05 mai 2018

En vers et contre tous (JAK)

 

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Bully ( voir Folie au jardin) le jardinier en bon philosophe avait pris le parti d’agir plutôt que de se lamenter devant les dégâts dus  aux fameux saints de glace.

Le soleil enfin revenu, Bully notait dans sa tête   la charge des travaux qu’il devait entreprendre pour que le jardin donne ses fruits en temps voulu

La vie était revenue. Des turriculés -petits tas de terre- se formant sur les recoins où poussaient l’herbe en liberté, annonçaient que les laboureurs de la terre avaient repris leur boulot.

L’éternel recommencement.

Il eut une tendre pensée pour ces lombrics qui sous ses pieds œuvraient pour lui.

Il se souvint d’une  l’histoire  qui l’avait bien amusé, rapportée par un gars   de la ville :

 

Sous l’asphalte de la cité, dans un  petit coin épargné,   il y avait un  jardinet gazonneux où les lombrics étaient rares.

Un certain  Totor, le roi des lombricidés  du quartier régnait en maitre sur les quelques congénères qui avaient résisté au manque d’oxygène.

Totor aimait  pointer son  nez  après le passage de la mini-tondeuse  à gazon, au risque de  s’exposer aux jeunes corbillons, mais être libre c’est risqué.

Totor, très cultivé , abonné à  Rustikana,   avait ouïe dire que ses semblables  étaient éconduis manu-militari,  dans des conteneurs, afin d’ y copuler, labourer, en véritable esclaves.

Les habitants du dessus du bitume  appelaient  ce coin d’incarcération un lombricomposteur.

Pour ne pas  être emprisonné à vie Totor entra en résistance.   

Il entrainât sa nombreuse progéniture

au-delà  des 2 m  réglementaires d’épaisseur qui leur étaient impartis.

 Ils creusèrent, creusèrent, et finalement se retrouvèrent  de l’autre coté de la terre, dans une contrée où vivaient  des entomovores, mangeurs d’insectes, prêts à gouter aux lombrics… de la protéine toute fraiche et en abondance.

 

Bully le jardinier tira sur sa bouffarde.

 Il n’y avait pas lieu de rêver plus longtemps  devant tout le travail qui l’attendait.

Mais dans sa tête l’idée d’un aide de camps s’incrustait : à l’automne prochain il installerait un lombricomposteur afin de fertiliser ses salades.

 

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28 avril 2018

Kermesse (JAK)

 

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Khalilou, tiré par la manche par son frère Kaio  se laisse entrainer avec résistance.

Il rechigne à le suivre  car il préfère jouer seul dans son coin au jeu du korrigan où il excelle par son esprit de malice.
Khalilou contrecarre en  freinant  comme il peut avec ses baboukes, mais rien n’y fait,  Kaio ne répond pas à ses hurlements de résistance, il reste muet comme une koubba.

Kaio  a  la charge de son petit frère, un peu kongol, et ce n’est pas une sinécure.

Mais aujourd’hui dans sa tête  une seule  idée l’obsède :   rejoindre ses copines à la Kermesse., où il espère   faire un tabac, lui le beau mek fada de  kendo.

Hier soir il  leur a « mailez » sur son ordi, en C. C.  I,  afin que chacune   d’entre d’elles se croient  l’unique correspondante,  le mail que voici :

‘J’t’attends devant l’entrée du kurssal à 17 h tapantes. ‘

Kaio s’interroge, comment va-t-il se débrouiller avec un seul kopeck en poche pour offrir un verre de kéfir  à ses kopines, et un éventuel kebab dégoulinant ou , bien moins onéreux,  un café fait des glands torréfies  de  kermès 

Pour se donner du cœur  à la marche, Kaio chante à tue-tête    .....  


♪♫Sur la route de Louviers ....  Y rencontrent   un cantonnier ♪♫


Et voici  qu’enfin, en kasi hydrorrhée,    vaille que vaille,  ils arrivent.

Il leur a fallut  une heure de chemin caillouteux pour arriver devant le Kurssal .

L’édifice de réunion municipale, a été ainsi  baptisé par un ironique gentleman de passage.

Ce vocable  a été  adopté illiko par   les autochtones.

Derrière  cet établissement,  sur une place encerclée de platanes, se tient la kermesse.

La fête foraine bat son plein ….mais de kopines point

Afin d’amadouer un peu son frère, et pour tromper le temps, Kaio, chaparde une part de  kouglof à trois  bretonnes coiffées de bigoudens dignes d’un tournage pour « Pirates » ! .

