14 avril 2018

J'apprivoise l'improviste ! (Nana Fafo)

Chapitre 04 : mon précieux


13_chat_JP_jaune_poilu

Episode 13 : lucky Girl

Vins sur Caramy. Un samedi matin.

 

Petit Interlude musical de l’auteur(e).

Ah ben non ! Si on me demande de chanter avec ou sans préparation, ça va raper les oreilles…

Mieux vaut vous en remettre à Monsieur Akrapovic pour ce talent. Je ne voudrais pas trans-progresser.

 

Il n’est pas question ici, de composer sur le chant et sans préparation !

Parlons plutôt agriculture, je vous propose d’aller au champ, composer un beau bouquet d’âneries. J’avais écrit cAnneries… et oui, il faut suivre un peu, je suis dans la bestiole ! Possédée ?

 

Je vous annonce qu’à l’instar de Walrus qui rêve d’un Canalblog hystérique, je suis au bout du rouleau, dans le trou du boulot. La nébuleuse spirale, ascendante ou descendante, c’est une question de point de vue !

L’imprimante n’a plus de papier. On a bien essayé de sortir les rames, mais sans ramette, tu peux secouer l’engin, il n’y a rien qui sort.

J’ai du poser mon stylo, pauser mon histoire (ou pas !).

 

J’ai débarqué, sur le blog du défi à l’improviste, avec une enVie, à la lettre V pour …

Après s’être jetée à l’eau, pour faire d’un Pingouin, un super héros, avoir trouvé une équipe et des protagonistes alcooliques aux maladies en hic, suivi le fil hasardeux des illuminations de Walrus, dans une histoire en laine improvisée pas toujours cousue de fil blanc, à la recherche d’un Chat, où des indices futiles et volatiles, ont saupoudré cette vile quête obsessionnelle du vilebrequin, en un récit québécois… le sens des mots s’est éclairci.

 

Vendredi, j’ai retrouvé JP, ce chat jaune poilu qui m’était apparu en rêves il y a quelques années, comme la solution, l’issue.

Il est venu se coucher à côté de moi, paisiblement, ses pattes sur mon cahier de notes, le tout bercé par ce beau soleil varois dans un cadre de retour à la vie sauvage.

 

Une coïncidence improbable.

 

La vie est faite de signes…

 

Cette histoire va pouvoir s’achever, comme elle a commencé “improvisée”.

 

http://samedidefi.canalblog.com/

DEFI 502 - Improviser- thème de la semaine

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,


07 avril 2018

Oh my god ! quand l'hystérie prend le dessus (Nana Fafo)

.

12_hysterique

Episode 12 : Reconversion en Hystérique

 

Ils l’ont surpris au crépuscule.

Il était dans un état second, on aurait dit un Charclo qui charcute ses Chicots

 

“Espèce de canard hystérique, tu vas parler… où as-tu mis mon vilebrequin ?”

“N’importe quoi, je ne suis pas hystérique, je suis pipileptique !”

“Quoi ? tu te pisses dessus ! Alors, on te tient,  tu as peur de nous, hein ?”

“Arrête de somatiser, Pingouin, tu n’es pas aussi fort que tu le crois !”

“Mon pote Cochon va piquer une crise de titanique, si tu ne parles pas…”

“De quoi, veux-tu que je parle ?”

“Arrête de feindre l’amnésie pro-mystique, ... le vilebrequin…”

“Tu me prends pour une pucelle en chaleur ? tu sais qui je suis ?”

“Un cAnard hypocrite et voleur… "

“Je suis Joseph Bambi Sky, le magicien hypnotique”

“Ronchonchon fouille-le”

.

Le vilebrequin, la boussole et une carte étaient dissimulés sous ses plumes.

.

“Et ça, c’est quoi ?”

.

Le cAnard les surprit par une attaque cataloguée “ça pique”.

Ronchonchon eut juste le temps de s’emparer du butin, lorsque le canard s’enfuit.

Ils étaient figés, ce phénomène leur fit pitié !

Comment des supers héros pouvaient avoir une peur phobique des cAnards ?

Oh my god !

 

Une course folle et contre la montre commençait, ils avaient peu de temps, le canard les avait devancé pour retrouver JP.

