12 janvier 2019

Nonantes de ma mémé (JAK)


Nonante !  Ce terme   a bercé les oreilles de mon enfance. J’éprouve une affection pour lui, si tant est que l’on puisse avoir des sentiments pour un mot.

Ma chère grand-mère, ma mémé Pierrette en avait bientôt nonantes disait-elle, sonnantes et trébuchantes,
 Elle était née à la fin du 19° siècle et nous a quitté deux ans avant ses nonantes.
Oui, sonnantes et trébuchantes étaient les années qu'elle portait allègrement.

Mais s'il est vrai que ma mémé était sonnante lorsqu’ elle riait, (cela activait ses intestins, producteurs alors de bruits que nous jugions incongrus, ma jumelle et moi), elle était, hélas, aussi trébuchante s’aidant d'une canne pour avancer à pas prudents.
Il fallait l’entendre, lorsqu’ elle disait « septante, huitante   ou nonante", en annonçant   l'âge de ses amies, avec sa voix taquine qui résonne encore à mes oreilles.
Elle enclenchait l’hilarité générale lorsque parlant   d’une voisine plus âgée qu’elle d’un an, elle affirmait convaincue, »la petite vieille du 3ieme »

Sa meilleure amie allait sur ses nonante-neuf, bientôt centenaire,  mais bon pied bon œil  .Toutes deux les dimanches après les vêpres ,  elles ne se refusaient jamais  le petit digestif sorti de derrière les fagots.

A son époque,  dans le « parlé Gaga » ( région stéphanoise.) cette forme  était fréquemment  employée. Je pense qu’il était emprunté au vieux françois.
 Ce terme de nonante est toujours   utilisé en Suisse
Cependant, pour elle, pas de liens avec la Suisse, à part avec les bedeaux déguisés en garde suisses qu’elle côtoyait à l’occasion de grands évènements paroissiaux.
Car elle était bigote, ma mémé. Se rendant aux offices, coiffée de son bibi à voilette, les mains protégées de gants crochetés en filet, tenant fermement son missel, dont parfois quelques images pieuses s’échappaient.
Mais elle n’était pas ce que on appelle "une grenouille de bénitiers !
Elle était moderne et je suis certaines qu'avec les ordinateurs elle aurait fait des miracles !

Je pense avec nostalgie à elle, et surtout je m’aperçois que je vais bientôt la dépasser en âge.  Enfin presque car les ans galopent si vite, je vous l’assure, et à plus de nonante à l’heure. !

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05 janvier 2019

La main à la pâte (JAK)

 

Gramignia , l’auteur de célèbres best-sellers, se  faisait un sang d’omelette car il ne pouvait plus cogiter dans sa p’tite cervelle où des vermicelles  avaient remplacé ses neurones.

 Les fameuses cellules nerveuses, étaient devenues raviolis  .

 

Son  Pappardelle du moment, un macaroni d’origine, lui  faisait  des onigiris, pour stimuler ses méninges,  mais il restait pâte molle et s’en tapait  la coquillette.

Il prenait des pillus vitaminées, suivait une reginette équilibré,   aucune idée  ne pacherr(a)i pour noircir la page blanche.

Il était bien en penne.

 

Pourtant, un beau jour de printemps, la sève sautant en tripoline ,  il stortini de sa langueur, après s’être tant et tant vermicelli au lit durant tout un hiver.

 

Alors il se barbilla avec son pull d’écrivain à col roulé et torsades irlandaises, reprit en mains sa girandole Montblanc  , se grattât les très rares  cheveux d’ange du  ziti , et mis finalement, sans spätzlé ,  la main à la pâte.

 

Quelques mois passèrent où il fusilli plusieurs stylos, mais rien ne le stoppa.

 

Aujourd’hui, après s’être bien crozets les méninges, il sort enfin son roman-spaghetti   dont les lecteurs sont ravioles.

