22 novembre 2014

Participation de Flo

fl01#325# un cahier bleu.

Cette image me plaît. Cette couleur me calme. Elle semble dire « STOP » à mon sang qui bouillonne. C’est cela, j’entre en moi-même dans une période bleue. Au-delà des globules bleus, c’est en quelque sorte une encre que je détache des fonds marins pour voguer.

La main de la petite écolière a bien grandi. L’armure de bronze épouse les formes du cœur et laisse au corps et à l’esprit le soin de déambuler sereinement. L’agitation de l’irréparable gaspillage s’est évanouie. La femme aux mains rouges, pour qui les grains de peau sont pêches, contemple l’encre de Chine qui illustre le chapitre de son cahier bleu.

Elle s’y arrête comme Miro sait si bien le faire. Empreinte bleue, cette émanation fluide renferme aussi l’étendue de l’âme et l’immensité de l’esprit. Ils lui causent. Une voie est là. Elle l’écoute, lui répond parfois, lui écrit d’autres fois et la supplie quelques fois.

C’est certainement mon armure qui me permet de l’aborder parce que je suis au clair avec elle ou avec moi sur ce constat que non seulement je ne suis pas seule mais en plus que nous sommes deux. Or, tout récemment, ma voie extérieure a verbalisé celle intérieure en reconnaissant être une artiste comme si elle reconstitue son puzzle et lui laisse la chance de se dévoiler.

Ne l’oubliez pas, je suis un fil. A moins que ce soit le fil qui devienne moi. Or, c’est en lisant d’autres âmes [mêmes celles écrites deux cents ans avant la mienne] que je me rends compte que je suis encore moins seul/e.

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01 mars 2014

Participation de Flo

flo

La pirogue glissait rapidement sur l'eau. Ils entrèrent dans un canal qui débouchait de l'autre côté de la rivière. Il était très étroit et l'embarcation y passait de justesse. Ils pointèrent la pirogue vers le canal. Ils avançaient lentement, tête baissée, à cause des branches qui pendaient au-dessus de l'eau. Après avoir fait une centaine de mètres, ils aperçurent l’île d’or tant convoitée.

Elle flottait là sous leurs yeux ébahis. Ils arrêtaient de ramer pour admirer sa splendeur et son éclat. Le bleu argenté de l’eau, la roche rouge volcanique et le vert luxuriant des pins parasols se côtoient toujours dans la perfection. Un tel contraste entre ces trois couleurs magnifiques les émerveillait. Cette île qu’Hergé dessinait, la surnommait pourtant noire.

Allaient-ils eux aussi s’aventurer comme Tintin ? La regarder à chaque jour nouveau, à chaque saison, à chaque temps, leur suffisait. L’embarcation reprit alors le canal en sens inverse avec la même sensation d’évasion pour toute l’équipée. Quoi de plus beau que la découverte ? Passer d’une vision obscurcie, par les broussailles et recourbant l’échine, à un panorama élargi ?

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22 février 2014

Participation de Flo

flo

Cela me rappelle l’œuvre qui me tient particulièrement à cœur où je vous dévoilais l’histoire du livre vivant. Vous rappelez-vous ?

« Ce n’était pas Olivier qui sortait prendre l’air. C’était moi, Flo, cette autre moi-même, de chair et d’os qui dessine à reflets son ombre et son ciré, d’or et d’argent la vie qui défile, égayée du regard de la toile miroitée, signée et torsadée par ces lignes qui se sait ». Vous souvenez-vous ?

Là, le fil n’est pas rouge, il est vert.

Pourtant Olivier qui trouvait le temps long se retrouvait bien loin éloigné de son ban parce que au-delà des douze piliers d’une certaine forêt car encore plus loin que celle où l’homme avait déjà planté des glands.

Cette œuvre me fait sortir du carrefour dans lequel j’étais emprisonné. Vous avez créé la porte. Je l’avais évoquée. Vous l’avez dessinée. Elle l’a façonnée ! La porte s’ouvre. Grâce à ce livre vert de couverture, la porte est dorénavant ouverte. Mister so blanco se colore. Que se passe-t-il ?

