17 février 2018

EPOPEE ANECDOTIQUE (JAK)

 

Voici le premier trimestre terminé. Vincent jeune prof.  de collège  connait maintenant bien  ses élèves.

Pour l’instant, ils sont avachis sur leur bureau,  l’œil un peu absent, complètement désintéressés. Ils arborent tous le jean déchiré,  leur involontaire uniforme.

Cependant aujourd’hui relaxe, Vincent  veut rester cool, la veille de vacances c’est prometteur de galéjades.

Au fond de la classe il y a Titouan, jamais volontaire pour passer au tableau.

Vincent lui demande d’avancer pour  exposer ses projets concernant  les vacances à venir.

Tituan, bougonne,  je t’en foutrais des vacances, avec ma mère cette acariâtre qui se plaint sans cesse, elle va me faire travailler comme d’hab. je préférerais rester  à l’école.

Vincent compatissant,  lui réplique, avec toute  la puissance de son vocabulaire

Alors votre mère est ainsi une atrabilaire ?

Tituan  n’aime pas se sentir insulté,  comme il a l’esprit de famille un peu hérissé, il ne supporte pas que sa génitrice soit ainsi  vilipendée,- même si il a de sérieux différents avec elle -  il voit  rouge, se jette sur le prof, lui casse ses lunettes.

Vincent le mène chez le dirlo  - Explications musclées

Titouan est renvoyé dans  ses foyers : 15 jours à pieds

Le lendemain, la mère, irascible telle  une hargneuse furie, paraît suivie de  toute une flopée de congénères  dont elle a requis l’’aide protestataire.  

C’est l’émeute dans la cour du lycée

Le dirlo pour calmer ce beau monde concède que Vincent y est  allé un peu fort en traitant la mère de Tituan d’atrabilaire.

Devant ses plates excuses la tension tombe

Vincent est profondément déçu.

En septembre,  Vincent déserte l’enseignement.

 Il renonce,  comme beaucoup d’autres collègues, à se battre contre des moulins à vent.

Il gardera pour lui  tout son vocabulaire, ces mots  qui structurent, et permettent de véhiculer  la pensée.

Son oncle, lui a demandé de venir lui prêter main forte,  dans son asinerie où il s’est spécialisé dans l’élevage d’ânes en culottes *

 

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10 février 2018

SACRE ZEBU (JAK)

 

Le grand Peace, cheveux au vent  sac à dos  bardé  de mille breloques  tonitruantes, s’achemine, cahin-caha  vers  Katmandou

Love sa compagnonne cheveux  épars, parsemés de marguerites fanées, le suit, trainant ses pataugas usés. Elle est abattue, les mollets courbatus,  les muscles sans ardeur, complètement  démoralisée.

Depuis 6 jours ils n’ont  rien englouti, leur estomac crie grâce.

Soudain, là,  au détour du chemin caillouteux qui n’en finit pas de monter,  une zébute – une vraie peau de vache-  leur fait obstacle, barrant  la route de sa stature puissante, avec l’outrecuidance due à son statut d’animal vénéré

Armé de son Opinel, Peace tente de l’impressionner pour la calmer.

Il imagine déjà  la  traire  pour s’approvisionner en  lait - réputé  très concentré-

Ses glandes salivaires stimulent de concert sa fringale.

Mais ce Sacré  animal, fort  de ses droits  acquis   à la sueur de ses cornes,  gratte le sol d’un pied  menaçant, et   fait renfler sa bosse.

Nos deux hippies  en restent  baba, …cool évidement -  

 Cependant  d’un naturel  empathiques, (ils viennent  d’un pays où la tauromachie elle aussi a  ses droits,) nos  deux tourtereaux en guenilles,  épuisés, se mettent à genoux pour implorer la bête.

Les mains jointes il la salue bien bas en mouvements répétitifs.

 Reprenant en chœur le célèbre Namaskar  bien connus des autochtones :

« Je vous salue, je m’incline  devant votre forme »

Des bonzes  en procession  jusque là  pour  leur rituelle quête matinale  d’offrandes,  s’illusionnent et les  confondent  avec  des sages  qui se seraient égarés .

 Généreusement   ils les emmènent  à leur suite dans un   temple népalais, assez laid,  mais bien approvisionné.

 

 Ce que je vous conte là, c’était dans les années 60.

 

Maintenant nos deux beatniks, cheveux rasés,   y finissent leur vie.

Leur conception du bonheur, leur révolte contre la société  de consommation,  tout ceci est terminé,

Ils vivent dans une certaine  opulence, profitent  chaque jour du gite et du couvert, avec pour seule mission  celle d’entretenir les clochettes de bronze des bonzes.

Un bémol cependant,

Si fumer n’est plus le viatique détériorant leurs poumons, la pollution  qui sévit dans le coin hélas aura raison d’eux.

