27 septembre 2008

La pie (Jaqlin)

Quand je passe quelques jours à Paris, si j’ai un peu de temps, j’aime beaucoup passer une après-midi au musée d’Orsay, musée pas trop grand mais avec des œuvres qui me parlent.

C’est justement ce que j’ai fait la semaine dernière et il m’est arrivé une aventure bien singulière ; lorsque j’ai pris mon billet, au guichet, on m’a annoncé que j’avais beaucoup de chance ; j’étais la …ème visiteuse et, à cette occasion j’avais gagné l’œuvre qui avait ma préférence. Revenue de ma surprise, je n’ai pas hésité longtemps ; il y bien sûr plus d’un tableau qui me plaît à Orsay, mais sans conteste, celui que j’aurais envie de rapporter chez moi, c’est "La Pie " de Claude Monet.

Petit tableau à l’air insignifiant, me direz-vous. Il date de 1868 et aurait vu le jour (en demi-teinte) à Etretat. Il n’a même pas été sélectionné pour le salon de 1869, ce qui n’a pas contribué à améliorer les finances (déjà désastreuses) du peintre.

Peut-être… mais j’aime les teintes tout en douceur, le calme feutré qu’il communique, les jeux de lumière et je connais un peu l’histoire de ce tableau qui est lié à une période un peu difficile de la vie de Monet et je reste toujours très impressionnée par ce courant de peinture (oui, je sais, l’allusion est facile !)

lapie

"La pie"
 1869
89 x 130 cm - Huile sur toile
Musée d'Orsay, Paris

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13 septembre 2008

On m'a souvent demandé (Jaqlin)

On m’a souvent demandé

D’obéir, de travailler

On n’m’a jamais proposé

De jouer, de m’amuser.

On m’a souvent demandé

D’avancer, de progresser.

On n’m’a jamais proposé

De dormir, de rêvasser.

On m’a souvent demandé

D’écouter, de respecter

On n’m’a jamais proposé

D’oublier, de négliger.

On m’a souvent demandé

D’assister, de protéger.

On n’ m’a jamais proposé

De laisser, de paresser.

On m’a souvent demandé

D’affronter, de résister

On n’ m’a jamais proposé

De céder, d’abandonner.

Voilà, je suis arrivé

Ni blasé, ni malmené

S’il fallait recommencer

On m’a souvent demandé…

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06 septembre 2008

Sur un bateau (Jaqlin)

Val, Janeczka et Papistache

Sont matelots sur un bateau

Qui s’éloigne du port d’attache.

Val, Janeczka et Papistache

Ne sont pas sordides rustauds

Mais plutôt gentils louveteaux.

Val, Janeczka et Papistache

Sont matelots sur un bateau.

Ils se baladent au gré de l’eau

Ne rechignant pas à la tâche

Sans redouter les gros rouleaux

Ils se baladent au fil de l’eau.

Toujours naviguant sans relâche

Avec la terre sans attache.

Ils se baladent au gré de l’eau

Ne rechignant pas à la tâche.

Et puis un jour, au fil de l’eau

Val contre Janeczka se fâche

Bientôt le beau bateau prend l’eau

Et puis un jour au fil de l’eau

La troisième, en sus, fait relâche.

De la barre, elle se détache

Et puis un jour au fil de l’eau

Val contre Janeczka se fâche.

Enfin un soir, sans qu’on le sache

Revinrent nos trois matelots

Ont regagné leur port d’attache

Enfin un soir sans qu’on le sache

On ne parla plus de bateau

Ni des trois vaillants louveteaux

Enfin un soir sans qu’on le sache

Revinrent nos trois matelots

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30 août 2008

File d'attente (Jaqlin)

Sait-on jamais aventure pareille

A celle qui m’advint chez le crémier ?

J’étais là, devant l’étal, coutumier

De la file d’attente, prêtant l’oreille

Aux charmes vantés d’un chèvre fermier.

A petits pas, un vieillard anémié

S’approche. On dirait qu’il me surveille.

L’ai-je déjà quelque part, contrarié ?

Sait-on jamais ?

Sans prévenir, il avance, il s’éveille

Et maniant sa canne comme un levier

Il m’assène un coup, non pas sur l’oreille

Mais droit dans le tibia. La pauvre vieille

 Chose a filé sans que je lui conseille !

Sait –on jamais ?

Aventure authentique : le pauvre pépé( un peu sénile quand même) avait été précédemment heurté par un chariot, heurt qui lui avait coûté une fracture du fémur. Depuis, dans les files d’attente, quand il estimait être trop proche de quelqu’un, il se « défendait » à coup de canne ; j’étais le 3ème agressée de la matinée !

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