30 juin 2018

Le tabou, (maryline18)

 

 

Tourne autour du pot et nous fait perdre un temps précieux.

Alimente les incompréhensions et tend la perche aux plus malicieux.

Balaye la discussion sur tous les "vrais" sujets de conversations et nous rend malheureux.

Occulte les problèmes et enterre les solutions dans l'utopie d'un "mieux."

Ulcère nos sociétés et nous fait tourner en rond en ayant l'air joyeux !

...........................................................................................

Le tabou peut aussi devenir un jeu (cousin "du roi du silence").

 

-"Voulez-vous jouer ?"

 

1- Il faut se concentrer, se laisser gagner par le sang froid de l' invincible, avoir l'air détendu,(comme on pourrait l'être dans un monde presque parfait... ou disons plus humain).

2- Ensuite, regarder l'adversaire dans les yeux et prendre un air apaisé, détaché de toutes les inégalités, de toutes les souffrances...

3- Enfin, le premier qui parle a perdu...ou gagné !

J'ai oublié de vous préciser qu'il fallait choisir son camp avant de commencer !

-"Facile non ? À vous de jouer !"

PS : Si vous êtes filmé, n'oubliez pas de sourire ! Bon amusement !

 

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23 juin 2018

Le buisson magique, (maryline18)


La schtroumpfette a grandi...Elle, et ses congénères se sont perdus de vue...Malgrès le temps, l'histoire à marqué les esprits.

Il était une fois un méchant sorcier : "garatgamelle"qui, après avoir invoquer on ne sait plus quel dieu, ( Saint- Joseph ou Saint- Emilion), créa des petites créatures.

Un matin, alors qu'il recomptait fièrement ses personnages : Grand Schtroumpf, Schtroumpf bricoleur, Schtroumpf à lunette, Schtroumpf grognon et Schtroumpf paresseux, quel ne fût pas son étonnement en découvrant une schtroumpfette illégitime !

La colère lui fit perdre la raison. Désormais, le sorcier, ivre de vengeance, face à ce mauvais coup du destin, fit la pluie et le beau temps, au pays des schtroumpfs.

Ces derniers tentèrent de lui échapper en squattant un autre champignon qu'il croyait à l'habandon mais des volatils en képis, les délogèrent sans ménagement( des complices d'Asrael, sans doute, la bonne consience de Garatgamelle !). Pour les consoler et apaiser leurs peurs, Grand Schtroumpf, qui savait faire mille choses, confectionna un habit dans une étoffe qui avait été trempée dans une décoction à base de carmin, puis leur conta l'histoire du chaperon rouge. Le sourire était revenu sur le visage de la Schtroumpfette, batisée " mains de beurre", tant elle était maladroite.

Par un beau matin, alors que "Garatgamelle" avait pris l'apparence d'un père exemplaire, les voilà tous partis explorer la forêt à la recherche d'herbes cicatrisantes pour toutes sortes de blessures,( physiques, morales, immorales, minimisées, ignorées...)

C'est alors que la Schtroumpfette tomba et roula jusqu'à un buisson d'antibrutalium perpétuelle, une herbe si rare et si fragile, qu'elle mit des années à la cueillir. Une infusion de ces feuilles miraculeuses les mis hors du danger que représentait la proximité de "Garatgamelle".
 

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09 juin 2018

Le poète ... (maryline18)


La place aux vieux pavés, prit des allures de fête,
Quand Marcel enrhumé, chanta pour faire la quête.
Les passants amusés, n'en ratèrent pas une miette,
Se r'tournèrent, se cognèrent, échangeants leurs casquettes !
 
Marcel, encouragé, par ce remue- ménage,
Mit les bouchées doubles : "oubliant son viel âge"
Le papier défilait, dans sa boite sans cordage,
Bientôt tout l'monde dansait, des rires sur les visages.

Sa dégaine incroyable, intriguait les danseurs...
Quel était ce poète, semant la bonne humeur ?
Un chapeau, qui barrait son front tout en sueur,
Se tenda, peu après :"m'sieurs, dames, à vôtre bon coeur !"

Marcel repris la route, enmenant avec lui :
Son chapeau, sa déroute, son orgue de barbari,
S'éffaça au lointain, retomba dans l'oubli ,
Amoureux de liberté, ainsi va sa vie...

