18 janvier 2020

GABELOU (Laura)

 
Je ne saurais vous dire comment se dit « gabelou » ou « douanier » en arabe ou en marocain car si j’ai eu l’intention d’apprendre cette langue (j’ai encore le livre dans ma bibliothèque qui le prouve), j’ai vite abandonné à cause de la prononciation.

Par contre, nous avons eu affaire avec les douaniers là-bas et ce fut une triste affaire qui se termina bien et qui après la mort de mon mari me paraît dérisoire.

Ceci dit, ce fut long, cher et stressant.

Je vais la raconter ou la rappeler à ceux qui disent que mon mari était speed et que c’est donc sa faute s’il est mort : heureusement qu’il a  été speed sur ce coup.

A ceux aussi qui me disent de jeter ceci ou cela, que ça n’a aucune valeur et qui ne sont pas capables de faire de la place pour loger leur fille ou à peine  pour l’urne des cendres de leur gendre.

Bref (comme disait Pépin). Avant de partir au Maroc, j’ai demandé à certaines personnes si elles pouvaient stocker des choses que je voulais garder mais qui ne nécessitaient pas de traverser l’Atlantique. Certains ont stocké pour nous ; d’autres, non. Les mêmes qui…

Je suis allée vendre en catastrophe des livres que je n’ai pas choisis. Le hasard a fait que je me suis débarrassé dans l’urgence de choses que j’ai regretté ensuite de ne plus avoir ; j’en ai racheté certaines et on me dit maintenant de balancer ça !...

Notre meilleur ami nous avait dit de presque tout acheter là-bas mais nous avons quand même fait partir un container qui est pari avant nous et arrivé après nous.

Nous sommes partis et avons passé la semaine là-bas (voire plus) avec les bagages autorisés dans l’avion.

Après trois ans de travail acharné(le Maroc travaille 40 heures par semaine et mon mari en faisait parfois bien le double, de bonheur, de belle vie, et de galères (on nous a perdu notre chat alors que nous étions parti un peu en France) dont je tairais la plupart ; nous n’avions plus notre place là-bas (comme de venir là, nous n’avions pas d’autre choix que partir) et nous avons refait un container et refait les bagages pour l’avions.  Nous sommes partis avec 25 kg de bagages chacun par 25 degrés là bas et arrivés  dans le nord alors qu’il gelait.

Pour récupérer le container, il a fallu 2 ans et demi de discussions avec les gabelous de là-bas, des allers-retours de mon mari, d’espoirs et de résignation de voir les lettres de ma grand-mère, les photos, les meubles, livres, disques, vêtements etc. perdus à jamais.

A la fin, nos affaires étaient partagées entre LE Nord où mes beaux-parents avaient stockés des meubles et nos vélos (on m’a volé le mien il y a quelques semaines et laissé celui de mon mari…), une pièce de l’usine que dirigeait mon mari en Ardèche (où nous avions stockés les affaires du Maroc enfin arrivées), notre meublé de la Drôme où nous vivions à deux et mon meublé de la Loire où je faisais un remplacement.

Quand nous avons emménagé dans l’appartement que je vais (certainement) quitter, ce fut un 4 en 1 ! Et  on me dit de bazarder ceci ou cela. Je préfère presque les gabelous aux conseilleurs  qui ne sont pas les payeurs.

 

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11 janvier 2020

Participation de Laura

 

Far comme l' avenue de Casablanca[1]
Que nous n 'avons pas pris la dernière fois
Far - oui je prends des libertés pour une fois
Avec la langue-, far comme l' endroit
Que j'ai voulu atteindre encore une fois[2]

 

4 janvier 2020

 


[2] http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2015/05/12/a-casablanca-je-retrouve-avec-plaisir-l-ocean-atlantique-5620657.html

 

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04 janvier 2020

Emplumée (Laura)

 

Emplumez- moi même si c'est un verbe inventé.
Même si vingt sept kilos se sont envolés.
Partagez mon amour et ma peine, achetez
Les livres qui parlent de lui, emplumez
Un peu l' enclume remplie de larmes versées.
Mon mari, mon amant, mon ami inégalé
Essayez de m' aimer un peu, lisez
Et relisez les mots que nous avons partagés.

 

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21 décembre 2019

Le sacré et le profane" (Laura)


Longtemps, j’ai adoré m’asseoir dans une sorte de cathèdre
Un siège inconfortable mais sacré que je vouais à la prière
C’était avant  que je pense que les paysages sont des sièges
Idéaux pour méditer, lire, prier, marcher : sacrer le profane ?

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14 décembre 2019

Fini le ballodrome ! (Laura)


Fini les beffrois et le ballodrome !
Depuis que tu es mort là-haut
J’en veux au Nord et à ses paysages.
 

Fini les kilomètres qui épuisent ;
Les repas de famille
Pour satisfaire tout le monde.
 

Fini de monter et de redescendre
Fini les longues distances
Qui ont arrêté ton cœur
 

Fini les beffrois et le ballodrome !

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07 décembre 2019

Anamnèse (Laura)

 

Antécédents: toi et moi, 25 ans ensemble
Ne pas oublier et avancer
Action de se rappeler à la mémoire
Me souvenir des jours heureux
Notre mariage il y a 16 ans
Et tous nos paysages que je vends
Surtout pour survivre
Et te rendre hommage.

 

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30 novembre 2019

Zombie (Laura)

 

La chanson des Cranberries
Toi qui reviens à la vie
Moi qui écris
Sans me soucier de la pluie
Rien ne sera jamais aussi
Grave que ton absence de vie

 

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23 novembre 2019

Yoghourt (Laura)

 

Yoghourt   se dit yaourt dans mon réfrigérateur
On les achetait ensemble; ensemble, notre bonheur
Gouter la vie, les yaourts, extraits de saveur
Habiter ce monde avec les yaourts mais sans ton coeur
"O ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille[1]."
Une douleur à enrober de yaourts: odeurs
Rares de moments à remplir pour oublier la peur
Tenace de vivre sans toi et sans tes yaourts en couleur.

 

 

 


 

 

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16 novembre 2019

L’inconnu (Laura)

 

Un jour d'avril
Il y a quatre ans
Partie de France
Pour un exil angoissant

Beaucoup de tristesse
Et d’anxiété
Un peu d’impatience
Et de curiosité

On part du printemps
Et on trouve l’été
Plus de platanes défilant
Mais des palmiers

Un continent inconnu
Un pays inconnu
Une culture parcourue

Dans les livres ; inconnue…

 

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