17 avril 2021

La Cucaracha (Ilonat)

 

La Cucaracha, la Cucaracha
Ya no puede caminar
Porque no tiene porque le falta
Marijuana que fumar

(La suite peut se chanter sur le même air, avec le même rythme, avec ou sans klaxon)

La cucaracha la cucaracha , ié souis lé champion des claquesonnes
Taratata ta  Taratata ta  plou dragueur qu’oun Aldo Macione

Taratata ta  Taratata ta  lorsque j’actionne mon turbo
Faut que l’on sache qu’avec cinq trompes  c’est toujours moi le plus beau

Lorsque j’actionne mon gros trombone tout le monde en reste coi
Faut dire qu’ j’en ai, ouais, dans le caleçonne  avec mon cucaracha

Avec ma tire et mon Klaquesonne  j’suis un rebelle un révolté
Mieux que James Dean ou qu’Al Capone je suis un beauf sonorisé

Taratata ouais, j’arrive en vil-leu  toutes les meufs sont à moi
L’on me remarque et l’on m’envie  du Boulevard je suis le Roi

Taratata ta Taratata ta  Qu’est ce qu’il lui prend à celle là
Ça te plait pas, non, ma ritournelle ? Elle aime pas la cucaracha !

Si tu préfères  la mélodi-eu  du Pont de la Rivière Kwaï
J’l’ai en réserve dans ma cambuse je la jouerai rien que pour toi

Mais v’la qu’un keu-feu un sale pando- reu s’approche de ma Lagonda
Y m’colle une pru-ne une contredan- seu et finie la Cucaracha

M’en fous pas mal ouais,  car dans ma tur-neu, j’ai un plant de marijuana
J’suis un rebel-leu alors j’assu-meu  j’peux chanter la cucaracha

La cucaracha la cucaracha je plane au ciel des affranchis
La mexicai- neu c’est de la bon-neu , je suis peinard dans mon gourbi

Tata    taratata ta ta…. (air connu des Klaquesomannes, je vous laisse le claironner en final)
  

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10 avril 2021

Jodhpoor, la ville bleue (Ilonat)

 

 Je suis la Ville bleue du Rajahstan, Jodhpoor au Nord de l’Inde

On dit que ce serait dans mes flancs

D’après l’histoire et la légende, que seraient nés les Jodhpur breeches, ces petits êtres cotonneux, stretchés et très coûteux qui font fureur aux jambes de quelques Occidentales.

Hélas, beaucoup d’entre vous n’auront jamais la chance d’en acquérir une paire

Pour faire du cheval

Ou peut être en rêver

Ou simplement montrer que vous pourriez en faire…

Rassurez vous !  Si vous venez me visiter, comme dans un Conte des Mille et une Nuits, vous pourrez vous vêtir d’une tenue traditionnelle, qui vous siéra bien davantage,  une tunique longue ou un sari de soie, avec le ventre nu.

 

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03 avril 2021

Un parfum d’idole (Ilonat)

 
Idole Idole
Aujourd’hui Vendredi c’est le Vendredi Saint
Et il me semble que dans la Bible
The Holy Baïbole comme on dit en Anglais
Moïse le prophète interdisait l’adoration de ces symboles hérétiques
Et il me semble même qu’un certain Iésous Cristo, de Nazareth en Galilée
Chassa du Temple ces mercantiles qui osaient faire passer ces pacotilles enrubannées
Pour des biens essentiels.

Idole Idole
C’est chaque fois le Samedi  la même chose la même faribole qui me laisse pantois
On me pose une colle avec un mot nouveau, j’hésite entre deux voies :
Je me triture les méninges ou bien je fais l’idiot, je batifole ?
Je m’élabore une savante glose ou je fais le mariolle avec des rimes de guingois ?
Je n’ai pas fait mon choix !

Attends attends ! ya du nouveau chez l’Amazone.
Une nouvelle idole, le parfum de Lancôme !
Un Paradis promis aux femmes de demain
« Croyez en l’incroyable ! vivez vos rêves en grand et devenez l’Idole de vous-même ! »
Et la boucle est bouclée…
On est parti de Dieu ou d’autres déités et on les a représentés :
Sculptures primitives,  fétiches ou portraits qui chassaient le démon
Et promettaient le ciel en toute éternité
Et puis on est passé à d’autres objets d’adoration
Le culte du Veau d’or, les Dieux du stade et de l’Olympe
Plus près de nous les stars et les Déesses de l’écran
De la Sainte Bagnole et du dernier Smartphone
Car enfin nous y sommes !
Dieu nous a bien créés à son image : un p’tit coup de Lancôme
Un selfie réussi multiplié sur les roseaux
Nous sommes devenus la sacro sainte idole de nous-mêmes
On va nous adorer…

