28 juillet 2012

Défi 204 (J.)

Ce n’est pas un vélo c’est un tapis volant
Ce n’est pas un bateau c’est un éléphant blanc
J’étais parti matin au pied du monde et de la terre
Avant l’aurore
Pieds nus
J’allais savourer son éveil
J’étais sur la colline
Sur le village
Debout
En aller
En vélo
En chemin
J’attendais
Il y eu comme un éclat
Me suis penché pour voir
Tendu le cou
Très loin
Touchant le bord
De l’horizon
Pour voir
Sur la bordure du monde
Ces couleurs
Ô, Ciel !
Ca m’a fait vaciller
Et zut
J’ai renversé le pot d’aurore
La brume rose
Ses rayons d’or
Et ses raies orangées
Ca en a mis partout
Sur l’horizon
Sur le village
Sur mon vélo
Sur moi
Et depuis
Sur ma pauvre bicyclette
Ces gouttes d’aurore à deux roues

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31 mai 2008

Abondance (J.)

En retard, en retard, j'ai un fromage de retard !
A la mémoire de souvenirs, permettez une réflexion fugace sur un fromage
rond - tout rond comme la lune :
Abondance - je t'ai aimé les lèvres chaudes et goulûment, si goulûment...
Ainsi qu'au matin ce moment délicat m'a embaumé de vie, et croqué un
instant, et puis je me suis dit :
Abondance, Abondance - quel drôle de nom pour un fromage, quand même...
Encore heureux que les vaches aient des cornes !

Posté par Old_Papistache à 12:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
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24 mai 2008

Oubli du samedi (J.)

Si un jour je me levais en oubliant qui je suis, j’inventerais ma vie.

J’aurais parcouru les terres armé d’un bâton et mes sens, parlerais vingts dialectes assit en croix sur les sofas des rois, en Chine, en Souabe, aux lèvres d’un diamant conquit sur les sommets d’Afrique.

Mon équipage et moi sur nos bateaux en Caraïbes serions devenus riches d’un trésors enterré, adulés, aimés des femmes et des joies.

J’aurais conquit la lune il y a peu, et salué le monde suspendu à ma voix.

On auraient crains mes chars et les bombes que j’aurais inventées - parti d’une pomme tombée j’aurais expliqué les planètes et les forces.

Et les foules en masse à chacune de mes scènes et devant l’Olympia.

Et on criera mon nom.

J’aurais écrit des livres comme des fleuves, décrit les arts et l’histoire, aimé des papes et des rois.

Ce matin là je serais vibrant, brillant, fou, géant, intraitable, aimant, immense et infernal.

Puis verrais ton visage

Emmitouflé de draps

La douceur de ton corps

Et puis un cheveux d’or

Et le souffle à tes lèvres

Rappellerait ta voix

Et tout me reviendra

Et je serai heureux

Posté par valecrit à 12:00 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
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17 mai 2008

Un cadeau - J.

Je t'offre la 10ième galaxie.
Là.
Tu vois.
Juste au bout de mon doigt.
Celle-là même que tu mires et qui te mire en retour.
Celle-là qui respire dans la nuit calme du froid stellaire.
Celle-là même.
C'est la tienne.
Je viens de la voler pour toi.
Je l'ai usurpée aux Dieux pour te l'offrir toute vivante.
J'ai pu revenir avant l'aube.
Si le matin te surprends avec elle en ton sein, elle sera tienne pour toujours.
C'est ainsi.
Les Dieux en ont dicté les règles.
Prends là.
Elle est à toi.
Il y a tout son espace dedans.
Tout son infini bleu de poussière d'argent.
Toute sa vie bouillante
Ses planètes vivantes
Les soleils qui orbitent
Et tout ses satellites.
Prends-là.
Garde-là.
Veille là comme tu veillerais un diamant dans un oeuf.
Prends en soin.
Aime là.
Elle est à toi.

Posté par Janeczka à 12:00 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
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