 

 

http://samedidefi.canalblog.com/

DEFI 501 - Hystérie- thème de la semaine

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : ,

31 mars 2018

Le Bon et l’abruti de truand (Nana Fafo)

11_bon_abruti_de_truand

 

Episode 11 : Le Bon et l’abruti de truand.

 

De retour au bercail, pour plancher sur comment retrouver ce fameux JP de Chat Jaune Poilu, Ronchonchon s’est fait surprendre par un énergumène de taille : un super vilain petit canard avec son caractère coin-coin, limite coincé, mais toujours agaçant.

Ronchonchon il aime pas, c’est son truc. Mais parfois il aimerait bien dire des gros mots (ça fait du bien). Retrouver un chat poilu et rencontrer un cAnard à plume (avec un O ça marche aussi), lui donnait cette sensation de moricaud, il préférait sa rose peau lisse et les policiers, car les western spaghetti, à l’humour québécois (qu’on ne comprend pas toujours), ça trompe, ça bombarde et Morrie Caunes a, ce je ne sais quoi qui l’énerve avec ses airs de guimbarde.

 

Ronchonchon avait garé sa vieille Guimbarde devant sa cabane. Elle avait 500 mil’ Daisy Belle, une voiture de Loc’ Hertz pourrie qu’il gardait pour passer inaperçu.

Il avait retrouvé sa paillasse sans dessus-dessous pleine de plumes.

Bizarre que peuvent bien faire des plumes ici ?

Rien ne me semblait manquer, la paille était toujours à sa place (dans l’oeil du voisin ! histoire que la poutre reste bien dans le sien).

Lorsqu’il s’approcha de sa gamelle, il perçut une ombre qui bougeait furtivement derrière lui.

Il se retourna :

“que fais-tu chez moi ?”

“je cherche, JP, dis-moi tout ce que tu sais !”

“où quoi ?”

“où je te fiche une foutue correction, Héros”

“... monumentale erreur et ce sera The Last”

“je vais te rentrer dans le lard, parle…”

“et moi, je vais te voler dans les plumes, dégage de chez moi”

“je sais que vous avez des indices, toi et tes potes, donne-les moi”

“tu rêves”

Un bruit fit sursauter Ronchonchon, il se réveilla…

.

.

un vent de panique planait !

Ce rêve l’avait un peu ébranlé

comme le Guim Guim Bang Bang d’un Barde

qui barbe tout le monde

croyant allumer le feu avec un hymne pompier incendiaire,

un peu pompeux pour la circonstance,

c’était quand même son 500ème.

Même si l’air n’est pas utile pour instrumenter cette ôde à l’écriture,

enfin sauf pour Monsieur AKrapovic,

Ronchonchon aurait préféré mettre un vent à ce super vilain

et finir cette épisode victorieux.

Une histoire à la noix, où La Poste vient timbrer du Son… Où tout s’emmêle à en perdre le fil, comme Adrienne, fan de Rambo, elle aussi, comme dans un rêve québécois… Incompréhensible.

 .

Ronchonchon sortit prendre l’air, retrouver ses esprits,

une plume voletait devant sa porte.

 

http://samedidefi.canalblog.com/

DEFI 500 - Guimbarde - thème de la semaine

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

24 mars 2018

Sur le fil du rasoir (Nana Fafo)

Sur le fil du rasoir

10_sur_le_fil_du_rasoir

Pingouinnot était à mi-chemin entre l’excitation et la frustration.

Il essayait de comprendre, de garder le cap.

 

Son petit trio n’avait aucune piste sérieuse, une piste vide, aucun spectateur,

triste spectacle pour cet équilibriste !

3 cerveaux qui bullent à Bullet Journal pour trouver l’inspiration

car The show must go on…

 

A chaque instant tout peut basculer.

 

Pingouinnot était retourné dans ses pénates,

sur sa banquise, perdu dans ses pensées

l’horizon en point de mire

 

Il sentit une ombre derrière lui…

Serait-ce le fruit de son imagination fertile ou de ses peurs laissées en suspens ?

Suspense …

 

Il ne pût résister, il se retourna, perdit l’équilibre,

comme poussé par cette ombre, sa peur

comme happé par le vide, son imagination

L’appel de l’eau, l’eau glacée.