 

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26 mai 2018

"En route" vers la salva... (maryline18)


L'avion venait de nous déposer en forêt amazonienne. Willy nous avait fait grâce de son plus beau sourire, en nous souhaitant un bon séjour. En pilote aguerri, il avait l'habitude de ces trajets, mais restait sur ses gardes. De retour vers Satipo, il lui faudrait, comme toujours, beaucoup de discrétion pour ne pas avoir à en découdre avec les narco-trafiquants, qui eux, en manquaient cruellement. Débarquées en pleine saison des pluies, après avoir survolé la Cordillère de Vilcabamba, il nous restait encore au moins six heures de marche,  en terrain souvent  escarpé. En proie à tous les dangers de la faune, si riche, de cette salva (forêt) préservée et impénétrable, ou presque...Je suivais Jéromine Pasteur, à la trace. Je posais mes pieds juste après les siens, sensiblement aux mêmes endroits. Dans les sous- bois, mieux valait rester concentrées pour éviter les morsures de serpents. Avec habileé et rapidité, elle fauchait de son outil la végétation dense et m'ouvrait un chemin.

Bientôt, les difficultés se décuplaient, je l'observais. Avec application et par mimétisme, mes mains agrippaient la roche aux mêmes endroits qu'elle. Nous faisions corps avec la montagne qui nous élevait jusqu'à eux...Entrainée depuis plusieurs mois pour préparer ce voyage sportif, à visée humanitaire, j'allais réaliser mon rêve de petite fille : partager le quotidien des Ashanincas. Ma fascination pour ces peuples vivant en parfaite opposition avec le monde des "blancs", c'est-à-dire en privilégiant le groupe à l'individu et respectant la nature nourricière en ne lui prélevant que l'indispensable, m'habitait depuis l'enfance. Nous nous rendions sur le plateau du Tonkare, à 1200 mêtres d'altitude, sur les rives du Cutivireni. La tribu de Shirampari (le chef), nous attendait en compagnie du clan, venu de Parijaro, la deuxième famille de Jéromine, qu'ils nommaient : Chaveta (papillon). Elle les avait préparés à nôtre visite qui était l'occasion de répertorier le nombre d'enfants et d'en vérifier la bonne santé. Dans mon sac à dos, en plus de ma trousse d'urgence contenant l'anti venin, (indispensable, face à une éventuelle morsure de serpent), des feuilles de papier attendaient d'être pliées. Est-ce que je parviendrais à organiser cette pause créative, sans doute saugrenue à leurs yeux et qui porte le non : d'origami ? J'étais prête à relever le défi !

Un radeau confectionné par Birriti, qui viendrait bientôt à nôtre rencontre, nous attendait à l'endroit prévu. Mon guide n'en était pas à sa première immersion en forêt amazonienne. J'en étais l'admiratrice, chanceuse et confiante. Après avoir traversé le torrent, nous avions fait une courte pause. Chaveta avait sorti de son sac une tunique de couleur brune et me l'avait tendue :

"Cushma, mets-la, tu seras mieux acceptée par nos hôtes !

J'enfilai le vêtement et elle, le sien. Depuis la descente de l'avion, nous parlions peu. Jéromine prenait un tout autre visage, empreint de sérénité. D'autres attitudes semblaient s'imposer très naturellement à elle. Les sens en alerte, son regard scrutait l'alentour et elle humait la bise chargée des odeurs qu'elle retrouvait... presque animale. Je ne l'avais jamais trouvée aussi belle que dans sa cushma. Les quelques mots que j'avais appris en ashaninka allaient me servir maintenant qu'elle reprenait son identité choisie, fille adoptive des Ashanincas. Ses pieds nus, enfoncés dans la glaise, les jambes légèrement écartées, elle avait levé la tête, sa main  droite en visière, vers le ciel. Soudain, son visage s'était illuminé d'un large sourire à la vue d'un couple d'aras, sortis bruyamment du faîte d'un arbre, juste devant nous. Ils nous avaient offert leur envol en cadeau de bienvenue !
Jéromine s'imprégnait de toute la force vive de cette nature flamboyante, encore triomphante ici, des hommes et de leur folie. En contrebas, des centaines d'acajous et de cèdres, prisés pour leur bois résistant étaient abattus, sans compter le massacre des hévéas depuis des années, pour produire toujours plus de caoutchouc. L'homme ne s'arrêtera donc jamais... Les indiens qui ont refusé de devenir les esclaves d'exploitants sans vergogne, ont été obligés de s'enfoncer toujours plus loin dans la jungle pour survivre. Leurs premiers ennemis ont pris l'apparence humaines, contrairement à toute logique. Combien de temps résisteront-ils encore face aux pressions qu'ils subissent de la part  de notre société si "moderne"! ?

Tout à coup, je m'étais sentie observée et avais dirigé mon regard vers les fougères géantes qui couvraient la totalité de l'humus qui s'étalait sur le sol, aux alentours. Il était là, nous observant peut-être depuis longtemps, et veillant sur nous, l'oeil noir, le sourire rieur ; Enfin, je faisais sa connaîssance : Barriti.

