27 juillet 2019

Romane d'apprentissage : Épisode trois (joye)

Eh oui, deux fois veuve dans la même histoire, c’est pas la veine !  Je quittai donc ma Bordighera adorée à la recherche de nouvelles aventures, mais pas avant de vendre le resto et me transformer en modiste.  Les bouteilles qui pendaient du plafond me servirent d’inspiration et mes nouvelles créations faites de paille firent de moi une célébrité – jusqu’à ce que l’ancien amant de mon beau-fils me traite de copiste. Comment pouvais-je savoir que ce stupide panier tissé de paille qu’il portait sur la tête était son idée à lui, je vous le demande ?

Bon, fatiguée par une telle épreuve – ce n’est pas tous les jours qu’on soit traitée d’assassine et de fraude en même temps, hein ? – je décidai de changer de climat.

Alors, c’est à Edinburgh, une ville très cool, que j’établis ma boutique tout près de la cathédrale St Gilles, dans une close (non, la rue, pas la maison ! OH !) qui s’appelait « Coquelanne ».  Oui, non, je ne vous mens pas ! 

C’est là où je créai mon plus grand succès, que j’appelais la Kret’,  un chapeau rigolo fabriqué des gants en caoutchouc que j’avais gardés de mes jours à laver les plats à l'établissement de mon pauvre Otto défunt.hail a cab

Je ne sais pas pourquoi ces petits chapeaux étaient si populaires, mais j’étais bien contente que tant de touristes deviennent « Krétins ». Superbement utiles pour héler un taxi ou un bus ou attraper le bouquet quand la mariée le jette. 

Et puis, si l'on n'a plus de sous lors d'un voyage, extra pour trouver un petit boulot comme plongueuse, quoi. On ne sait jamais où cela mènera...moi, Romane, votre héroïne estivale, en suis la preuve !

Allez, je sais, personne ne meurt dans cet épisode…à part un lecteur ou deux qui en meurent de rire ? Non. Bon. Peut-être à la semaine prochaine.

Jusqu’alors, une petite compil’ par une touriste ricaine qui passa ici à Edinburgh l’année dernière, et non, elle ne fut pas Krétine…fallait qu’elle garde ses sous pour le transport, l'entrée au château, les cartes postales, et du haggis…

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20 juillet 2019

Romane d'apprentissage : Épisode deux (joye)

ristorante

Ayant fui quitté l’Anjou après la mort inexplicable du pauvre Titus, je me retrouvai à Bordighera. Ah Italia ! Ses bonnes ! Ses pâtes !  Ses bonnes pâtes ! Avec les quelques euros que je volai sécurisai en lavant les soquettes crades de fou feu mon amour, je trouvai un squat appart’ dans la Via Romana - ouais, appelée presque comme moi, votre héroïne estivale et jeune-veuve, Romane !

Or, bien que majeure et vaccinée, je n’avais que vingt-deux dix-sept ans, et je me rendis tout de suite compte qu’on ne vit d’amour et d’eau fraîche que dans les romans sirupeux où la fille tombe amoureuse des hommes musclés mais peu poilus, ne portant jamais de chemise…Bon, c’est pas mon truc à moi que j’ai. Et moi, quelque déesse féerique que je fus, il fallait tout de même que j’eusse de quoi manger. Il me fallait donc une Taf Quelconque, histoire de pouvoir me payer des gelati de temps à autre.

Vous n’allez pas le croire, ou peut-être si, mais je trouvai tout de suite un boulot al Ristorante Bottigle, à deux pas de mon pieu dans la Via Romana !  Che buona fortuna !

