06 septembre 2008

UN BATEAU INSOLITE (Martine27)


Ce matin là, tels les Pieds Nickelés, Janeczka, Val et Papistache se promenaient sur la marina en quête d'un mauvais coup.

Brusquement, les voilà qui tombent en arrêt devant un vieux voilier mis en vente. Tous trois le détaillent sous toutes les coutures et comme les larrons qu'ils sont, pas besoin de se parler. Un clin d'œil du chef de la troupe le vénérable et barbu Papistache et les voilà qui embarquent sans plus s'en faire et larguent les amarres.

Mais ils ne savent pas qu'embusqués près d'un ponton deux yeux (enfin la personne à qui ces yeux appartiennent) tout sauf bienveillants les observent.

Ah, il faudrait peut-être que je vous présente ces trois malfrats et les rôles respectifs qu'ils décident d'assumer sur ce vieux rafiot.

Nous avons donc le doyen Papistache et sa jambe de bois, en raison de son expérience il sera le capitaine, Janeczka et sa main artificielle (qui remplace le crochet depuis peu) sera à elle seule les membres d'équipage et enfin Val la benjamine encore peu aguerrie à la mer et comme disent les deux autres en plaisantant à peine, jeune, tendre et n'ayant ja-ja-jamais navigué elle sera le mousse et servira éventuellement d'en-cas si les vivres viennent à manquer.

Voilà donc les trois acolytes qui prennent la mer très satisfaits de leur mauvaise action.

Le vieux voilier, même s'il ne paye pas de mine, tient plutôt bien l'eau. Papistache se dresse fièrement à la proue et la main en visière admire le large, Janeczka tient ferme la barre, Val se débrouille tant bien que mal avec les voiles.

La matinée se passe dans la joie et la bonne humeur. Nos pirates s'amusent comme des petits fous en imaginant la tête du propriétaire spolié.

Seulement voilà, brusquement le temps change, la mer grossit, le vent forcit. Il faut toute la force de Papistache et de Val pour affaler les voiles, tandis que Janeczka s'arque boute sur la barre, sa main artificielle fait des miracles.

La mer se déchaîne, le voilier embarque paquet de mer après paquet de mer. Les trois compères sont trempés comme des soupes et Val commence à prendre une délicate couleur vert tendre. Mais en vrais pirates ils serrent les dents et le reste, font face à l'adversité et prient qui ils peuvent pour ne pas couler.

Aussi brusquement qu'elle est apparut la tempête disparaît laissant nos forbans dégoulinants et fort marris.

Il est temps de cesser la plaisanterie et de regagner le port.

Sur les indications de Papistache, Val étant hors course toute occupée qu'elle est à calmer son estomac mis à mal, Janeczka met le cap sur la côte.

Mais là un fait surprenant se produit, chaque fois qu'ils arrivent en vue du port, le voilier se déporte et repart en pleine mer, ils ont beau faire ils n'arrivent pas à se rapprocher de la côte.

En désespoir de cause ils tentent de héler les bateaux qui passent à proximité pour se faire remorquer, mais aucun ne semble (enfin, les barreurs) les remarquer.

Les voilà bien perplexes, mais ils ne sont pas au bout de leurs surprises.

Une grand lumière explose à la proue du bateau et un étonnant personnage arrivé d'on ne sait où se dresse devant eux.

Il les regarde en ricanant. Ce rire et son aspect (deux jambes de bois, un crochet, un bandeau sur l'œil, quelques dents en moins et un ridicule déguisement de pirate) sont tout sauf rassurants.

Nos trois fripons tremblants se regroupent à la poupe essayant de mettre le plus de distance entre eux et l'inquiétant nouveau venu.

"Ah mes gaillards" s'exclame celui-ci avec un rire satanique "Je me présente Capitaine Joe Krapov, propriétaire de ce voilier que vous avez jugé bon de me voler et je vous en remercie vivement"

Papistache, Janecska et Val échangent des coups d'œil interloqués.

"Oui, je vous remercie, tel mon frère aîné fièr capitaine du Hollandais volant, je suis maudit. Contraint de naviguer sans fin sur la "Sardine volante, enfin" nouveau ricanement sarcastique "j'étais maudit, mon bateau invisible de tous ne pouvait apparaître qu'une fois tous les 100 ans, pendant une journée et si par bonheur j'arrivais à le vendre ou à me le faire voler ce jour là, devinez mes agneaux ???"

