25 mars 2017

Des nouilles de toutes tailles (Jaqlin)

 

Bien que pour moi, ce vocable ait de multiples acceptions, de la nouille alimentaire à l’aspect de certain appendice masculin (dit-on), j’en retiens surtout celle qu’un de mes collègues enseignants galvaudait à souhait, et à répétitions, toujours à l’égard de son fils, qui avait, le pauvret, la malchance de compter au nombre de ces élèves de CM2.

Le collègue en question, qui faisait en même temps office de directeur de l’établissement, ajoutait à une carrure assez imposante un fort accent qu’il tenait de ses origines ariégeoises. Imaginez donc un instant sa réaction, face à ce qu’il jugeait comme une lenteur inacceptable lorsque sa progéniture ne réagissait pas assez vite à son gré, ou bien- situation encore bien plus terrrrible- quand il le prenait en flagrant délit d’une orthographe approximative ou d’un mauvais raisonnement mathématique.

La cour d’école (pas très vaste, il est vrai) séparait ma classe de la sienne, mais régulièrement, surtout aux beaux jours, fenêtres ouvertes, les vibrations tonitruantes  des «  GRRRAN….DE-      NOU….ILLE- » secouaient nos murs. Plus de quarante ans après, j’entends encore ces hurlements qui tenaient, je crois, autant de la frustration de père que du caractère sanguin de celui-ci.

Mes petits CP ne s’y trompaient pas : je surprenais souvent de malins sourires quand la claque verbale : «  GRANDE NOUILLE !! » interrompait (ou agrémentait ?) le silence de ma classe.

 

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18 mars 2017

Participation de Jaqlin

 

Toute petite enfant, quand j’entendais prononcer «  Montbazillac » par mon père, je savais qu’il y avait un évènement marquant à la clé. Je savais bien qu’il était question d’un vin. Qu’avait-il donc de si différent des autres, pour que mon père le prononçât avec un accent de pure délectation ?

Je ne crois pas qu’il fut jamais un grand connaisseur, ni un grand amateur, mais ce vin, moelleux  à souhait, convenait tout à fait à son palais essentiellement sensible aux pâtisseries et sucreries en tout genre.

Aucun évènement jugé important, aucune fête familiale n’échappait au partage d’un Montbazillac dont il surveillait scrupuleusement l’approvisionnement régulier.

J’ai eu droit, sûrement encore plus jeune que dans mon souvenir( !), au biscuit trempé dans un verre de  ce vin liquoreux à la robe mordorée.

J’y ai sans doute goûté trop jeune, j’apprécie guère le Montbazillac, je consens juste à sa consommation avec un bon foie gras.

 

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11 mars 2017

Participation de Jaqlin

 

La belle Loalwa

A fait danser la lambada,

Elle a fait s’agiter bien des hanches

Sur les plages et sur les planches.

 

La pauvre Loalwa

Ne chantera plus la lambada.

Certains goujats âpres d’appâts

L’ont précipitée vers son trépas.

 

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04 mars 2017

Causeries au coin du livre (Jaqlin)

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25 février 2017

Participation de Jaqlin

Sur l’air de « Lisette …t’as une drôle de binette.. »
(vedette, fut un temps, des cours de récré que j’ai longtemps fréquentées)

 

 

 Refrain :                                                                      

Jobastre, jobastre                         

T’es le pire des désastres !

Tu gobes tout c’ qu’on t’dit

T’as rien d’un dégourdi.

*****

T’as pas un seul rival,

Tu décroches la timbale,

A tous les coups tu gagnes.

Même  gros comme une montagne,

Tu tombes dans l’panneau

Comme un vrai bourricot.  Refrain

*********

T’as pas deux sous d’ jugeote,

T as une tête de linotte

Si on d’vait t’ décorer

C’s’rait d’ l’ordre des bras cassés

A moins qu’ce soit, chochotte

D’c’ui des fiers à r’passer.  Refrain

*****

T’enfonces les portes ouvertes

Avec tes airs d’athlète

Le miroir aux alouettes

N’a pas d’secret pour toi

On l’sait rien qu’à ta tête :

L’roi des jobastres, c’est toi ! 