 

Son éditeur Maultaschen, lui a stortini  un bel acompte de farfales sonnantes et trébuchantes

 

Il est heureux et bavetinne  comme trenette :

 

 Y A DE LA JOIE 

 

Il était temps avant, qu’il ne devienne une nouille molle

 

 RdG 03.01.2019 Jak pour Défi #540

Nom des pates ici

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06 octobre 2018

Us et coutumes apéritives (JAK)


Amélie est une belle brunette aux seins
généreux .

Dans son petit coin du midi chaque jour, elle sirotait avec Marcel, à heure de l’apéro, le pastis accompagné d’ olives tout droit tombées de l’olivier du jardin de son copain Eden. De succulentes olives. Euh ! oui, quoi, je le concède, elles ont quand même entre temps subies quelques métamorphoses pour les rendre moins amères.

Elle a longtemps savouré avec volupté ces moments capiteux

Mais comme Marcel buvait sans modération, qu’il ramollissait et n’était plus à la hauteur, elle l’abandonna sans remords, lui et sa Provence un 22 septembre ensoleillé.

Elle s’évapora vers l’Italie où le Chianti la fit chanter, mais rapidement elle déchanta. Ce n’était pas la dolce-Vita dont elle rêvait. Elle n’apprécia pas le tempérament trop volage de son bel italien. Une dernière rasade de Chianti et elle déguerpie en catimini, craignant son acerbe colère

Lorsque qu’un grand russe débarqua dans sa vie tout changea. Il lui offrit de la vodka avec des petits zakouski. Ces collations se   terminaient toujours par une séance très 
capiteuse dans un Jacuzzi

Mais, à nouveau blasée, et de surcroit s’enrhumant souvent en Russie, elle prit le large pour l'Espagne


Elle y connu un original hidalgo qui   était
sobre et ne trinquait qu’avec un verre d’ eau. (Ce qui porte malchance au lit dans ce pays)

Désespérée, ne le trouvant pas assez gouleyant, elle lui offrit l’Ultima.*

Veuve elle fit bon usage des pesos qu’il avait thésaurisés.

Cependant elle s’interrogeait, et pour essayer d’expliquer son attirance envers les boissons capiteuses, en vue d’une thérapie, elle se plongea dans la généalogie-familiale, à la recherche d’éventuels ancêtres intempérants. Ainsi à la Xieme génération, elle se découvrit une aïeule anglaise.

Elle vit Gin aussitôt.

Pour élucider d’avantage les causes de son penchant , elle partit au pays de Galles.

Elle rencontra Charles qui lui fit gouter le chwisgi, qu’elle apprécia, mais rapidement, se dégouta du pain d’épices qui l’accompagnait.

Le gentleman trop plat à son gout, ainsi que le smog ne lui convenaient pas, elle prit à nouveau le large.

Mais lassé de ses pérégrinations, elle ouvrit un bar à apéro, dans l’Hexagone, évidemment.

Depuis, Il ne désempli pas. Autour du zinc on voit des amateurs de tout azimut.

 

Trois choses les réunis : leur soif inextinguible , la douceur des petits zakouskis qu’elle confectionne de ses mains cajoleuses, et les beaux seins d’ Amelie qu’ils peuvent contempler à plaisir.

 

*notaj

 

 

Vu sur

https://generationvoyage.fr/25-coutumes-bizarres-trinquer-monde/

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29 septembre 2018

Savoir choisir sa posture (JAK)

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15 septembre 2018

Cigarettes-whisky & antiques pépés (JAK)

 

Cigarettes -whisky et antiques pépés
Me laissent groggy et me rendent bien cinglée
Cigarettes - whisky et potes âgés  
C'est ça ce qui me reste de la vie mais c'est bon de les aimer

 

Je sais que le tabac c'est mauvais pour les dents 
Et on dit que l'alcool c'est pas bon pour le foie 
Et qu' pour les vieux pépères c'est fatal pour le cœur 
Toutefois les trois à la fois, y a pourtant rien de meilleur !

