11 janvier 2020

Un far presque breton (Lecrilibriste)


Farah, petite farceuse farfelue logeait toute l'année dans un phare de Bretagne abandonné. Elle décida pour la fête des Rois, de faire un far breton comme il se doit.
 Elle voulait  pour épater Faramond,, son farouche amoureux, toujours un peu faraud,  qu'elle appelait dans l'intimité « mon joli  farlouse »  -joli petit oiseau jaune et brun vivant dans au milieu des fardoches à l'odeur de farigoule  -  ou encore « mon gentil  farfadet » nom, qu'il préferait de loin  parce que s'imaginer en farfadet le faisait fantasmer.  
Il oubliait ainsi  sa cage de Faraday.  Il avait été retenu chez les Farcs pendant une année sans pouvoir s'évader - et  trouvé le seul  métier qui le maintenait encore prisonnier....
 Toute la journée, à la Farfouille,  il fardelait des paquets qu'il posait sur un fardier pour qu'ils partent à l'expédition tarifée vers le Far-West. Ce travail farstidieux était un fardeau épuisant, mais récompensé par un salaire faramineux, fort heureusement.

Mais revenons à Farah...  Après une douce farniente  Farah, accompagnée d'une petite musique en far dièse, se mit un peu de fard sur les joues pour les rosir et commença à fariner son moule à far.  Se souvenant qu'elle devait faire un far original, elle mélangea un peu de fart à la farine, comme sur les skis fartés,  pour que ça glisse mieux . Elle farfouilla bien sa pâte et  la farcit de pruneaux cuits et sans noyaux, de farlouches  et la mouilla d'un verre de faro pour relever le goût et créer sa propre recette ofiginale de far.
Quand Faramond s'exclamerait de plaisir et de joie,  c'est sûr,  elle piquerait un phare  ! Elle n'attendait que ça !
La recette ne fut pas retenue pour le goût, mais plutôt comme faribole, car toute la nuit, ils firent la farandole pour courir aux toilettes. En effet avec le fart, les pruneaux, les farlouches et le faro, Farah ne pouvait pas savoir …. mais  ça glissait trop fart  !
Elle décida dorénavant  de faire, non pas un far presque breton, mais  la recette  bretonnante du vrai far breton.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,


04 janvier 2020

Avec ma plume d'oie ... (Lecrilibriste)


J'aurais voulu tenir la plume d'un ange
Pour une année légère, légère, vous souhaiter
Mais je n'ai pas trouvé d'ange à déplumer …
Encore moins d'archanges, bien trop haut placés

Je prends donc ma vieille plume d'oie
Que je garde cachée dans un coffret de bois
Pour écrire en cette belle circonstance
Du passage dans l'an que l'on ne connait pas

Au milieu des temps troublés de ce monde précaire
A vous, je souhaite,  de ma planète terre
Une furieuse envie de vivre la vie
Avec un trop plein d' énergie
Des projets à concrétiser
Pour vous sentir bien occupés
Et ne pas voir le temps passer
Même si l'on a un peu vieilli
Je vous souhaite de beaux écrits
Dans le défi du samedi
Et des commentaires épicés
Comme vous savez si bien les tourner

Je vous souhaite pour 2020
Une an plume tel un ballet aérien.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : ,

28 décembre 2019

Ça, c'est d'la dynamite ! (Lecrilibriste)

 

D'la dynamite … d'la dynamite …

vous en voulez d'la dynamite ?

En voilà !

 

Tiens quand Monsieur cent mille volts 

chante et joue indomptable

« La vente aux enchères » ou Charlie

 ou qu' Gene kelly danse sous la pluie

des claquettes imperissables

 

ça, c'est d'la dynamite !

 

 Et quand Plastic s'égosille

à nous dire que  « ça plane pour lui »

ou qu' les Forbans t'entrainent

à chausser tes baskets

pour faire d'la gymnastique

 

ça, c'est d'la dynamite !

 

Et puis, y a rien à faire

Quand  tu entends jouer

« Rock around the clock »

de tes jeunes années

tu te dis nostalgique

 

ça ! c'est d'la dynamite !