Mon patron, Otto Luoghi, était un homme corpulent, comme tutti les bons restaurateurs italiens au prénom allemand (à cette époque-là, on ne se posait toujours pas trop de questions, hein), mais son fils Gieuseppe-Gomberto était un jeune Adonis. Il avait une gueule à faire pleurer les pierrines, comme on dit nulle part sauf dans ce Bildungsroman, mais c’était quand même vrai. Ses yeux noirs comme des olives, son nez droit comme une baguette, sa bouche rouge et pulpeuse comme une tomate…

Allora, vous voyez bien que j’avais trouvé mon métier idéal, servant des pâtes étouffe-chrétiens al ristorante. Si je versais du chianti parfois sur les clients au lieu de dans leurs verres, ce n’était pas de ma faute, on voyait bien que j’étais inamorata pizza pazza et l’on me pardonnait rapidement. Sinon, Signor Luoghi venait tout régler avant que les baffes ne se perdent, n’oubliant pas d’apporter aussi son couperet impressionnant pour le seconder si besoin était. 

Vous vous demandez sans doute si je devins la belle-fille d’Otto ? Hélas, non, ce n’était pas mon destin !  Mon pauvre Gi-Go, comme j’aimais l’appeler, était gay comme un pinson et quand son papa le sut (je n’ai pas le temps malheureusement de vous dévoiler qui le lui trahit), Otto le botta dehors et fit de moi sa héritière unique quelques heures avant de m’épouser et encore quelques jours avant de mourir dans une bagarre tragique avec des clients et où il avait oublié d’apporter son couperet, peut-être parce que je l’avais mal rangé dans un tiroir dans l'armoire derrière la cuisine, amoureuse-dingue comme j'étais en ce moment, hélas !  Mais bon, tout est bien qui finit bien, non è vero ?

Cíao, cíao, alla prossima settimana, saluti a tutti…

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13 juillet 2019

Romane d'apprentissage : Épisode un (joye)

124111697

Mon premier amant était artiste-performeur et s’appelait Titus Lepérilleux.  Non, je ne mens pas.

Je l’ai rencontré à la Foire aux Lumas, où il faisait son one-man show, « Gerbant-la-Gerbe », un commentaire retro-avant-gardiste (son mot, pas le mien) sur la politique de Greenpeace. Hélas, oui, c’était avant que Tonton n’envoie ses agents pour couler le guerrier multicolore. Non, non, ne le nions pas, le président en était eau courante, sinon à La Nouvelle Zélande.

Mais bon, revenons à mon agneau… À cette époque-là, à cette foire,  il n’y avait rien de glamour comme aujourd’hui,  pas de vols en montgolfière à gagner, non, seulement des vendeurs de machines à coudre, quelques tristes manèges, et des plats et des plats et des plats en papier alu des escargots à déguster. Oh, pardon, non, des lumas, pas des escargots, il faut préciser – et aussi des téméraires comme mon Titus, qui aurait reçu plus d’un luma en plein gueule lors de son spectacle, craché par des petites garnitures haineuses qui s'y ennuyaient comme des ratons morts.

Comme quoi, vous voyez déjà sa gueule d’atmosphère.

Tomber alors sur Titus, qui savait se transformer en bonhomme crachant des feuilles sur les pierres, était comme une trouvaille. C’était le fou de coudre (bah oui, son stand était juste à côté de celui des Singer, c’était le destin, voyez-vous !)

Je savais que Titus m’emmènerait, moi, sa petite Romane, loin de Vauchrétien (béni soit son nom) pour nous installer dans une grande ville – comme Angers, par exemple, ou encore, Saumur - et où, parmi des gens un tantinet plus mondains que nous, je me voyais déjà, sur son bras, vivant ma vie de jetsetteuse commençant enfin, fricotant avec Mick et Bianca, trinquant avec des coupes de champagne, grignotant de vrais escargots…

Hélas, tout n’est pas bien qui commence bien. Tout de suite après notre mariage à la mairie, seulement quelques petites semaines d'extase conjugale où je lavais ses soquettes crades dans le ruisseau derrière notre vieille caravane rouillée mais toujours glamour où il ronflait tous les jours, Titus est décédé lors d’un accident tragique, attaqué par une bande de chiens sauvages qui se nourrissait des lumas.  

Non, non, je vous le jure c’est l’histoire officielle, vérifiée et tamponnée par un petit inspecteur drôlement meugnon à la gendarmerie locale.