Jéromine avait joué l'indifférence et avait avancé soudainement à grands pas pour prendre de l'avance. Leur jeu m'avait amusé. J'avais alors deviné la tendresse qui les liait. L'homme avait sifflé entre ses mains et s'était rapproché, rapide comme le jaguar. Il s'était adressé à mon amie :

"Aviro !" (Toi) !

"Narobe," (Je suis là), lui avait-elle répondu, sans arrêter sa marche. Il lui avait barré le chemin pour la forcer à le regarder. Les yeux dans les yeux, les paroles étaient devenues superflues, le bonheur était palpable. Elle s'était détournée vers moi et lui avait dit : "Origami !"

Les villageois qui m'attendaient m'avaient déjà donné ce nom et c'était bien ainsi. J'avais hâte de faire la connaissance des femmes de la tribu : Origa, Ira, Matha, Ivitoria, Tilloray et Shama, la guérisseuse qui utilisait les plantes comme lui avaient appris sa mère et sa grand-mère. Nous avions bourré nos sacs de boites de thon, qu'ils appréciaient beaucoup.

L'arrivée au Tonkare s'était faite sans aucune démonstration d'affection. Ce peuple introverti vit le moment présent et n'accorde pas d'importance au passé ni au futur. Jéromine m'avait présenté et nous avions été conviées très naturellement à partager autour du feu, le repas que les femmes avaient préparé. Installées en tailleur, nous avions dégusté une soupe de poisson dans des écuelles de terre cuite, des grenouilles grillées et du manioc. C'est au troisième passage de la calebasse : récipient, remplie de pearentsi, sorte de bière préparée avec les "masato", des pommes-de-terre croquantes et juteuses, machées et recrachées par les femmes dans le chaudron, (la salive aidant à la fermantation), que je me suis réveillée !  

Vous imaginez ma déception, moi qui rêvais de m'étendre auprès de Chaveta et de partager sa couverture en attendant le levé du soleil, ou de découvrir la lumière rosée du crépuscule en sortant d'une case au toit de palme et à la litière d'écorces douces ou de feuilles...de m'émerveiller devant les sarato tissés, des heures durant, par ces femmes si courageuses au teint cuivré...mais hélas, "hariokara !" (c'est fini !)

Adieu les toucans, les aras, l'odeur des bûches qui brûlent et qui rassemblent ceux qui luttent, mangent, dorment, devant des flammes dansantes au vent léger, tourbillonnantes et montant en nuées jusqu'aux étoiles par milliers.

Adieu les parties de pêche dans le torrent, les baignades, nue, au pied des cascades...Adieu à tous ces plaisirs simples auxquels tu as pris part, auxquels tu as goûté, Jéromine, et que je n'aurais jamais eu le courage d'approcher, d'aller chercher, aussi loin de nôtre civilisation occidentale ! Bravo à toi que rien de prédestinait a cette vie d'aventurière, toi enfant du Jura et surtout merci pour ton livre qui m'a fait rêver et que je viens de découvrir !  

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19 mai 2018

Une bien triste "course au trésor" ... (maryline18)

 

...Sur la route, au sud de Paris... mai 194O.

Mathilde et Renaud, s'étaient endormis, exténués, enlacés sur le banc à droite de l'église, enfin, à droite de ce qu'il en restait... Le centre du village ne ressemblait plus à leurs souvenirs d'enfance, ici aussi, les frappes avaient atteintes leurs cibles : les maisons dévastées par les bombes, évantrées de toutes parts, avaient projetées leurs équipements au dehors. Ainsi, un spectacle de désolation et d'enchevêtrement de différents matériaux s'étalaient devant leurs regards ahuris. Tout juste réveillés, courbaturés, ils se redressaient avec peine. Par chance, la nuit avait été fraîche mais sèche. Mathilde rabattit d'un geste la couverture sur ses genoux. Assis, ils contemplaient l'ancienne place du marché où leur tante venait vendre ses oeufs et son beurre. Mathilde se souvient du bon goût du lait frais et de la crème, épaisse, surnageant le bol du petit déjeuner. Rien ne serait plus jamais comme avant...  Ces bons moments lui semblaient bien loin à présent. Elle saisit le balluchon qui leur avait servit d'oreiller et en extirpas une pomme qu'elle tendit à son frère, de deux ans son cadet ; la deuxième, mais aussi la dernière, lui offrit un mince réconfort.

Leur "périple" arrivait bientôt à son terme : encore trois ou quatre kilomètres et ils arriveraient chez tante Gisèle. Nul moyen de savoir si elle était encore en vie et si elle avait reçu leur courrier lui annonçant la mort de leur mère. Mathilde ne laissait pas le  découragement la gagner ; elle trouvait des solutions pour que la vie remporte la victoire sur l'horreur de cette guerre qui avait fait d'elle une adulte avant l'âge. Le fruit terminé, elle plia en triangle la couverture et la déposa sur les épaules de Renaud, transi de froid.

