22 février 2020

Ara, comme on dit à Bruxelles (Walrus)


J'essaie de venir à bout d'un bouquin de Denis Guedj : "Le Théorème du Perroquet", cela en dépit de mon obéissance aux injonctions de mes copines du NET m'invitant à lire d'autres chefs d'œuvre littéraires, ou présumés tels.

Si bien que lorsque qu'il a été question de trouver un mot original  commençant par L, emberlificoté que j'étais dans le chapitre consacré à Bernoulli (cet empêcheur de s'écouler en paix), c'est "Lemniscate" qui m'est venu à l'esprit, non, ne me remerciez pas !

Face à la page blanche, j'ai cru m'en sortir en faisant remarquer que les signes qui représentent

  • le néant  0
  • et l'infini

sont les deux qui bouclent sur eux-mêmes, comme c'est singulier !

J'allais donc me lancer dans une de ces argumentations sulfureuses dont j'ai le secret lorsque je me suis aperçu que j'avais oublié le 8 !

Effondrement apocalyptique de ma théorie.

Et gros embarras pour moi qui ne puis, à l'inverse de Pascal, passer de la lemniscate à la cardioïde sur l'ombre d'un battement de cœur ou de cils.

Je me bornerai donc à relever que, comme toujours, j'avais tout faux !

D'autant que le petit signe représentant l'infini a été imaginé en 1655 par un certain John Wallis avant que notre ami Bernoulli (que le nombre de Reynolds l'étouffe) ne baptise Lemniscate sa version personnelle d'une courbe de Cassini en 1694.

Quand rien ne  va...

 

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La lemniscate (Pascal)


Définition (rébarbative) :


Ce devait être aux alentours de la Saint-Valentin ; comment aurait-il pu en être autrement …

Dans l’amphithéâtre, madame Geneviève Cassini, professeur émérite à la Faculté des Mathématiques appliquées de Saint-Bardoux-sur-Herbasse, avait jeté ses paraboles sur le grand tableau, un peu comme un peintre quand il prépare ses esquisses, sauf qu’il n’y avait rien à peindre en couleur entre les abscisses et les diagonales, les cercles et les ovales. Fractions abscondes, trigonométrie indéchiffrable, géométrie dans l’espace, formules savantes, ô combien ennuyeuses, ornaient la grande fresque cabalistique. Si nos aïeux, ceux de la préhistoire, avaient gribouillé ce genre de gravures contre les murs de leurs cavernes, je ne vous raconte pas la gueule des découvreurs !
La beauté rigoureuse était dans les chiffres et dans la figure mathématique à la sinuosité tellement rationnelle. Entre nous, c’est parfois rassurant, l’exactitude et la perfection, mais qu’est-ce que c’est chiant, quand on a l’esprit rêveur…
Et la prof expliquait la formule comme si elle racontait un tableau de grand maître ! Les virgules, les x, les Pi, les Alfa, c’était ses détails les plus enchanteurs, les plus frissonnants ! Elle en pleurait des larmes de satisfaction, tant son idéale démonstration touchait à l’absolue précellence !...   

Michel, plus intéressé par sa copine, Françoise, au pupitre tout proche, que par toutes les figures géométriques de l’univers, lançait à sa dulcinée des œillades désespérées ; de loin, et mieux que les signaux ésotériques du tableau noir, on aurait dit des parfaits enchevêtrements de lasso tant il voulait l’emprisonner dans sa bienveillance exacerbée ! Il frappait aux portes de son cœur, le mathématicien féru ! En pleine parade amoureuse, il roucoulait, il soupirait, il remuait sur sa chaise ; il s’appuyait sur son coude et, la tête dans la main, il pensait à haute voix !... On lui voyait même des points d’interrogation entrelacés, lancés comme des SOS, vers sa sauveuse…