 

Cigarettes -whisky et antiques pépés
Me laissent groggy et me rendent bien cinglée
Cigarettes - whisky et potes âgés  
C'est ça ce qui me reste de la vie mais c'est bon de les aimer

 

 

Au club du 3ieme âge,  j'ai fumé pour faire comme les copines 
Puis j'ai lorgné un old-papy pour faire ma petite maline
J'ai bu dans son verre, Il a bavé dans le mien 
Alors  j'ai bu toute seule pour noyer mon chagrin.

 

Cigarettes -whisky et antiques pépés
Me laissent groggy et me rendent bien cinglée
Cigarettes - whisky et potes âgés  
C'est ça ce qui me reste de la vie mais c'est bon de les aimer

 

 

Les octo, les nona, et même les centenaires
c'est bien comme le tabac, il faut le constater
A peine allumés, ça s'envole en fumée 
Mais il faut bien l’admettre y z'y prennent vite le goût 
Un barbon dans mes bras, un whisky en guise de biniou

 

 

Cigarettes -whisky et antiques pépés
Me laissent groggy et me rendent bien cinglée
Cigarettes - whisky et potes âgés  
C'est ça ce qui me reste de la vie mais c'est bon de les aimer

 

 

Et quand l'Inconnu là-haut qui me zieute d'un œil
M’apostrophera en m'disant on t'demande à l’accueil,,,
Vite un dernier mégot, puis le verre du condamné 
Un baiser à Pépère et vive l'éternité
 !

 

 

Cigarettes -whisky et antiques pépés
Me laissent groggy et me rendent bien cinglée
Cigarettes - whisky et potes âgés  
C'est ça ce qui me reste de la vie mais c'est bon de les aimer.

 

Bye bye la vie... y a plus rien à regretter

 

 

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08 septembre 2018

Vadrouille (JAK)

 

J’avais troqué ma plume d’écrivaillon samdirien ☺, pour m’en aller en vadrouille vers d’autres lieux qui me semblaient plus sereins


J’avais mis des voiles sur les ailes de ma raison, posé un œil différent sur d’autres défis improbables


J’ai alors flâné, griffonné, sur d’autres sphères bloggeuses sans y trouver ce que je cherche en vain


Aujourd’hui,


J’ai vergogne de mon escapade , me voici de retour pour vadrouiller enfin où je me sens à l’aise.


Je suis l’octo prodigue, qui inlassablement revient sur les lieux où elle se sent bien...


Là où l’on découvre le samedi, à une heure très précise toutes les élucubrations, rêveries, poésies qui émeuvent, troublent, interpellent et surprennent


Une poétesse m’a mis la puce à l'oreille, et je dis merci, à ma chère Bongo.


Bonjour les amis, voici la vadrouilleuse  qui revient

 

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30 juin 2018

Tabou (JAK)


Habile  dans son sport préféré, l'élite des tournois pros, il remportait  très souvent un  trophée  dans les compétitions de golf,
 
 
Congratulé, admiré, de nombreux fans fayotaient à ses pieds, Sa fortune lui laissait le loisir illusoire de les régaler avec largesse, ce qui bien sur augmentait sa popularité
 
Puis vint le temps de l’adversité, le revers de médaille,  pour user d’un cliché courant,
 
Il perdit en une nuit tout ce qu'il avait acquis, il fut ruiné par un coup de bourse,
Son don de trader lui avait monté à la tête l’empêchant d’être lucide, les plus values pleuvaient, mais un jour à jouer avec le feu il à tout perdu, il a sauté, comme d’autres
 
Plus d’ami, plus de famille, maintenant, devenu semi- clochard,  le jour il mendigote, fait quelques travaux de force. Il erre la nuit, pour se berner lui même, sur les quais du fleuve à la recherche d'un autre genre de trou où se cacher,
 
Des acolytes alcooliques lui ont proposé pour se faire tunes, d'aller récupérer des balles égarées, quelque part sur un green,
 
 Il a refusé net.

 Non pas parce qu’il lui fallait arborer une tenue correcte, mais parce qu’il s'agissait de se fourvoyer sur un golf, ce qui lui rappelle  trop le temps de sa magicienne magnificence,
 
Ne lui parlez jamais  de clubs, ni de balles ou de voiturettes, ni même de fers longs, encore bien moins de trajectoire.