-"Viens, il faut continuer maintenant !" Bien qu'il allait sur sa quinzième année, il appréciait qu'elle le maternait et il la laissait saisir sa main autant de fois qu'elle le voulait ; ce geste le rassurait. Sa maigreur, dûe aux restrictions, le faisait paraître plus jeune. Il parlait peu depuis leur départ. Son regard vide semblait tenir à distance tout ce qui lui était trop dur à voir. L'air absent, il remontait le temps et allait se perdre dans un monde intérieur et silencieux. Il avait repoussé le cadavre de sa mère, gisant de tout son poids sur lui, sur le sol de la cuisine de leur maison parisienne. Le bombardement nocturne ne leur avait pas permis d'atteindre la cave. Elle lui avait sauvé la vie...

Il n'avait jamais voyagé seul avec sa soeur. Mathilde refaisait le même chemin qu'il y a cinq ans. Elle était venue avec son frère et ses parents, passer quelques jours pour l'anniversaire de Gisèle. A ce qu'il restait de l'échoppe du cordonnier, elle prit à droite puis remonta la Grande rue .

-"J'espère que la ferme de "matante" est encore debout !" Renaud acquiesça d'un sourire triste et ajouta : -"Quand on arrivera on fera des crêpes, d'accord ?,"

-"Oui si tu veux ! J'irai ramasser les oeufs au poulailler pendant que tu verseras la farine dans un plat..."La perspective d'enfin manger à leur faim, les aida à marcher d'un bon pas. Au fur et à mesure qu'ils progressaient, la peur les gagnait : ils n'avaient croisé personne depuis leur descente du train, deux jours plus tôt. La fermette était en vue, au bout du chemin, mais toujours aucune âme qui vive dans les parages !

"Regarde, on est arrivé !" Lança Mathilde, pleine d'espoir. Ils s'approchèrent en courant. La porte était entrouverte, elle comprit tout de suite que ce n'était pas un bon présage...Ils entrèrent sans un mot. Les pièces étaient sales et tout en désordre.  Gisèle n'était nul part.  C'était sûr, elle avait quitté précipitemment les lieux et depuis plusieurs jours...Un bruit de casserole les fit sursauter. Un chat en quête de nourriture, venant de la cuisine, prit la fuite.

-"Je meurs de faim ! On les fait les crêpes ?" Insista Renaud, presque implorant, des trémolos dans la voix.

Mathilde se ressaisit et se mordit les lèvres pour cacher ses larmes. La déception la submergait.

-"Oui, viens m'aider à trouver la farine !"

Les armoires avaient manifestement été pillées. Le contenu des armoires se trouvait presque en totalité éparpillé au sol. Mathilde, s'accroupie et sur la dernière étagère, où il y avait des bocaux à confiture vides et de vieux journaux,  quelque chose l'intrigua : elle s'enfonça encore et remarqua que les joints de ciment de quatre briques étaient différents, plus clairs et moins lisses. Elle se releva et partit à la recherche d'outils pour casser les joints et libérer les briques fraîchement cimentées. Un sac confectionné dans un morceau de jute et resserré par une ficelle à son extrémité, se trouvait là.

_"Mathilde, qu'est-ce que c'est ? Laisse moi voir! Allez !"

Le sac en main, elle sortit du placard.

_"Regarde ! " Elle détacha la corde et les pièces d'or tintèrent sur le sol en tombant. Ils n'en croyaient pas leurs yeux ! Ils les contèrent pas deux fois. Il y en avait  quinze, quinze pièces d'or en excellent état !

...Mathilde à aujourd'hui quatre-vingt quinze ans mais se souvient de tous les détails de cette journée, à jamais gravée dans sa mémoire. Hélas, elle ne revit jamais son père, mort au combat. Gisèle, en fuite pour échapper à des pillards, fût retrouvée dans un fossé, morte de fatigue. Mathilde continua de prendre soin de son frère plusieurs années, jusqu'à ce qu'une méningite l'emporte, dans sa dix-neuvième année. Elle n'eût jamais le coeur de vendre les pièces d'or.

_"Tiens Sophie, j'ai été collectionneuse par la force des choses, comment tu appelles ça toi, une collectionneuse de pièces ?"

_"Une numismate, mamie !"

"Eh bien, tu choisiras de les garder ou de profiter de l'argent que tu pourras en tirer, moi je n'ai jamais pu m'en séparer !"