 

Et boum ! quand votre cœur fait « boum »

tout d'un coup fait « boum » « badaboum» 

sans dépanneuse Simoun 

la dynamo s' met à tourner

ça s'allume de tous les côtés

 

ça c'est d'la dynamite !

 

Mais quand les gilets jaunes

samedi après samedi

sans se décourager

occupent les ronds-points

manifestent et s'allient … 

Oups !

ça c'est d'la dynamite !

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

21 décembre 2019

La Cathèdre (Lecrilibriste)


Quel noyer fut jadis abattu pour faire cette cathèdre
Quel  ébéniste créateur en eut l'idée
Est-il allé choisir lui-même  l'arbre  dans la forêt ?
Quand le bucheron  l'a coupé a-t-il poussé un cri ?
Il a déplacé l'air … Wouououffffffff -  
et sans rien dire, à jamais, s'est couché
L'artiste ému a regardé  sa quête
longuement a caressé l'écorce
expliqué son idée au noyer
Il  allait le métamorphoser
et en siège royal lui redonner sa force
Il lui ferait un très haut dossier
chaque détail fignolerait
sculpterait tresses, mandalas et dentelles,
un apôtre veillerait chacun de ses côtés
Son éclat souverain marquerait les esprits
l'empreinte de l'artiste, son sceau, son trophée
traverseraient les siècles
Elle résiderait dans la Sainte Chapelle
serait le siège saint où trônerait l'évêque
les bénédictions, en boucle tourneraient
pendant toute sa vie au-dessus sur sa tête

Le noyer abattu ne lui répondit pas
il regrettait l'été, les brumes de l'hiver
le printemps où montait si vivement sa sève
et les paniers de noix qui remplissaient octobre.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,

14 décembre 2019

Waterloodrome (Lecrilibriste)

 

Tout l'monde arrive au ballodrome

dans le bus qui vous amène

chaussée d'Bruxelles à Waterloo

dans une ambiance électrique

amphigourique et cyclonique

on sent grimper l'adrénaline

dans tous ces gens qui se ramènent

« Comme une onde qui bout 

dans une urne trop pleine »

dirait Victor Hugo

 

Ils arrivent de tout côté

pour encourager les équipes 

du Joli bois, d' Bara Chaussée 

du fond d'Vandenbosh

ou du Chemin des Noces

suivre des yeux le jeu

voir gagner leur équipe

dans une lutte acrobatique

« d »un côté c'est l'Europe

de l'autre c'est la France »

Dirait Victor Hugo

 

Et tandis que là haut, tout là haut

Napoléon sur l'aile d'un nuage

rêve aux pruneaux

qu'il  enverrait sur Waterloo

si l'histoire était à refaire

s'il pouvait renaître en héros

« Et lui, chêne vivant, par la balle insulté,
Tressaillant sous le spectre aux lugubres revanches,
Il regarde tomber autour de lui ses branches »

Dirait Victor Hugo

 

Debout sur son nuage, l'empereur regardait

les échanges de balles, l'équipe qui montait

boulets, mitraille, obus, pleuvaient

son équipe affaiblie au bord de l'asphyxie

donnait le maximum, l'autre était aguerrie

Ils vont gagner les gueux, on va perdre  bataille

plus jamais ne viendrai encourager les miens

« Ö chute d'Annibal ! Lendemains d'Attila
Ô Waterloo ! je pleure et je m'arrête, hélas ! 

Dirait Victor Hugo

 

Sur son nuage en maugréant, l'aigle s'en retourna

A cet instant , sur Waterloo,  une averse tomba.




Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,


07 décembre 2019

Anamnèse (Lecrilibriste)


Je me souviens du jour où nous avions habillé la chienne. Elle était si brave notre Flo qu'elle n'avait pas bronché , mais je la revois tourner en rond essayant d'arracher les habits avec ses crocs, énervée avec ses yeux tout malheureux de cet accoutrement qui l'empêtrait.

Je me souviens du jour où nous avions mangé les patates des poules dans la cour, dans leur gamelle  ...Mémé  Louise nous avait fait courir, mais nous on avait trouvé ça bien bon.

Je me souviens  de ma première journée d'école dans un préfabriqué assise sur un banc sans bouger juste à côté de la fenêtre où je voyais dehors, et où j'avais envie d'aller.