Les agneaux en question commencent à se douter du coup à venir et à trembler dans leurs chausses.

"Oui vous avez deviné, maintenant grâce à vous je suis libre et vous prenez ma place, vous voilà partis pour au moins 100 ans de navigation. Mais je suis bon garçon" et avant de disparaître dans un nuage de fumée laissant nos trois apprentis fantômes bien embêtés, il lance quelque chose sur le pont.

Val s'en approche, c'est une boite de Dramamine contre le mal des transports, elle l'empoche avec vélocité.

"Bon" dit d'une voix morne le nouveau capitaine de la Sardine Volante "on est dans le pétrin jusqu'au cou, va pas falloir louper le coche dans 100 ans".

Et tel le poor lonesome cowboy, la Sardine Volante et son équipage se dirigent vers le soleil couchant et disparaissent définitivement (enfin pour 100 ans) dans un scintillement d'arc-en-ciel.

Moralité : Attention à vous acheteur ou voleur potentiel de vieux bateaux renseignez-vous bien avant de vous lancer dans l'aventure !

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30 août 2008

SALLE D'ATTENTE EN FOLIE (Martine27)


Aujourd'hui avec mon jeune homme nous sommes tombés sur de sacrés numéros.
Visite chez l'ophtalmo ce matin.
Rendez-vous à 11 h 45 en sachant bien qu'il y aurait du retard comme d'hab.
Dans la salle d'attente il y avait déjà un couple de personnes âgées, un monsieur et son bambin de 5/6 ans. Tout d'abord calme plat, mon fiston et moi nous plongeons dans nos bouquins (je l'ai contaminé à la naissance avec les livres), à côté de moi le petit feuillette gentiment son magazine.
Et tout à coup, BOUM la perturbation s'abat sur la salle tranquille et elle ne vient pas du petit bonhomme comme on pourrait s'y attendre, les gosses n'aiment pas attendre, mais non ce n'est pas lui qui se manifeste. Ce sont papy et mamy qui se lancent à voix bien haute histoire que tout le monde en profite, bon restons concentrés sur nos bouquins.
BANG les 4 saisons, tiens à son âge manifestement la dame ne sait pas qu'il est impoli de laisser son portable allumé dans une salle d'attente. C'était Kévin, ben ouais mais elle connaît pas de Kévin, ça peut pas être le vitrificateur quand même, il aurait pas annoncé Kévin, et puis il aurait pû s'excuser d'avoir fait un faux numéro le Kévin c'est vrai quoi il dérange tout le monde (tiens, c'est pas le portable qui dérange). Bref, c'était Kévin, ce qui nous fait une belle jambe à tous.
L'ophtalmo arrive et appelle le petit garçon et son papa, aïe, aïe, aïe, caramba branle-bas de combat du côté du 3ème voire 4ème âge, de quoi on était arrivé avant eux, pourquoi ils passent avant nous, Madame se lève file le train au toubib, et rebelote on était arrivé avant et gnia et gnia et gnia. Oui Madame, mais ces personnes avaient le rendez-vous précédant le vôtre. Retour salle d'attente, c'est inadmissible, sont arrivés après, donc ils sont arrivés en retard (alors que manifestement eux étaient arrivés plus qu'en avance puisque plusieurs personnes arrivées après eux étaient passées avant eux, vous me suivez là ???) donc ils auraient dû passer après et eux avant et puis même que des fois chez les toubibs eh bien il y en a qui attendent à côté de la porte pour pouvoir passer devant tout le monde, c'est pas inadmissible ça, parce que quand même là ils étaient arrivés avant les autres.
Brefffff, pendant la tirade une dame arrive avec sa fille, dans nos âges à Jérôme et à moi, voyant l'ambiance elles commencent à parler stages et études.
Pendant ce temps, je tente de rester concentrée sur mon bouquin, mais grave erreur je lève le nez et je me retrouve devant le large sourire de mon gamin qui est assis à côté de papy et mamy en face de moi, faut dire que ce gosse tient de moi un sens de l'humour un peu tordu. Nous nous regardons et tant bien que mal nous gardons notre sérieux avec des sourires en coin quand même.
Et ça continue comme ça, que Thérèse elle exagère elle profite des sorties mais elle a pas payé sa carte, que la prochaine fois eh bien la Thèrèse ils vont la prendre entre 4 zieux histoire de lui expliquer que si on profite des sorties eh bien il faut payer la carte. De plus en plus dur de garder son sérieux.
Et enfin, le docteur les appelle, alors là explosion de joie et de rires dans la salle d'attente où nous sommes 4 à nous bidonner, à mon avis je pense qu'à côté ils ont dû entendre.
Bref, nous étions tombés sur le type de retraités qui va faire ses courses aux heures d'affluence et qui râle parce qu'il n'y a pas assez de caisses d'ouvertes, qui veut absolument passer devant vous parce que, hein ils n'ont que trois articles alors que votre caddy est plein, qui profitant de leur cheveux blancs vous passent devant dans les queues. En un mot les Em....eurs avec des majuscules dans tous les coins. C'est terrible quand même ces personnes qui partant du principe qu'elles sont âgées estiment avoir le droit d'enquiquiner tout le monde. Le pire c'est que nous bonnes poires nous n'osons rien dire, la faute à qui, la faute à l'éducation. Que Dieu me préserve de virer comme ça, pourtant des cheveux blancs j'en ai déjà !!