Sophie a fait expertiser les pièces de cinq francs, éditées en quantités limitées, entre les années 1878 et 1889. Elles ont une valeur de 10 000 euros chacune. Elle les a déposées dans un coffre. A travers elles,  il y a un peu de Gisèle et de ses parents et grands parents, et si on regarde un peu mieux, on peut y voir le sourire de Renaud et ...dans l'avenir, il y aura aussi beaucoup de Mathilde...La voilà devenue une numismate qui aura beaucoup d'histoire à raconter dans cinquante ans, ou plus, à ses petits enfants, si elle en a bien sûr !...Pour l'heure, Sophie commence ses recherches pour établir son arbre généalogique. Elle se sent riche, mais pas comme elle l'aurait imaginé, avant...

 

 

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12 mai 2018

Cricri, (maryline18)

 

C'est en déjouant l'attention de Léontine, en ce beau dimanche de mai, qu'elle l'avait apperçu pour la toute première fois. Elle s'était éloignée du chemin devenu trop coutumier pour subtiliser quelques clochettes violettes au pied d'un noisetier. Depuis que la maladie tenait alitée sa pauvre mère, elle n'aurait manqué pour rien au monde cette récréation hebdomadaire qui lui était "prescrite" par monsieur Legrand, le médecin de la famille Duchène, depuis toujours. Son teint pâle, presque tranlucide par endroit, laissait apparaître, partants du front jusqu'aux tampes, deux veines bleues. Au grand air, celles-ci s'estompaient, et ses joues  prenaient alors de jolies nuances roses. Elle ressemblait à ces poupées de porcelaine que l'on dépose délicatement sur le lit des jeunes filles. Comme elle aurait aimé porter des vêtements plus pratiques que ses robes de petite fille modèle, qu'elle devait faire attention de ne pas salir et qui risquaient de s'abîmer à la première chute.

Léontine, au service de la famille depuis les plus vieux souvenirs d'Alice, l'avait appelé plusieurs fois, avec très vite une pointe d'agacement dans la voix.

_"Alice ! Alice! Si vous ne revenez pas vous serez punie, vous ne goûterez pas les mirlitons que je vous ai préparé ce matin ! Et cette foi je tiendrai parole, je vous l'assure !

Alice, je vous ordonne de venir tout de suite me donner la main ou je rendre seule ! Votre mère sera très déçue par votre comportement ! "

 La petite fille ne répondit pas bien qu'elle connaissait les conséquences de son mutisme ; Le retour à l'imposante et belle propriété : "Les beaux vergers", se ferait sous les reproches de l'employée acariatre et vieillissante qui n'arrivait plus à la suivre.  Alice, d'un caractère pourtant calme la plus part du temps, subissait le mème envoûtement chaque dimanche. La forêt, tantôt sombre et mystérieuse, ou enchanteresse et percée ici et là par les raillons lumineux d'un soleil sublimant leur promenade, n'en finissait pas d'éveiller les sens de la mignone. Cette Normandie aux milles tableaux, leur offrait une nature encore préservée. Vagabondant ainsi chaque semaine, dès le printemps venu, Alice agrandissait petit à petit le périmêtre de son formidable terrain de découverte.

Son pelage roux avait attiré l'oeil curieux de la fillette. Semblant entammer une partie de cache-cache, l'animal bondissait de fougères en buissons. Elle avançait à pas feutrés pour ne pas l'effrayer. Il se dégageait de ses déplacements, une forte odeur d'humus qu'elle respirait avec bonheur. Elle aurait voulu suspendre le temps pour toujours tant elle se sentait en harmonie avec cette nature qui la métamorphosait. Ses troubles anémiques qui causaient tant d'inquiétude à tout son entourage, n'étaient plus qu'un mauvais souvenir quand elle suivait le chemin des fourmis travailleuses jusqu'à leur nouvelle trouvaille ou qu'elle confectionnait un bouquet de branches embaumantes d'épicéas.

Alice retenait sa respiration, la gorge sèche, accroupie derrière un vieux chêne magestueux. Il ne falait pas parler mais l'approcher sans en avoir l'air...Elle retroussa sa belle robe d'organdi rose jusqu'au dessus des genoux et se laissa tombée au sol pour l'amadouer.

-"Pssit, pssit ! osa t-elle...

Pouvait-elle avoir un écureuil comme ami ? En aurait-elle le droit? Léontine ne serait certainement pas d'accord...et après ! Son coeur s'accéléra quand il s'approcha. Elle réussit presque à le caresser quand elle sursauta :

-"Alice ! Mais que faites-vous ainsi au sol !? Levez vous, regardez votre robe, mais enfin, pourquoi ne me répondez vous pas quand je vous appelle ?

 -"Oh non ! vous l'avez fait sauver Léontine ! J'avais trouvé un petit écureuil orphelin et vous lui avez fait peur...!"

-"Allons, ne dites pas de bétise, ses parents ne sont sûrement pas loin et nous, nous sommes bien loin du chemin, il nous faut rentrer, vos parents vont s'inquiéter !"