Pour lui le golf c'est un sujet Tabou, une obsession dont il ne pourra jamais venir à bout,

Le seul mot de tournois lui procure le tournis. Si vous le prononcez devant lui,  il deviendra inabordable, bondira sur vous hors limite, et vous assénera avec violence un mauvais coup de socket qui vous atteindra n’importe où.

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09 juin 2018

Le Fruit de la Quête (JAK)


Les paroissiens sont en émoi.
Le curé de ce charmant village  haut- ardéchois sermonne ses ouailles.
On a volé dans le jardin du presbytère toutes ses poires  Bon-chrétien, si juteuses, dont il escomptait faire extraire le suc en une eau de vie généreuse.   Il en bien besoin, pour de se réchauffer un peu dans les temps froidure de l’hiver où la burle s’engouffre jusqu’aux os.
Le silence règne dans l’assemblée, mains jointes, le souffle en suspends pour entendre la confessions  du  courageux plein de remords qui se désignera.
Mais le silence règne.
Seule là-haut  sur  la poutre de la cloche, la colombe roucoule et égaye  cette ambiance  étouffante.
Le coupable n’est peut-être pas venu ce matin à la messe dominicale. Pourtant, c’est bien connu, les fautifs se mêlent toujours à la foule lors de rassemblements.
Le curé, affligé, un peu découragé,  termine la messe  qui est vite expédiée
Le dimanche suivant nouvelle semonce du sage homme.
Cette fois  il annonce du haut de la chaire, indigné, que  cette semaine,  c’est la quête qui a été subtilisée.
La sacristaine, Mélanie, s’est  vu dérober son sac à main dans lequel l’obole généreuse de pièces de 20 centimes était précautionneusement mise en rouleaux.
On a quelques indices, assez minces, le sac était posé sur  le pupitre liturgique, et La Mélanie  aurait vu  une main poilue s’emparer de son sac…. Superstition oblige le malin est peut être passé par là…
Quelques coquins  dans l’assistance rigolent sous cape.
Ils ont bien compris qui était le voleur.
Cette bonne Mélanie, si prévenante, qui renouvelle si souvent les fleurs de l’autel, ils savent que c’est elle la coupable.
Son petit penchant pour l’alcool l’a incité à faire elle-même sa récolte de poires Bon-chrétien dans le jardin du curé lorsque celui ci s’est rendu au chevet d’un mourant..
Et comme son cousin bénéficie d'une allocation en franchise pour distiller  de l’alcool, de fruits. …
Il a bien fallu le récompenser … la quête y a pourvu...

Mais dans l’assemblée, personne ne dit mot, car cet hiver chez la Mélanie, les coquins  seront bien heureux de boire un coup à la santé du curé.

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02 juin 2018

Querelle des Anciens et des Modernes (JAK)

 

Querelle des Anciens et des Modernes

 

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26 mai 2018

Participation de JAK

 

j

 

Omar  se grimait et affectionnait de  créer  des origamis où miroitait toute sa poésie


 
Rival de cet engouement, son ami    Mario, aigri, en avait maigri car  il n’aimait pas les origamis


 
Inimitié vint    entre  deux complices qui s’étaient jurés     unis  pour  la vie


 
Guéguerre décuplée lorsque qu’une  Geisha   vint trouer  leur bulle, leur belle  tour d’ivoire.


 
Avec son  savoir,  elle s’immisça,   munie  de papiers soie en   chiyogami qu’elle choyait à fond.


 
Maniérée dans l’art de la conversation, elle avait aussi  la poésie du pliage,  l’art de  soumettre  des  feuilles où luisent  les  katazome-shi,  et vous l’aurez compris toutes sortes d’origami


 
Imbattable, pour   plisser   une grue, jamais nul  ne l’égalât, Omar exultait.


 
Notre Mario  larmoyant était écarté, car Omar aimait la belle geisha.



Il raffolait  s'ébattre avec  ses kusudamas, il s’y amusa  longtemps,  en  devint   maboule.

 

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Il faut toujours s'méfier des petits papiers

 

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