Je me souviens de cette blouse noire fermée sur le côté avec des plis que l'on m'avait donnée que je trouvais horrible avec ses liserés verts et qu'ensuite je ne voulais plus quitter tant je l'aimais.

Je me souviens de Moustache et Trottinette, de Bruniquette et Blondinette, du Vilain Petit Canard
 de « Tout est dans tout » et ses histoires, et de la Fée des lilas qui m'impressionnait et que je trouvais si belle

Je me souviens de la petite locomotive de Papa, sur le secrétaire que l'on avait pas le droit de toucher avec Charles car elle marchait au pétrole et elle était sacrée, mais qu'ensuite, mes petits frères ont réussi à bousiller.

Je me souviens des airs de piano que je jouais d'une main sur le piano que ma grand mère nous avait donné et des concours de piano avec madame B. où je perdais régulièrement tous mes moyens et me trompais alors que mon frère faisait des flammes, félicité comme il se doit par madame B qui avait une nette préférence pour les garçons.

Je me souviens des fou-rires avec Charles dans le lit de Mémé Anna, enroulée dans ses châles, qui nous lisait le soir les malheurs de Sophie.  Je me souviens de la liste des habits de poupée que l'on avait offerts pour son anniversaire à la petite Marguerite dans les « Petites filles modèles » ou « les vacances » et j'étais absolument subjuguée émerveillée par une telle débauche.

Je me souviens d'Antoine, un petit copain noir que j'aimais beaucoup, mais je n'avais jamais fait attention au fait qu'il était noir … ça avait bien fait rire Mémé Anna.

Je me souviens de la petite plage aux livres que j'imaginais.  Lulu nous avait dit qu'il avait trouvé des livres au bord de la rivière. Je les voyais, émerveillée,  ils tenaient tout seuls en l'air dans une lumière  auréolée, alors que Lulu qui savait pêcher mais n'aimait pas lire, les avait trouvés dans la décharge et qu'il voulait m'impressionner... Et ça marchait !

Je me souviens des bombardements. On nous avait emportés dans une couverture au jardin, au milieu d'un carré de choux de Pépé et Maman pour nous rassurer criait « regardez les trognons de choux, comme ils dansent » et c'était vrai, je ne voyais qu'eux ...les trognons de choux dansaient.

Voilà, je pourrais remplir des pages et des pages, de ces brefs instants d'enfance que j'ai eu envie de vous livrer,  mais je vous en ai assez dit  pour aujourd'hui car je crois que ça va me faire pleurer  !

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : ,

30 novembre 2019

Planète Zombie (Lecrilibriste)


De drôles de zombies
errent sur la planète
violant les femmes, volant enfants
pour qu'ils aillent exterminer
en première ligne, des gens
ou bien pour les soumettre
et leur faire mordre la poussière
sans tambours, ni trompettes allègrement

De drôles de zombies
trônent sur la planètes
dans leurs fauteuils de cuir
calés par des coussins de soie
les pontifes vendent les armes
sans  états d'âme et sans émoi
sans se soucier des larmes
que font couler leurs fiers exploits

De drôles de zombies
siègent sur la planète
se noient dans leurs ponts d'ors
armés de dents d'alligators
qui rayent les planchers des rois
pour se la couler douce,
tandis que d' autres se trémoussent
pour boucler leurs fins de mois

De drôles de zombies
sillonnent la planète
sans honte et sans scrupule
abusent et volent les harragas
qui bravent la mer et les tempêtes
rêvant de découvrir la lune
esperant faire fortune
dans un pays de libertés

De drôles de zombies
gangrènent la planète
vendant des doses à la sauvette
flocons de joie, marijuana
qui défonceront des jeunesses
les rendant accros et zombies
sans aucun regret ni souci
de ce qu'il en adviendra

Heureusement, sur la planète
y a de drôles d'anti zombies
des généreux et des rebelles
des gens qui te font la vie belle
qui savent sourire et puis aider
qui rêvent et font une société
ou figure fraternité
où prime le mot d'humanité ... Mais ...