Je change de sexe. Je suis aveuglé par tant de luminosité. Je n’ai plus besoin de mes lunettes de soleil parce que je vois double. Je vois en tant qu’homme. Je vois en tant que femme. Finalement je vois avec et sans sexe. Je me plonge dans ce récit sans fin, dans cette inspiration si fertile, dans cet amour de m’imaginer à paginer et pianote les hymnes à la vie pour ne pas dire l’ode à la joie.

Oh, merci les amis de me permettre de me retrouver dans l’explosion des sens et l’exposition du sens sans sexe ! Vous avez brisé le sortilège dans lequel j’étais emprisonné. Je ne pouvais que contempler comme organiser vos vies par divers sortilèges derrière ce lorgnon. D’ailleurs, j’ai donné à l’un/e d’entre vous pendant son rêve une boule de Cristal avec de la neige éternelle. Je vous remercie car c’était un vrai calvaire à seulement vous scruter comme divinement vous enfumer par de multiples évaporations de l’essence.

Maintenant mortel, je vis ! OUF !!!

 

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15 février 2014

Pigeon voyageur (Flo)

flo

Voler, j’aurais aimé savoir voler et pouvoir voler comme n’importe quel volatile ou insecte possédant des ailes. Petite, j’affirmais à ma grand-mère que je volais en position «  apesanteur ». Convaincue, et donc dans l’affirmative je lui disais : « je vole, et en plus je sais comment faire, pour voler. C’est simple. Pas plus tard qu’hier, je l’ai fait. Je survolais le vallon et ses restanques. »

Ma grand-mère ne m’a pas contrarié. Mais elle voulait en savoir plus, confrontée à tant de certitudes. « Et, quelle est ta position alors si tu voles ?
- J’avais la même position que lorsque je fais la brasse en nageant.
- Nager n’est pas voler.
- Si, si, si, c’est tout pareil ; je survolais les collines tout pareil, les crêtes et les trous en nageant dans l’air ».
Comment vous expliquer qu’au souvenir de ce rêve, je conserve encore les sensations de savoir voler ? Dure réalité et douce imagination que de croire encore pouvoir voler à l’évocation de ces sensations procurées par un rêve immortel. Encore maintenant, je peux affirmer : « Je vole ».

Quant aux « Geon- pi », voler a une signification plus lucrative mais, ce n’est que mon avis.

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08 février 2014

Participation de Flo

flo

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01 février 2014

Participation de Flo

flo     Défi #283 : Un conte à dormir debout en sept chapitres.

 

Chapitre 1 : C’est à CONTES dans les Alpes-Maritimes que toutes les histoires se narrent
Chapitre 2 : ou plutôt, se marrent d’elles-mêmes. Avec toute cette pluviométrie, c’est normal car ces lignes, qui se racontent et se rencontrent, coulent à flots.
Chapitre 3 : Elle aimerait tant dormir debout comme Opi. Elle, c’est la petite fille. Et, Opi c’est son ânesse.
Chapitre 4 : Il paraît qu’un os se coince au niveau du carpe et du tarse. Ainsi toute la masse corporelle de l’equus caballus repose-t-elle sur les pattes avant et arrière. Toutes les nuits, Opi dort debout.
Chapitre 5 : La petite fille décide de faire pareil. Elle rejoint Opi sous la véranda. Elle se positionne à ses côtés. Pendant qu’Opi baille et ferme tranquillement ses yeux de velours, la petite fille la contemple du coin de l’œil.
Chapitre 6 : Elle lutte invinciblement pour rester debout. Mais Dame nuit et Sieur marchand de sable la font vaciller contre la peau de l’animal. Elle avait trouvé son équilibre, tout son poids contre son amie pour enfin dormir debout.
Chapitre 7 : Elle ne rêva ni des écus ni de peau d’âne. Son cœur gros comme ça se ressourçait comme jamais à refaire son plein d’amour.