Il prit une douche froide en comprenant que tout ceci était bien réel.

 

Quelqu’un l’avait poussé…

Il se hissa sur le fil de sa banquise, avec l’agilité d’un funambule qui navigue en eaux troubles.

Troublé.

 

Il ne restait que quelques plumes sur le sol.

Son vilebrequin et sa boussole avaient disparu.

 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,

17 mars 2018

Le Coup Villa Lyon (Nana Fafo)

 

09_le_coup_villa_lyon

 

 


Chapitre 03 : Les indices


 

Episode 09 : Opération Le Coup Villa Lyon

 

Quelque part dans la Sarthe

Dangeul - Hameau Le Couvillon.

 

“Tu t’es bien caché”

“Tu me connais, je sais brouiller les pistes”

“As-tu vu des supers héros ?”

“Non, toujours pas, pourtant je laisse des indices”

“Je comprends pas, cette mission n’est pas plus difficile que les autres, quels indices as-tu laissés ?”

“J’ai été voir des Zébus trop bizarres, Un hibou super chouette, des phoques qui se lamentent, j’ai même été chez des grosses fourmis et des ours polaires”

“ah quand même”

“faudrait peut-être revoir le plan ?”

“tu sais cette opération de Coup Villa Lyon, c’est Davis Rieux qui l’a mise en place, le gars qui a inventé la brosse à reluire. Elle n’est pas faite pour ceux qui ont du vent entre les 2 oreilles, si on peut y passer l’goupillon, je peux rien faire pour eux ”

“on fait quoi alors ?”

“on attend”

“pfff, je vais me laper du lait t’en veux ?”

“non merci... je voulais te demander, pourquoi t’as pas choisi Elincourt et la rue l’écouvillon, c’est bien aussi comme planque ?”

“oui, je sais, il y avait aussi Couville en Normandie dans la Manche, mais bon, yen a deux qui sont passés au Mans, je pensais qu’ils me trouveraient, tu te rends compte ils n’ont même pas cherché, même pas vu les signes”

“c’était qui ?”

“un Pingouin et un Cochon”

“un Cochon ? j’ai jamais fait appel à un Cochon… hum ça doit être un acolyte “

“Bizarre comme choix d’acolyte”

“Tu sais, l’Pingouin c’est un nouveau, il a pas encore l’habitude des signes, si tu le revois dans tes parages, sois plus clair”

“Je crois qu’il s’est fait avoir par la boussole du Yéti”

“ne me dis pas que c’est l’Pingouin qui a Zéba ?”

“ben, oui c’est lui”

“tu connais Yeti il est pas très causant comme gars, il a pas dû lui expliquer”

“le pauvre, il va se galérer…”

“jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il faut la dégoupiller… ou pas”

 

Conversion entre le gars au brodequins vraiment rouge et JP le chat jaune poilu

 

http://samedidefi.canalblog.com/

DEFI 498 - Ecouvillon - thème de la semaine

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : ,


10 mars 2018

Un chat dans la gorge (Nana Fafo)

un_chat_dans_la_gorge

Episode 08 : Comme un Monsieur Chat … dans la gorge

 

Gatineau - Québec

 

Karlybout s’entraînait beaucoup, cet ancien policier avait rejoint depuis peu, le Carrousel de la Gendarmerie royale du Canada, pour donner des représentations cavalières, qui tournaient en rond, c’était la tradition.

Il préférait habiter Gatineau plutôt qu’Ottawa, son côté chauvin de québécois.

Pour ses loisirs, il aimait se rendre au stade Pierre Lafontaine voir un match de hockey, ce n’était plus la belle époque de la Dynastie des canadiens, mais qu’importe le hockey restait le hockey, violent, viril, fort en émotions. Et c’était toujours mieux que de rester devant sa télé à regarder Dynastie et son univers impitoyable.

 

La rencontre fut brève et instructive.

Pingouinnot et Ronchonchon se regardèrent, surpris de la ressemblance avec leur amie reporter Bidule Chouette.

En effet Karlybout et Bidule Chouette étaient cousins. Ils appartenaient tous les deux à une grande lignée de Grands Ducs, La Dynastie des Rapaces Nocturnes aux parcours exceptionnels.