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : ,

23 novembre 2019

Quand Louis chantait yaourt (Lecrilibriste)


Quand il savait plus les paroles
Alors Louis, chantait yaourt
ça f'sait un magnifique effet
ça f'sait monter le prix du lait
simplement il improvisait
quand Louis chantait yaourt
Youpi, Yoplê, Yoplayourt  Cheesecake  !

Mais qu'était donc cet amuse-bouche
qu'il malaxait, qu'il inventait
comme s'il fondait dans sa bouche
ne croyez pas qu'il bredouillait
dans son génie il inventait
quand il chantait Louis, yaourt
Youpi, Yoplê, Yoplayourt,Cheesecake !

Cette chose  de lait qui fermentait
inventée turcs Moyen Orient
arrivée jusqu'en les Balkans
transbahutée par Ottomans
Inonda tout naturellement
 pays développés,en développement
Ce truc turc à savourer plaisant
Youpi Yoplê, Yopla, Yoplayourt Cheesecake !

Y'a même le cartel du yaourt
 organisé et militant
pour limiter la concurrence
pour mieux contrôler le marché
et leurs profits maximiser
se sont fait gauler durement
par l'Autorité d' la concurrence
Bien fait !
Youpi, Yopla,  Yoplê, Yoplayourt, Cheesecake  !

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : ,

16 novembre 2019

Rayon « x » (Lecrilibriste)


À Aix il y a des « x » et des « ex »
des axes et du wax, des fax et des saxos
des exemples exemplaires et des ex-votos
des exécrables, des exilés et des ex aequo
des indexs, des silexs et des solexs
des accents circonflexes et des textos
des reflexes exacerebés
aux rayons « x »  interceptés
des ixeurs de films « x »
des  annexes « sea sun sand sex »
Ne croyez pas que j'exagèxe ...
Mais  à Bruxelles, il y a Ix-elles
dans les jardins y a des ix-ias
A Ix-tapa des ix-oras
mais des ix-ions tout l'monde en a
si y en a pas on est perplexe
mais aujourd'hui on décomplexe
 Ah ! Ah ! Ah !
X, X, X … Hourra !

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : ,

09 novembre 2019

Swing Wassing ! (Lecrilibriste)


 Ah ! Quand  je swingue avec Bérengère
le soir et le matin j'ote la poussière
Toujours sur le ring  je donne des coups
aux pieds du bureau du grand manitou
et je tourne autour des fauteuils retro
j'effleure juste un peu la caisse du piano
j'aimerais bien m'faufiler dessous
mais il est beaucoup trop étroit le trou
alors j' me contente de jeter un oeil
et de retourner autour du fauteuil                     
Autrement partout je m'faufile
et jamais au grand jamais je ne me défile
Quand je valse, quand je swingue avec Bérengère
 quand soir et matin j'ote la poussière

Elle me plonge, elle me secoue
Elle me cherche les poux
puis elle me fait faire
quelques ronds dans l'eau
toute  ruisselante me ressort du seau
et puis d'un seul coup elle me tord le cou
elle me serre, m'essore, sur le sol  m'étale
et s'en fout  complètement si  je râle
je reçois un coup sur la cafetière
avec la brosse d'son balai de sorcière
la valse commence et là j'ai des ailes
Quand  je swingue avec ma sorcière
rien ne peut autant me satisfaire
que d'essuyer en rond la poussière

Un matin est arrivé au boulot
un set complet de Clean Turbo
avec un vrai pack spécial seau
 un balai laveur serpillère
à cause du dos de ma Bérengère
qui aurait plus à se baisser
se mouiller les mains dans de l'eau glacée
Me voilà toute abandonnée
dans un coin noir elle m'a jetée
je moisis et j'ai le coeur gros
regardant de loin à la dérobée
le set complet de ce Clean Turbo
en train de swinguer un plaisant duo
avec Bérengère, ma  jolie sorcière

Mais un jour de neige, il en tombait tant
qu'elle est venue m'chercher tout en s'excusant
elle m'a étalée d'vant la porte d'entrée
pour qu'les voisins s'essuyent les pieds
mais toute la journée ses p'tits ont joué
à glisser, skier, sur mon dos s'traîner
j'ai retrouvé là toute ma gaieté
Est-ce qu'une vie de wassingue ça n'vaut
pas autant qu'un set de Clean Turbo ?

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : ,