11 février 2012

Déguisé de toute éternité (Joe Krapov)

Si je farfouillais dans mes photos, je pourrais faire la liste de moult déguisements que j'enfilai naguère : un enfant mousquetaire, un musicien méchamment punk, un militaire (mais ça c'était pour de vrai !).

jpa mousquetaire

Je me suis costumé en pirate, en drapeau belge, en prisonnier du Village de Patrick McGoohan, en fou de jeu d'échecs, en bouffon, en clown, en poireau, en Oliver Hardy, en mineur de fond, en ténor des steppes russes, en Mary Poppins...

Mais le travestissement que je préfère, c'est quand je deviens Joe Krapov ! Coiffé comme Riquet à la Houppe, je monte sur une chaise, j'annonce que je vais m'envoler, et je ne décolle pas !

Cela dit, il faudra bien un jour que je me pose cette question à propos de mon amour du cinéma, des festivals de théâtre de rue, des blogs, des cafés-slam, du music-hall ancien et surtout des derniers carnavals que je photographie à tour de bras. Pourquoi donc suis-je attiré par ces endroits et ces situations dans lesquels on devient, on se montre un(e) autre que soi-même ?

Qu'est-ce qui ne me plaît pas dans la réalité, dans ma réalité ? Y aurait-t-il quelqu'un en moi qui serait prêt à déclarer des horreurs comme celle-ci : « Toutes les civilisations ne se valent pas ! Et par-dessus toutes les autres, il faut placer la civilisation Vénitienne à qui nous devons Vivaldi, Canaletto, Guardi, les gondoles à Venise de Sheila et Ringo, l'invention du ghetto, des lettres de dénonciation anonymes, du touriste pigeon et surtout celle du carnaval qui dure six mois » ?

Ou serais-je prêt, quitte à m'auto-fustiger, à chanter cette méchanceté des VRP ? 

On dirait que la réponse est « oui » ! Tant pis pour vous ! Bon carnaval quand même !
 

JPL 1976 militaire

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04 février 2012

This town is not big enough for both of us (Joe Krapov)

Ce Georges Pérec et ses émules, décidément, quels chieurs ce sont !

120129 121Celles et ceux d'entre vous qui me croient Breton se gourent lourdement, se mettent le doigt « in the eye until the knee » si je peux dire (M. Reverso et Mrs Joye me corrigeront si cette tournure est incorrecte). Je ne suis rien qu'un Ch'ti en exil chez les « Breizhou », un immigré presque intégré et je suis très heureux de me trouver ici où je vis et crèche depuis 1997.


Rennes ! Ses spécificités, ses délires, ses monuments, son côté « terriblement stérile » : « Rien n'y prend excepté le feu », dixit un supérieur de prêtres un poil ignifugé qui connut peut-être l'énorme incendie de 1720 et celui du toit surmonté d'emblèmes dorés sous lequel des gugusses en robe( et perruque ?) rendent un minimum de justice encore de nos jours.


120129 026Rennes ! Prenez pitié de moi ! On m'y torture en silence, on obtient de moi que je devienne une espèce de moine bénédictin rongé de chiffres, de listes et de procédures, on m'y trucide sous des tonnes de livres de comptes pour me fournir en retour, en un système de troc presque éternel, le peu de fric que j'utilise pour tortorer, nourrir mon épouse et quelquefois (souvent ? toujours ?) trépider du ciboulot. Oui, c'est ici que je vis et bosse et me meus tel un ongulé de première du désert.

 

Le bus n° 11 m'emmène, que l'on soit lundi, mercredi, jeudi, vendredi vers Cesson-Sévigné. Il tourne toutefois vers senestre et me dépose près du RU, entouré de jeunes gens peu réveillés qui s'en vont étudier toutes sortes de disciplines plus ou moins scientifiques.
 

120128 001Le week-end c'est une musique toute différente. Je me lève moins tôt, j'enfile mes godillots et je descends en ville humer les bonnes odeurs des commerces en extérieur des Lices, remplir de nourritures diverses une gibecière en osier puis je file en toute liberté zyeuter les merveilles et trésors qui m'entourent.

Rennes ! Que vous dire, sinon qu'une rivière coule en son milieu et qu'elle est bien plus jolie que le nom qu'elle porte. « Ouest-torchon » une institution du coin sise rue du pré-Botté pond moult lignes ces temps-ci sur ce sujet rigolo : on projette de doter d'un nom exotique les résidents de notre district : les Breizh-iliens !
 

120129 013Lorsque s'en vient le jour où le Seigneur se repose, je me promène souvent le long des péniches en file indienne qui semblent indiquer, telles les pierres du Petit Poucet sur le sentier du bois, le chemin du centre ville. Comment vous décrire mes coups de cœur, mes tours et détours, mes points de chute ? Que vous dire de cette ville que je chéris si fortement ?
 

111217 A 042Peste soit des Oulipiens, de leur liposuccion kilométrique et de leurs jeux cons-cons ! Mon lexique est restreint d'une voyelle rien moins qu'essentielle et c'est bien ennuyeux de devoir l'éviter ! Peut-être est-il plus simple d'énoncer poétiquement, en peu de sons, tout comme le font les poètes nippons, ces lieux qui me séduisent, ces coins de verdure qui me revigorent, ces étendues cernées de logis où l'on peut voir de jeunes mômes juchés sur des bêtes de bois, (cygne, lion, jument très Disney-Poppinsienne , bidet noir ou gris ou beige que, ni hic ni nunc ni oncques l'on n'entendit hennir ou gémir) ou bien grimpés sur des véhicules divers : gros truck rouge de pompier, zinc dénommé « Petit prince », etc ? (Goûtez-vous comme le périph' coupe le poil ici?)


Je commence donc cet énoncé de lieux "indicibles" de Rennes que l'on peut considérer, si on le désire, comme une suite de devinettes (très géocentrées, indeed forcément, beloved Joye !) :

 

DDS 179 Orphée


Orphée pétrifié :
Hermès enlève Eurydice
Et court vers l'Enfer
 


120129 092Déesse des nuits
Ton chemin cynégétique
Epuise tes chiens
 


DDS 179 Opéra


Un dieu et neuf muses
Se sont perchés sur le toit :
On joue « Othello »



DDS 179 place sainte-anneMère du Seigneur
Reine chérie des Bretons
Ce lieu t'est dédié


(On y vend de vieux bouquins,
Les mômes y tournent en rond)



120129 055


Les rues sont désertes
Doucement le soleil pointe
Le bout de son nez



DDS 179 parmiggiani

Tête découpée,
Victime d'un sculpteur fou
Rue de Coëtquen




120129 017Vénus dénudées,

Coloriées pour, nous dit-on,
Trouver nos voitures

(C'est nous supposer ivrognes :
On ne boit que du jus d'fruit !)


120129 104Volière importée
Edifice un peu chinois
Chez monsieur Bühler



DDS 179 kiosque


Ici, sous le kiosque,
Combien de temps, les scottishs ?
Le biniou s'en fout.


Ce Georges Pérec et ses émules, décidément, quels chieurs ce sont (Sévigné) !

P.S. Le titre de ce texte fait référence à celui d'une chanson des Sparks. (On se venge comme on peut des consignes tordues de son voisin du dessus !). 

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28 janvier 2012

37°2 le matin à l'ombre de moi-même (Joe Krapov)


DDS 178 ombre allongée 2Voici qui va plaire aux amoureuses de Moustaki, à celles qui préfèrent rouler dans l’herbe plutôt que de ne jouer les pachas qu’au hamac : mon ombre adore s’allonger !

Voici qui devrait plaire aux marionnettistes qui passent par ici : plus j’expose mon ombre, mes reflets, ma binette et moins j’en sais moi-même sur celui qui, derrière, tire les ficelles de Joe Krapov.


Voici qui devrait plaire au pondeur d’haïku qui joue de la guitare et suit le tour de France avec un braquet de 5-7-5 :

DDS 178 ombre de vélo

Mon ombre est fortiche :
Elle est la seule à pouvoir
Sucer mes deux roues


Voici qui devrait plaire aux amoureux et amoureuses de la Bretagne qui sont aussi fans d’Edith Piaf : « Je ne suis qu’une fille du port, une ombre de la rue ».

DDS 178 ombre de Bretonne

Par contre, si je tombe, je ne sais pas si un ami sort de l’ombre à ma place. Mais je fais tout pour ne pas tomber et je ne me mets pas en travers de la loi de peur de finir ma vie à l’ombre.

Je ne suis pas comme Lucky Luke, non plus : quand il y a du danger  je me tire plus vite que mon ombre.

Enfin voici qui devrait plaire à ma fan d’Iowa (dont je suis fan en retour) : mon ombre joue de la guitare !

