23 mars 2019

La vie en rose...(maryline18)

 

Vivre ou ne pas vivre...

 

Dans un monde qui me blesse, jour après jour,

Se révolte et régresse,...Si peu d'amour !

En errance littéraire, je suis ma voie ;

Mon exil immobile, me sauve, cette fois...

 

Dans ce monde qui m'agresse, vous restez sourds,

Pour témoin la rudesse de vos dicours.

Réfugiée dans mes livres, drapée de soie,

Je réinvente ma vie, côtoie les rois.

 

Sur les pages imprimées, pour déprimer,

L'actualité apparaît sans plus d'effets...

Là, un tueur a encore tué,

Là, des casseurs ont bien sur tous cassé.

 

Les xénophobes et les bourreaux d'enfants,

Je les renvoie à l'histoire en un instant.

Je les aplatis du plat de la main,

Je ferme mon livre, je poursuis mon chemin.

 

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16 mars 2019

Herman Hesse, (maryline18)

 

Je ne me lassais pas de t'écouter.

Je refaisais la visite pour la troisième fois. Ton beau regard calme et un rien amusé avait soutenu le mien à plusieurs reprises. Ta voix, posée et claire comme les chutes d'eau de Triberg, me devenait peu à peu familière. Je me laissais bercer par la mélodie de tes phrases. Je n'en saisissais plus le sens, puisque la visite que tu commençais alors, s'adressait, cette fois, aux Allemands.

Une force tranquille se dégageait de tes gestes et postures. Je te suivais dans les vastes pièces du château de Holenzollern. Tes yeux d'un beu si pur, semblaient contenir le Danube. Comme lui tu aurais pu m'emmener tranquillement visiter ces pays aux beautés insoupçonnées tels que l'Autriche, la Slovaquie, la Hongrie...la Modavie, l'Ukraine.

En quittant le château, tu m'avais embarquée dans une balade romantique sur le lac de Titisee...

Je te voulais et toi tu prononçais des mots comme : Wisigoths, et Ostrogoths. Ces mots étaient plaisants à entendre dans ta langue. La Forêt Noire et les peuples qui y vivaient jadis, semblaient passionner les touristes. Je me surprennais à être jalouse des sourires que tu adressais à ces jeunes femmes qui te comprenaient.

Perchée au sommet de la passerelle de bois en colimaçon, je regarde cette forêt de hêtres, d'épicéas, de sapins et l'envie me saisit brutalement de sauter pour m'écraser vingt mètres plus bas, pour tout effacer... Mon plus beau souvenir d'Allemagne, ce n'est pas le coucou sculpté à la main de Triberg, non, mais c'est le goût du Pinot noir, si parfumé sur tes lèvres si douces, qui est à jamais gravé dans ma mémoire.

Je me souviens de la photo pour laquelle tu avais pris la pause devant les maisons de style médiéval à colombages...

Je ferme les yeux, je titube, j'ai mal, j'ai froid, mes oreilles sifflent.

Comme ton homonyme, tu étais "l'homme qui voulait changer le monde"...Tu avais de grands projets, mais je n'en faisais pas partie.

Je prends place sur le toboggan et je me laisse glisser, comme ce jour où nous avions partagé une énorme part de forêt noire au café Schaefer.

Tu me manques...

Encore une halte à Baden-Baden et mon pélerinage arrivera à sa fin. Si seulement sa fontaine avait pu me rajeunir, tu serais peut-être à mes côtés...

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09 mars 2019

Pour Sarah (maryline 18)

m18

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02 mars 2019

Un, deux, trois...(maryline18)

Un, deux, trois, soleil !

 

En équilibre, sur une jambe, elle attend qu'il se retourne, pour rire, sauter, bouger, vivre, aimer, vibrer...

Ne plus avoir qu'une jambe au sol, devrait lui apporter de la souplesse à l'envol ! Lui viennent des idées...

Le regard qu'il pose sur elle, sur le monde, le déshumanise...

Sa jambe, l'unique lien qui la rattache à lui, à la terre, s'ankylose mais elle tient bon, immobile. C'est la règle du jeu.

Elle se prend pour une élolienne. De ses yeux brillants, elle regarde passer les nuages et imagine des voyages. Voilà un grand oiseau migrateur qui la frôle.

Elle entend le froissement de son aile, douce comme de la soie. Elle se déploie pour la faire monter à son bord. Elle se cache dans ses plumes pour se protéger du vent. Il a mille odeurs nouvelles à lui faire découvrir.

Il l'emmène et elle plane, comme dans ses rêves...Ils survolent les océans, s'approchent, et y goûtent l'écume. Elle est douce, crémeuse...Elle a la saveur de la liberté, des grandes marches sur la plage les soirs d'été, des silences, des mots doux des amoureux.

Ils survolent des montagnes, des forêts de sapins et lui revient des souvenirs de vacances : une randonnée, un pique-nique, une soirée arrosée...des rires, un baiser...

 

Un, deux, trois, soleil !

 

Elle voudrait s'évaporer, brulante comme une goutte de désir en ébullition, ou se dissoudre, comme une pincée de sel dans une mer d'amertume.

Il se retourne et elle est toujours là, elle a juste changé de pose, en appui sur l'autre jambe.

 

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23 février 2019

La robe trapèze (maryline18)

 

Elle portait une robe trapèze avec des hirondelles sur un fond bleu. Ses jambes laiteuses, découvertes jusqu'aux genoux, l'emmenaient, sur le sentier humide.

Elle y marcha longtemps, sans doute la tête baissée, toute appliquée à éviter les racines brunes et tortueuses. L'air était doux pour un mois de février. Elle ne portait pas de collants, juste un tricot qui lui couvrait le buste jusqu'à la taille. Aux pieds, ses ballerines de cuir noir s'enfonçaient dans la terre molle, couverte d'humus.

Elle avancera exactement quatre kilomètres, six cents.

C'est là que sa dépouille a été retrouvée, comme si cette grosse branche, qui barre le chemin, avait eu une incidence sur sa mort, lui avait fait stopper sa progression. Le policier et le garde champêtre contournent la zone où gisait le corps, balisée, pour les besoins de l'enquête, et s'arrêtent. Leurs visages n'osent se faire face. Ils aimeraient se dire la colère qu'ils éprouvent face à l'horreur mais peinent à trouver les mots justes, alors ils restent là, longtemps sans parler. De longues minutes se passent ainsi dans un silence entendu. Puis, l'un des deux se racle la gorge et explique :

"Je n'dors plus depuis que j'l'ai r'trouvée là, à la fois si belle et si irréelle..."

Un sanglot lui impose des soubresauts. Il s'inflige une forte respiration et poursuit :

-"Si on r'trouve le salop qui à fait ça ! Il s'est forcément passé quelque chose BON DIEU ! on meurt pas comme ça !"

Sébastien, en charge de la forêt depuis vingt ans, est un petit homme rond avec une bouille débonnaire. Il ne se remet pas de sa macabre découverte. Il détourne son visage chiffonné et s'essuie les yeux d'un revers de manche.

Didier Dubonnel, natif du coin, connait bien Sébastien, mais ce matin leurs échanges ne ressemblent pas du tout à leurs parties de 421 du samedi soir. Tout le petit village est sous le choc, le bistrot est resté fermé. 

-"Pas de trace d'ADN relevée sur elle, d'un quelconque agresseur. Elle serait morte par asphyxie. Manquer d'air au beau milieu d'une forêt, c'est un drôle de coup du sort, non ? Aucune marque de strangulation, aucune trace de coups assénés, sur aucune partie de son corps. Une si belle fille...

-Oui, c'est vrai qu'elle était plutôt mignone, la p'tite...Elle devait bien avoir des amoureux éconduits, des gas pas bien malins, qui l'auraient r'luquée d'trop près et qu'elle aurait repoussé ! y'en a p'être un qui aura voulu se venger, ch'ais pas moi !"

-"On a ratissé large et poutant, on a aucune piste. Elle enseignait dans l'école Jacques Brel depuis six mois, et tout se passait bien, tout le monde l'aimait bien ! Elle sortait peu et rarement le soir. Dans la p'tite maison qu'elle louait on n' a retrouvé que des livres, des cartons entiers de livres... Elle passait ses soirées à lire et à prendre des notes dont elle avait rempli des carnets. Enfin, tu vois c'était une fille plutôt "intello" quoi, pas une de celles qui nous aurait voulu toi et moi ! Elle avait eu une liaison avec un représentant de commerce, un beau parleur qui parcourait la région, mais il s'était lassé...Tiens, une allumée s'est rendue au poste pour faire une déclaration, hier...,une espèce de "Diseuse d'Avenir."