Un peu indisciplinée par ce turbulent matheux en conquête, un peu rougissante par tant d’assiduité à son égard, la belle Françoise succombait en souriant aux tentatives de son Michel. Elle jouait la gênée mais on voyait bien que tout son intérêt lui était dédié. Une main négligemment passée dans les cheveux, un croisement de jambes, un papillonnement de cils, c’était ses réponses implicites aux avances calculées du grand algébriste…
Facilement, puisque c’était une pointure, en bidouillant quelques chiffres de l’équation, il l’avait transformée en formule magique ! Sur l’axe des ordonnées (y), il avait déplacé le 0 du centre du cercle jusqu’au bas de la figure ! Il était arrivé à créer un cœur, avec sa figure géométrique ! Au grand pavois de ses multiples sourires béats, il tentait de lui montrer sa réussite comme on montre ses fanions de timonerie, quand on entre dans un port !...

J’aimais bien leur éclairage ; c’était comme si une aura aux pouvoirs sensationnels s’était appesantie sur ces deux êtres. C’est fou comme les gens qui s’aiment, on les reconnaît de loin. Ils dégagent une lumière extraordinaire, intraduisible, éblouissante. Jaloux, on voudrait baigner tout entier dans cette illumination, on voudrait toucher le feu de leur passion, seulement pour connaître la brûlure de la vraie fièvre ; on voudrait leur voler un peu de ce bonheur pour dire, nous aussi, « je sais ce que c’est ». On dirait que tous les sentiments fondent ensemble dans le creuset de l’Amour ; lingot ou statue, platine ou plâtre, porcelaine ou chêne, si l’avenir oxyde, use et fendille, il reste la seule valeur sûre dans ce monde en perdition.
Mais je suis indiscutablement hors sujet ; aussi, avec le temps qui nous est compté sur cette terre, je crois que de ne pas parler d’Amour, c’est être forcément hors sujet…

Pas dupe du manège, la prof interpella l’élève dissipé. « Et, Michel, qui a l’air de bien connaître cet exposé, que peut-il nous dire de la formule ?... ». Enchanté d’être interrogé, n’y avait-il pas de meilleur moment et de meilleur endroit pour réciter son théorème, appris sur le bout du cœur ? Février, plus que les autres, c’est le mois en « je t’aime ! ». Une déclaration d’Amour, devant un parterre d’étudiants, que dis-je, une cour, ça vaut bien tous les plus savants théorèmes !...  

Princier, il se leva de sa chaise, prit une inspiration de Roméo sous le balcon de ses rêves, et dit : « Michel Françoise multiplié par Michel et Françoise prime, égale la vie à deux, mais Françoise et Françoise priment !  C’est égal ! On prendra racine à deux !... », dit-il dans un souffle… « Pourquoi pas… » dit la prof, amusée… « Et ils eurent beaucoup de lemniscates… », dit Bernoulli, le comique de la classe… Françoise, la matheuse, pleurait en quartique ; pour simplifier, pour nous, les béotiens des choses des mathématiques des classes supérieures, une larme a des courbes quartiques…  

Oui, ce devait être aux alentours de la Saint-Valentin…  

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15 février 2020

Défi #599


Vers l'infini et au-delà !

Lemniscate

 

5991

 

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Sur le fil du kilt (brindilletartine)

 
Quel kif de voir sous les jupes.. Des garçons

Que se cache t il sous le kilt.?
Se cache tilt quelque chose sous le kilt ?
Pourquoi le kilt ?
Je ne vous cacherez pas que je m'y suis penchée sur la chose j'ai cherché des reponses dans tous les lieux d'échanges ou dinfos.. J'ai recueilli quelques données plus ou moins intéressantes.. Qui ne m'ont rien apporté.. Linfo que je cherchais.. Et c'est peut-être la le problème. L'erreur.. Chercher une info que l'on croit déjà posséder. Cela clôt les ecoutilles de notre cerveau.. Plus d'ouverture à la nouvelle info..
Kilt vêtements portés par les gars des highlands et croyez moi ceux la ils en ont dans la culotte.. Hihih.. De toute façon j'irais jamais dans les highlands il fait froid il pleut.. Et en plus les hommes portent des jupes.. Non mais où va-t-on ma brave dame.. Mais revenons à nos moutons ces chers petits moutons 🐑 que l'on tond pour filer la laine qui deviendra tissu de toutes les couleurs après qu'on l'ai teint.. Bien sûr Arthur.. Car le mouton même de shetland n'est pas n'est jamais bleu rouge jaune. Et cerise sur le gâteau chaque tissu teint doit être différent selon le tartan bref le kilt OK avec des socquettes blanches et des mocassins.. Mais aujourd'hui pour moi c'est niet. Oui je parle russe aussi. Actuellement je me vêt de façon anarchique.. Colorée fluo.. Sans respect pour l'écossais.. Sur ce je vous laisse je sens bien que je vous ai perdu de toute façon..
 

