaire des milles et un bisous.

 

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Participation de Venise

ve


Sur cette branche,
Où la nuit nous dépose,
Je puise cette énergie vitale,
Et ricoche dans les ombres
Du feuillage d’un chêne.
Car cette branche
Conditionne toute notre existence
Avant la fuite , l‘échappée belle.
Dans cette présence retirée du monde
Nous nous tenons comme évadés d’un territoire
Marqué par un chant.
Nous sommes des musiciens qui jouent à chat perché!
Traçant des passerelles, tendues de par le monde.
Attentifs, et furtifs enveloppés d’un voile d’inquiétude .
La branche est cette faible entrée , ce reposoir entre deux lignes de fuite .
C’est ici que la nuit de l’autre nous est offerte .

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Manque plus que la mayo (Vegas sur sarthe)


La môme Piaf :"Hé les moineaux, j'étais là avant vous!"
Barbara dite l'aigle noir :"Ouais... un beau jour ou peut-être une nuit"
La môme Piaf :"J'essuyais les verres au fond du café... j'peux pas être partout"
Théophanis dit Théo Saraporte:"Mais toi t'es le dernier, mais toi t'es le premier... à quoi ça sert tout ça?"
L'albatros dit Beau de l'air :"Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule"
Théophanis :"Tu t'es pas regardé!"
Barbara :"Méfiez-vous de la môme, elle met du vieux pain sur son balcon pour nous attirer"
L'albatros :"D'où tu sors ça?"
Barbara :"Tu peux pas comprendre... c'est du Goldman"
Théophanis :"Ne me quitte pas, ne me quitte pas, ne me quitte..."
La môme Piaf :" Tu radotes, Théo!"
L'albatros :"L'un agace son bec avec un brûle-gueule"
Barbara :"Ah, redis-le, redis-le moi"
L'albatros :"L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait"
La môme Piaf :"ça y est! J'les ai retrouvées mes trois cloches!"
Barbara :"Je hurle vengeance, je n'épargnerai rien, attends!"

Moi dit Le propriétaire de la chaise :"Germaine... quand est-ce qu'on bouffe?"
Germaine dite Germaine :"J'entends que dalle avec ce tapage"
Barbara dite l'aigle blacos :"Du tapage? Nous, on fait du tapage? Vous l'entendez la Germaine?"
Théophanis :"C'est vrai que Germaine elle est cruelle, j'lui avais apporté des bonbons passeque les fleurs c'est..."
La môme Piaf :" Tu débloques encore, Théo!"

Les admins des Défis Du Samedi :"Euh... on avait juste proposé quatre moineaux sur une chaise de jardin"
Germaine :"Dis donc biquet, tu pourrais mettre la table"
Le propriétaire de la chaise dit biquet dit Moi :"Attends un peu... je termine mon texte pour le 467ème défi!"
L'albatros dit Beau de l'air :"Et dire que j'aurais pu finir comme ça si j'avais pas imaginé mes Fleurs du mal"
Les admins des Défis Du Samedi :"Mais c'est quoi ce binz?"
Moi :"On est peut-être allés un peu loin... ou pas assez?"
Germaine :"En attendant, la mayo... qui va m'la faire la mayo?"
Théophanis :"Ne vous déplaise, en remuant la mayonnaise..."
La môme Piaf :" Tu débloques vraiment, Théo!"

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Comme des oiseaux sur une drôle de branche (Laura)


Comme des oiseaux sur une drôle de branche
Les poètes-artistes  chantent la vie et le rêve.
Il s disent le printemps en plein automne
Et l’été sous les flocons de neige.

Comme des oiseaux sur une drôle de branche
Ils se posent  au dessus des nuages.

Ils nous libèrent des souffrances
Et hurlent  plus haut nos victoires.

Comme des oiseaux sur une drôle de branche
Ils réveillent  nos tristes paysages.

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05 août 2017

Défi #467

Quinta do Lago, mai 2002

Drôle de branche !

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Ont vu rouge

pas cons

4662

Joe Krapov ; JAK ; Laura ; joye ; Walrus ;

bongopinot ;

 

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Le vieux cardinal par bongopinot

bo


 
Le vieux cardinal
De pourpre vêtu
Etait matinal
C’était bien connu

Tous les matins
Le dos voûté
Le teint chagrin
Il s’en allait

Des cernes sous les yeux
Les lèvres pincées
Il semblait malheureux
Quand il passait

Mais un jour de juin
On frappa aux carreaux
C’était un cardinal à l’air malin
Aux ailes rouges un bel oiseau

Il le fit entrer
Il l’accueillit
Sans hésiter avec gaité
Et sans un bruit

L’est pas tapé
Le vieux cardinal
L’est requinqué
Et c’est bien normal

Et quand il va au village
Il a sur son épaule
Le cardinal rouge
Qui parfois le survole

Un animal de quelques grammes
Ce petit oiseau aux ailes rouges
A changé la vie a redonné une âme
Au vieux cardinal vêtu de rouge

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