-"Ah bon, et alors ?"

-"Ben... tu me croiras si tu veux mais cette folle affirme qu'elle lui avait prédit sa mort et que c'est pour ça qu'elle est venue jusqu'ici.

-"J'voudrais m'éteindre loin du bruit, loin des moteurs et loin des gens aussi !"

-"Voilà ce qu'elle lui aurait dit ! Non mais pense un peu ! Une folle dingue que j'te dis ! Elle ne se liait quand même pas trop aux gens d'ici la p'tite, elle se méfiait, j'crois bien qu'elle avait morflé dans une autr' vie..., enfin, avant d'arriver chez nous. Pauvre gosse !

DRING ! DRING !

-"Allo, oui, oui, quoi ? ...? T'es sûr ? Ok j'rentre, envoie moi ton rapport ."

Il remet lentement son téléphone dans sa poche intérieure, le regard fixe, l'air absent, abruti par ce que vient de lui apprendre le médecin légiste.

Sébastien n'ose le ramener à la réalité de leur discussion. Il le regarde s'éloigner sans un mot. L'heure est grave, la mine déconfite de son ami le met mal à l'aise.

Il lira la presse le lendemain qui révélera l'incroyable énigme de " L'AFFAIRE DE LA MORT DE L'INSTITUTRICE" :

Une puce électronique à été découverte, gissée sous la peau de son avant bras, celle-ci serait la cause de la mort. Un soi-disant gynécologue, activement recherché, lui avait inséré une puce qui lui a infligé la mort par asphyxie. L'heure de la fin était donc programmée. Une sorte de bombe à retardement provoquant l'obsoléscence du système l'oxygénation du corps humain. L'article de presse met en garde toutes les femmes et jeunes filles qui auraient un dispositif contraceptif sous-cutané et les invite à appeler un numéro vert qui leur donnera un rendez-vous avec un médecin près de chez elles pour une vérification du dispositif.

L'article se termine ainsi : " Surtout, restez calme et ne vous rendez pas aux "URGENCES"!   

 

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16 février 2019

Il suffirait de presque rien...(maryline 18)

 

Il suffirait de presque rien,

Que tu entendes ce refrain,

Pour que le printemps refleurisse...

Allez, ne fais pas le sagouin,

Oublie tes larmes et ton chagrin,

Ne refuse pas ces iris !

Ce café crème à Saint- Germain

On le prendra main dans la main,

Sur tes lèvres le goût des prémisses,

D'un grand amour née un matin

Dont il faudra prendre grand soin,

Pour en faire durer les délices...

On s'aimera jusqu'en automne,

Ou en hiver, quand le glas sonne,

 

Et qu'on enterre des corps qui encore frissonnent, de tant d'amour qu'ils emprisonnent...

 

Il suffirait de presque rien,

Ces quelques mots que tu retiens,

Pour que ma raison s'envole...

Le sel, sur ma peau, des embruns

Dis, le goûteras-tu enfin,

Au crépuscule, la peur s'étiole...

Me laisseras-tu sur ma faim,

Vois-tu la vie comme un festin

Ou bien comme une farandole...

Libère ton coeur de son écrin

Et fredonne lui le refrain

Des jours heureux qui caracolent !

Le bonheur n'est plus incertain,

Puisque nous partageons ce train...

 

Emmène moi vers ces pays que tu connais, sur ces chemins non goudronnés !

 

Il suffirait de presque rien

D'un simple cadeau du destin

Pour que je te dises je t'aime...