Karlybout n’avait pas le temps de s’embêter avec des mondanités et des tours de manège illusoires et gnan-gnan.

 

“Celui que vous cherchez, JP, est un chat Jaune Poilu, il ne reste jamais très longtemps au même endroit car les énigmes qu’ils gardent, valent de l’or et ne peuvent être dévoilées qu’aux initiés. C’est tout ce que je sais. Bon séjour au Québec”

Il s’en alla vaquer à ses occupations.

 

Kamélia-Kamélius décida d’aider Pingouinnot et Ronchonchon pour cette quête, à la recherche de JP.

L’équipe était au complet.

Nos 3 cerveaux, l’intello, le juge, l’adaptable allaient pouvoir embrasser leur destin de supers héros.

En attendant, comment retrouver un Monsieur Chat qui ne veut pas qu’on le trouve… ?

Vont-ils donner leur langue au chat ?

Jouer au chat et à la souris ?

 

L’auteure signale qu’elle est en retard pour cause de  “Comme un chat dans la gorge” … ?

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,

24 février 2018

un coup pour rien, c’est ma tournée (Nana Fafo)

c_est_ma_tournee

Episode 07 : un coup pour rien, c’est ma tournée

 

Eppeville - Quartier Verlaine.

Au Bon Accueil.

 

Pingouinnot et Ronchonchon étaient en avance pour leur rendez-vous avec Kamélia-Kamélius qui allait certainement les aider à retrouver ce fameux JP aux énigmes façon Bill (ou Boule… de cristal bien sûr !).

Walrus, leur fit un bon accueil.

Pingouinnot et Ronchonchon s'avancèrent au comptoir, saluer l’patron.

ça se fait dans l’milieu, si on ne veut pas passer pour une barrique ou une coche.

 

Ronchonchon, lui-même ex-tavernier à poches trop niais(es) et à poches trouées commanda un Boc, histoire de faire baisser la pression, et de ne pas galoper trop vite.

ça lui rappela cette fille à Monaco, dit débarquait en Limo avec sa robe Grenadine… elle avait l’air de s’évaporer, il aurait aimé la “bichonner”, ce pti bouchon !

 

Pingouinnot s’en serait bien jeter un dans l’gossier, un pti jaune ou une mauresque pour lui rappeler sa jeunesse, un perroquet ou une tomate aurait aussi bien fait l’affaire, tant que l’anisette coulait à flot.

C’était l’époque insouciante des apéros TGV, où il devait rentrer en taxi…

Mais il était un peu tôt pour commencer l’apéro, la pendule indiquait 10h43, l’entre deux.

Il commanda un glacial et que ça saute !

 

Walrus l’patron était russe, il restait à l’eau, il en buvait des packs. Il valait mieux avoir les idées sobres dans ce troquet, car quand  venait le temps de casser une pure croûte, le bougnat qu’il était troquait son torchon contre une toque de chef étoilé pour régaler les pleu-pleu du coin, notamment Monsieur Akrapovic, le réparateur poétique. Ils étaient tous avides de son art culinaire : des assiettes de tapas Zakouskis ! Ainsi ses convives repartaient à plein régime, pleins et à pieds…

 

Un vent glacé venait de pousser la vieille porte du boui-boui : Kamélia-Kamélius entra.

 

Ils s'asseyèrent tous les 3 à une table, il était 11h44.

Une bande de minets gominés entra pour boire jusqu’à l’oubli. C’était l’heure, l’heure de la répétition quotidienne.

Ronchonchon ne put s’empêcher de dire : quel estaminet à minet (il ne croyait pas si bien dire…)

Lorsque Pingouinnot expliqua à Kamélia-Kamélius qu’ils cherchaient le fameux JP et que cette vacherie de Germaine leur avait donné un indice qu’ils ne comprenaient pas, elle leur dit :

“ Votre JP, il est jaune. Quelle étrange coïncidence, mon ami Karlybout l’québécois a déjà rencontré votre JP”.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : ,

17 février 2018

Episode 06 : Karl y bout l'québécois (Nana Fafo)

 Karlybout_atrabilaire 

 

 

Le Mans. 

Tout le monde ment. 

Raconte des histoires. 