-"Oh mais j'aimerait tellement avoir un petit animal à m'occuper ! comme il avait l'air gentil, il me regardait avec ses yeux noir et semblait vouloir jouer !"

-"Ce genre d'animal ne peut vivre qu'en forêt Alice, je vous promet que nous reviendrons dimanche et il saura vous retrouver, ces bestioles ont une intelligence qui pourrait vous surprendre, vous verrez !"

_"Bon d'accord mais ne me privez pas de gateaux Léontine, s'il vous plait, rien qu'a imaginer les amandes, j'en ai l'eau à la bouche, vous êtes la reine des mirlitons !"

-"Oh petite flateuse ! je ne peux vraiment pas vous en vouloir très longtemps ! Donnez moi la main à présent et rentrons ! Prenez ces clochettes pour votre mère !"

_"Merci Léontine, vous êtes trop gentille...Mais moi quand je serez grande j'aurais un écureuil rien que pour moi !"

Sur le chemin du retour, Alice jouait à essayer de piétiner les ombres filiformes qui s'étiraient de plus en plus devant elles et qui les devançaient toujours...Une odeur de pins les accompagnait. Non loin d'eux, un pivert tapait frénétiquement le tronc d'un arbre, des pinsons se renvoyaient des messages, une corneille semblait vouloir prendre part à la conversation. Elles aimaient cette agitation, laissant de longs silences que la nature comblait merveilleusement.

Quand la nuit eût rempli tout l'espace de la grande chambre de la petite fille, elle ferma ses grands yeux noisettes et rêva de son nouvel ami. Il se laissa cueillir au pied du chêne et le serrant sur sa poitrine, elle perçut le battement de son coeur. Le dimanche suivant elle enmena des friandises pour régaler celui qu'elle nomma Cricri.

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05 mai 2018

Idylle entre un lombric et une libellule (maryline18)

 

Seul, sur un chemin forestier,

Alain suivait, sombre, la Lys,

Les poches trouées, dépité,

Devant sa vie sans artifice.

Puis, faisant un pas de côté

Pour éviter dans les branchages,

Un vieil outil abandonné,

Lui revint à l'esprit, l'image

De sa mémé en tablier,

Les bras chargés de victuailles,

De la terre plein ses souliers,

Pour accompagner la volaille.

Un moment tout à ses pensées,

Il se baissa pour ramasser

La bêche juste un peu rouillée,

Et il cria : "Merci Mémé !"

Il se proclama jardinier !

Sur son visage, un sourire

Eclaira toute la fôret,

Et puis aussi son avenir...

Une parcelle abandonnée,

Oubliée de tous, comme lui,

Lui permit de s'alimenter,

Et ainsi de redonner vie

A ce p'tit coin de paradis,

D'où un soir de pleine lune

Il surprit, auprès de fourmis,

Son compagnon d'infortune :

Un vilain ver, chargé de terre,

Auprès d'une libellule.

Avait-il bien les pieds sur terre

Ou était-il somnambule ?

...Son petit côté "terre-à-terre",

Faisait toute la différence,

Et n'était pas pour lui déplaire

Alors débuta la romance...

Déployant ses jolies ailes,

Toutes de bleu et vert mélés,

Plus douce que la mirabelle,

Légère et gracieuse à souhaît,

Elle admirait tout son travail,

De dur labeur au fil des jours,

Et de ses ailes en éventail,

Lui envoyait des mots d'amour...

Ils ne se voyaient que la nuit,

Le ver n'aimant pas le soleil ;

Et vous n'en serez pas surpris,

Elle a eût beau battre des ailes

Afin de tenir en éveil,

Le charme contre nature,

Alain découvrit au réveil :

Une tâche, une blessure,

Sur la belle alors condamnée

A errer entre ciel et terre,

Jusqu'à l'agonie annoncée

Par M'dame destinée, la sorcière.

La morale de cette histoire :

Quand s'offre à toi la liberté,

Ne la laisses en aucun cas choir,

Séduit par la sécurité.

 

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10 mars 2018

Billet d'adieu (maryline18)

 

Décidée je reprends le large

Yéti et bonne humeur en poche

Naviguer c'est rester en marge

Asociale je sautille en croche

Symphonie jouée par la foule

Teintée d'amitiés virtuelles

Idéaliste je déboule

Effrontée je me fais la belle...