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26 janvier 2019

Aux frontières du réel, (maryline18)

 

D'un battement de cils, je plante le décor. Dans la moiteur de l'aube, le temps semble suspendu. Le vide, l'absence de figurant, accentue une fois encore, la force des éléments, qui prennent le dessus. Les minutes s'étirent et les violons s'élancent, accrochant aux vagues des espoirs immenses. Seul protagoniste de mon court mètrage, tu prendras tous les risques, mon merveilleux mirage...Au second battement de cils, tu sortiras de ta loge, pour qu'enfin se métamorphose, une réalité morose, en un feuilleton à l'eau de rose. Le script est bien rodé, les prises se superposent. Sur la plage abandonnée, te voilà, enfin tu oses. De silences en aveux, la caméra filme tes yeux, tu as cette beauté des dieux, cette amour fabuleux, qui transporte mon âme. Tes mots glissent sur ma peau claire et suave, ton souffle m'emporte vers un délicieux naufrage. J'entends la plainte des oiseaux, par nôtre étreinte dérangés, se mêler au bruit des flots, maintes fois sublimé. Toute une vie offerte, comme une dernière offrande, avant de sombrer comblée, dans l'abîme des cieux.

Le jour s'éclaire, chargé de nuées, flamboyantes et glacées. La ville côtière se réveille, les rêves secrets se disloquent...

Le scénario est sans doute trop court, la musique trop forte, la rencontre trop... oh non, la rencontre était parfaite !

-"Coupez !"   

 

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19 janvier 2019

L'ourson. (maryline18)


De son antre, s'échappait un souffle léger, à peine tiède, qui ne déposait guère de buée sur la vitrine glacée. Encore un signe manifeste que la vie restait en attente, cachant sa respiration profonde, comme retenue par une force invisible. Pourtant, la "chose" était bien là, installée à n'en pas douter au creux de son être.

Claire inspectait son visage éteint, indifférente aux articles du magasin, intrigué par cet autre qui la transformait peu à peu. Hier encore, ses lèvres charnues, riaient, embrassaient à pleine bouche, rouges et chaudes comme les flammes de l'enfer..(Pourquoi d'ailleurs, cette évocation de l'enfer puisqu'elle acceptait ses fautes et ses repentirs?)

A présent, son reflet l'observait. Ses yeux agrandis de curiosité, semblaient tantôt perdus dans un brouillard épais, tantôt traversés d'une lucidité implacable, impitoyable. Ils devenaient inquisiteurs. Mais quel était ce mal qui lui volait ses joies, ses rires, ses envies ? Quel était cet indésirable qui se délectait de ses forces, la vidait de son jus, lui aspirant, sans vergogne son optimisme ? N'allait-il jamais être rassasié ? Il ne lui laissait aucun répit, pas même la nuit. Il voulait tout contrôler, tout jauger, tout décider. Il la déposédait de sa vie. Il la rendait folle.

Elle ramassait chaque matin, son corps défaillant et résigné, qu'elle traînait tant bien que mal toute la journée. La "chose" y retenait prisonniers tous ses "allez on y va", et ses " et si je faisais ça"et toutes ces phrases si plaisantes à dire, les"comment ça va" et  ces bonnes résolutions, vides de sens, quand elles n'intéressent personne. C'est comme si la bête contrôlait ses élans, ses envies, (de plus en plus rares, il est vrai),  pour leur interdire le passage du dedans vers le dehors, leur empêchant ainsi de franchir ses lèvres séches et exsangues.

Quel était donc cet intrus qui lui ôtait sa force vive et même parfois, jusqu'à l'envie même de vivre?  La seule solution pour lui échapper aurait été la fuite en avant... Mais avant il lui fallait faire le tri entre l'utile et le superflu, ne serait-ce que pour courir plus vite...Il lui fallait s'alléger de ses espérances périmées, de ses battements de coeur atrophiés. Se forger des certitudes, des excuses, des responsabilités. Se repasser encore une fois l'histoire qui avait tout de même bien commencé. Lui inventer une suite plausible, juste pour le plaisir, un plaisir il est vrai, masochiste, qui n'aurait fait que se tordre un peu plus, un coeur, qui ne ressemblait déjà plus qu'à un cep rescapé au beau milieu d'une terre brulée.

Elle tentait courageusement et avec une détermination toute fraîche, faite de matériaux plus fragiles encore que les brindilles glanées ici ou là, par ces passereaux  préparant leurs nids, de se convaincre de ses chances de survie. La mort subite de l'amour lui aurait été plus acceptable, moins douloureuse. Un expert se serait déplacé et aurait constaté l'arrêt de l'élément, indispensable à son bon fonctionnement. Après autopsie, des manquements auraient été mis au grand jour. Sur l'acte de décès ont aurait pu lire :

-Courroie de transmission défaillante, fils de communication endommagés.