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20 avril 2013

Participation de Flo‏

Les trois éléphants rouges

 

 

 

 

 
   Mon éléphantelle,

Demain tu en auras sept. Pas trois comme les petits cochons. Mais sept comme les sept nains. Le défi d’aujourd’hui est numéroté #242# avec trois points d’interrogation rouge : « ?  ?  ? » en énigme. Il est illustré de cette photo qui représente des éléphanteaux. Et, sais-tu à qui j’ai pensé ? à Toi, qui demain en aura 7 ! avant d’en avoir 8, puis neuf, bœuf ! . « Je fais de la purée pour les petits cochons, pour un, pour deux, pour trois, pour quatre, pour cinq, pour six… ». Répétez dit le maître ! Et, je répétais moignon contre moignon à distribuer de la purée imaginaire dans des assiettes reconstituées par nos poings refermés. C’est le premier apprentissage du compte. Viendront ensuite les nuances puis le déroulé de la narration pour devenir un récit, un conte écrit autrement.

Or, parmi toutes les énigmes, c’est toi, la plus belle. Mon petit bout de ficelle, mon éléphantelle, ma dentèle, mon éternelle. Mais, comment s’appelle-t-elle cette hirondelle ? Cette demoiselle, cette fidèle, cet archipel, ce gospel, cette petite sirène qui va voler d’une septième aile ? Elle s’appelle elle, elle s’épelle E.L.L.E, c’est celle qui monte en selle, en nacelle, celle qui, accompagnée d’un violoncelle, fait des étincelles à mes prunelles…

«Téléphonera-t-elle ? »

C’est tellement plus beau d’honorer notre féminité. Tatie Flo.

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30 mars 2013

Histoires de cheminées (Flo)

Histoires de cheminées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Florange n’est plus ; l’industrie française est dépecée par un capital mondial, par un de ses pairs, si jeune que notre Président pensait s’adresser au fils alors qu’il s’agissait d’un des fondateurs de ce machiavélique système économico-financier. J’imagine le coup de vieux pour ne pas dire le coup de grisou. Adieu donc, cuillères durables pour percer le mur de pierre ou de verre, rappeuses à fromage en acier éternellement transmissibles aux générations successives, aiguilles creuses pour rapiécer nos houilles et ainsi, se démarquer par et dans notre ingéniosité. Fumée volée aux hauts fourneaux, voilà ce qui est retenu pour raconter cette première histoire de société, pour ne pas dire de cheminée.

Miro regarde Flo. Pas sa frange, mais ce qu’il y a dedans. Il supplie : « Racontes une histoire plus perso ». Alors Flo regarde et se voit avec Kako dans la cuisine équipée d’une chaudière à bois qui chauffe toute l’eau et toute la maisonnée. C’est l’heure du petit déjeuner. Pendant que Flo touille son café au lait, Kako prend le crochet en métal pour ouvrir les deux volets en fer, emboîtés et articulés l’un à l’autre par deux fines soudures. Il se rend compte alors qu’il n’y a plus de feu ni de flammes, juste quelques braises enfouies dans les cendres. Espiègle, le grand frère veut se faire apprenti laborantin. Il ouvre le placard à produits dangereux et prend l’alcool à brûler. « On va faire un essai » dit-il.

Flo se rapproche de lui comme s’il s’agissait d’une assistante. Il verse la moitié de la bouteille. Nous nous penchons par-dessus la chaudière entrouverte. Nous regardons. Rien. Un peu déçu de cette absence de réaction chimique, il voit la boîte d’allumettes à côté de la cuisinière. « EUREKA ». Le petit sourire en coin, l’illumination de la solution émerveille son visage d’enfant. Il allume l’allumette et la jette dans la chaudière. Nous nous penchons à nouveau par-dessus la chaudière. Et là, pas le temps de dire « oh, y’a rien » car une énorme flamme jaillit et nous brûle sourcils, poils des bras et quelques mèches de cheveux. Nous avions donc fait une connerie.

Nous voyons au loin notre père arriver. Vite, nous nous réinstallons sur la table de la cuisine. A tourner le café au lait comme si de rien n’était alors que la cuisine empestait le porc brûlé et que les copeaux de poils fondus surnageaient dans le bol. Le père apeuré avait vu une flamme de 20 mètres sortir du conduit de cheminée alors qu’il descendait le chemin pour entrer tranquillement à la maison. A la question « qu’est-ce qui s’est passé ? », nous avions feint l’ignorance sans savoir ce qu’il avait pu voir.