Je ne sais pas qui a lancé les rumeurs affreux à propos d’un malfrat quelconque qui aurait un jour échangé les feuilles de son costume pour des orties auxquelles mon homme était fatalement allergique. Ça, c'est un MENSONGE, je vous dis.

Parole de jeune veuve tragique !

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06 juillet 2019

Ta parolière fait yeah (joye)

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29 juin 2019

Lampadaire, l'autre pas (joye)

Un dromadaire

dromedary

Milliardaire

Tomba amoureux de

Son frigidaire.

fridgidaire

Luminaire,

Le frigo aimait sa bosse

Colosse

hump

Et lui aimait son ampoule

Cool.

ampoule 

Ils s’épousèrent,

Et, tant qu’à faire,

 hearts

Leur enfant naquit

Lampadaire.

lampadaire rouge

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22 juin 2019

kit littéraire : mode d'emploi (joye)


mode d'emploi

 

6. Recopiez-le si la photo est trop petite :

je suis

métal ordinaire

la chaleur

sur ma

langue

malade

excite

quelque paradis

depuis ce matin

rose torride

 

7. Envoyez le poème du kit au poème de Kit.

game-of-thrones-jon-snow

avec un petit mot qui dit :

Tu sais rien, Kit du kit.

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15 juin 2019

accident vasculaire (joye)


mince

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08 juin 2019

sp34 (joye)

l'incandescence

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01 juin 2019

ologiquement parlant (joye)

L’archéologie est l’étude de l’arche de Noé. C’est biblique.

La biologie est l’étude des trucs bios. C’est bon pour pédaler dans les yaourts quand il n’y a pas de choucroute.

La criminologie est l’étude de la vie de plusieurs hommes politiques.

La dermatologie est une étude obsessionnelle. On l’a dans la peau.

L’entomologie est l’étude des petits frères et d’autres bestioles ennuyeuses.

La futurologie est l’étude verbale de ce qui est proche ou simple et parfois même parfait.

La géologie est l’étude de ce que j’ai. D’où la première syllabe du mot.

L’histologie a été inventée par un sadique belge qui semble croire qu’on peut faire un poème avec. C’est aussi l’étude des tissus et donc, du coton.

L’idéologie est l’étude des idoles qui te donnent des idées.

La japonologie est l’étude de madame Ono, qui était japonaise avant de ruiner les Bitèlze.

La kangaroulogie est l’étude des animaux qui ont des poches et qui vous battent avec leurs pieds.

La latrinologie est l’étude de ce qui est écrit aux murs des chiottes. Non, c’est vrai. Googlez-le.

La morphologie est l’étude de la mort. Je ne sais pas ce que fait le /ph/ dans ce mot. J’imagine qu’on l’y a mis pour le phun.

La néonatologie est l’étude de son nouvel ex, s’il s’appelle « Nate » ou si elle s’appelle « Natalie ».

L’œnologie est pour les cons. Les gens normaux boivent du vin sans faire chichi.

La pathologie est l’étude de pourquoi certains animaux ont des pieds lorsque d’autres ont des pattes, voire des sabots.

La quoiencoretologie est l’étude de rien parce que ce mot est inexistant.

La rhinologie est l’étude des fleuves dans l’est de la France et où ils sont nez.

La seismologie sert à vous rappeler de ne pas tomber des échelles, surtout celle de Richter.

La tautologie est l’étude des petits chiens noirs qu’on retrouve hors du Kansas.

L’uvulologie est l’étude de l’uluv…de l’uvul…du pharynx et le machin qui y est pendu.

La vénerologie est l’étude d’allumer des bougies par certains cultes.

La wasabiologie est l’étude de pourquoi on cherche à ruiner les sushis.

L’xylophonologie est l’étude de la famille de Lionel Hampton.

L’yttribumologie est l’effort de deviner quel mot sera choisi comme consigne d’ici dix-huit semaines.

La zédologie est l’étude de pourquoi les anglophones disent « zee » pour la lettre « z » lorsque le reste du monde l’appelle « zed ».

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25 mai 2019

la goualante du goéland (joye)

la goualante du goeland

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