-Problèmes de synchronisation ayant pu entraîner une usure prématurée du coeur.

-Tristesse avérée, directement liée à l'absence d'entretien.

-Sécheresse constatée ayant entraîné la cassure, expliquant les débris de réponses retrouvés mais inexploitables.

Bref un état des lieux incontestable aurait été dressé, ce qui l'aurait conduite à rendre ses clés et à tourner la page, ses tourments n'auraient plus été qu'une histoire classée...sans suite. Retour ensuite à l'agence "rencontres orchestrées" et en avant la  musique ! Roulements de tambours, envies au diapason, triangle offert en prime et carillon assuré ! Mais non, rien n'était aussi simple, aussi clair, aussi tranchant ! Il lui fallait donc ruminer, remacher, se souvenir...à jamais.

Elle tourna alors le dos à la vitre qui lui offrait le reflet d'une inconnue, et se perdit dans la foule, un ourson serré sur sa poitrine. Oh, pas celui de son enfance, d'ailleurs en avait-elle eu un ? Elle ne s'en souvenait pas. De cet ourson,  acheté sur une brocante, elle ne connaissait ni le passé ni le futur. Non, elle n'avait pas encore, avec lui, d'histoire commune ni de réelle complicité mais il était là et la réconfortait. Des visages moqueurs s'attardaient, puis poursuivaient leurs chemins.

Une pluie fine trempait bientôt les poils de l'animal qu'elle réchauffait doucement de son écharpe. Le ciel étendit sur la ville un voile noir, surprenant les derniers badauds, mais se déchira au passage du couple, les baignant d'une lumière astrale protectrice. L'horoscope, avait sans doute prédit, le matin même, une issue heureuse aux tracas de Claire qui souriait à nouveau, à son ourson et à la vie. Tout allait mieux depuis qu'elle prenait son traitement. Une pilule rose le matin et deux jaunes le soir. Le bonheur, c'est pas plus compliqué !

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15 décembre 2018

Le jargon du matcho, (maryline18)

Le jargon du matcho,

 

-"On se met un beau p'tit film ?"

Traduire : Tu regardes le film que j'ai choisi avec moi ?

-"Qu'est-ce qu'on mange ce soir ?"

Traduire : T'as encore rien préparé ? Jai faim !

(Dans le magasin, tu regardes un pull en promotion)

-"Prends-le si tu veux !"

Traduire : En temps que "mâle dominant", je t'en donne l'autorisation !

 

Le jargon du vendeur,

 

-"J'ai un coquet appartement à vous faire visiter !"

Traduisez : J'aimerais vous fourguer un minuscule deux pièces invendable !

-"Cette robe semble avoir été faite pour vous !"

Traduisez :

Tout rentre ! Formidable !

-"Ce téléphone est très facile d'utilisation"

Traduire : Avec ta tête d'ahuri, je te conseille le modèle le plus basique.

 

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01 décembre 2018

Prenez place dans le Hula oop ! (maryline18)

 

Tourne, roule, joli cerceau,

Rêve, rêve, même s'il le faut !

Hisse, "oh hiss", au là tout là haut,

Dans le ciel, ton rire, le plus beau !

...

De la colline, les années

Glissent et nous font dévaler.

Dans la vallée, l'envie d'aimer,

Chante de cyprès en bosquets.

Tourne l'amour, qui étourdit,

Puis qui nous laisse, tout alangui.

Trainent nos songes endoloris,

Où se débattent nos envies.

...

Tourne, roule, joli cerceau,

Rêve, rêve, même s'il le faut !

Hisse, "oh hiss", oh là tout là haut,

Sur la piste, mon coeur en drapeau !

...

Allez, cours, cours,  petite fleur,

Le hula oop  part de bonne heure !

Il t'emmènera vers la douceur...

Prends ta place, avant que se meurt

Le tourbillon, comme un refrain,

Qui emporte vers leurs destins,

Les oubliés, n'espérant rien...

...Qu'une autre chance, qu'un autre train.

...

Tourne roule joli cerceau,

Rêve, rêve, au dessus des mots !

Hisse, "oh hiss", oh là tout là haut,

Dans mon cou, ton souffle en cadeau.

 

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