Passons… je vais botter en touche et laisser là tous ces symboles
Viens mon doudou à moi ma seule idole bien en chair
Et laissons là ces falbalas
Je t’invite là bas, sur cette petite Ile aux senteurs de girofle
À l’heure où l’on peut voir le soleil qui se couche
Au-delà du lagon
Sur les montagnes bleues
De la paix retrouvée

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27 mars 2021

Des crassiers recyclés ! (Ilonat)

 

Aïe, houille ! Déjà vendredi soir
Et pas écrit un mot sur cette histoire de charbon
Que même un gars du Nord en avait fait une chanson

Il parlait des crassiers
Il parlait des corons
Avec ses gueules noires
Qui descendaient au fond
Avec la peur au ventre par ces petits matins glacés
Pour ne rentrer qu’au soir cassés et harassés
Et sans même entrevoir sans même imaginer
Une autre vie un autre ailleurs
Ensoleillé

Ouille ! Ça fait froid dans le dos
La vie de ces gens là
Ces paysages là
Les terrils, les corons
Avec ce ciel si bas si lourd
En guise d’horizon

Mais les mines ont fermé
Laissant nos gueules noires
Sur le carreau d’un désespoir
Entouré de crassiers !

Youpi ! Heureusement que les temps changent !
Et voilà nos terrils reconvertis en sites touristiques
Classés Numéro 3 au Palmarès
Des 20 destinations recommandées par un célèbre quotidien du soir :

 « Vestiges d’une épopée industrielle révolue, ces pyramides noires renaissent à la vie ! Sous les rayons d’un soleil d’automne, de grands aplats de vert viennent se détacher sur le noir du carbone… sur leurs pentes, le pavot cornu pointe encore ses petites fleurs jaunes. Au printemps, l’épervier picorelle, l’œillet,  l’églantier ou le prunellier prolifèrent à loisir. … trois cents espèces de plantes, d’oiseaux, de lézards et de batraciens… »

Un parcours idéal pour randonner, courir ou pratiquer la marche nordique…

Allons, séchez vos pleurs
Gueules cassées et gueules noires
Vos crassiers de misère sont devenus terrains de jeux
Terri- loisirs et terrils de mémoire
Tant qu’il y a de la vie
Il y a quand même un peu d’espoir

 

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20 mars 2021

Repentez vous, Cornegidouille ! (Ilonat)


C’est sûr, avec ce mot « gargouille »
On aurait pu se faire une belle tambouille
Ecrire un beau poème avec des rimes en nouilles

On aurait pu aussi gloser sur les sculptures de Notre Dame
Avec le Christ en Majesté et ses douze Apôtres
La Mort bandée sur son cheval
Et tous ces monstres fornicateurs
Sous la statue des Saints

Ou raconter l’histoire d’un incendie cauchemardesque
Avec ces gueux braillards massés sur le parvis
Montrant Quasimodo qui gesticule tout là haut
Pour éteindre les flammes qui l’entourent déjà.
« C’est lui, c’est de sa faute, c’est le Diable en personne
C’est la faute au Bossu avec sa tête de Gorgone ! »

Et pendant ce temps là mes gargouilles rigolent
Elles crachent du feu et de la poix brûlante
Elles se tordent de rire.
« Quasimodo, tu parles ! Ce pauvre écorché vif !
Mais non, c’est votre faute, votre très grande faute
Les flammes de l’enfer, ce sont vos turpitudes et vos fornications
Qui les ont attisées.
Et maintenant dansez, enlacez vous, étreignez vous
Forniquez, forniquez !
Ici et maintenant et pour l’éternité
Le Jour du Jugement Dernier est arrivé ! »

« Moi, la Gargouille en chef
Du haut de Notre Dame
Je crache et je dégueule à la face du monde
Je vomis mon dégoût
Regardez-vous ! Repentez vous !
Ces monstres grimaçants vous les portez en vous
Je vous tends le miroir de vos dépravations
Je suis le chien Cerbère qui protège le Temple !
Repentez vous, Cornegidouille
Mettez vous à genoux
Priez et implorez
Ubu vous sauvera peut être
En sa miséricorde »

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13 mars 2021

Lichette ribambelle et fifrelin (Ilonat)