Quelques décennies plus tard, la chaudière à bois a été remplacée par la chaudière à fioul. Là, je n’étais pas à ses côtés. Mais j’entends un grand « BOOM ». J’entre dans la même cuisine et je vois les sourcils de mon père fondus !
Et comme le défi demande plusieurs histoires, je finirai par celle-là, jamais Flo ne laissera passer l’interdiction des cheminées et de leurs feux même s’ils présentent une certaine dangerosité car le feu et sa maîtrise représentent un cycle fondamental dans l’histoire de l’humanité.

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02 mars 2013

Participation de Flo

graine de cabane

 « Déboussolés par le machin magnétique » comme soufflés, engloutis et aspirés dans le creux de ce dessin. Drôle de sensation que cette énième nuit des temps qui renverse l’ordre des choses. Comme si les pieds marchaient sur la tête, et non la tête sur leurs pieds parce que la planète aurait cessé de tourner. Pourtant nous y sommes et droit dedans. Quel navrant constat !

Figées, statiques, amarrées dans le vide, les cabanes ne se plantent plus. Elles s’accrochent à l’écorce du passé qui les faisait autrefois rêver. L’apocalypse vient de se passer. Certes, il existe encore quelques graines fertiles ; mais pour combien de temps ? L’érosion terrestre les laisse tomber. Et, le voleur de papillons préfère les récupérer plutôt que de les voir se perdre dans le vide ou l’infini. Il préfère se nourrir de ces pépites avec le souvenir d’antan comme de celui de ces superbes pêches. Mais, en aucun cas, il ne veut laisser la chance ou la place à l’autre, celle par exemple, de laisser la volatilité imaginer une possible et donc hypothétique fécondité sur d’éventuelles contrées moins arides et sèches. Aujourd’hui, appâté par seulement lui-même, il s’accapare tout. Il ne voit même pas que sa maison est creuse et qu’il ne plante rien. A force de prendre les portions qui pourraient être destinées à d’autres éventualités, il n’envisage pas la gravité de ce qu’il fait et encore moins, le virement de son état gravitationnel. Sa maison va craquer sous le poids de son avidité. Les ficèles ne résisteront pas. Le néant, l’invisible et la solitude sont beaucoup trop lourds. Les amarres de sables l’engloutiront. Tout comme ce silence désertique qui s’engouffre dans le sombre de son cabanon. Il ne connaît pas encore le temps par grand froid. Manches courtes et casquette ne suffiront pas à le protéger de cette navrante misère humaine parce que tout est détérioration et dégradation. Rien n’est amélioration, espérance et imagination. Il n’y a pas de solution parce que la place est prise et que la coquille est vide. Or, seule une rotation permettrait à ces graines de se replanter.

 

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22 décembre 2012

Participation de Flo

flo

L’œuvre d’art qui me tient particulièrement à cœur est celle que j’écris, dessine, et imagine. C’est l’histoire du livre vivant. Témoin d’une vie, l’œuvre relate et relativise le réel. Elle bouleverse le concret grâce à son immatérialité.

Avant de s’escrimer parmi de nombreux défis, son fil conducteur était rouge. La couleur de l’action, du sang, celle qui fait battre nos cœurs. Puis l’œuvre a voyagé jusqu’à s’évader dans la translucidité, parfois même dans la clandestinité.

Rouge, grise ou noire, la matière n’est plus ni même sa couleur. Sorte d’essence englobante, elle accompagne. Elle est là. Fascinée, par chaque description. Emportée, par chaque vibration. Apaisée, par chaque contemplation.

L’œuvre qui parle et qui fait parler. Celle qui chante et qui fait chanter. Celle qui participe à son présent comme à son passé. Celle qui adoucit ou qui fait rêver. Celle qui rassure et celle qui plait.

L’œuvre, l’art ou le cœur qui battent ? Sujets qui ne peuvent pas la laisser se taire. Ils l’appellent. Alors, elle se rappelle déjà toutes les pirouettes pour rester le mystère. Pourtant, osera-t-elle franchir le rubicond? S’arrêter de murmurer ? Et oublier le « faire languir » ? Arrivera-t-elle à se détacher de tous ses effets d’annonce  pour enfin écrire la suite ?

Au fond, l’autre partie d’elle-même ne retiendra que le particulier. La particularité d’être un homme au fond de son jardin à ratisser l’herbe du printemps. Un homme éternellement libre de le faire.

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