04 février 2017

Dictionnaire du Goinfre (Marco Québec)


Galantine
Galette
Gambas
Gargantua
Gâteau
Gâteries
Gaufre
Gaufrette
Gaver
Gelée
Généreux
Génoise
Girolle
Glaces
Glouton
Gnocchi
Gober
Goret
Goulu
Gourmandise
Goûter
Graillon
Grassouillet
Grillade
Griotte
Guimauve

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14 janvier 2017

Derrière les murs (Marco Québec)

 

Derrière le mur
La censure
Et la dictature
Que le peuple endure

Derrière le mur
Des blessures
Des égratignures
Des coups durs

Derrière le mur
La pourriture
Des ordures
Pour nourriture

Derrière le mur
Les engelures
Et la morsure
De la froidure

Derrière le mur
La cassure
De ton armure
Belle imposture

Derrière le mur
La rupture
D’une aventure
Qui avait belle allure

Derrière le mur
Des écritures
Des ratures
Des relectures

Derrière le mur
Des mots purs
Que tu susurres
Comme un murmure

 

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31 décembre 2016

Les couronnements (Marco Québec)


On couronne
Un roi
Une impératrice
Un duc
Une baronne
Un prince
Un héritier
Un pape
Le Christ
Une jeune mariée
Un vainqueur
Un lauréat
 

Et pour couronner le tout
Un ouvrage
Une carrière
Des efforts
Et même une vie peuvent se voir couronnés
 

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17 décembre 2016

Participation de Marco Québec

Coup de théâtre

 

 

Il était arrivé un peu pompette
Et se produisit un incident
Un banal événement
Il manquait de cigarettes

Parti avec mon auto
Ses papiers sur le piano
Je fouillai pour vérifier
Si son permis il avait emporté

Puis voilà l’ennui
Je ne trouvai
Qu’un permis d’apprenti
Qui était expiré
Par-dessus le marché

Lorsque j’osai lui demander
S’il possédait le précieux papier
Ce fut la première levée du rideau
Et la belle affaire
Ce ne serait pas la dernière
Il me mena en bateau
« Tu es comme ma mère
Tu ne me fais pas confiance
Il vaudrait mieux que tu prennes tes affaires
Et qu’on oublie notre romance »

Le calme revint
Je rongeai mon frein

Quelques mois plus tard
Au volant de mon auto
Il fit une fausse manœuvre
Mais il n’y a pas de hasard
La police ayant vu l’œuvre
Intercepta le malheureux

Ce fut la seconde levée du rideau
Et il monta tout un bateau
Au policier soupçonneux
Fouillant énergiquement
Le dehors et le dedans
Le derrière et le devant
Afin de présenter
Le papier tant recherché
À l’officier impatienté

« Je fais une crise d’angoisse
Je ne peux continuer le voyage
Je prends le prochain bus qui passe
Avec tout mon bagage »

Le calme revint
Je rongeai mon frein

Au fil du temps
Au fil des ans
Il devint évident
Qu’il n’avait pas le dit papier
Mais un rapport à la vérité
Passablement étriqué

Jamais confiance trahie
Ne reprit vie
Ce qui eut finalement raison
De notre relation

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10 décembre 2016

Participation de Marco Québec

 

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Le roi

 

Le roi dans son château
A levé un impôt
Le peuple dans sa misère
La ceinture se serre

Le roi pour son égo
Désire prendre épouse
Les plus belles du royaume
Doivent se rendre au château
Bien détailler leurs dots
Et ne pas être sottes
Notre roi a le blues
Car ni femme ni fantôme
Ne se sont présentés
Pour le roi marier

Le roi cherche d’autres esclaves
Pour faire les travaux
Il les veut forts et braves
Mais en trouve zéro
Le peuple est en colère
Le roi se désespère

Le roi vit dans une bulle
Et le peuple est en « ébul »
Pour ce roi trop nul
C’est le point de bascule

Le peuple en a assez
La tête lui ont coupée
Vive la liberté!