 

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03 février 2018

Ourserie (JAK)

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27 janvier 2018

Ex Abrupto (JAK)

 

Lorsque l’inspecteur Boutanche interrogeât ce grand sec,

Au visage de couleur pâle, épaules en bouteille St Galmier,

Il eut comme une paréidolie.

Surgirent devant lui les vignes de son Andalousie.

Etait-ce dû ses abus d’alcool ?

Pour le savoir il faudra l’autopsier.

 

Alors Boutanche,

Soûl de cet’ apparence hallucinatoire,

En bafouillant lui demanda son nom

Et quand l’autre lui répondit

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Il en tomba sur son cul-embouteillasses,

Aux fesses bien moelleuses, toute en graisse.

Et surtout c’ qui le déconfitura,

C’est quand Xérès éructa qu’il était cousin de Sherry

Boutanche illico, au garde-à-vous comme un pleutre s’mit

 

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20 janvier 2018

Un Train de rêve (JAK)

 

Je suis mécano chez  Mastodon et mes   sympathiques collègues m’ont  offert,    un voyage en train  prestigieux, à l’occasion de mon  départ à  la retraite. Je n’ai à m’occuper de rien, tout est prêt pour que j’appareille.

Ce n’est pas peu   ce parcours prestigieux à bord du  TRANSTRAINTRAIN  dont je  leur ai tant parlé.

M’y voici enfin sur ce quai de gare !  Le monstre m’impressionne.  m’émerveille, m’époustoufle,

Fier comme Artaban , je suis  sur mon 31 – ici les jeans ne sont pas admis- .

Je ne vois que des couples énamourés, et moi, célibataire endurci, suis seul,  Mon compagnon l’ inestimable AZORA * a été refusé du fait de son manque de tenue en société

Je joue les habitués décontractés, et je monte   prestement  dans  le  train  où une place m’est réservée. Un chef de wagon m’accueille et m’octroie mon emplacement.

Installation, vérification des couchettes, j’en ai deux à ma disposition.

Un tour au restaurant, je pense que tout sera ad hoc.

Les paysages défilent, des vues imprenables, que je prends quand même,  en les pixélisant  avec mon petit téléphone portable.

Ma destination lointaine me porte à la rêverie. J’imagine la grande capitale où je ferais une escapade.

Un watchmann passe me demander si je n’ai besoin de rien. Le tacatac-tacatac-tacatac  du roulement  me berce agréablement.

Arrivé en gare de  Moskva,  Poutine en personne m’accueille, voulant me rendre honneur. - a-t-il connu par ses réseaux nombreux  mes activités d’ex syndicaliste,?-

Sourire figé aux lèvres, il me prend dans ses bras et m’embrasse sur la bouche, J'en suis tout retourné.  Me demande des nouvelles de notre président,  bizarre car hier aux infos je l’ai vu  avec lui.

M’annonce que pour la coupe du monde il va faire construire un super train,

et qu’il  cogite pour  bricoler  un nouveau truc afin de déloger un certain Tromp qui commence à l’emmerder.( tiens -tiens j’avais ouï-dire qu’il avait facilité sa venue  par des attaques informatiques) Encore une fake-new

 

Je ne comprends rien à tous cela. Je suis muet, les yeux écarquillés.

La foule est dense autour de nous, formant comme une houle ondulante.

Soudain un grand fracas, Poutine est  bousculé par le brusque mouvement de la multitude  qui vient de se rendre compte que ce n’était pas moi qui était attendu,…

Alors tous se dirigent vers Depardieu  en personne qui était dans le wagon suivant !

Oui je suis son sosie, mais quand même !

Dans la bousculade  je me suis cogné et le sang coule de mon nez.

Une belle moscovite, habillée en infirmière vient éponger avec un coton doucereux mon appendice nasal.

 

Et alors...

 

 Je sens qu'AZORA lèche avec ferveur le sang qui coule de mon nez. Il s’est rendu compte dans son attention perpétuelle  pour moi que je faisais une nouvelle crise d’épistaxis, et il m’a réveillé, me sortant de ce rêve burlesque.

Il était temps que je me réveille pour ne pas manquer mon train. , Aujourd’hui c’est mon dernier jour de travail chez Mastodon, . Je vais offrir  mon pot de départ.

 

 

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13 janvier 2018

LE VIEUX GUIDE AU POINT MORT (JAK)


Assis sur un antique banc en mélèze, si vieux que de nombreux postérieurs y ont emprunt la forme d’un coussinet, il médite en savourant sa bouffarde au tuyau en piston. Ses prunelles errent vers le haut de la montagne, où le soleil irise des pignons majestueux. Son visage patiné parait impavide,

Il est las et là à la fois

-Las de ses rhumatismes, de toutes ses blessures. Ses manetons, mains devenues flasques, n’obéissent plus, la roche qu’il a si souvent caressée les a tannées, usées, Elles sont aussi rognées par le gel
Et
-Là, cantonné au refuge depuis sa mise l’écart, il accueille
des touristes à la rotation continue.