 

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18 février 2017

Icônes politiques (Jaqlin)

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11 février 2017

Tous les hobereaux ne volent pas (Jaqlin)

 

Aujourd’hui,  les gros propriétaires terriens parlent toujours de cerfs dix cors qu’ils rêvent de voir au détour d’une laie, de destruction massive des rongeurs qui, disent-ils, saccagent leurs récoltes, de battues au sanglier qui sont parfois risquées –  et qui font les choux gras des quotidiens ;  mais de celles-là, on ne parle jamais entre chasseurs !

 http://www.20minutes.fr/lyon/1963091-20161117-ardeche-chasseur-attaque-enorme-sanglier-lors-battue

 On ne voit plus guère de chasse à courre avec force trompes et meutes  fébriles, mais dans les campagnes, à la saison autorisée, il n’est pas rare de croiser des panneaux censés attirer l’attention du promeneur ou de l’automobiliste et portant cette recommandation : Attention, chasse en cours !

Les hobereaux ont changé de vêture mais les ragots vont toujours bon train, on ne sonne plus guère de la trompe pour annoncer l’hallali, mais les portables vibrent dès que la bête est cernée, et le tableau de chasse fait la joie des valeureux chasseurs, avant de se le partager et de bâfrer jusqu’à plus soif.

 

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05 juin 2010

Collections (Jaqlin)

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29 mai 2010

Je n'ai vu (Jakline)

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Lueurs

 

Petit bonhomme de cire, bien droit sur son unique pied, il est là, il m’éclaire, il vacille au moindre souffle d’air mais il m’éclaire…  Sa robe de cire, stricte et froide d’abord, s’orne peu à peu de broderies et de festons qui s’écoulent puis se figent en volutes ou arabesques parfois longues et minces, parfois courtes et obèses. Sa flamme qui danse projette sur le mur des ombres fantasques , souriantes ou grimaçantes. Quand on a l’impression qu’elle s’épuise, s’essouffle et va bientôt mourir ; tout à coup, la plus légère brise lui redonne vie et la voilà qui s’étire, se relève et, tel un mourant qui s’accroche à une dernière lueur d’espoir, elle laisse s’échapper un nouveau bouillonnement de dentelles qui recouvre le corps du petit bonhomme un peu plus encore…

 

Enfin, lorsque, à bout de souffle et de résistance, les derniers vestiges du petit corps de cire s’étalent en un magma informe et fumant, on sent partir avec lui les rêves qui ne se disent pas…

Jaqlin

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15 mai 2010

Une boulette qui peut se payer cher (Jaqlin)

C’était chaque fois la même histoire : Boulette d’Avesnes, le fils de la famille fromage du Nord ne pouvait voir passer un Maroilles sans lui asséner un bon coup de pied.

 

Son père, traditionnaliste pur et dur avait beaucoup de mal à accepter de tels écarts de conduite. Il était même allé jusqu’à le menacer de bannissement.

 

Mais voilà, Boulette d’ Avesnes se mettait trop facilement en colère- en boule, quoi !- et, dans ces moments là, il maîtrisait très mal ses pulsions. Donc, hier soir, après quelques libations qui n’avaient rien à  envier à son cousin Langres, il n’avait su résister à la démangeaison soudaine qui avait agité le bas de ses jambes en voyant passer cette colonne de Maroilles défilant au pas de l’oie. Il avait, cependant, fait attention à l’angle de tir et pensait bien que son méfait passerait inaperçu.

 

Et voilà qu’il se trouvait confronté une fois de plus- une fois de trop ?- à la colère de son père, Maroilles 1er, qui, preuve à l’appui, venait le sommer de s’expliquer.

 

Oui, il avait juré qu’il ne se livrerait plus à ce genre d’exaction, oui, il s’était engagé à respecter le blason familial (et royal).

 

" Hélas, Père ! La nature caséinique est faible ! "

 

Il n’avait pas de bonne raison pour justifier son acte et c’était bien la trace de son pied qui figurait là, défigurant cette pièce unique.

 

Boulette d’Avesnes baissa le front, honteux et confus. Son père lui pardonnerait-il jamais ?

 

 

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