 

Quelle vacherie cette Germaine, à peine arrivée, la voilà qui file entre les pattes de Pingouinnot et Ronchonchon en leur criant :
“ Ne vous faites pas de bile, JP est de cette couleur,
“foi de Zébu”, comme dirait mon cousin Végas
avec ses proverbes à la mords-moi-le-noeud,
mais attention, je n’ai pas dit atrabile ! ” 

Vert de rage, Ronchonchon maugréa ses humeurs comiques,
comme Ben Jonson ou Don Johnson.
Tel un Django déchaîné
accompagné d’un Pingouinnot, qu’il aimait appeler “son savant docteur Schultz”,
il se laissa aller à une pièce misanthropique,
histoire de se faire péter de la broue,* façon Karl y bout l’québécois. 

Il eut une montée de lait, toujours très vite sur ses patins, la broue dans le toupet, mais il dût manger ses bas, car il avait vraiment l’air d’un chien de poche.
Surtout quand Pingouinnot lui dit :
“ Niaise pas avec la puck, calme-toi le pompon, on va pas se chicaner dans la cabane, je veux pas avoir le front tout le tour de la tête, mais au lieu de se pogner le beigne, et même si je ne suis pas le boss des bécosses, attache ta tuque avec d’la broche, on s’en jettera un plus plus tard, histoire de caller l’orignal”   

traduction : Ronchonchon, histoire de se faire mousser façon Karl y bout l’québécois :
Il était de mauvaise humeur, il démarrait au quart de tour, très agité, mais il dût ravaler son égo, car il commençait à être lourd, surtout quand Pingouinnot lui dit :

“Ne tourne pas autour du pot, garde la tête froide, on va pas s’engueuler, je ne veux paraître effronté, mais au lieu de perdre son temps et sans vouloir te commander, tiens-toi prêt, on s’en jettera un plus tard à s’en faire vomir. 

La boussole Zéba venait elle aussi de manifester son caractère. Elle datait de l’époque d'Hypocrite, une ère nommée Billy, intemporelle, paraît-il !
Zéba indiquait “Trabitz
La vie est faite de signes… 

Pingouinnot connaissait ce bled, c’est là qu’il avait rencontré Kamélia-Kamélius,
lors de son voyage à Nuremberg, sur les traces d’Alfred Durex le jaune ou Albrecht Dürer le jeune, il ne savait plus trop.
Il en avait profité pour visiter la région.
A Trabitz l’air est glacial, on en bave, l’humeur est grise, comme le temps, les doigts sont bleus, comme les schtroumpfs, l’humour est noir, comme l’ambiance. 

Kamélia-Kamélius dit K-K (prononcez KTK et non Kaka, svp !)
cette Fomme (mi femme, mi homme) avait une intuition incroyable, une puissante clairvoyance et des chaussures qu’elle (ou il) encadrait au mur.
K-K lui avait appris que la vie n’était qu’une succession d’inconstances et de changements, que ça ne servait à rien d’être mélancolique d’une époque qui n’existait que dans nos souvenirs, ça file la colique et ça rend limite hypocochondriaque (une maladie qui te joue des tours de cochon). 

C’est sur que K-K pourrait les aider à comprendre ce que Germaine, cette vacherie, avait bien pu vouloir insinuer avec son histoire d’atrabile.
Pingouinnot, lui, ne savait même pas ce que Atrabilaire voulait dire (merci Walrus ce russe ou rustre un peu extraterrestre qu’on appelait Wall-E !).  
Et Pingouinnot, n’allait pas se mettre la rate au court-bouillon pour cela. 

Rouge de honte Ronchonchon avoua à Pingouinnot qu’il connaissait aussi Kamélia-Kamélius, il en pinçait pour cette Fomme.
K-K avait déménagé récemment  vers l’Aisne dans le quartier Verlaines à Eppeville, près de chez Monsieur AKrapovic, le réparateur des causes perdues, fan des films de Rambo.
Ronchonchon retrouvait K-K, au Bon accueil pour boire un pot, en laissant échapper des soupirs de passion qu’elle (ou il) n’entendait pas. 