A la veillée il leur conte des histoires, qu’il s’est récité à lui-même durant toute la journée.
Autrefois pisteur, vieil homme devenu, le soir près de l’âtre devant les bûches en combustion, il narre ses anciennes courses, les drames de la montagne impassible et hautaine sans pitié pour les inconscients.
Il ressasse alternativement ses cordées d’il y a…
Il y a belle lurette qu’il ne remonte plus la manivelle des clients hésitants.
Ceux-ci sont d’ailleurs devenus des spécialistes, connaissant tout de la montagne, Pour cela ils surfent sur la toile, avant même que de n’avoir vu le début d’une piste.
Maintenant, sans la force alternative qui avait fait de lui le roi des guides, il est chargé de l’allumage de la cheminée, et il s’occupe de la popote en fonte où il fait cuire la soupe à pates en y ajoutant par palier des légumes.
Il aime alors contempler tous ces ingrédients qui se fondent en mouvements alternatifs circulaires continus
Et il attend, en rêvassant, le retour des touristes.
Il y a longtemps que sa bielle Rosy l’a quitté. Ils ont formé un couple moteur réputé dans toute la vallée. Lui guide, elle hôtesse de ce chalet qui maintenant tombe en ruine.
Il est seul, sans force à l’allumage, sans force motrice.
Et lorsque le soir venu les marcheurs s'en reviennent, il contemple d’un œil désabusé leur équipement d’internautes, casques protecteurs, chaussures extrêmes, boussole GPS.
Alors il porte un regard qui en dit long sur le manteau de la cheminée
où trônent ses vilains brodequins tout usés

De viles broques* hein ??? me direz-vous

Que nenni des brodequins qui ont un noble passé



*Broque chose sans valeur


Nota sources pour la soupape de sureté : je vous signale que j’ai été pistonnée par mon garagiste, pour tous ces mots dont j’ignorais l’usage

 

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06 janvier 2018

Il court il court le bruit...Il court il court le furet.... (JAK)

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30 décembre 2017

L’adulateur (JAK)

 


Une belle endimanchée, sur ses talons perchés

Plantureusement montrait ce que l’on ne saurait zieuter

L’Alphonse, ce voyeur flagorneur, par ces seins alléché

Lui roucoula :

Eh! Miss vous êtes ci-devant, une authentique vénusté.

Et si pour moi vous vouliez bien promptement turbiner

Je vous offrirais à vie, le gite et le couvert.

L’élogieux compliment fit alors chavirer la jolie dulcinée.

Et l’encenseur par son discours flatteur illico l’emballa

Laissant ses pères et mères, au bras de l’enjôleur de suite s’en alla.

Sur un boulevard, dans une voiture clinquante dès lors échoua.

Et depuis, elle chante à qui veut l’ouïr, honteuse et bien confuse,

Un peu tardivement toutefois, qu’on ne l’y prendra plus.


Il en va ainsi du verbe qui peut être louangeur et flatteur, et parfumer les chemins.

Le vil se l’approprie pour mieux manipuler, en authentique mâtin

Et pour lors de la sorte, arriver à ses fins

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Gardons nous bien des mots, n’aimons que les actions.

Il faut pourtant le reconnaitre la chose n'est pas toujours aisée

Il est si doux d’entendre la louange de l’obséquieux

Lorsque l’on veut à tout prix être aimé.

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23 décembre 2017

Ma Concierge S’y Connait En Musique (JAK)


Ah ! Vous me la baillez belle m’a dit ma concierge 4861


lorsque je lui annonçai qu’il fallait que nous accordions nos violons pour le temps octroyé au balayage du palier.

J’ai pas mal de contretemps renchérit-elle, et je ne mesure plus les notes et dièses-it que les autres locataires crochent sur les murs de ma loge pour me mettre au tempo.

Je dois pratiquer la division du temps, et à ce rythme là je perds la mesure.

Mes temps forts passés à regarder les Feux Du Ciel à la télé ne sont plus à ma portée. Je suis débordée.

Ah ! que viennent les silences. Je pourrais enfin prendre la pause, le temps de boire une tasse de Noire.

(C’est ainsi qu’elle orthographie son imbuvable café)


Plusieurs quarts de soupir elle m’a ainsi déblatéré sur sa techno de femme débordée.

C’est une véritable syncopé que cette concierge là.

Dans l’intervalle, J’ai pu mettre fin à cette diatribe grâce à une quinte montante que la rage avait fait vibrer dans ma gorge.

J’ai failli tomber en syncope.

 

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21 octobre 2017

Illusions (JAK)

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