« less is more »… en attendant Godot

(Deux personnages insolites, un peu minables, sur un chemin de campagne)

- c’est encore loin ?
- chouia…
- mais encore ?
- plus ou moins…
- c’est vague
- « less is more ! »
- comprend pas
- c’est une litote
- ça nous avance guère
- avancer ou pas…
- c’est kif kif bourricot
- là, tu vas loin !
- c’est une image…
- non monsieur, c’est une métaphore
- tu crois qu’il sera là ?
- qui ça ?
- ben, Godot !
- on verra
- et s’il n’est pas là !
- on fera avec
- il reste du café dans le thermos ?
-  une lichette
-  c’est tout ?
- tu préfères une mouillette ?
- toi alors…On s’arrête un peu ?
- comme tu veux
Courte pause dans leur cheminement
- y a pas grand monde dans le coin
- pas bezèf
- avant, y en avait des flopées
- des ribambelles
- et maintenant y a plus person
- macache bonbon, ça rime
- t’as encore de la thune ?
- pas un radis
- un ti picaillon ?
- pas un fifrelin
- pourtant, t’as touché un paquet !
- quand ça ?
- l’autre jour, au tacotac
- trois francs six sous
- il devrait t’en rester
- que dalle !
- qu’est ce qu’on va manger ?
- des clopinettes
- ça nourrit pas son homme
-  t’as encore faim ?
- un tantinet
- bravo ! alors là, bravo !
- pourquoi ?
- pour la recherche lexicale
- ça m’fait une belle jambe
- profitons-en !
- pour quoi faire ?
- on se remet en route
Ils se remettent en route…
- c’est encore loin ?  - chouia…
- mais encore…  - plus ou moins  
- « less is more », tu l’as déjà dit   
- t’as tout compris…

 

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06 mars 2021

Du Labyrinthe d’Harawa aux Officiants du Samedi (Ilonat)


« Encaustique, encaustique ! Paraphrasant ma descendante, Arlettiti, la Reine des faubourgs, aurais je l’air d’une vulgaire pâte ménagère ? Atmosphère atmosphère ! Et en quoi mon portrait vous inciterait il à n’évoquer à mon propos qu’une brosse à reluire ? »
Ainsi parlait Néférouptah, princesse de haut rang sur les rives du Nil…
Elle s’exprimait avec douceur, avec mansuétude, mais tout de même un brin d’agacement pour ces scribes bavards qui s’échinaient chaque semaine à se faire reluire en de savantes combinaisons de hiéroglyphes…
« Certes, je conçois bien que mon allure altière, mon port de tête et mon diadème, puissent éveiller chez eux quelque  ressentiment (et leur verve caustique…ah ah).
Mais la douceur de mon regard, comme voilé d’un halo de tristesse, devrait leur dire que je n’éprouve à leur égard nulle condescendance.
Je suis Reine en effet, fille d’un souverain de la XIIème Dynastie et c’est en son honneur, en souvenir de lui, qu’un peintre de la cour dessina mon portrait. Avec sur sa palette ces couleurs si touchantes, d’ocre et de terre de Sienne, qu’il mélangeait à de la cire en la faisant chauffer,  pour qu’elles défient les siècles.
C’est ce portrait que je vous lègue, chers officiants du Samedi, pour qu’il inspire vos écrits.
Merci à ces vaillants chercheurs de trésors enfouis qui sont venus me délivrer au fond du labyrinthe où j’étais enfermée
Merci à celles et ceux qui révélèrent au monde l’éclat terni de ma beauté.
Et merci à Walrus, le Valeureux Horus, Grand prêtre des Officiants du Samedi matin, de m’avoir fait réapparaitre, pour quelques fugitifs instants, sur ces écrans de rêve qui racontent le monde, d’hier à aujourd’hui. »

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27 février 2021

Didgéridoodledoo ok (Ilonat)


Didgéridoodledoo didgéridoodledie


Didgéridoo didgéridoo
Oucékilémontidoudou oùcékèlépassée
J’ai pas d’oukoulélé pour aller la chercher
Seulement mon ti kazoo
Didgeridoodledoo

Didgéridoo didgerida
Ça s’est passé comme ça  
Un soir de Mardi Gras
Avec tous mes amis du Sam’di tépakap
Je leur ai dit comme ça :
Pour fêter Carnaval, le didgérimachin des autochtones
En Arborigénie , c’est un peu monotone
Vooom vooom vooom vooooooooom
Voom voom et compagnie
Ça manque un peu de fantaisie
Ce soir c’est Mardi Grav, on va se faire une fête à tout cassav !