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Un kilt par jour ou presque (Joe Krapov)

Samedi

Que faire pour le prochain Défi du samedi ? Chanter «Le Kilt» de Sheila ? Comme le dit Michel Fugain, je sais déjà que «je n’aurai pas le temps»… de retourner en 1967 ! Les paroles sont un peu niaises et la vidéo sacrément kilt… euh, kitsch.



Dimanche

Je trouve l’idée de mon billet - il sera très court pour une fois, me dis-je, naïf - chez L’Adrienne ! Le voici :

« Quand on parle de kilt on en revient toujours à la question traditionnelle : les messieurs qui en portent un ont-ils ou non un slip en-dessous ? Il paraît que non.

C’est désormais confirmé : les Ecossais ne portent pas de slip sous leur kilt. Les slips, ils les enterrent pour vérifier que la terre de leur jardin est de bonne composition ! »

https://adrienne414873722.wordpress.com/2020/02/08/f-comme-file-moi-ton-slip/

 

Contes_Printemps-20-copy_670

Lundi

Au lieu de taper ces cinq lignes et de les envoyer à mon oncle préféré, j’ouvre un des livres dont Marina B. veut se débarrasser. C'est un recueil de contes japonais de Sôseki très bien illustrés par Qu Lan, une artiste chinoise qui vit en France. Et sur quoi je tombe, à la page 106 ? Un kilt !

Je publie l’image sur mon blog car j’ai décidé d’utiliser ces illustrations dans mon atelier d’écriture du mardi.


Mercredi

Je publie le texte écrit la veille à l’atelier et j’ai droit à un commentaire de Walrus, voire à un avant-goût de son billet du samedi ! Je réponds au comm’ en lui donnant le lien du concert de Mike Oldfield, Tubular bells II en public au château d’Edimbourg-Edinburgh en 1992. J’oublie de signaler le moment où l’on voit des kilts en pagaille. C’est à 48’.

Le feu d’artifice sur le château est à 1 h 01’ 30’’ .




Jeudi

Je vais rendre mes bouquins en retard à la Bibliothèque des Champs libres. En passant boulevard de la Liberté je m’arrête devant cette boutique d’épilation aux affiches de mauvais goût. Paf ! Celle d'aujourd'hui est épile poil dans le thème du Défi !

200212 265 004

 

Vendredi

Je ne sors pas de chez moi. Je tape les commentaires des parties d’échecs de la veille et mon Défi du samedi. J’aurais pu vous parler du gambit écossais que je joue avec les blancs, d’un premier album des aventures de Chick Bill intitulé «Le Monstre du lac» dans lequel toute l’équipe de Wood-City se retrouve en Ecosse car Kid Ordinn y a acheté un terrain… vertical ! Dog Bull, ruiné, est obligé de se faire engager comme valet de chambre, porte un kilt et est renommé «Marmaduke» par son employeur.

DDS 598 Marmaduke Chick Bill


J’ai laissé tomber aussi les aventures d’Arthur le fantôme en Ecosse – ah ces châteaux de Jean Cézard qui ont enchanté mon enfance ! -.

 

DDS 598 ArthurDDS 598 Arthur 2

 

J’ai trouvé chez madame Wikipe de quoi boucler ma semaine de « Ne me kilt pas » :

« Les Écossais ont également une réponse toute faite à cette question de savoir ce qu'ils portent sous leur kilt : « The future of Scotland » (L'avenir de l'Écosse). »


P.S. Une dernière krapoverie pour la route : « Quand le flipper affiche « Kilt » c’est que la parkie est kerminée. K’as Krop secoué le cocokier ! »

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Les lignes de la main (Pascal)


Jeune marin, une fin d’après-midi de sortie, je m’étais retrouvé du côté de la Poste. Quel anonyme vent m’avait emporté ici ?... Quel itinéraire, au jeu du hasard, m’avait poussé jusque sur les marches de cette administration ?... Avais-je quelque chose à poster de si urgent qu’il fallût que j’aille l’insérer dans la boîte même de l’établissement ?... Le nez en l’air, avais-je poursuivi le parfum d’une fleur aux sourires épanouis ?...   

Pour que jeunesse se passe, il faut se brûler au feu, se glacer au froid, compter ses étoiles, sonder ses abysses, tenir éveillé son ange gardien, jouer les équilibristes sur le fil de sa vie, lui trouver enfin de l’importance et remettre les pieds sur terre ; il faut admettre ses limites, s’en faire ses frontières et ne pas trop tenter le diable et sa clique, car la faux ratisse assurément les écervelés, sans jamais se lasser. Faudrait-il que j’aille me frotter à toutes les singularités de la planète, pour que je progresse enfin vers le Savoir et la Sagesse ?
Pétri d’inconscience, d’incertitude, de peur, d’allant, de curiosité, je n’étais qu’une boule de glaise que la vie allait façonner aux instruments de l’Aventure ; caractère, hérédité, éducation, croyances, affinités, sensations étaient mes outils de confection. Poussé par le Temps, d’argile, je ne serais qu’une modeste statue ou une vulgaire poterie, que l’accident, la maladie ou l’âge, casserait, fendrait, userait jusqu’à, indubitablement, retourner à la terre.
En attendant, un petit coup de pouce du destin, une lumière au loin, un avant précurseur de lendemain, comme un guide, un tuteur, un panneau directionnel, c’était toujours bon à prendre…   

C’est pour cela qu’une diseuse de bonne aventure semblait m’attendre sur le perron de la Poste. Vêtue tout en noir, veuve inconsolable, on pouvait penser qu’elle revenait du cimetière ou bien qu’elle le fréquentait si assidûment que, depuis l’enterrement de son défunt, elle n’avait pas eu le temps de se changer.
‘Tain, elle me foutait la frousse, la black magicienne. Échappées de son foulard, des mèches de cheveux gris, épars, jouaient les nattes filasse ; elle avait l’œil glauque, le nez frémissant pour renifler les pigeons, une moustache de quelques jours. Le menton ? Au secours ! Naturellement, il était en sabot ! Il y avait même des poils frisés qui poussaient dessus ! À l’heure où je vous écris, les froufrous et les dentelles, depuis un bail, ce n’était plus dans sa dotation vestimentaire ! Je peux vous le dire ! Les dessinateurs de chez Disney n’eurent qu’à aller visiter des vieilles racrapotées comme des racines d’olivier, pour enfanter leurs plus inquiétantes sorcières !...  

Comme on perçoit l’inconnu avec les sens en avant, aussi, je la reniflai de près ; entre des bouffées de parfum froid, peut-être de la lavande ou de l’herbe séchée, elle sentait les vêtements anciens, la sueur tenace, le sable tiède, le rance… Je ne comprenais pas un mot sur deux de tout ce qu’elle me murmurait ! À coup sûr, à l’école des magiciens, elle avait pris sorcier comme première langue ! Oui, c’est ça ! Elle priait ! En tics et en grimaces, elle parlait à quelqu’un que je ne voyais pas !...  
D’une façon tout à fait péremptoire, elle réclama ma menotte ! Ça, par contre, je le compris tout de suite ! Et pourquoi pas la botte, du temps qu’on y est !... Mélange de fée Carabosse, de sorcière d’étang et de reine Grimhilde*, cette fois-ci, elle exigea ma main comme pour mettre sa pomme dans ma paume !... « Quoi ?... Les lignes de la main ?... Mais je connais !... C’est plein d’aiguillages, avec des voies de garage, des passages à niveau et des escaliers, comme si mon train de vie pouvait supporter longtemps les escalades et les dégringolades !... » Elle, elle ne rigolait pas. Tout à coup, elle me planta son regard glauque de tout à l’heure dans les yeux, et quand elle ouvrit un peu les paupières, les deux flammèches incandescentes qu’elle braqua sur moi furent les plus persuasives de ses exigences…
Un peu inquiet, je lui tendis ; elle s’en saisit comme si je lui avais donnée ; peu en rapport avec sa consistance fluette, elle avait une force que je ne soupçonnais pas. Hypnotisé par l’étrange chimère, j’étais harponné, prisonnier entre les griffes de cette gorgone à poils épars !... Sans mot dire, elle scruta les moindres recoins de ma ligne de vie ; curieuse, elle lisait mon avenir comme dans un livre ésotérique…  

Mélange d’horoscope, d’incantations et de poudre aux yeux, doctement, elle y alla de ses affabulations les plus abracadabrantes ; c’était facile, mon avenir était tout à construire. Pourtant, elle mettait tellement de conviction dans ce qu’elle me baragouinait que cela en devenait presque plausible. Pêle-mêle, en préambule de son monologue, elle me prédit l’Amour, la fortune et la gloire ; ça m’arrangeait. Elle me prévit du courage, celui qui aide à traverser les épreuves ; elle me promit de la chance, celle dont on a besoin pour avancer ; elle présagea le ciel pour m’aider, beaucoup de ciel… Non, je ne serai pas un héros, un président, un montreur d’ours, un palefrenier, un plongeur d’Acapulco, un metteur en scène, un musicien de calebasse, etc.

Tour à tour, je serai déguisé en écossais, avec un véritable kilt autour de la taille, naturiste, dans un camp du même nom, à Andernos, je ferai carrière dans une grande entreprise d’électricité, marié une fois, non, deux fois, peut-être trois, je gagnerai au tiercé mais dans le désordre, je serai lauréat du grand prix de la chaise roulante à l’Ehpad de Romans, grand-père moult fois, mais elle ne voulut pas me dire de combien, comme s’il y en a que je ne connaîtrais pas ; je perdrai des êtres chers, aussi, ce seront des plaies béantes, mais j’en découvrirai d’autres.
Parfois, elle ne disait plus rien comme si je ne devais pas savoir. Aussi, elle tirait sur mes doigts pour faire ressortir le sillage de ma main qui se perdait dans des embranchements sans issue.  Dans le filigrane de ma paume, en conclusion, elle me dit encore que je ne serais jamais riche, mais que je ne serais jamais pauvre.
Elle en profita pour me tendre sa main !... « Mais je ne sais pas faire les lignes de la main, moi !... » Elle frotta seulement le pouce et l’index entre eux, en rallumant les phares de ses yeux. Dans ma poche, j’avais un billet de cinquante balles ; au lieu d’aller me rincer la dalle, il me servit donc à connaître ma fortune ; c’était le prix de la bonne aventure, un crédit sur l’avenir, un billet de loterie, en somme. Elle parut satisfaite, le rangea dans son cabas, regarda ailleurs comme si je n’avais jamais existé…  

En escale à Édimbourg, dans une bruyante taverne, amitié franco-écossaise trop arrosée, j’ai échangé ma tenue de taf contre un véritable kilt des Highlands, avec ceinture, « sporran* », épingle et chaussures ! À l’aube, quand je suis monté à bord, en jupette à tartan doré, je ne vous raconte pas la gueule de l’officier de quart, à la coupée… Je suis allé dans un camp de naturistes tenter la nudité au soleil : ça brûle… Je suis entré à EDF, sur concours ; je me suis marié une fois, non, deux fois… Si je n’ai pas encore l’âge d’aller jouer les Fangio dans les couloirs d’un Ehpad, j’ai quatre petits-fils, il y en aura d’autres… Comme la diseuse de bonne aventure avait tracé ma route, je me suis toujours demandé si, pour ne pas contrarier mon destin, je ne m’étais pas obligé à entreprendre ce qu’elle m’avait prédit. De toute façon, c’est dit : mesdames, il est hors de question que je me marie une troisième fois !...
 
Allégé de mon unique bifton, j’en étais là de ma bonne aventure, quand une antique bagnole vint s’échouer le long des marches de la poste. La vieille voyante dévala les escaliers en râlant : « Et bien, Paulo, il était temps !... », dit-elle, avec l’accent varois du Mourillon*. « Té, avec toi au volant, je ne sais jamais rien de mon avenir !… Allez Zou !... J’ai faim !... », pesta-t-elle encore…



*Grimhilde : la sorcière de Blanche-Neige
*Sporran : Sacoche traditionnelle portée sur le devant du kilt
*Le Mourillon : quartier populaire de Toulon

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Z'avez pas vu mon kilt (Kate)

 

Si jamais deux sans trois, alors, sur l'air de "Mirza" de Nino Ferrer...

Z'avez pas vu mon kilt

En tissu écossais

Quelqu'un me l'aura  pris

Et aussi mon béret

0 2

Z'avez pas vu mon kilt

Mes si jolis lacets

Qui les aura donc pris

Pourquoi pas un Anglais

Prince-Charles-Scotland-Kilt

Z'avez pas vu mon kilt

J'exclus Paul Mc Cartney

J'ai pas encore le tilt

5babd97762fab94734681d4eacfd7da5--kilts-rod-stewart

Rod ou Rose qui sait ?

Axl_Rose_01

J'ai retrouvé mon kilt

Et mon porte-monnaie

C'est Sheila c'est pas lui

le-kilt-lui-va-presque-aussi-bien-que-les-braies-1576680650

Un larcin bien français

Ah ! Ça y est je le vois !

(photo album Tintin de l'auteur et autres photos internet)

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Les kilts des mecs : une parodie pure souche on dirait (joye)

Voyage en Écosse
Les nénettes qui rient tout sec
Zieuter une colosse
Voir sous les kilts des mecs
Si tu veux voir l'écope
Ne sois pas blanc-bec
Apporte ton périscope
Voir sous les kilts des mecs

Eux très fiers
De leurs attributs en paire
Regard espérant laisse le zizi tout faire
Elles dans l'suave
La faiblesse des hommes elles savent
Que la seule chose qui compte sur terre
C'est d’avoir une bien belle paire

Certains font beaucoup
Pour faire sonner le biniou
Un haggis d’'infortune
De quoi leur visite se résume
Voir bien l’équipement
Car on sait, un mec, ça ment
Millimètres grandis

Jusqu’à un mètre ?  Nenni !

Si, parfois ça les gène et qu'ils veulent pas
Qu'on regarde leurs valseuses, les mecs s'affolent de ça
Mais la plupart des filles s’en battent,

It’s really not all that !

Un kilt

Fait pas tilt…

La moindre meuf qui bouge
Devient une sorte de gouge
Qui danse au Moulin Rouge
L'honneur des milices
Tu seras vieux crade mon fils

D’autres si fiers
Se cachant sous un imper
Regard implorant et ne comprenant pas tout
Elles, dans l'grave,
La faiblesse des hommes, elles savent
Que la seule chose qui compte sur terre
C'est d’avoir une bien belle paire

Le rêve et le mensonge
Allons passer une éponge
Sur ce grand  jeu de loupe
Quand ces gars font très bien l'art

Du vent en poupe..

Et la vie toute entière
Absorbés par cette affaire
C'est un jeu impec', 
Voir sous les kilts des mecs
La, la, la, la, la

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K comme kilt (Adrienne)

 
Quand le train entre en gare d'Ostende, prends ton bagage dans une main et ton appareil photo dans l'autre. 

Car c'est tout de suite que tu vas en avoir besoin.

Oostende aug 2009 001 (2)

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