Et toujours point de Kopines à l’horizon

Khalilou, ne vois tu rien venir clame- t-il à son frérot?

L’autre lui répond of kourse :

«  Je ne vois que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie. »

Kaio  est bien désenchanté, frustré. 

Pourtant il était sûr de son coup.

Mais le bêtassot ,  il ne sait pas que les filles n’aiment pas les garçons qui jouent les nounous.

Ils repartent, l’un  bien triste, l’autre  très content, vers leur luxueuse casbah..

Une seule consolation pour Kaio : il n'a pas dépensé un seul kopeck!


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21 avril 2018

Scènette JAKuzzienne

defi 503 JAK uzzi

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14 avril 2018

MANQUEMENT FATAL (JAK)

improviser

 

 

improviser

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07 avril 2018

Voyage en Charcot-freudiennie (JAK)

 

Pétrus le jardinier s'est absenté trois jours.  Il lui tarde de revoir son univers.  Et ce tantôt,  comme à  l’accoutumée, dès   potron-minet, clopin-clopant, il descend    au bout de enclos  pour apprécier  l’évolution de son travail passionné.

Cette routine, c’est sa résilience à lui,  il s’évade après les longues attrapades  avec sa maritorne,  pour soulager sa souffrance morale.   En un mot c’est le point d’orgue  de sa  journée.

Mais Pétrus  est  aujourd’hui dans tous ses états.

En ce mois de juillet, la nature en folie le titille, lui fait un pied de nez. C’est un cauchemar.

Mais qu’à-t-il fait au Seigneur ?

Ce matin c’est la cour des miracles dans son jardin,  et il constate avec désespoir les dégâts :

Ici, la petite plate bande que Milou  le Fox arrose tous les jours, est rataplan : l’efflorescence des rosiers a fait marche arrière : les roses n’ont même pas eu le temps de vivre l’espace d’un matin : elles sont ravagées par un champignon assassin qui les a éliminées, anéanties  en une nuit.

Là- bas un peu plus loin ,  au verger les pêchers ont pris la cloque , les feuilles boursouflées et rougeâtres sont en détresse. La récolte des beaux fruits  sucrés et juteux sera dérisoire …

Il arrive vers  les pommes d’amour dont  il a semé avec soin des graines en hiver,. Au printemps les beaux jours assurés, les pieds ont été  placés avec précaution à l’abri du vent, des  tuteurs  sont venus  les stabiliser   dans l’espoir qu’elles atteignent des sommets ….

Ce sont SES tomates.    Il les  contemple.  La rosée bienfaisante  les a saupoudrées de  gouttelettes, il est  aise devant ce spectacle.  Son regard admiratif va de long en large sur toute  la  rangée, et là au bout,  c’est l’horreur,  plusieurs  sont à terre, gisant agonisantes,  le pédoncule rabougri en l’air, Elles sont toutes  tachetées, a cause de  la septriose, ce qui le laisse septique vu les efforts qu’il fait pour l’entretien de ses légumes.

Paniqué, il court comme il peut, vers l’appentis, où il  a l’habitude de concocter ses remèdes de bonshommes, Il a le ferme  espoir d’éradiquer cette pourriture   avec l’un d’entre eux

Dans son empressement,   le souffle lui manque, il prend appuie sur son arbre, son  vieux chêne,  auprès duquel il vivait  heureux,  alors là, nez à nez avec la chose,  il hallucine en  découvrant   sur le tronc des formes bizarres …. Son arbre est envahi par L’hystérie naine.*

Naine ou pas il éprouve un grand chagrin. Son compagnon, sa source de paix, il va falloir l’abattre..

Écœuré, dans un état  de loque, il  s’en retourne chez lui, abandonnant ce jardin si ingrat.

Son épouse le guette  de la fenêtre,  étonnée par ce retour si rapide.

Cette acariâtre  ménopausée,  de plus en  plus  hystérique, a décrété de lui imposer une marche à pas glissés sur le plancher : Mais céans,  tout estourbi par ce qui lui arrive il ne pense pas à se déchausser, et se désarticuler  sur des patins !

Il n’a pas le temps de lui conter ses malheurs, qu’elle le houspille. :

-dehors , les sabots crottés, lance-t-elle, le rouge de la colère aux joues.

Et lorsqu’il peut enfin lui annoncer les dégâts du jardin, l’infestation de ces cryptogames, avec une moue de dégoutée-ravie elle lui réplique :

-  mon vieux, tu n’auras plus qu’à aller les vendre au marché tes champignons….