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19 novembre 2016

Ces jours (Marco Québec)


Il y a ces jours
Où je me sens moche
Où je file tout croche
Où je désespère de la vie
Où la vie désespère de moi

Il y a ces jours
Où je ne crois plus en moi
Où je ne crois plus en vous
Où je ne crois plus en vous et moi

Il y a des jours
Où le soleil se cache
Où je cache le soleil
Où je me cache du soleil

Il y a ces jours
Où rien ne me tente
Où tout m’épouvante
Où les fleurs fanent
Où je fais faner les fleurs

Ne venez pas ces journées-là
Ne venez pas dans ces temps-là

Il y a ces jours
Où je quitte le rire
Où le rire me quitte
Où les ombres m’habitent
Où j’habite les ombres

Il y a ces jours
Où tout est lourd
Où mon cœur est un tambour
Où tout est sourd
Où je n’entends plus l’amour

Ne venez pas dans ces temps-là
Ne venez pas ces journées-là

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12 novembre 2016

Les petits riens (Marco Québec)


Réussir à démarrer sa voiture à moins 30 degrés
Attraper le bus qu’on a failli rater
Apprendre que la tempête de neige oblige les écoles à fermer
Ce sont des petits riens
Qui font du bien
 

Boire un chocolat chaud dans un bistro
Déguster un verre de rouge en apéro
Écouter Pierre Lapointe qui chante seul au piano
Ce sont des petits riens
Qui font du bien
 

Recevoir un appel que l’on n’attendait plus
Retrouver un objet que l’on avait perdu
Partager le sourire d’un parfait inconnu
Ce sont des petits riens
Qui font du bien
 

Choisir la bonne file aux caisses du supermarché
Profiter d’un doux mois d’octobre qui prolonge l’été
Revoir un vieux film qu’on avait tant aimé
Ce sont mes petits riens
Qui me font du bien

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05 novembre 2016

Mutation (Marco Québec)

 

Mu
Mua
Muai
Muait
Mutait
Minutat
Mutation

 

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22 octobre 2016

Mon genre (Marco Québec)

 

Je suis du genre
À chausser deux souliers pas de la même paire
À mettre mon chandail à l’envers
À porter deux chaussettes qui n’ont pas le même air
À boutonner ma chemise de travers
Boutonné en jaloux, disait ma mère
Il n’y a pas de doute
C’est la déroute

Je suis du genre
À demander combien de mois elle a de faits
À une collègue qui n’est pas enceinte en fait
À appeler monsieur
La caissière qui me répond par de gros yeux
À dire à une dame « Habitez-vous près d’ici ? »
Alors que je veux qu’elle m’indique où se trouve la laverie
Il n’y a pas de doute
Je les fais toutes

Je ne collectionne pas
Les cartes de hockey
Les timbres ou les cuillères à thé
Je collectionne les gaffes
Et parfois les baffes

 

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15 octobre 2016

Participation de Marco Québec

 

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Filature

 

-      Détective Du Sablon, comme je vous le mentionnais brièvement au téléphone, les agissements de ma femme me préoccupent et j’aimerais que vous enquêtiez pour tirer tout cela au clair.
-
      Pouvez-vous me dire ce qui vous inquiète particulièrement, monsieur Dutil ?
-
      Ma femme s’absente de la maison les mardis et les vendredis pour tout l’après-midi. Ce n’est pas pour faire les courses, elle les fait le mercredi. Elle a son bridge le lundi et elle visite sa mère le jeudi. J’ai fouillé dans les relevés de compte de sa carte de crédit et il n’y a pas une seule transaction qui apparaisse les mardis et vendredis. Je compte donc sur vous pour la prendre en filature et me faire rapport le plus tôt possible. Cette situation a assez duré.
-
      Pour ce qui de mes honoraires…
-
      Votre prix sera le mien. Je n’ai aucun problème avec l’argent.

Deux semaines plus tard, le détective Du Sablon se présente au bureau de son client.

-      Cher monsieur Dutil, j’ai bien peur que votre femme ait un amant. Elle se présente tous les mardis et vendredis vers 13 h à l’Hôtel de la Garnison, situé sur le chemin Saint-Louis. Le personnel lui tend immédiatement la clé de la chambre 111 d’où elle ressort à 17 h.
-
      C’est donc le cas classique du mari cocu. Je ne suis pas vraiment surpris, je dois vous le dire. De quoi a l’air l’homme qu’elle rencontre ?
-
      Je n’en ai pas la moindre idée. Je n’ai pas réussi à voir quelqu’un d’autre que madame entrer et sortir. J’ai pourtant surveillé les lieux plusieurs heures avant son arrivée et après son départ. Cela est plutôt intrigant.
-
      Non, non et non. Vous devez pousser plus loin votre investigation. Je veux un nom, une photo. Revenez me voir quand vous aurez fait votre travail.
-
      Mais monsieur Dutil !
-
      Il n’y a pas de « mais ». Allez. Je vous ai assez vu.