 

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03 mars 2018

Le monde intermédiaire (maryline18)


La nuit est tombée depuis plus de trois heures quand le carrousel esquisse timidement un premier tour. Encore engourdis par le froid d'octobre, les chevaux restent immobiles, seul le manège tourne. Ils se réveillent peu à peu, condamnés depuis des lustres à passer leurs nuits à la belle étoile. Comme ils aimeraient la chaleur rassurante d'une écurie avec de la paille et une pleine écuelle d'avoine...Après avoir amusé les enfants une partie de la journée, les voilà contraints de suivre le mouvement de la plate-forme ronde qui les entraine, sous peine de chuter. Dans ce cas, le Patron les achèverait, ils le savent. De la fumée blanche s'échappe de leurs naseaux. Leurs paupières s'ouvrent et se referment plusieurs fois avant de s'habituer à l'obscurité et enfin d'y voir plus clair. Ils s'interpellent pour se rassurer et s'encouragent, encore fatigués. La Noiraude fait une oeillade à son amie de galère, Crinière-Blonde :
"-C'est reparti pour un tour, ma poule !"
"-J'aimerais mieux en être une, j'te jure !"
"-Essaye de pondre un oeuf pour le "p'tit dèj" du boss !"
"-Chut ! Il va t'entendre, on va avoir des ennuis !"
Le Maître des lieux a pris place aux commandes du manège. Ses mains osseuses manipulent les manettes. Les cheveaux commencent une série d'envolées forcées. Une musique les accompagne, semblant venir d'un orgue torturé aux notes inquiétantes. Attirés par l'ambiance particulière de cette nuit aux deux lunes, arrivent les premiers clients noctambules. Un peu spéciaux, en guenilles puantes et avec des visages ravagés par les années, ils arrivent en poussant des grognements, se bousculant pour franchir au plus vite, les grilles du cimetière. Cela fait cent ans qu'ils attendaient cette semaine de fête au village. Certains trébuchent, soûls d'être au grand air et d'autres les piétinent, indifférents à leur cris, sans état d'âme...Il n'y aura pas de place pour tout le monde. Tous les coups son permis, croches-pieds, crânes enfoncés à pleine volées de pelles de fossoyeurs, fractures de fémurs et de tibias ou encore, jets d'eau bénite, aux portes de l'église...Les plus robustes ou plus dangereux, encerclent le manège. A la vision de leur bouches édentées et hurlantes, grouillantes de vers, pour certaines, Noiraude frémit et s'oblige à regarder droit devant elle en accomplissant sa tâche, docile comme si elle était faite de bois . L'orgue de l'église, réveillé par le vacarme dispense des blanches pointées, trainantes, entre deux soupirs, en direction des hôtes de la nuit.
Je comprends peu à peu ce qui se joue...Dans la pénombre de ma chambre, les ombres menaçantes de ces créatures d'outre tombes s'agrippent aux doubles rideaux pour une dernière danse. Je me lève et les épie en retenant mon souffle. Il reste une place libre sur le manège. Les regards dans les orbites creuses se tournent vers moi. Je referme le rideau et fais un pas en arrière, frissonnante.
-"Viens ! viens !..."Les créatures affammées m'attendent.
J'observe le manège à la dérobée, je veux gagner du temps, "le temps qu'il reste"... Ses occupants, qui changent d'aspect de tour en tour m'intriguent : J'aperçois une mariée. Elle est si jeune mais semble heureuse, confiante en la vie, en l'amour...Et voilà le marié, il a beaucoup de classe, il paraît heureux lui aussi, amoureux...
Le manège va vite.. Au tour suivant, des enfants ont pris place. Sous les regards inquiets des parents, ils courent sur le manège, ils montent et descendent des chevaux.
Encore un tour...Les mariés ont changé de place...Leurs regards, tristes, ne peuvent plus se croiser...Les enfants ont grandi et ont l'air triste aussi, bien qu'ils esquissent un sourire.
Le manège continue...Il y a des nouveaux occupants près des mariés désunis. Tous ont pourtant les yeux sans joie mais feignent de croire encore au bonheur. Les étoiles ont filé.
Au tour suivant, encore plus d'enfants, tout le monde semble joyeux. Les adultes donnent le change. On chante, on rit. Des taches rouges jonchent pourtant le parquet du manège. Les coeurs meurtris saignent en silence. Une odeur ferreuse s'élève jusqu'aux naseaux des bètes.
La fête continue. Les occupants se partagent l'espace en deux camps, deux niveaux : les jeunes prennent de la hauteur, emportés par leurs idéaux et les autres s'accrochent à leur monture, trops lourds de renoncements pour s'élever.
Ma peur s'est envolée. Je descends. La mariée du début est assise sur le banc et regarde les autres tourner. Je lui prends la main, fais un signe au Maître des lieux et elle se remet en selle pour poursuivre la ronde.
Au tour suivant, les occupants du manège sont redevenus laids, et leurs rires mauvais se font écho. Je suis avec eux. Je leur ressemble à présent. Mon coeur s'est asséché, plus aucune peine ne le trouble. Je ne pouvais pas rester sur le banc. Le monde intermédiaire n'existe pas. On est vivant ou on est mort, ou alors... mort-vivant...

