02 août 2014

Cartes postales : Chapitre IV (par joye)

Chapitre IV:  Les chaises roses

[L'histoire jusqu'ici :  Amanda Perry, une Américaine de voyage en France grâce à un héritage mystérieux, quitte hâtivement Annecy, après la réception de deux messages anonymes et menaçants, pour aller à Nancy, afin de faire enfin la connaissance de son avocat français, Émanuel Cherval, face-à face.]

Une fois bien installée à son hôtel, Amanda oublia un peu le stresse de se sentir poursuivie, menacée, et sans secours personnel. Une fatigue nerveuse l’assomma et elle dormit profondément. Après une longue nuit de repos et un bon café-complet pris sur la Place Stanislas le lendemain matin, elle se mit à explorer Nancy. 

Le charme de la ville la rassurait encore. Elle flâna ci et là, regarda les gens qui faisaient leurs courses, admira les vitres et la cathédrale, respira l’air et les parfums de ce beau coin de l'Hexagone.

Fatiguée, Amanda s’assit sur un banc dans un joli petit parc pas loin de son hôtel, et ferma les yeux.

-          Mademoiselle, vous allez bien ? entendit-elle. Amanda ouvrit les yeux et vit une petite fille habillée de rose.

-          Oui, je vais bien, ma petite, répondit l’Américaine. Et toi ?

-          Ah oui, très bien, en fait, je vais super, merci ! répondit la jeune petite blonde, du fond de son nuage rosâtre. Elle avait peut-être neuf ou dix ans.

-          Et que fais-tu ici ? demanda Amanda, intriguée.

-          J’attends ma leçon, fit la jeune.

-          Ta leçon ?

-          De danse classique Vous connaissez ?

-          Un peu, répondit Amanda. Et toi ?

-          Ah, oui, beaucoup, affirma la petite blonde aux yeux noisette. Vous voulez voir ?

Amanda sourit.  Eh bien, oui, elle voulait bien voir danser la petite. Cela lui changerait complètement ses idées encore vaguement moroses. Et c’est ainsi que la touriste rousse se retrouva, amenée par la main d’une petite Française, dans une grande salle, meublée de chaises roses.

-          Asseyez-vous ici, Mademoiselle, et vous verrez ! chuchota la petite avant de rejoindre ses petites camarades à l’autre bout de la salle.

Alors, Amanda passa une heure à regarder toute une émeute rose et noir de petites filles qui exécutaient des pirouettes, des pliés et de grands petits jetés. Elle oubliait tout sauf  le charme de ces petits rats féériques,  jusqu’à entendre la voix de la prof de danse classique, une femme extrêmement laide et sévère, habillée de noir. Amanda se redressa sur sa chaise.

-          Ça suffit ! cria la voix rauque et amère de la prof.  Je ne sais pas pourquoi vous revenez chaque samedi ! On sait bien que vous êtes sans espoir aucun !

Amanda essaya de voir laquelle de ces petites fées souffrait sous l’œil cruel du professeur. Elle vit alors la petite blonde en rose qui tremblait sous les châtiments de la maîtresse.

-          Oui, c’est bien à vous que je parle, petite étourdie ! continua l’acariâtre, tapant avec colère son bâton sur le plancher. Je n’en peux plus ! Peu importe qui sont vos parents ! Il vous sera bien inutile de revenir la semaine prochaine, alors, sortez tout de suite, Émanuelle Cherval !!

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26 juillet 2014

Cartes postales : Chapitre III (par joye)

Chapitre III :  Le vélo de Nancy

[Les épisodes précédents :  Amanda Perry, américaine, reçoit un message anonyme et menaçant  pendant son séjour à Nancy. Elle téléphone chez un avocat pour des conseils, mais sans pouvoir le rejoindre. Quand nous l’avons quittée, elle venait de recevoir un deuxième message qui lui disait de fuir.]

Bon, que faire ? Amanda retourna la carte postale. Trois fers à cheval. Elle sortit le premier message de son sac. L’écriture de l'un se ressemblait à celle de l'autre. Elle ne connaissait personne à Paris, sans parler de quelqu’un ayant les moyens de descendre au Ritz.  De nouveau, elle l'examina de près. Souvenir de Lorraine. Ah ! Maître Cherval était de Nancy ! Est-ce que la carte et la lettre venaient de lui ? Après tout, un avocat établi qui travaillait pour des riches pourrait bien se payer un séjour au Ritz et aussi dans un ranch.

Telle son habitude, la rouquine regarda son calendrier et prit rapidement une décision. Elle irait à Nancy. Cherval y serait de retour dans trois jours. Elle le verrait alors face-à-face, pour la première fois.

Sur sa tablette, Amanda consulta les horaires SNCF.  Départ 12h31, passant par Paris-Est, elle serait à Nancy avant 19 h. Pas mal, pas mal du tout, et cela lui permettrait aussi un peu de temps pour réfléchir à ses prochaines démarches, une fois arrivée.

En quittant son hôtel, elle eut l’idée de demander au concierge comment l’enveloppe y était arrivée.

-          Puis-je parler à monsieur Goudin ? demanda-t-elle à la réceptionniste.

-          Il descend ici ?

-          Euh non, c’est le concierge.

-          Le concierge ? Goudin ?  Non, madame, il doit y avoir erreur. Il n’y a pas de Goudin qui travaille ici.

Amanda avala sa salive. Le nœud de panique revint à sa gorge et y resterait pendant tout son trajet vers Nancy.

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19 juillet 2014

Cartes postales : Chapitre II (par joye)

Chapitre II:  Trois fers à cheval

[L'épisode précédant : Amanda Perry, américaine et héritière récente, se retrouve de voyage à Annecy quand elle reçoit un message anonyme et menaçant]

Sans hésiter, Amanda se leva et retourna tout de suite à l'hôtel Allobroges.

Une fois arrivée à sa chambre et la porte fermée à clé, elle téléphona à l’avocat qui lui avait annoncé il y a quelques mois son étrange héritage inattendu.  Ce Maître Cherval, bien qu’un peu formel et froid, lui semblait logique, et de bon conseil. Il saurait lui dire ce qu'il fallait qu'elle fasse, s’il valait mieux contacter la police ou…

Elle tapota nerveusement le numéro. Malheureusement, personne ne répondait à l’autre bout du fil. La petite rousse attendit donc afin de laisser un message. Enfin, elle entendit le clic et, puis, cette réponse :

Bonjour. Vous êtes bien à la boîte vocale d’Emanuel Cherval, Avocat. Le cabinet est actuellement fermé. Nous sommes en vacances jusqu'au 28 juillet. Veuillez laisser un message et je vous rappellerai dès que possible. Bip !

Amanda ne trouvait pas de mots. Une petite panique désagréable formait un nœud dans sa gorge. Tout d’un coup, il y eut un toc-toc à sa porte. Elle sursauta.

-          O-o-oui ? dit-elle, pas du tout contente du tremblement dans sa voix.

-          C’est monsieur Goudin, le concierge, mademoiselle. J’ai oublié votre courrier.

-          Si vous pouviez le glisser sous la porte ?

-          Bien sûr, mademoiselle. Bonne soirée.

Amanda attendit que le son de ses pas s’éloigne dans le couloir avant de prendre l’enveloppe mauve sur le tapis à ses pieds. Là-dedans se trouvait une carte postale sur laquelle figurait une photographie de trois fers à cheval cloués à des planches. Sa panique s'évapora. Les fers à cheval, ça portait bonheur, c'était connu ! Sans doute un petit clin d'oeil de sa bonne copine Brandy qui vivait dans le Wyoming. Son trac oublié, Amanda retourna joyeusement la carte pour lire…

dégagez

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12 juillet 2014

Cartes postales : Chapitre premier (par joye)

Chapitre premier : La charrette fleurie à Annecy

Amanda sirota son thé noir, triomphante.
Enfin, après tant d’années, elle se retrouvait assise à la terrace du café St-Antoine, Place Notre Dame, Annecy ! En écrivant encore une carte postale pour quelques amis aux States, la petite rousse aux yeux verts réfléchissait au miracle époustouflant qui l’avait ramenée vers l’Europe. Elle se rappelait bien de la voix de l’avocat, lui qui semblait aussi étonné qu’Amanda à la perspective de ce grand héritage qui allait lui permettre de réaliser tous ses rêves - jusqu’alors furtifs - de voyage.
L’ancienne étudiante de littérature française avait tout naturellement retrouvé la France, et plus précisément, Annecy. En fait, en voyant le lac pour la première fois devant elle, Amanda avait commencé à larmoyer. Les larmes coulaient sur ses joues pales. Elle ne voulait plus que le temps suspende son vol, elle se dit qu’elle s’y noierait joyeusement dans son bleu profond et mystérieux…
La dernière carte postale dans sa main était l’image d’une vieille charrette fleurie, un peu kitsch. D’un coup, mais sans trop savoir pourquoi, Amanda décida de ne pas l’envoyer. Celle-là, elle la garderait pour elle-même.
Elle s’essuya la bouche et était en train de chercher quelques pièces pour régler sa consommation quand le garçon passa lui demander si c’était bien elle, Amanda Perry, l’Américaine ?
Elle sourit. Grâce à sa coloration frappante, on se trompait très rarement de son identité.
-    Oui, c’est bien moi, monsieur. Que puis-je pour vous ?
-    Le patron m’a dit de vous donner ceci et aussi de vous dire que votre thé est déjà réglé.
Il sortit un petit papier gris de la poche de sa veste noire et repartit rapidement.
Intriguée, Amanda attendit qu’il s’éloigne avant de déplier le papier, où elle lut :

danger

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05 juillet 2014

Les pointilleux (par joye)

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28 juin 2014

Message dans une embouteillage (par joye)

message dans une embouteillage

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21 juin 2014

Les jeux sont surfaits (par joye)

Defiant BingoDÉFIANT BINGO : Les règles du jeu

 I. La règle de base des jeux de Défiant Bingo

Le succès du Défiant Bingo s'explique sans doute du fait de règles relativement simples :  si vous recevez des commentaires - et vous recevrez des commentaires - le premier participant qui réussit à remplir sa grille des mots retrouvés dans les commentaires remporte la partie.

Lors des soirées, matinées ou bien des journées entières de Défiant Bingo, le "Défiant Bingo joueur" recevra au sort successivement (on espère, au moins) les commentaires, c'est au destinataire alors de les cocher sur son carton.

Dans le Défiant Bingo du samedi, on joue tous avec le même carton.

II. Les différents types de jeux

A. Le coverall (connue aux Zuesses comme « Blackout »  - ze « Oute de Black »)

Le coverall est la forme la plus rare du Défiant Bingo. Il vous faut simplement remplir l'ensemble de votre carton pour remporter la partie. Normalement, il faudrait un minimum de 25 réponses, mais puisque nous sommes en été, vous pourrez cocher le contenu de chaque grille qui figure dans au moins un commentaire de votre texte.

B. Défiant Bingo en fonction de modèles prédéfinis

Certaines parties de Défiant Bingo se jouent sur base de modèles prédéfinis par l'avance. Il peut s'agir par exemple d'une ligne ou colonne à remplir, d'un modèle en forme de  « X » (voire XXX si le contenu du texte est du genre à faire rougir). Le premier joueur qui remplit le modèle prédéfini à l'avance remporte la partie. Puisque nous sommes en été, et parce qu’il peut y avoir des joueurs fainéants, si vous arrivez à cocher au moins une grille (à part l’espace Walrus qui est gracieusement disponible à tout un chacun), il se peut que vous gagniez !  En fait, c’est quasi-sûr. Vous pouvez y parier votre grand-mère. C’est dire !

C. Jeux de Défiant Bingo à 75 ou 90 boules

Ce ne sera guère possible, vu le nombre minoritaire des Défiants masculins

3.  Divers

A.  Tout rouspéteur sera viré du jeu. Mauvais joueurs s’abstenir. Vous savez qui vous êtes.

B.  Voir A.

C.  Voir A et B.

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14 juin 2014

Aux noces du fond et de la forme (par joye)

Aux noces du fond et de la forme

La foule présente était énorme,

Mais peu nombreux ceux qui pouvaient

Comprendre qui se mariait...

4

Pour ceux qui étaient fatigués

(Ils avaient trop halluciné ?)

'Y avait des indices ci et là

En fréquentant les bons endroits...

aluLe marié était le fond

Et, sur la carte au grand plafond,

La mariée, son initiale,

Faisait sa joie familiale.

7Les invités dignes de ce nom

Sauront décrocher le pompon

Et trouveront la bonne réponse

À cette énigme...B'en, vas-y ! Fonce ! 

5Dès que les vides seront remplis

Faut faire motus, je t'en supplie...

À l'oasis, fais de l'espace

Et vois la chose qui t'agace.

 

Réponse : Alu + Six + Nations = M. I. R. A. G. E.

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07 juin 2014

Magie (par joye)

 

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31 mai 2014

Les 300 coups (par joye)

"Une rose a percé la pierre de la neige

Une rose a percé la pierre de l'hiver

Galopez dans le ciel, chevaux blancs des cortèges

Une rose a percé la pierre de la neige"

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