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23 août 2008

Houpert-Brone - Martine27

Demain, c'est brocante au village.

Je vais encore me laisser aller, c'est sûr.

Il faut dire que ça fait tellement de temps que je cherche un Houpert-brone qu'il va bien falloir un jour où l'autre que je le trouve.

Pardon, qu'est-ce qu'un Houpert-brone ?

Si je le savais je me ferais un plaisir de vous le dire.

Là gît le problème.

Je suis tombée un jour sur ce nom dans un livre et il était dit que cet objet extraordinaire pouvait exaucer un vœu.

L'ennui c'est que dès que j'ai vu ce mot, j'ai été comme ensorcelée.

IL FALLAIT que je trouve un Houpert-brone et ça fait maintenant 20 ans que j'écume les brocantes et foires à tout, la galère je vous le dis, et le gouffre financier.

Au début, j'ai pensé qu'il s'agissait d'un récipient. Vous savez qu'on trouve beaucoup de génie dans les bouteilles.

J'ai donc commencé à acheter des bols, des bouteilles, des lampes à huile ou à pétrole, des vases, des théières et vas-y que je te les frotte, encore que le mode d'emploi n'était pas donné dans le livre.

Bref, il y a chez moi une sacrée collection de contenants en tous genres et super astiqués je vous le dit. J'ai même, c'est vous dire, un crâne dans lequel les vikings buvaient leur boisson sacrée (je me demande si je ne me suis pas fait avoir quand même, il m'a semblé voir gravé en dessous Made in quelque chose, pas sûre que ce soit du viking ça).

Bon, bref.

Ensuite j'ai enchaîné sur l'achat de toutes les choses qui me paraissaient de bonnes candidates pour être un Houpert-brone. Des livres, des porte-clés, des assiettes, des miroirs, des casseroles, des réveils, des vieilles fringues, des godasses déglinguées, des pots de chambre, des miniatures, des poupées et même, même un raton laveur empaillé. Rien à faire j'ai beau multiplier les achats, essayer un tas de rituels aussi bizarres que variés du style danser à poil sous la lune avec le dernier objet en date, ou me rouler dans la rosée avec lui. Rien à faire, si ce n'est me taper des crèves mémorables quand on est en plein hiver.

Je commence à me décourager et il serait bien que je le trouve ce fichu bidule, parce que si au début je n'avais pas trop d'idées sur le vœu à formuler, voyez le genre être riche, être célèbre, vivre longtemps en bonne santé, maintenant je n'ai plus qu'un seul vœu en tête, vous voulez savoir lequel ?

Simple, si je mets la main sur un Houpert-brone je lui demande de me débarrasser de tout le bric-à-brac qui encombre ma maison, faut dire que c'est tout juste si je peux encore y entrer sans me faire écraser par tout ce qui y est empilé !

PS – Au fait Houpert-brone, vous avez deviné le mot qui se cache derrière ?