 

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24 février 2018

La déclaration (maryline18)

 

Toute entière investie dans ses gestes chaques jours répétés, Isabelle, nouvelle embauchée, termine la toilette  d'Antoinnette, la première réveillée. Elle a prit sa robe bleue dans la penderie, celle que lui a offerte son mari, quand... elle pouvait encore marcher..explique t-elle.

Ses yeux s'illuminent quand elle parle de lui, fidèle et venant très souvent lui rendre visite, avec un petit présent. Autant d'attention pour lui signifier son amour, assure t-elle... Antoinnette  range tous ces trésors, chocolats, madeleines, petites fiole d'eau de cologne, petits mouchoirs brodés, dans son chevet.

 Certains soirs, Isabelle vient la retrouver. Elle aime son regard malicieux et son sens de la répartie, elle la fait rire...Pendant qu'elle coiffe ses cheveux gaufrés par la natte du matin, une complicité sans nom les relie, volant toutes deux quelques instant au temps...Pour prolonger ces moments, Toinnette (c'est ainsi qu'elle se fait appeler par les aides-soignante) lui raconte la scène de la déclaration que lui avait fait Robert soixante-dix ans plus tôt.

"-C'était dans un petit bistrot, à l'occasion du bal de la ducasse, la seule sortie autorisée en soirée, de l'année. J'y était venue accompagnée de mes deux soeurs, Ginette et Louisette, et de mes trois cousines, bien décidées à faire la fête et à danser.

On s'était bien vite apprêtées, baclant les corvées de lessive et le nettoyage des clapiers et des poulaillers. Les parents nous observaient du coin de l'oeil, amusés, mais un peu inquiets, nous donnant les dernières recommandations de bonne conduite."

"-Comment était votre robe Toinnette, vous vous souvenez ?"

Elle fixe alors, comme à chaque fois, rêveuse, un point imaginaire sur la tapisserie fleurie et raconte...

"-J'avais mis la robe bleue qui me venait de ma soeur Joséphine. J'y avais cousu un galon rouge et volanté dans le bas. J'avais troqué mes galoches pour des escarpins vernis qui me serraient les orteils et que je supportais en grimaçant. Je l'ai repéré tout de suite, Mon Robert, à peine arrivée au bal !"

"-Il était beau ?"

"_Oh oui, il l'était ! Et il avait des mains...de pianiste !

 Après m'avoir invitée à danser, il m'a offert une limonade. Mes cousines et mes soeurs, je les avais semées au beau milieu de la salle ! Assise en face de lui, ses yeux ont rencontré les miens et à cet instant, j'ai su..."

"-Quoi, vous avez su quoi ?

Toinnette fait durer le plaisir et l'émotion reste suspendue à ses lèvres...

"-J'ai su que je l'aimerais...Il avait les mains si douce et les yeux si bleus...Il m'a pris la main et m'a déclamé mon beau poème d'amour !"

"-Allez-y toinnette, dites le moi !"

Savourant mon impatience, elle fait semblant de faire un effort pour se souvenir des mots déjà au bout de sa langue, et alors les joues rosies et les yeux humides elle se lance, sa main frêle dans la mienne :

-"Dans vos yeux délavés,

Je me suis égaré...

Mais où est donc la sortie,

Pour qu'au plus vite, je vous fuie ?"

Toinnette éclate alors d'un rire communicatif et ma collège intriguée rapplique :

"-Ben vous avez bien du plaisir toutes les deux !"

Toinnette lui adresse un clein d'oeil complice et poursuit :

"-Je raconte à la belle Isabelle le coup du poème !"

"-Lequel, le rigolo ou le vrai ,"

"-Les deux !"

Toinnette soupire d'aise de m'avoir bien eue et me tapote la main :

"Toi je t'aime bien, tiens, je vais te l'dire le vrai poème, si beau de ma rencontre avec Robert ! Voila ce qu'il m'a dit, ses yeux dans les miens :

Je vous aime, ô jeune fille !
Aussi lorsque je vous vois
Mon regard de bonheur brille,
Aussi tout mon sang pétille
Lorsque j'entends votre voix "     (Théophile Gautier)

 

Quelques mois  s'écoulèrent avant que Toinnette ferme les yeux pour toujours, un curieux sourire aux lèvres...

Isabelle apprit qu' Antoinnette ne s'était jamais mariée et que Robert, qui était sa seule famille, était son frère...Les friandises cachées dans son chevet provenaient des autres chambres et des charriots préparés pour les goûters.

Avait-elle inventé délibérément cette histoire ou sa mémoire lui offrait-elle un dernier réconfort ?

Personne ne peut affirmer la vérité, mais Isabelle gardera longtemps en mémoire les éclats de rire de la malicieuse Toinette qui aimait la vie et la poésie...

 

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