DDS 178 ombre de guitariste

Pour illustrer ce dernier point j’aurais pu chanter "L’aventurier" d’Indochine pour évoquer Bob Morane et l’Ombre jaune. J’ai préféré massacrer fort Apache parce que c’est un morceau des... Shadows.


 

111101 066

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21 janvier 2012

L'évidence mêêêêêême (Joe Krapov)

La nuit, lorsque vous ne dormez pas, que faites-vous ?


- M'enfin, Joe Krapov, qu'est-ce que tu fiches sous le lit ? Il est quatre heures du matin !

- Je n'arrive pas à dormir alors je compte les moutons !


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14 janvier 2012

Ce sera mieux hier (Joe Krapov)

1934 Il y a 77 ans et des poussières naissait Georges Moustaki, l’immortel auteur de "Dans mon Hamac", du "Temps de vivre" et de "La philosophie".

1950 Il y a 61 ans et des poussières naissait Martine Aubry, à qui nous devons la réduction du temps de travail hebdomadaire à trente-cinq heures. Cette disposition emmerde tellement les  « peine-à-jouir de la vie qui préfèrent se lever tôt et travailler plus pour gagner plus et avoir une Rolex à cinquante ans» que je ne sais pas si je ne vais pas, rien que pour ça,  voter pour elle aux prochaines élections présidentielles. Ah bon, elle n’est pas candidate ? Zut alors !

1880 Il y a 131 ans et des poussières, un dénommé Paul Lafargue, gendre de M. Karl Marx et voisin de palier de M. le fossoyeur Oukrev, faisait paraître un opuscule intitulé « Le droit à la paresse ». Très étonnamment, c’est-là depuis toujours mon livre de chevet.

1623 Il y a 388 ans et des poussières naissait Blaise Pascal qui, à la suite d’un pari stupide, proposa d’inventer la brouette et réussit effectivement à donner le jour à ce véhicule bien pensé. Comme quoi les Auvergnats, qu’ils soient un ou deux ou trois, ce n’est pas si mal que ça ! Mais nous qui écoutons Brassens plutôt que Michel Sardou, nous le savons depuis longtemps déjà (57 ans et des brouettes !).

637 Il y a 1374 ans et des poussières, le roi Dagobert mettait sa culotte à l’envers. A ce jour il reste le plus connu et le plus aimable de ceux qu’on appela les rois fainéants.

486 Il y a 1525 ans et des soupières, ça n’a rien à voir avec le reste, un type eut à se souvenir du vase de Soissons et de Francisque Quinze code Clo-Clovis.

- 30000 Il y a 32000 ans et des poussières, on ne va pas chipoter, un nommé Cro-Magnon faisait la sieste à l’ombre dans une grotte des Eyzies-de-Tayac-Sireuil, Dordogne, code postal 24620 et des poussières. C’est que, voyez-vous, on ne s’embêtait pas à l’âge de pierre : on taillait des silex, ça faisait de la poussière, on dessinait sur les murs des cavernes, ça faisait de la poussière, on faisait des courses au mammouth et le soir on se rassemblait pour écouter les dinosaures et secouer sa poussière. Mais vous, vous n’êtes jamais allés à un concert des Rolling Stones ?

On s’emmerdait encore moins un peu plus tard à l’âge de bronze : on coulait même des jours heureux, paraît-il.

Allez, assez glosé maintenant, musique, hombre !


 

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07 janvier 2012

Voeu pieux (Joe Krapov)

- Ce qui serait bien, en 2012, ce serait que j’arrête d'éventiller mes mélampyres aux lophobranches du Défi du samedi. Je crains qu’à la longue je ne finisse par plamotter l’opoponax à tout le monde !

- C’est raté, t’as encore posté !

- Zut ! Je nettoyais ma cannetille et le coup est parti tout seul ! Tant pis, ce sera pour l’année prochaine !

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Bonne et slictueuse borogove 2012 quand même !

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31 décembre 2011

Méditations de Peaux-Rouges (Joe Krapov)

DDS174_indiens_1- Hiawatha le petit Indien !

- Petit Caniche, l’ami de Chick Bill et des ineffables Dog Bull et Kid Ordinn de Tibet !

- Moins connus, L’Apache dans Teddy Ted de Lecureux et Forton et Loup Noir de Kline qui dessina auparavant « Davy Crockett contre les hommes-loutres ».

- Dans le Journal de Tintin il y avait Yakari de Derib et aussi la Tribu terrible mais j’ai oublié le nom de l’auteur. 

- Gordon Bess. Il y a aussi Géronimo. Pas l’opération, le chef.

- Aigle noir ? Cochise ? Sitting Bull ? Taureau assis ? Pocahontas ? Oum Pah Pah ?

- "Le dernier des Mohicans" de James Fenimore Cooper.

- C’est quand même relativement maigre à côté de cet héritage-là : Buffalo Bill, Billy the Kid, Wyatt Earp, Jessie James, le général Custer, Tom Mix, Hopalong Cassidy, Pecos Bill, Jerry Spring, le lieutenant Blueberry, les frères Dalton, Calamity Jane, Lucky Luke, Les Tuniques bleues et tous les personnages interprétés par John Wayne et Gary Cooper au cinéma.

- Que du beau monde ! Une belle bande de fripouilles, en fait ! On ne leur avait rien demandé à tous ces chercheurs d’aventure de la vieille Europe. C’était chez nous ici, on vivait tranquilles, de pêche et de chasse.

- C’est bien la preuve : celui qui gagne la guerre réécrit l’histoire à sa sauce. Il réinvente le récit, il le ressasse et le ressert  jusqu’à ce qu’on  en perde le sens.

- Il y a une théorie qui dit que l’homme rouge n’est pas assez entré dans l’histoire mais on a le droit de n’être pas Dakar avec cela.

- On s’en fichait, nous de l’histoire. On vivait des produits de la nature.

- Mais eux, chasse le naturel, il revient au mégalo ! Nous sommes des gens réservés et c’est dur désormais de sortir de notre réserve. Surtout depuis que Freud a décrété que le totem est à bout.

- Freud ? Cet homme-médecine-là n’a jamais réussi à faire tomber la pluie !

- Ou alors notre erreur c’est de n’avoir rien compris au show business. C’est ce que dit l’aphorisme de Zizi Jeanmaire : « La place des plumes n’est certainement pas sur la tête du chef indien. Imaginerait-on un président de la République ayant pour couvre-chef un suppositoire ?

- Dis donc…

- Oui ?

- Le type, là, près du banc. Regarde un peu ce qu’il fait !

DDS174_indiens_2

Le spectacle peut effectivement sembler déroutant. Profitant du fait qu’il n’y a personne dans ce jardin public, Augustin Dieu a posé sa cape, sa canne et son chapeau et il s’est allongé sur le sol de l’allée. Il a posé l’oreille contre le bitume et écouté toute la conversation des deux statues rouges. Cette évocation du paradis perdu et du choc des cultures l’a ému et laissé sans voix. Se voyant découvert, il s’est remis sur pied d’un bond et il lance aux deux emplumés :

- Ne vous inquiétez pas ! Maintenant que le billet vert ne vaut plus rien et que tout est fabriqué en Chine les visages pâles vont rire jaune ! Déjà  le Qatar a racheté le PSG et les œuvres complètes de Paul Féval : Lagardère, Cocardasse et Passepoil.  On peut rire comme des bossus, si on veut, et ça, ça n’a pas de prix !

Le peau-rouge et sa squaw ne mouftent pas. Dieu reprend :

- Dites-moi... Vous ne savez pas où je pourrais me procurer-brochurer un plan de Nancy. Je cherche l’entrée du MAP-monde.

- Fais cent mètre dans cette direction, Créateur, répond la femme. Tu y rencontreras Bison futé, notre cousin. C’est le seul d’entre nous qui a vraiment réussi.

- Il faut dire qu’il n’a pas son pareil, avec ses ruses de Sioux, pour sortir son monde du Fort-Apache des embouteillages. Mais je ne suis pas certain qu’il connaisse l’adresse exacte de Miss MAP.

- J’ai peut-être tort mais je ne suis pas désireux de rencontrer cette divinité. Je veux juste qu’elle me balade dans ses paysages. Il y en aura bien un dans le tas qui sera doté de… Vous savez ce que je cherche puisque vous lisez dans mes pensées.

- C’est drôle… Vous qui avez, comme nous, l’éternité devant vous, on vous sent impatient. Vous savez, ll y a un proverbe Cherokee qui dit : « Quand l’ascenseur est en dérangement, prends l’escalier ! »

- Ce qui signifie, en clair ?

- Si tu n’as pas trouvé le MAP-monde, reviens ici la semaine prochaine. Le paysage aura changé mais le banc sera toujours-là. Assieds-toi correctement pour écouter celles et ceux qui te parleront. Tu risqueras moins d’avoir des ennuis avec tous ceux qui ont une dent contre les prières de rue.

- Et avec les opposants à la Christianophobie.

- Pourquoi ? Qu’est-ce qu’elle a encore fait, Christiane ?

Laquelle ?


 DDS_174_christianophobie

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24 décembre 2011

Sur la défensive (Joe Krapov)

On m’a fait cadeau d’une vie.

Elle est petite et étriquée

Car je ne suis pas autre chose

Qu’un personnage de Sempé ; 

Mais surtout je la remplis bien.


J’en tire grand Amusement

Et je redistribue toujours,

Sous forme de rires et de sourires,

Grâce à ma lyre et mes délires,

Tout l’Amour que l’on m’a donné :

Cela me crée des Amitiés.

 

Amour, Amusement, Amitié :

Celui qui viendra dégrader

Mon triple A est prévenu :

Je ne lui ferai pas de cadeau

Et je lui botterai le cul !


DDS173 Père Noël

 

Et sinon, bien sûr, Joyeux Noël à toutes et à tous !

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17 décembre 2011

Petites annonces pas postoliques mais presque (Joe Krapov)

A VENDRE :

- Chaise d’appartement de style Louis XIV. Etat neuf, excepté un trou au milieu du siège.
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- Trône ayant trop fait la foire.
S’adresser à M. Silvio Bunga-Bunga  2, place de l’Eglise79100 SAINTE-VERGE
 

- Nain de jardin devenu germanophile au fil du temps.
Ecrire à Mme Blanche Neige chez sa maman au Cap Nègre 83980 LE LAVANDOU
 

- Pomme de douche historique subtilisée dans la suite 2806 de l’hôtel Sofitel à New-York.
Faire offre à M. Fantomas, sage thaïlandais, hôtel Sofitel de BANGKOK

 

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- Un remède peu conventionnel mais efficace contre la maladie d’Alzheimer : perdez la tête en une seule fois grâce à l’invention révolutionnaire du Dr Guillotin, utile aussi pour raccourcir les ambitions de ceux qui ont attrapé la grosse tête.
S’adresser à M. Deibler, 12 rue du Petit matin blême à 35150 CORPS NUDS ou téléphoner aux heures de bourreau au 06 99 99 99 99
 

- Lot exceptionnel d’objets destinés à lutter contre la bêtise proverbiale des proverbes. Se compose de :
1 emplâtre pour jambe de bois ;
2 boîtes d’épinards pour masque de fer ;
Trois pansements prophylactiques pour plaie d’argent ;
Un truc en plumes pour alléger les années de plomb ;
Une cruche incassable pour aller souvent à l’eau ;
Une bouée de sauvetage fluorescente et un manuel de natation pour chien accusé de la rage ;
En vente à la pharmacie Lopez place Edouard Condom, 02400 GLAND

- Meublez votre maison et votre conversation à bas prix grâce à notre catalogue de mobilier rare :
Porte ouverte déjà enfoncée ;
Fenêtre de tir pour fusée Ariane ;
Cheminée grande largeur pour que le père Noël dépose plus de cadeaux ;
Vaisselle incassable pour scènes de ménage de jeunes couples et couteaux de marque « Ravaillac » pour scènes de ménages de vieux couples. Ces couteaux sont fabriqués à Thiers où l’on se moque du tiers comme du quart du quart de Brie comme du brie de Meaux et même du bris dû aux mots ;
Pour les familles pauvres, la maison ajoute la table de multiplication des pains.
Notre magasin, « L’Arlequincaillerie », est situé 32, rue Félix Lévitan à 49150 BOUZILLE

 

CEDE GRATUITEMENT :

- Cause crise économique, céderais gratuitement à couple hétéro ou homosexuel en mal d’adoption sept charmants bambins dont un petit dernier très déluré.
Ecrire à M. et  Mme Poucet, 12 rue Marcellin Caillou 35250 SAINT-SULPICE-LA-FORET

 

ON RECHERCHE :

- Bandit manchot achèterait bras artificiel pour pouvoir à nouveau brandir deux pistolets et crier « Haut les mains ! ».
S’adresser à  Mme Martingale, caisse du Casino, 73 rue de la Roulette russe 51130 BERGERES-LES-VERTUS

 - On recherche, dans l’intérêt des familles : Ornicar ; La septième compagnie ; Suzan désespérément ; Le diamant vert ; Les pantoufles de Jean Constantin ; Les amants de Fréhel ; Les tuyaux et la grande échelle pour éteindre l’incendie à Rio ; Les années folles de l’ex fan des sixties
Ecrire à M. Guy Lecorne, 23 rue Montéton 47250 COCUMONT

 

VIDE GRENIER VIRTUEL : 

Logiciel servant à multiplier par 3 les triples A dégradés par des agence de notation de deuxième classe donc mal notées ;

Chéchia ayant appartenu au B de Tunis ;

Machine à transformer les C, utile aux rugbymen intimidés par l’AAK ;

D truqués ;

Poêle magique pour réussir l’omelette sans casser d’E ;

Pendule tournesolaire servant à localiser le point G de la Castafiore ;

Nécessaire de réparation des coups dans l’L ;

Boîte à bisous destinée à chantourner ceux qui sont visés par la Tyrolienne de la N ;

Coussin lâcheur de P ;

Canapé de marque Cossard permettant de ne pas se casser le Q ;

Bouteille d’oxygène Sanplaisir pour ne pas manquer d’R ;

Edition princeps du « Loup des steppes » d’Hermann SE ;

Pluie bretonne pour pourrir les T de ceux qui n’ont pas les moyens de se payer des séances d’UV ;

Méthode oulipienne pour écrire sans Z des lipogrammes en W ;

Logiciel de notation des films X consacrés à la copulation entre eux de celles et ceux qui vont se faire voir chez les chromosomes Y ;

Texte court de Joe Krapov permettant d’aggraver son K,  si c’est encore possible : « Ca, c’est fait ! ».

 DDS172 Brad Pitt

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10 décembre 2011

Douze haïkus de dadais jamais n'aboliront le hasard (Joe Krapov)


123

MATHS… ERNELLES

1,2, 3… Le « Un »

Ravi d’être le premier

Appris par les mômes.

  

 

Caf__SlamSLAM AU CAFE DES CHAMPS LIBRES

Devant le micro

Balancer publiquement

Ses krapoveries

 


quenouille

FAUSSE NOTE

En filant la laine

Ecouter le troubadour

Qui part en quenouille

 

schroeder

REALISME DE SCHROEDER

Ce qui n’a pas lieu

Autrement qu’en un doux rêve :

Rencontrer Beethoven.


 

archimedeUN HOMME A PRINCIPES

L’idée de génie

Lui advint dans sa baignoire

Archimède alors !


 

pragueARRETE TON CHAR

68 à Prague :

Violation de domicile

Quelque peu abrupte


 

100110_002SANS PATCH NI AVERTISSEMENT SUR LE PAQUET

Cheminée d’usine

Très bien désintoxiquée

Ne fumera plus


 

090521_1031NURSERY RHYME ?

L’Eglise à Jersey

Est faite en pâte d’amande :

Sweet Lady Tartine ?


 

S_gol_neLE DESIR D’AVENIR DE SEGOLENE

Elue au perchoir

Tu verras la gauche à droite

Et la droite à gauche


 

Dom_JuanAUTRE FIN DE DOM JUAN

Frustration ultime :

Intouchables infirmières.

Hospitalisé !


 

philippulusLE FOU DE L’ETOILE MYSTERIEUSE

Cet obscurantiste

Vous n’êtes pas sans savoir

Qu’il faut l’ignorer

 

 

bruce_willisNECESSITE DU GRADE DANS LE FILM D’ACTION AMERICAIN

Pour sauver le monde

Il faut s’appeler au moins

« Chef de brousse Willis »

 

P.S. Voici quelle a été la règle d’écriture de cette semaine :

- Lancer une première fois trois dés et faire le total des points pour savoir le nombre de haïkus que l’on devra écrire. Ici, douze.

- Prendre le livre que vous lisez en ce moment : « A bout de course » de Richard Stark

- Relancer une fois les trois dés et faire le total des points : 7. Se rendre à la page 7 du livre et prendre un mot dans la première phrase. Ici : UN

- Relancer deux fois les trois dés et faire le total des points de ces deux lancers : Ici 9. Se rendre à la page 9 et prendre un mot dans la première phrase. Ici : micro

- Relancer trois fois, etc.

Ecrire douze haïkus dans lesquels les mots tirés apparaîtront. En l’occurrence ici : un – micro – partir – lieu – idée – violation – usine – Jersey – gauche – hospitalisé – ignorer – Willis


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