Sans un mot, pour se remonter le moral alors  il court au cellier, où  de derrière les fagots il cultive  SON  reconstituant,  quelques brindilles de chanvre  .....

Cela le remet de ses émotions, il se calme.

Il se demande s’il n’a pas été aujourd’hui victime d’hallucinations  visuelles.

 

 

 

* de son nom scientifique hysterium pulicare

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31 mars 2018

Participation de JAK

500 titre (1)


500 défis ! Pour eux voici un chiffre joliment rond
Malgré leurs deux zéros ils n'sont jamais abscons

Une belle journée de juillet j y inscrit ma maison
Cliquez bien ci- dessus, si le cœur vous en dit, faites le sans façon..

Oui par ce jour fatidique j’entrais dans l’engrenage
Et depuis cinq ans j’y batifole gaiment, ce, malgré mon grand-âge
A huitante-trois, me direz vous on peut scribouiller n’ importe quoi
Les défiants restent polis même si vous êtes de guingois

Pour revenir au sujet du jour, qui aujourd’hui m’inspire
Je me dois d’honorer cette énième édition, derechef sans glapir.

Les architectes de ce Sam’ défi *Atelier, ont su bâtir une solide maison
J'ai ouï-dire qu’à s’y activer il n’en reste plus qu’un et selon le dicton,
S'il n’en reste qu’un ce sera celui-là, à point nommé The Boss, tonton
L’Oncle Walrus, ainsi rebaptisé par ses fans, peut-être en manque d affection
Mais il le vaut bien car sans rechigner- là je le présume -pour chaque sériale- semaine ,

1 Il cogite
2 Il édite
3 It comments

Ses week end sont pourris. Son épouse en manque d’attention.

Mais ce n’est rien en comparaison des malheureux penseurs, ces neveux enthousiastes qui sur la toile élucubrent.

Car

Depuis cinq ans, chaque semaine ils hésitent, renoncent à écrire sur le sujet proposé, affolés devant la sempiternelle page blanche que l’injonction choisie génère aussitôt.
Dans leur tête ils pensent y renoncer, mais justement comme ils n’en font qu’à leur tête, ils foncent.
A cet état s’ajoute, ou peut être y participe, l’addiction à cette plumitive drogue.
Un ordi, un dico, des idées qui foisonnent en tous sens, et v’là au dernier moment, le vendredi, avant le Bénédicité, c’est l’envoi du courriel à Walrus, sa boite mèl est saturée.


Cinq ans d'amour pour l’embrouillamini, l’envolée littéraire, mais surtout pour échanger, rire ou grincer des dents, pleurer parfois, à la lecture des commentaires, pour aussi découvrir le billet des autres participants, qui parfois deviennent des copinautes, et commenter leurs textes, un travail de titan si l’on veut jouer le jeu, car tous le méritent bien.

Conclusion
Et, coïncidence, comme cette 500 °semaine on a remis l’heure du printemps à la guimbardej01 du salon, j’en ai une de plus devant moi, j’la laisse pas s’envoler
Alors telle une infatigable logorrhéique j02j’ai écris mon laïus, n’ayez pas d’illusion, vous ne me couperez pas facilement la guimbarde.
Mais je vois que vos 20 chevaux se hérissent à longueur de ce billet, alors vite je sors, et repart dans ma vieille guimbarde j03.


*nota sam’atelier eu-égard à notre Iowa-girl, j’emploie fréquemment cette formule pour lui prouver que Moa aussi je sais causer english☺ Euh, enfin ôtons cette prétention.

bises.

 

500 bisous

 

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24 mars 2018

Le Sens de l’Équilibre (JAK)

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17 mars 2018

Participation de JAK

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Ce matin grand ramdam dans le landerneau
On en cause même aux télé-journaux

Biscotto le boulanger a disparu.
Nul sur la place ne l’a aperçu
Les commères s’attroupent et piaillent
Emettant des hypothèses sans faille
Avec l’épicière il serait parti
Mais non d’une pipe sapristi
Tiens la voila l’épicière
Qui passe droite et très fière
Ce n’est donc pas la raison
Pour laquelle il a laissé seul son mitron.
Non la raison est bien plus simple
Ce matin se servant de son écouvillon
Fait d’un linge attaché à un long bâton,
Il a nettoyé son four en faisant de grands tourbillons
Mais le feu a pris au fournil où il avait entreposé des brindilles
De châtaigniers et de pins pour parfumer ses pains ronds
Qui font considérablement son renom aux alentours du canton.

Hélas la fournée surprise par tant de chaleur, a brûlé
Et notre boulanger dépité
Honteux et déshonoré, tout comme Vattel
De remord s’est fait sauter la cervelle.