 

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09 août 2008

C'est extra (Martine27)

Le soleil dardait ses rayons.
La plage était noire de monde.
J’étais en train d’oindre de crème solaire mon ami étalé là telle une amibe géante.
Quand soudain, une ombre immense recouvrit la plage.
Une voix synthétique s’éleva :

« Terriens ? si vous ne bougez pas aucun mal ne vous sera fait »

Bien sûr, ce qu’il ne fallait pas dire. Vous avez remarqué n’est-ce pas ? Les extra-terrestres ne savent jamais dire ce qu’il faut pour que les indigènes bornés de la planète envahie se tiennent tranquilles.

Bref, ce fut la débandade sur la plage.
Hurlant, la plupart des touristes en train de se faire frire la couenne se levèrent et filèrent ventre à terre, mon ami y compris me laissant seule les mains dégoulinantes de cette saleté de crème solaire, moi qui reste toujours prudemment à l’ombre du parasol.

Bon d’accord, je ne faisais pas vraiment preuve de courage, j’étais juste tétanisée.

Evidemment, ils (les étrangers) n’attendaient que ça, et zip, un rayon de la mort par ici, un rayon de la mort par là et la plage était nettement moins noire de monde je vous le dis. En plus, drôlement propre le rayon de la mort, écologique et tout, un coup de zip et plus rien qu’un peu de vapeur, non vraiment très propre.

Après, qu’ont-ils fait des survivants dont j’étais une des bien involontaires représentants (encore que je préférais nettement faire partie des survivants que des zappés, comme on dit mieux vaut un lâche vivant qu’un héros mort). Eh bien, mollement étalée sur la serviette laissée par mon défunt ami (il a d’ailleurs fait un très beau zap) je me laisse oindre avec délectation de crème solaire par quelques unes des 8 tentacules de mon nouvel ami.

Voulez-vous que je vous dise, rien ne vaut les tentacules pour étaler la crème, ça vous enveloppe, ça vous caresse, ça vous masse, hmmmm, un vrai plaisir, j’en redemande.

Pardon ? Pourquoi je pactise avec les envahisseurs plutôt que de lutter jusqu’à la mort pour les renvoyer dans leur galaxie ? Je ne vois vraiment pas pourquoi je renverrais chez eux ces charmants touristes (bien qu’un peu bizarres physiquement, je veux bien le reconnaître) ils demandaient simplement qu’on leur laisse un peu de place sur la plage (bien sûr la formulation de leur demande laissait un peu à désirer, nous sommes d’accord).

Est-ce ma faute à moi si sur notre planète leur rayon transporteur se transforme en rayon de la mort ? Non, n’est-ce pas ? Alors laissez-moi déguster tranquillement ce divin moment d’entente intergalactique !

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02 août 2008

Le MLV (Martine27)

Un jour cela devait bien arriver, depuis le temps que cela pendait au nez des hommes.

 

Plus une goutte de pétrole.

 

Bon, certes on s’y attendait un peu quand même, si, si, un peu quand même !

 

Bien sûr au début ça a été dur, il a fallu se décider à trouver et à développer des énergies parallèles, le vent, l’eau, le soleil, la traction animale.

 

Forcément, il y a eu des paniques, des révoltes, des émeutes, des famines, rien que de très normal n’est-ce pas ?

 

Ensuite, la race humaine étant cabocharde, elle a repris pied et a fait face. Le génie humain a pu se laisser aller sans rien craindre des menaces des grandes compagnies pétrolières qui ne voulaient pas, dans les temps reculés, que de nouvelles énergies voient le jour.

 

Et un monde sans essence est né, la couche d’ozone n’en a pas cru ses trous, les mers la légèreté rendue à ses vagues, l’homme en a un peu plus bavé forcément, les poumons humains ont du muter pour supporter tout cet oxygène, il y a d’ailleurs eu beaucoup de décès à cause de ce nouveau mode de vie. En plus, le rythme de vie s’est ralenti, les hommes ont du réapprendre aussi à prendre leur temps, l’horreur pour certains.

 

Mais les hommes étant des hommes, ils ont fait au plus simple et ont décidé de tout miser sur le vent, allez savoir pourquoi le vent ? Bon c’est vrai que le soleil il n’y en a pas partout. Le vent est un peu plus répandu d’accord. Donc, banco, tout sur le vent, en plus ce n’était pas trop cher, bref tout allait bien.

 

Et ce qui devait advenir, advint, forcément.

 

Un jour, il y eu du remue-ménage sur une petite île perdue au milieu de nulle part.

