28 mars 2020

Quidditch et autres sports collectifs (Laura)


Lors de mon parcours scolaire, j'ai pratiqué comme beaucoup, des sports collectifs comme le foot, le basket, le hand. Peut-être certains élèves aujourd'hui font du quidditch.  J'étais empêtrée dans mon corps et ma timidité me paralysait dans mes relations avec les autres.

Aujourd'hui, heureusement, je ne suis plus empêtrée dans mon corps et j'adore le sport: vélo, marche, tabata, HIIT, abdos etc.

Par contre, je suis de plus en plus solitaire et misanthrope. La mort de mon mari m'a donné envie de ne plus être seule mais le vrai moi est revenu et le confinement me gêne moins que d'autres car je n'ai besoin de vie sociale pour exister.

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21 mars 2020

Qui m'a dit ? (Laura)


Qui m'a dit
Que comme je n'avais pas accouché
Je ne savais ce qu'était la souffrance?
Qui m'a dit que j'étais une grosse tanche?
Qui m'a fait avaler des poudres infâmes
Pour me faire perdre un os?
Qui m'a dit que j'avais de grosses cuisses?
Qui m'a dit que c'était de ma faute?
Qui m'a dit qu'on ne pouvait pas me recevoir?
Qui m'a dit que tu étais irresponsable
Alors que d'autres sont trafiquant ou schizophrène?
Qui n'a pas voulu voir, entendre ma souffrance?
Qui m'a dit
Que comme je n'avais pas accouché
Je ne savais ce qu'était la souffrance?

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14 mars 2020

Ta vierge orante (Laura)

 

Si une vierge orante est ton « âme » de « défunt[1] »,   j’espère que la tienne

Circule entre locomotives et wagons en miniature ou en vrai sur des rails

Qui te mènent dans des paysages où nous sommes passés ensemble

Où tu feras une prière pour moi pour que je maintienne notre cap.

Tu traverses des ponts aussi beaux que ceux de l’Estaque[2].

Tu pars de la gare de Metz que nous admirée l’été dernier.

Tu arrives à la gare du centre du monde pour Dali.

Tu scrutes tous les détails techniques, tu me les expliques.

Il appelle ça des « souvenirs » mais c’est notre vie, nos paysages.

Je les vends mais ils n’en veulent pas ; je redresse ma caténaire

Et je chemine vers toi ma vierge orante ; si je suis en avance

Je t’attendrais dans la salle des pas perdus, sous le panneau des corps en partance.

Ma vierge orante, prie pour moi, pauvre amante en mal de tes caresses.

 

 


[2] L'Estaque sur mon blog

 

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07 mars 2020

Non-sens (Laura)

 

Non -sens?
Toi mort.
J'ai cru que c'était une blague,
Mais c'en est une à la manière
De Baudelaire
Qui fait la gueule[1]
En costume noir ou de la rue de la Lanterne
Où s'est pendu Nerval[2].
Non-sens:
Moi sans toi.
Certains s'étonnent
D'autres pensent
Que tu en as eu marre
De moi: peut-être...
Non-sens: le monde
Sans toi qui t'intéresse-
Ait à tout , même
A moi: non-sens, tout le monde
Sans toi, si sociable
Non-sens: je reste
Dans ce monde
Qui m'intéresse
Avec tout ce monde
Moi, si misanthrope
Tu étais le seul
Qui m'importe-
Ait vraiment, mon équilibre
Ma boussole
Non-sens: que ce soit qui parte
Moi, si timide
Toi, en confiance
Toi les pieds sur terre
Qui déploie ses ailes
Alors que ton albatros poète[3]
Est empêtré dans ses pattes
NON- SENS

 


 

 

 

 

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29 février 2020

Mimosas (Laura)


Pendant ces vingt cinq ans avec moi, j'ai eu toujours eu chez moi, chez nous, un bouquet, quelles que soient les circonstances et l'endroit où nous vivions (dix différents). J'ai réussi à tenir vivantes, les plantes que tu arrosais chaque semaine alors que je suis une exterminatrice du végétal. Alors, il y a dix jours, j'ai acheté un bouquet de mimosas, mon premier bouquet sans toi... qui dure depuis, qui dure comme ton souvenir et la souffrance qu'il engendre avant qu'un jour, peut-être ces souvenirs me soient doux :
 

Morceaux de soleil comme toi
Ils me font penser (comme tout) à toi
Morceaux  de jaune que tu aimais sur moi
Ils me rattachent à la vie et à toi
Mais ils me déchirent en cendres de toi
Avec ces mimosas
Sans toi

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22 février 2020

Lemniscate (Laura)

 

Le procédé de l' acrostiche
Est aussi une forme de fuite
Mais comme fuir un huit ?
Ne pas penser à l' indéfini limite
Imposé à moi par ta mort subite
Car je voulais croire que l'amour invite
Absolu, beauté et l 'infini lemniscate
Savourer chaque instant qui imite
Tant le dernier moment avant que la mort s' invite
Et quand on aime infiniment,  comment accepter cette limite

 

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15 février 2020

KILT (Laura)

 

Kannelle (que j’affuble d’un K  par commodité) aime imaginer les hommes

Intégralement nus et avec de jolis fesses, sous leurs kilts comme elle aime

Les regarder sous le niveau de la mer, à la piscine, une

Telle attitude ne seyant guère à une écrivaine veuve, je lui ai cédé la parole.

 

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08 février 2020

Joute (Laura)

 

Je voulais vivre à St Etienne, toi à Valence

Où il y avait des joutes, mais comme

Un choix s'imposait; le textile

T'entraînait d'usine en usine

Et c'était à moi de choisir ma racine.
 

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01 février 2020

Illumination (Laura)

 

 

Il fut impossible pour moi en entendant ce mot de ne pas penser à Rimbaud, émotion

Le challenge était de ne pas parler de toi mais  parler de notre visite à Charleville était une obligation

L'illumination douloureuse a lieu à chaque instant devant les paysages, incarnation

Ultime de nos promenades et voyages ensemble, la curiosité, commune passion

Mais voilà que je m'égare  du thème à Rimbaud, Charleville et toi, déambulation

Imposée par  ton absence physique qui me taraude comme la lutte  contre une addiction

Ne passez pas à côté de Charleville-Mézières, sa place ducale, illumination

Associée à la beauté de l'architecture, un paysage rêvé qui se transforme en apparition

Tenez les musées Rimbaud, passez au dessus de la Meuse, art déco: expédition

Intime dans la ville sur les traces d'un poète illuminé par ses errances, sensation[1]

Onirique sur la tombe du poète, à rebours[2], je me dis que nous avons

Navigué vers ta mort, mon amour illuminé par mon souvenir, inspiration.

 

25  janvier 2020

 


[2] https://m.musee-orsay.fr/fr/expositions/article/joris-karl-huysmans-critique-dart-de-degas-a-grunewald-sous-le-regard-de-francesco-vezzoli-47721.html catalogue d'expo que je lis en ce moment

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25 janvier 2020

Sauter (Laura)

 

Quand j’étais gamine, l’exercice que je préférais (après mon père qui me parlait de ses sauts), c’était le saut en hauteur mais sans perche.

Quand j’étais plus jeune encore, j’ai beaucoup sauté à la corde ou à l’élastique.

 

Aujourd’hui, ma discopathie sévère me déconseille fortement de monter  et sauter à cheval  mais je ne peux m’empêcher de sauter  de bonheur lorsque j’entends certains rocks de mon adolescence comme Indochine.

 

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