Le mardi suivant, Du Sablon est posté devant l’hôtel et attend la sortie de madame. Dès qu’il l’aperçoit, il se dirige vers elle et la bouscule légèrement.

-      Pardonnez-moi madame, j’espère que je ne vous ai pas blessée. Je suis vraiment maladroit.
-
      Ce n’est rien monsieur.
-
      Vous êtes bien certaine.
-
      Puisque je vous le dis.
-
      Accepterez-vous que je vous offre un café en guise de dédommagement ?
-
      Ce n’est vraiment pas nécessaire.
-
      Mais j’insiste madame. Je veux réparer mon manque de savoir-vivre.
-
      Bon d’accord, puisque vous semblez tant y tenir.
-
      Je vous en prie madame…
-
      Madame Dutil.
-
      Monsieur Du Sablon. Est-ce que le café situé juste de l’autre côté de la rue vous convient ?
-
      Tout à fait, répondit-elle.

Après avoir reçu les boissons commandées, monsieur Du Sablon engage la conversation.

-      Logez-vous à l’hôtel d’où vous sortiez, madame ?
-
      Non, pas vraiment.
-
      Vous y travaillez peut-être ?
-
      Non. Je ne crois pas que vous trouverez ce que je faisais là monsieur.
-
      Je ne veux pas être inquisiteur. Vous n’avez aucune obligation de me répondre.
-
      Si je ne vous le dis pas, je crois que vous manquerez une bonne occasion de rire.
-
      Dans ce cas-là, dites-moi tout.
-
      Sachez, monsieur, que je fréquente cet hôtel tous les mardis et les vendredis après-midi depuis bientôt trois ans. Et ce que j’y fais n’a rien de bien original.
-
      Vous y rencontrez votre amant, c’est bien cela.
-
      Vous n’y êtes pas du tout, monsieur Du Sablon.
-
      Vous pouvez m’appeler Émile.
-
      Alors vous n’y êtes pas du tout, monsieur Émile. Au fait en y repensant,  j’y fait peut-être quelque chose d’original.
-
      Vous attisez ma curiosité, madame Dutil.
-
      Vous pouvez m’appeler Madeleine.
-
      Et qu’y faites-vous Madeleine ?
-
      Je dors, Émile. Je dors tout mon soûl.
-
      Alors vous me voyez stupéfait, chère Madeleine.
-
      Voyez-vous, mon impuissant de mari refuse que nous fassions chambre à part. Et il ronfle comme une locomotive, sept nuits sur sept. Alors pour tenir le coup, je m’offre deux après-midi de sommeil par semaine. C’est aussi simple que cela.
-
      Je ne savais pas que monsieur Claude était impuissant.
-
      Pardon, voulez-vous répéter ce que vous venez de dire ?
-
      Oh ! Je crois que je viens de commettre une autre gaffe.
-
      Comment se fait-il que vous connaissiez le nom de mon mari ?
-
      Me voilà pris au piège comme un débutant.
-
      C’est à votre tour de tout me dire.
-
      C’est assez délicat, Madeleine.
-
      J’attends votre confession.
-
      Bon. D’accord. Puisqu’il le faut. Je suis détective privé et votre mari m’a engagé pour connaître votre emploi du temps les mardis et vendredis après-midi.
-
      Elle est bien bonne celle-là !
-
      Vous comprenez que cela me met dans une situation très inconfortable.
-
      Je comprends surtout que la légère bousculade n’était nullement fortuite.
-
      Ah ! Madeleine. Comment pouvons-nous régler ce différend ? Je ne veux pas vous être désagréable. 
-
      Vous n’avez qu’à dire la vérité à mon mari. De toute façon je ne fais rien de mal.
-
      Mais comment m’excuser auprès de vous ?
-
      Je vois peut-être un moyen de vous racheter. Que faites-vous vendredi prochain entre 13 h et 17 h ?

 

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