16 novembre 2019

Aplusbégalix ! (Joe Krapov)

aplusbegalix

Aplusbégalix ! Ou, si vous préférez, a + b = x !

Je vous donne deux éléments, a et b. Vous ne pouvez pas véritablement en faire la somme puisqu’on ne peut pas ajouter des carottes et des choux-fleurs mais ils peuvent vous faire penser à un troisième élément nommé x.

X est donc l’inconnue de cette équation quelquefois capillotractée !

L’équation est parfois aussi de type 2a + 2b = x ou 4 a + b = x.

A vous de jouer :

 

1. Une maison en haut d’un arbre + un chanteur très ancien =

2. Une maison en haut d’un arbre + un slip en peau + un animal de compagnie =

3. Un fruit en haut d’un arbre + un animal en bas + deux innocents qui vont tout gâcher =

4. Un fromage en haut d’un arbre + deux animaux dont un en bas =

5. Un militaire à gros ventre + la dernière lettre de l’alphabet =

6. Une difficulté à s’endormir le soir + un faiseur de phrases qui ignore la brièveté =

7. Un appendice nasal important + un balcon =

8. Une moustache + un melon + une canne =

9. Deux moustaches + deux melons + deux cannes =

10. Quatre moustaches + quatre chapeaux hauts de forme + quatre collants =

11. Une bergère hyperacousique + un Lubrizol avant l’heure =

12. Une paire de jumelles + deux avions fous =

13. Un primate + un gratte-ciel + des avions =

14. Trois architectes au talent inégal + un prédateur au poil noir =

15. Un héros mythologique + un légume mal orthographié = (cette équation est anglo-belge)

16. Une pomme + une arbalète =

17. Quatre costumes rayés + un quadrupède =

18. Un bonnet de bain + des cris hystériques sur le bord d’une piscine =

19. Un porteur un peu enveloppé + une pierre bretonne =

20. Une robe rose + des fleurs dans les cheveux = (cette équation est spécifiquement rennaise)


Solutions en images ci-dessous :

DDS 585 Aplusbégalix solution
1. Assurancetourix 2. Tarzan 3. Adam et Eve 4. Le Corbeau et le renard 5. Le sergent Garcia 6. Marcel Proust (désolé, cher oncle !) 7. Cyrano de Bergerac 8. Charlot 9. Les Dupondt 10. Les Frères Jacques 11. Jeanne d'Arc au bûcher 12. King Kong 13. Le 11 septembre 2001 14. Les trois petits cochons et le grand méchant loup 15.Hercule Poirot 16. Guillaume Tell 17. Rantanplan et les Dalton 18. Laure Manaudou 19. Obélix 20. Isaure Chassériau.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,


09 novembre 2019

Té veux pas un cô d'ramon, non pus ? (Joe Krapov)

Euch chus d'accord, eum'n onque ! Ch'est à mi, cheul wassingue !
Pas la pein' eud nous coller un coup d'torchon pour cha !


Et puisque cours de linguistique il y a, ajoutons en un autre : 

Putain, putain, nous sommes quand même tous des Européens, non, comme chantait Arno du temps de TC Matic ? Je dois avouer que ces revendications communautaristico-linguistiques me fatiguent un petit peu ! Et comme je me suis accroché gentiment déjà l'autre semaine avec un défenseur du gallo, je ne vais pas en rajouter dans la nostalgie - que je n'ai pas - des Boyaux rouches ou des Ch'tis et de leur "parlache". Et donc je ne vous chanterai pas la chanson mentionnée par Guy Dubois, "Té peux rev'nir, Alphonse" de Line Dariel.

D'une je ne la connaissais pas, de deux je manque cruellement de temps pour la mettre dans ma guitare ou même pour en transcrire-traduire les paroles : j'ai mon ménage à faire, il faut que je passe la wassingue... euh la serpillère dans l'escalier ! 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : ,

19 octobre 2019

Chanson bleue de troubadour ? (Joe Krapov)

Je suis allé lire les élucubrations de Madame Wikipe et j’ai encore appris des choses aujourd’hui.

Si j’écris des conneries en langue d’oc au Sud de la Loire et que je les fais chanter par d’autres, je suis un troubadour.

Si j’écris des conneries en langue d’oïl au Nord de la Loire et que je les fais chanter par d’autres, je suis un trouvère.

Si je chante les conneries des autres je suis un ménestrel.

Si je prétends être un baladin, madame Wikipe m’affirme que je suis un saltimbanque.

Je crois que je vais en rester à la définition du groupe Malicorne : « Nous sommes chanteu-eurs de sornettes c’est pour diverti-ir les passants et les fainénants ».

Voici donc spécialement pour vous une petite évocation médiévale signée Robert Marcy (Grand marcy, Robert !) chantée et jouée un peu plus sobrement qu’à l’accoutumée par Joe Krapov le trou… le bal… le mén… votre serviteur !

P.S. Les illustrations ont été recherchées chez M. Google-Images avec les mots-clé  "style troubadour' et "troubadour".

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

12 octobre 2019

Question existentielle (Joe Krapov)

Est-ce que les PAPOUES ont besoin d'une SOUPAPE ?

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

05 octobre 2019

Moyennement classe (Joe Krapov)

- Autrefois, soit t'étais un RUPIN, soit t'étais dans le PURIN !
- Bob Dylan a eu beau chanter "The times they are a-changing" c'est quand même un peu pareil aujourd'hui, non ?

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,


28 septembre 2019

Péplum néerlandais (Joe Krapov)

Un quidam en tandem qui fredonnait «Padam Padam», une chanson de la môme Edith, a roulé sur un vieux condom et fait «boum» sur le madadam.

Comme on s’abîme sur le bitume, il s’est déchiré le sternum, le duodenum et le rectum ! On l’a requinqué d’un coup de rhum, il a regagné son harem – il était adepte de l’islam et plutôt du genre polygame – et s’il se dope au magnésium il pourra disputer bientôt le grand criterium d’Amsterdam. On lui souhaite de battre Tom et de vivre vieux comme Mathusalem !

Mais si des suites de sa chute il s’en venait à décéder, nous on n’est pas chiens, à Haarlem : on lui chantera ad libitum un requiem !
 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,

21 septembre 2019

On lance un goder ! (Joe Krapov)

Nous autres, gens du Nord, nous avons des connaissances en matière de ducasse, de combat d’ côs, de coulons et même de wassingues mais cet objet-là ne relève pas, comme les précédents, de la partie de plaisir.

Nous autres, gens du Nord, nous savons bien que les Bretons ont des chapeaux ronds, les Parigots des têtes de veaux et les Marseillais  la canebière, l’O.M., le Mistral qui rend branque, les calanques, la pétanque et une sardine qui bouche leur port.

Grâce aux chansons qui circulent jusqu’à chez nous, nous connaissons même du vocabulaire méridional que nous ne comprenons qu’à peine : le pailleux, l’intégrale, la matérielle...

Ca a l’air aussi compliqué que le jeu d’échecs, la pétanque !

Surtout il y a – il y a avait -«On lance un goder qui tourne dans l’air».

Mais qu’est-ce que c’est que ce goder ?

Eh bien figurez-vous que ça pourrait très bien être une pièce de monnaie de chez nous, les gens du Nord, qui aurait roulé tout le long de la nationale sept et aurait été ramassée chez César, Marius et Fanny ! Quelle dégringopagnolade !

Je lis en effet ici (http://www.languefrancaise.net/forum/viewtopic.php?id=14017) :

Hypothèse de la pièce de monnaie.
Serait-ce la déformation de l'anglais guilder, de l'allemand Gulden ou du flamand gulden, qui désignent le florin ? (cf. gold, or).
Aux Pays bas après 1816, le florin portait sur son listel le texte «God zij met ons» (Dieu soit avec nous). Goder serait-il dérivé de God avec une influence de gulden ?

Merci chers philologues et merci cher oncle Walrus ! Grâce à ton mot «pétanque» ce soir je dormirai moins bête !
 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,

14 septembre 2019

Quand je pense à Fernande... (Joe Krapov)

Quand je pense à Fernande

Avez-vous remarqué ? En français on est surtout obsédé par des mots de quatre lettres :

SEXE, MORT, FRIC…

De beaux exemples nous en sont donnés par Georges Brassens dans son œuvre chansonnier.

Passons très vite sur "Mélanie", "Fernande", "La Fessée", "Le Blason", "Le Pornographe", "La Nymphomane" ou "Je suis un voyou".

Citons pour le point 2 "Le Testament", "Le Fossoyeur", "La Supplique pour être enterré sur la plage de Sète", "Les Funérailles d’antan", "La ballade des cimetières", etc.

A part "L’Assassinat", il y a peu de chansons sur le thème de l’argent mais la raison en est simple : la troisième obsession de Brassens, ce n’est pas le fric, c’est le flic !

D’où "Hécatombe", "Le Mauvais sujet repenti" et surtout celle-ci « Le Nombril des femmes d’agents » que je viens d’ajouter cette semaine dans ma guitare. 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,

07 septembre 2019

Breakfast in America ? (Joe Krapov)

- Its too dark to put the key in my ignition… 
- Not in my backyard : i let the sunshine in !

- I think I’ll roll another number for the road…
- Not in my backyard : we only smoke gouda !

Happiness is a warm gun, Mama !
- Not in my backyard : i don’t shot the sherif and the only bad thing I do is to hang the portrait of Macron upside down.

Baby you can drive my car !
- Not in my backyard : it’s smaller than my uncle’s hat.

See the sky about to rain
- Not in my backyard : it never rains in Rennes !

Why don't we do it in the Road ?
- Do it in the road if you want but not in my backyard : it’s not a baisodrome !

Where have all the flowers gone ?
- In my backyard !

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,

31 août 2019

99 dragons : exercices de style. 50, Style cocasse (Joe Krapov)

Bien le bonjour, joyeux lecteurs de la chanson de Ricochet ! C’est la toile de Pénélope ici ! On tapisse, on retapisse, on détapisse partout, même dans les toilettes ! Ça a beau être pareil, ça n’est jamais la même chose, ce mythe qui nous vient tout droit des neiges d’antan ! Et tant pis donc si en passant je donne un soufflet à Ronsard ou mets ce bon Vaugelas en pièces !

***

DDS 574 dragon 124486432_o

Ça aurait pu se passer à Dache, à Chquoufougnouze ou à Saint-Profond-du-Lointain. À Perpète-les-Bains, à Pampérigouste ou à Saint-Pisse-qu’en-Coin. Mais non, c’est bien à Trillebardou, chez Jean Guillemette, que le dragon a fait son apparition. C’était un glouton mémorable, du genre qui avale la rue des Lombards.

- Mais quand t’arrêteras-tu de boulotter mon troupeau ? demanda le paysan.

- Mardi s’il fait chaud ! répondit le dragon ! À la venue des coquecigrues ! À la Saint-Glinglin !

Comme les paysans du coin n’étaient pas du genre à jeter les épaules de mouton toutes rôties par les fenêtres, ils appelèrent à l’aide.

- Sire, sire, il a plu sur notre mercerie !

***

Le monarque demanda à ses chevaliers d’aller faire sa fête à ce bestiau bariolé comme la chandelle des rois mais il trouva face à lui des visages de bois.

Ces vassaux-là se croyaient sortis de la côte de Charlemagne mais ils n’étaient en vérité que des carabins de la comète qui, éternellement, tranchaient de l’éléphant sans jamais quitter la table ronde où la chère était si bonne. Bref ils se chauffaient à l’espagnole et se caressaient l’angoulême, ces rodomonts, ces Ramasse-ton-bras, ces dépuceleurs de nourrices !

Ils lui répondirent «Niet !».

***

Ce bon roi était franc comme l’osier et dans cette situation où il apparaissait roulé comme un soleil d’hiver, il lâcha la bonde :

- Jamais je ne fus tant étourdi du bateau ! Ah je suis bien entouré ! Des vendeurs d’épinards sauvages ! Des « Prend-à-gauche toute ! L’autre gauche ! » Des goulafres ! Mais je n’irai pas à travers choux pour ma part. Pas de ça Lisette ! Pas question de jouer de l’épée à deux talons, de faire un trou à la lune ! Je vais la prendre avec les dents !

Il s’en alla trouver le dépanneur du coin, un nommé Larchevêque. Il tenait boutique à l’enseigne de « Crois Robert, c’est un expert ! »

Après avoir encaissé une palanquée de « Tranquille Emile, c’est trop facile », de « À l’aise Blaise on t’le dépèce » et de « Cool Raoul j’lâche le pitbull » le souverain eut droit à sa solution miracle : « Laissez faire Georges, c’est un homme d’âge ! ».

Et de fait Larchevêque semblait de taille à tirer de l’huile d’un mur.

***

Il nous faut faire à présent un détour par les appartements de la princesse.

- Il y a de l’oignon ! s’énervait-elle.

La princesse était toute épaplourdie. Que dans cette version-ci aussi on passât sous silence les exigences sexuelles de la bête, cela l’avait ébarnouflée puis lui avait mis le cœur sur les lèvres. Mais comme à cette époque-là on demandait aux filles de garder les manteaux ou de compter les clous d’une porte, que pouvait-elle faire d’autre que bâtir des châteaux en Asie, rêver d’un hashtag #Superwomanbatledragon, se pimprelocher devant le miroir et rêver qu’un bel homme vînt lui déclamer : « Ma mignonne, ma mie, ma tendrette, ma braguette, ma savate, ma pantoufle …» tandis que les ans filaient ?

***

Et donc Larchevêque envoya Georges pour faire rendre gorge au souffleur de la forge.

Le chevalier Georges avait la mine renfrognée d’un soupe-tout-seul, la tête d’un vendeur de vache foireuse : il ne riait jamais.

Il était logé chez Guillot le songeur. Pour un peu c’eût pu être aux petites maisons, c’est à dire qu’il avait un grain, des visions, des rêves. Mais comme il avait la force virile et la science des armes de poing, il était devenu mercenaire mystique, ce qui lui permettait de concilier ses deux extrêmes et d’avoir un rôle social à jouer dans les récits d’édification religieuse de l’époque.

Il avait donc été recruté par un endormeur de mulots de la Sainte Eglise et de la pire espèce, un grand architecte de fourbes qui prenait des airs penchés. Depuis il voyait vaches noires en bois brûlé ! Il avait ses rats, ses hannetons sous le chapeau, qui lui faisaient croire qu’à force de combattre l’hérétique de façon hiératique il deviendrait saint !

Le combat eut lieu et il fut tout sauf silencieux :

190708 Nikon 092

- Tu ne fais que de l’eau claire, mon joli !
- Tu prends ton nez pour tes fesses !
- Je te promets que tu vas rire du bout des dents et même ne plus rire du tout d’ici peu !
- Tu chantes Guillemette, jeune homme !
- Ris t’en Jean ! On t’frit des œufs !
- Ferme ta boîte à camembert ! Tu l’ouvriras pour le dessert !
- Sur quelle herbe as-tu marché ?
- Tiens prends ce cataplasme de Venise ! Et une giroflée à cinq doigts, une !
- Garde ton onguent de miton-mitaine ! Tu me canules !
- Adieu la voiture ! Patatras Monsieur de Nevers ! Passez muscade ! Va te coucher, Basile, tu sens la fièvre !
- Ah qu’est-ce qui se passe ? Le marchand de sable est passé ! Le petit bonhomme me prend ! Je m’endors ! Je me meurs ! Tu vas me le payer Aglaé ! Je n’ai plus d’encre au cornet ! Je vois des anges violets !

Bourouloulou ! Quel choc ! Quelle tempête quand le chevalier frappe la bête avec la clé de l’autre monde, son épée Ascalon ! Et bientôt, c’est cuit de jeudi pour l’animal à quatre pattes !

- Nous mangerons du boudin, la grosse bête est par terre ! O notre bon roi, le dirons-je ? Ça fait hideur quand on y songe !

***

Il est bien évident que dans cette version-ci la rose qui naquit dans le sang du dragon fut de la variété « Cuisse de nymphe émue » !

Cela ne donna pas pour autant l’idée au bon chevalier Georges d’aller désennuyer la petite princesse. Enfin, bon, les personnages font ce qu’ils veulent ! Comme on disait jadis, les volontés sont libres !

Kiki carabi mon histoire est finie pour aujourd’hui !

Inspiré par le très recommandable livre de dame Catherine Guennec . - A Trillebardou chez Jean Guillemette. - Paris : First editions, 2019.

 

61lsH7vOzRL

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,