Malgré son désordre intérieur, il avait l’air beau, en mal de fleurs, il ne pouvait se résoudre à ne pas passer du temps avec K-K, à croire qu’il avait vu la vierge Marie.
Son spleen n’avait jamais basculé du côté obscur. Son esprit critique et contestataire n’était pas le reflet d’une âme tourmentée et féroce, enfin c’est ce que l’Abbé Pierre, le Jars lui avait dit, et comme le message venait de Ciel et pas de la TV, ça devait être vrai. 

Ronchonchon et Pingouinnot, tels Alceste et Philinte, s’en allèrent à la rencontre de leur Célimène, sur un air martiniquais sans avoir l’air atrabilaire. 

Dommage, Pingouinnot serait bien passé par Leman, voir les expressions de nos amis suisses ! 

‘* expressions québécoises
péter de la broue = se faire mousser

avoir une montée de lait = être de mauvaise humeur
être vite sur ses patins = démarrer au quart de tour
avoir de la broue dans le toupet = être très agité
manger ses bas = situation d’échec, ravaler son égo
chien de poche = personne trop présente
niaise pas avec la puck = ne tourne pas autour du pot
calme-toi le pompon = garder la tête froide
pas de chicane dans ma cabane = ne pas se quereller
avoir le front tout le tour de la tête = être effronté
se pogner le beigne =perdre son temps, se tourner les pouces
le boss des bécosses = chef hiérarchique autoritaire
Attache ta tuque avec d'la broche = Tiens toi prêt
caller l’orignal = être malade à vomir avoir trop bu

 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : ,

10 février 2018

Zé trop bu ! (Nana Fafo)

 

Episode 05 : Quelle vacherie cette Germaine

 

germaine_vacherie

Pingouinnot devait recruter un acolyte (pas un alcoolique addict au Xérès)
afin de retrouver ce fameux JP qui détient l’énigme à résoudre,
sa toute première mission en tant que super héros.
Avant de partir du Mont Bréquin avec son vilebrequin dans la manche,
il salua le Yéti tibétain qui lisait.
Ce dernier lui rendit la pareille et lui tendit l’appareil  “ Zéba”.
Un petit appareil rond et bosselé avec des sortes de protubérances
qui ressemblaient à des cornes, on aurait dit une boussole.
Pingouinnot pensa : mais qu’est-ce que c’est encore que ce truc ? Ze Zéba... 

Cet appareil, lui fit penser à son ami Ronchonchon
et ses récits sur ses états d'ÂME.
Ronchonchon habitait en Ardèche, à Salavas,
dans une ferme près du complexe hôtelier ZébuDuX Air S,
un endroit réservé aux docteurs S-truc la bosse des maths.
Sa grange était à côté de ces voisins un peu vaches, qui le faisaient tant beugler.
Une tribu de Zébus, en robe noire et blanche, qui venaient de Madagascar,
des matheux, eux aussi, tous bossus, avec un cheveu sur la langue,
qui n’arrêtaient pas de s'engueuler à propos d’une histoire de vaisselle.
On entendait souvent  ruminer   :  “Zéba fait la vaisselle…”
Ronchonchon ne pouvait pas s’empêcher de régurgiter :
“ Ben va falloir bosser un peu ma grosse !”  
Evidemment, ça ne pouvait être qu’une femelle qui se déforme ainsi les zygomatiques et mastique  à s’en faire péter la panse, pour de la vaisselle pas faite…
Qui aurait pu croire que ces super Boss limite Génies indiquaient un retard mental avéré pour le quotidien (pas le journal) ! Le paradoxe de beaucoup d’entre nous, le sens que l’on donne aux choses. 

La vie est faite de signes…
Pingouinnot se rendit à Salavas
rejoindre son ami Ronchonchon pour lui parler de la mission mi-mi. 

Il arriva au moment où les voisins un peu vaches festoyaient façon Corrida,
si seulement ils pouvaient s’inspirer de leurs ancêtres indous et de leur Jallikattu
ou de leurs cousins malgaches et de leur Savika, aucun être vivant ne serait tué.
C’est pour cela que Germaine voulait partir. 

Germaine, c’était la seule rousse du troupeau, le mouton noir de la bande, la pure, la précieuse, mais aussi la cousine de Végas, elle venait de la Sarthe.
Elle n’avait pas loupé une miette de la conversation entre Pingouinnot et Ronchonchon sur la mission mi-mi, elle ne put s’empêcher de mettre son grain de poivre, piquante et amusante comme à son habitude. Une vache qui rit.
Un défi était lancé, l’occasion était trop belle pour ne pas la saisir, dans la Sarthe, ce sont des aventuriers. 