 

*
Ecouvillon Vieilli, BOULANGERIE. , Vieux linge attaché à un long bâton, avec lequel on nettoie le four [chauffé au bois], lorsqu'on veut enfourner le pain`` (Ac. 1835-1932)

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10 mars 2018

À quoi tient le destin d’une dynastie (JAK)

 

Son père l’était déjà, et avant lui son grand père

Son trisaïeul, qu’il a  bien connu, l’était  aussi, tout comme   ses ancêtres sur 7 générations.

De pères en fils dit-on couramment

Armand  Maquignier est fils unique.

Célibataire dans l’âme,  il aime la vie et ne se refuse pas des sorties ébouriffantes, au volant de son coupé  décapotable, en compagnie de belles d’une nuit.

Lorsque sa mère, en vue de  succession lui a  présenté,  une plantureuse paysanne du coin,  en colérique impulsif,  il a vu rouge, son cœur s’est mis à battre la chamade… pas pour de bonnes raisons de bagatelles avec ladite demoiselle, mais  pour des raisons d’absorption un peu trop intensives d’alcool.

Ainsi,  la présentation de cette jeune fille en vue d’accordailles lui a coupé le souffle, manquant d’air, d’un coup, d’un seul, il est tombé roide sur la paille de l’étable.

 En cause son manque de modération. En effet,  à 45 ans il y a longtemps  qu’il  appuie   exagérément sur le Calvados, et ses artères sont en circonvolutions défectueuses et de ce fait, fragilisées.

 

Le diagnostic n’est pas rassurant : AVC pour parler médicalement, léger, mais inquiétant pour la suite.   Depuis, il reste impotent  dans un fauteuil.

Personne pour prendre en charge le domaine, les parents trop âgés, se lamentent et se résignent à tout laisser.

 

 

Les belles vaches,  soigneusement sélectionnées par les ancêtres,  ces tricolores, bonnes laitières normandes, sont maintenant dispersées, un géant de l’agro a racheté l’affaire.

Les ancestrales étables, bâties en torchis  avec leur  toit de chaumes, ont disparu.  

Les aïeux éleveurs-bovins doivent de retourner dans leur tombe.

 

Armand Maquignier devenu  seul héritier,  a  fait planter des pommiers pour élaborer  du cidre biologique, et il emploie de nombreux saisonniers, et ouvriers

Armand  en ce printemps contemple les  fleurs du pommier ;   il augure une bonne  récolte.

Dans ses pensées, il revoit  ses vaches pacageant  paisiblement.  Maintenant  elles  sont fondues dans l’anonymat producteur.

 Par son absurde colère,  leur lignage  a disparu.

Il se sent doublement  fautif, car   aussi   responsable de la fin de la dynastie  familiale d’éleveurs  qui a tant pâtit.

C’est fini pour lui, il ne pourra pas poursuivre,   comme ses prédécesseurs, la  dynastie des Maquignier…

 

 

 

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03 mars 2018

Une fiction épicée (JAK)

 

L’autre soir,  je n’étais pas bien dans ma tête, le curcuma en détresse.

Comme j’avais pris de graines de chia, sans cesse je courrais au macis

La moutarde commençait à me monter au nez, quand Nigelle mon épouse, son oignon rose en chignon,  ce qui lui donnait l’air muscade, me cria du fond de l’épine vinette où elle lavait la vaisselle

Oh grand clou de girofle, arrête de râler Je t’entends de là.  Viens plutôt m’aider à  piler les graines de rocou.

Ca m’a agacé d’avantage, aussi je suis allé devant le petit écran, ou il repassait le film Pavot Bleu, avec la belle  Cardamone, tout en suçant un zeste de Yuzu

. Alors en furie elle s’est pointée les deux bras à la mégère,

« J’peux jamais compter sur toi, tiens,  j’ai envie de t’envoyer de la poudre de baobab sur les yeux

A ces mots, ne me tenant plus de joie, j’ouvre ma large gueule et laisse tomber glacialement

Si tu n’avais pas pour habitude de faire tourner ton Carrousel à Epices à tous les plats,  on n’en serait pas là.

 

Ses yeux se sont mis couleur muscade, mauvais signe, et puis en chialant elle m'a  répondu selon son expression favorite 

Maca-jaune!  chuis emballée par  le gingembre, pardonnes moi, viens mon grand fenugrec, au lit on va fumer des graines de la paix

Le lendemain dans les bras l’un de l’autre nous nous sommes réveillés carvis

 

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