Apportez le gwoka
Amenez vos tambours amenez vos djembés
Tams tams cayambs et maracas
Badabam badabam
Toute la nuit pour faire du ramdam
Et danser la gwoka
Ah mes amis quelle fête on a eu là !
Toute la nuit à danser l’maloya
Le zouk et le salègy et le kwasa kwasa
A boire des ti punchs du rhum et du tafia
Toute la nuit, toute la nuit de Mardi gras

Mais voilà qu’au matin quand je rentre chez moi
Dans mon ti case bambou à l’orée du village
Pensant y retrouver ma fidèle doudou
Ma doudou l’é plus là ma doudou l’est partie
Didgéridoodoo didgéridoodledie

Oh mon Dié tou là haut
Oukilémondoudou oùcékèlépartie
De l’aut côté d’la mer pour vivre une autre vie ?
Oh ma doudou chérie Eurydice adorée
J’ai pas d’oukoulélé pour aller te chercher
Seulement mon kazoo
Pour t’appeler sans fin jusqu’au bout de la nuit
Didgéridoodledoo digéridoodledie

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20 février 2021

Un ti-curry réunionnais (Ilonat)

 

Chèr missier Direktèr le « Rèstoran Zoreil »

Un « curry kylom vit’fé », kom ou l’a di o téléfone, mi koné pa

Romark ! Si ou pensé un ti curry la case, cari poulet, cari zourite ou cari
                boucané, un ti-curry vréman

Réunionnais, sa ! mi koné par kér. I fo ziste trouvé les

Ingrédians nana bezoin pou fèr la sos : tomates, zonions, é surtou les zépices

Coriandre, cumin é curcuma pou la koulèr

Un ti bout de zinzembre, un bonpé de pimans

Lé bon ! La sos pou le cari, sé le plus importan

Un vré cari réunioné i fo prandre son tan, é lésé

Mizoter, lontan, lontan….

 

Vi d’mande a moin un lètr spésial, tapé a la masine, pou travay avek zot !

Invit pluto a moin un zour dan zot kwizine

Trouve pou moin toutes les sozes nana bezoin, ek un ti-punch pou bwar ensam

Alors,  mi fèr a ou un cari du tonèr, un vré cari réunioné, m’an dira dé nouvèl !

Ek vot réspé, missier le Directèr, pas bizoin de CV

 

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13 février 2021

« Ballastonporc »! (Ilonat)


Ballast ballast ballast ballast…
Si tu fermes les yeux et que tu le répètes plusieurs fois
Ça fait un peu comme le bruit des roues du tortillard
Qui va de Santa Fé jusqu’à Dallas
Ballast ballast ballast balast…basta !

Pas facile de trouver des mots qui riment avec ballast,
C’est comme avec Ducros, faut qu’on se décarcasse.
A part gymnaste et cinéaste, pédéraste,
Sans être iconoclaste, t’en trouve pas des masses…
Alors on va pêcher à la ramasse sans vous mettre en pétard
Avec des rimes de jobard et sans chercher le carré d’as

Moi, j’suis un vrai routard du cinéma américain
Hit the road man ! Et poursuis ton chemin
Un vrai héros du road movie! Pas un toquard…
Après moult avatars et mille traquenards
Ils m’ont foutu en taule et collé au mitard

On m’a forcé à travailler comme un bagnard
Quarante et un degrés sous le cagnard
Avec un garde chiourme, un vrai crevard
Qui nous menait à la cravache
A charrier des cailloux pour changer le ballast
Sur la deuxième voie du Santa Fé Dallas(t)

Un gueulard, un vrai porc, un véritable salopard
Qui venait nous mater sous la douche, le soir, comme un vieux  vicelard
« Ballast ton porc »  que j’me suis dit,  comme on dira beaucoup plus tard
J’ai pas attendu les mitoos,  je lui ai fait faire sa fête à ce gros lard.

Un jour qu’il me tournait le dos sur le trimard  J’lui ai foutu un coup vachard
Sur sa sale tronche de lavasse…Il est resté KO sur la caillasse.

Moi j’ai sauté sur l’tortillard qui s’amenait sur l’autre voie
Et me voilà peinard et heureux comme un roi
Dans l’train qui va de Santa Fé jusqu’à Dallas
A écouter le bruit des roues sur le ballast
Et rêver de ma blonde qui m’attend tout là bas
Dans son saloon « Au Carré d’As »…

Ballast ballast ballast ballast ballast…il se fait tard, à demain soir.

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