 

Et un communiqué fut diffusé sur toutes les ondes.

 

« Ici, le MLV, Mouvement de Libération des Vents. Ils n’ont pas à travailler comme des malades pour vous sans rémunération décente. Nous avons donc décidé de prendre les intérêts de Monsieur Eole et de ses enfants, Aquilon, Zéphyr, Sirocco, Brise, Bise, Tornade, Typhon, Mistral, Tramontane et apparentés en main. A partir de maintenant, ils ne souffleront plus que contre rétribution de votre part. Cette rétribution s’élèvera à la moitié de vos salaires. Inutile d’essayer de nous déloger de force, l’Ile des vents est piégée. »

 

Eh oui, que voulez-vous, l’homme est incorrigible, dès qu’il y a possibilité d’amasser des bénéfices sans trop se fatiguer et de préférence sur le dos des autres, il n’hésite pas.

 

Désolé, population terrestre, il va vous falloir trouver une autre source d’énergie pour remplacer le vent. Essayez de faire dans le diversifié cette fois. Souvenez-vous vos ancêtres, ceux qui avaient du pétrole et quelques idées le disaient « Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier ».

 

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12 juillet 2008

Mon petit délire (Martine27)

En 2018, enfin à la retraite je profite(rai) d'un moment de soleil pour m'installer sur ce long siège avec ou sans dossier (mais avec c'est mieux) où peuvent s'asseoir plusieurs personnes, pour bouquiner et profiter de la vie. Que c'est bon d'être enfin libre de faire ce qui plait et uniquement ce qui plait, même si parfois quelques obligations viennent s'immiscer, mais bon, il faut se dire que d'autres aussi s'installent sur des sièges réservés à certaines personnes dans une assemblée, un tribunal, une école et ce n'est pas toujours rigolo non plus.

Tiens d'ailleurs, en 2018, lorsque je rédigerai ce petit texte j'en profiterai pour apprendre que mon siège était à l'église autrefois réservé aux marguilliers, tant mieux pour eux.

En 2018, mon fils d'ailleurs devrait être en mesure de mettre au point ce bâti en bois ou en métal, utilisé par de nombreux corps de métiers et autre installation permettant de déterminer les caractéristiques d'un moteur, d'une machine.

En 2018, je suis toujours aussi fière de lui, mais j'aimerais bien qu'il se consacre un peu moins à son boulot et qu'il me fasse avec sa compagne un ou deux petits enfants.

En 2018, s'ils avaient déjà été là ces bambins (s'ils étaient déjà là), j'aurais pu (je pourrais, ouille je m'emmêle dans les temps là) les emmener au bord de la mer admirer les amas de matière formant un dépôt ou constituant un obstacle, notamment par élévation du fond de la mer ou d'un cours d'eau, amas sur lesquels batifoleront encore je l'espère des réunions en nombre de poissons d'une même espèce. Nous pourrions aussi jouer à nous perdre au milieu des concentrations de brouillard, je suis sûre qu'en 2018 (s'il n'est pas trop pollué) ce sera toujours un jeu amusant.

Bon, pour le moment nous ne sommes pas encore en 2018, alors je réintègre mon époque, j'abandonne mon long siège je remercie vivement Larousse pour son petit coup de main, et je retourne au boulot.

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05 juillet 2008

Ma boite à petits bonheurs (Martine27)

Ma boite à petits bonheurs contient

 

Des saveurs, celles des Mistrals gagnants et de la poudre de coco dans ses petites boites vivement colorées.

 

Des odeurs, celles de la poudre de riz de ma grand-mère et du petit appartement de mon arrière grand-mère.

 

Des sensations, celles râpeuses pour le palais des roudoudous nichés dans leurs coquilles, toute douce du pelage de ma petite chatte, réconfortantes des genoux de mon père, soyeuse des cheveux de ma grand-mère, de bulle glissant dans mon ventre de mon bébé, de moelleux de l’édredon de mon arrière grand mère

 

Des sons, la cloche de sortie de l'école, le son de la mer et du vent, le carillon big-ben de ma grand tante, la mer dans ce grand coquillage chez ma grand-mère

 

Des images, les fleurs de givre sur les fenêtres, l’éclat d’arc en ciel de perles de cristal

 

Et surtout, ma boite à petits bonheurs contient les visages de tous mes aimés encore ici ou disparus.

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