“J’ai entendu parler de votre fameux JP, dans notre milieu de matheux, c’est une légende.
J’ai un indice pour vous. Ramenez-moi au Pays du Bois Joli, près du Mans, revoir ma soeur Azalée, et notre mascotte Zébulon et je vous dirai tout.” 

Les voici partis pour 24 heures de roue libre, direction Le Mans,
sur les rails d’un prototype SNCF mi-wagon, mi-loco, où ils devront endurer la fatigue du voyage et se relayer pour ne pas tourner en rond et éviter le pisse-dru du ciel, en se rapprochant petit à petit du grand ouest de la France, limitrophe de la Normandie, où ne dit-on pas qu’il pleut comme vache qui pisse ? 

Pingouinnot et Ronchonchon étaient intrigués : mais que pouvait-elle bien savoir ? 

Note de l’auteur(e)** : Zé buté ou pas sur ce thème, Zé bu l’eau, Zé aussi bu la tasse, mais lorsque Zé débuté cette histoire ze ne pensais pas autant m’amuser !
Zut j’espère que Z n’est pas arrivé à la fin programme. 

** y nous emmmm avec leur féminisme, moi je veux pas devenir maçon ! à chacun son métier, et les vaches seront bien gardées ***
*** qu’elle aille faire la vaisselle et qu’elle se taise !!! 

* les mots soulignés sont en liens avec le thème de la semaine

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : ,

03 février 2018

L'air de la glacière ! (Nana Fafo)

Episode 04 : La mission mi-mi en demi-teinte

mission_mimi

Pingouinnot allait enfin savoir en quoi consistait ce nouveau travail.
Après tout, c’est bien pour cela qu’il était venu.
Lui, les histoires de super héros il n’y croyait pas vraiment, comme toutes ces légendes*,
c’est avant tout une histoire que les gens racontent, sur quelque chose qu’ils ont vu.
La réalité n’est-elle pas qu’une version de l’histoire ? 

Au fond du parking de la gare de Saint Michel de Maurienne,
l’attroupement intriguait Pingouinnot, c’était en fait un gars qui vendait
des thermos chaud froid, et des glaces à l’eau. Curieux mélange ! 

Loco tira par la manche Pingouinnot, ils avaient rendez-vous au petit snack-bar de la chance
près de la gare.
Pingouinnot ne put s’empêcher de penser : “ c’est toujours dans bar...” 

Une dizaine d’énergumènes étaient déjà là, on aurait dit d’abominables sauvages ! 

Le gars aux brodequins vraiment rouge arriva.
Il était accompagné d’Hanuman, un gigantesque et velu personnage, mi homme, mi singe,
d’autres pensaient que c’était plutôt mi homme, mi ours (ou plutot le chien ! n’importe quoi)
Il était muni d’une sorte de batte de baseball ou massue,  ça devait être son garde du corps.
Ce gars aux brodequins avait l’air tellement important et mystérieux ! 

Il annonça :
“Votre mission, si vous l’acceptez, sera de retrouver JP.
JP détient l’énigme, si vous la déchiffrez, vous saurez.
Comme d’habitude, vous m’oublierez en partie… car je suis futile et volatile” 

Il s’en alla illico, Pingouinnot l'aperçut monter dans une skoda.
Quand à Hanuman, il s’assit et prit tranquillement un livre

 

Tout le monde déserta le gourbi.
Juste avant de partir, Loco lui dit :
“ah oui, j’oubliais … trouvez-vous un acolyte !” 

Pingouinnot se retrouva seul devant ce grand Yéti qui lisait

“Le Mont Bréquin 3130 mètres, une ascension magnifique"

 

Pingouinnot réalisa, que ce n’était pas ici qu’il trouverait ce fameux JP.
Le Mont Bréquin était un code à garder précieusement.
Son vilebrequin dans la manche, il pensait à cette histoire d’acolyte.
Et la lumière fut.

 

* les mots soulignés sont en liens avec le thème de la semaine

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : ,