07 décembre 2013

La poule et le couteau (EVP)

Un jour, une poule de l’espèce la plus caquetante,
Trouva un couteau de l’espèce la plus coupante.
Peu versée dans les couverts, elle entreprit de lier connaissance,
Jugeant la chose intéressante du seul fait de sa brillance.
Elle s’adressa à sa virole, trouvant sa découpe fort seyante.
Que vous êtes jolie et comme votre ligne est élégante !
Mais quand je m’approche de cette lame qui figure votre corps,
Hélas l’image emplumée qui s’y reflète est une insulte au décor,
Le bec jaunet, les yeux chassieux vraiment quelle horreur !
Il faudrait changer de robe, si vous voulez, au coq, faire honneur.
La poule moqueuse se gaussait encore de l’instrument,
Quand la fermière la prit par les pattes, incontinent.
Toute heureuse d’avoir retrouvé son couteau,
La poule en sut l’usage tout aussitôt !!


Poulettes qui tant des autres vous moquez
Sans même vouloir apprendre ni envisager,
C’est à vous-même que renvoie la triste réalité,
De cette volaille idiote qu’on pluma sans pitié.

….

     - Encore un bout de sot-l’y-laisse ?
     - Oh oui et des frites aussi !!

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30 novembre 2013

Feuilles d’Automne (EVP)

Décembre frissonne qui déjà finit l’automne
Les feuilles sanglotent et pleurent leurs plus belles parures.
Le vent fripon les soulève, elles dansent une chaconne.
Puis tombent et éteignent doucement leurs dorures.

Sèches et brunes elles recouvrent l’allée forestière
Semblant faire édredon aux châtaignes, aux marrons.
Dans un ultime cadeau elles réchauffent la terre,
Faisant barrage au gel mauvais, au temps félon.

Sur ce tapis tu marches, promeneur solitaire,
Inconscient peut-être du sacrifice consenti
Des ornements des arbres, de leurs somptueux habits.

Tu les vois tristes en leur humilité d’hiver,
Ton écharpe couvrant ton nez déjà rougi,
Tu ne songes qu’au thé fumant et aux petits biscuits.

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23 novembre 2013

Il est tard (EVP)


J’entends marcher dehors, tout est clos, il est tard.
Ma lampe seule veille, cercle d’or sur cette page.
De quoi aurais-je peur ? De quel désordre blafard ?
De ce ciel trop bleu, de ces nuages bien trop sages ?

Pourtant les choses basculent de l’autre côté du temps.
Sur la nuit qui dort, on a posé un drap plat
Et le lampadaire allume un sombre soir qui ment.
Quelques lumières attendent des gens qui ne sont pas là.

Qui marche là-dehors ? Un homme ou une absence ?
Qui me parle de lui ? Sa pipe ou bien sa pomme ?
Ma lampe est fatiguée, le jour déjà s’avance,
J’ai vu l’homme : Manteau noir, chapeau d’étrange forme.

Je tire les rideaux, le monde reprend sa place.
Le ciel est gris, le voisin prend son journal,
Un instant la vieille peur : Mais c’est moi dans la glace,
Le café est trop fort, c’est une journée  normale.

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16 novembre 2013

La noix Noiseuse (EVP)


C’était une noix de haut lignage
Une A.O.C. de Grenoble rien que ça !
Elle était fière, la coquille en ramage,
Le cœur charnu, gras, un délice ma foi !

Mais l’orgueilleuse en haut de l’arbre majestueux
Tirait fierté de ne jamais se faire gauler
Hélas, frimas venus, sur la branche esseulée, perdue
Elle aurait bien voulu se faire croquer.

Elle faisait du brou de plus en plus noir
Et les cernes au cœur, pleurait sa prétention passée.
Mes cousines lointaines ont aussi le corps dur
Et l’amande tendre sans faire autant leurs mijaurées.

De cajou, de pécan, d’arec ou de muscade
Elles finissent par céder
Et se font joyeusement dévorer
Sans faire autrement de parade.

Toi, ton cœur ranci se désespère
Non, nul ne grignotera ton secret parfum
Que tu gardais si bien enclot à la fin
Tu n’attends plus que la bise qui te libère

Et te fasse rouler vers le torrent fatal
Où tu exploses en un instant létal
C’est bête cette noix dépressive
Qui choisit au bout le suicide

Elle a finit par se NOYER !!
 

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09 novembre 2013

Perdidos (EVP)

«  Il avait commencé à lire le roman quelques jours auparavant, il l’abandonna à cause d’affaires urgentes et l’ouvrit de nouveau dans le train, en retournant à sa propriété.

Il se laissait lentement intéresser par l’intrigue et le caractère des personnages.

Ce soir là…

Il était envoûté par Mariana, la délicieuse fiancée de Javier, une brune aux yeux de porcelaine, la description en était si fine si précise que l’on était vite en totale empathie avec la pauvre enfant qu’un sort funeste attendait certainement dans cette finca mystérieuse et désolée où elle devait épouser ce benêt. Il prenait fait et cause pour la belle brunette avant même qu’elle n’arrive chez ces paysans enrichis, sans doute des rustres sans culture alors qu’elle avait été nourrie de Ovide, de Dante, de Pétrarque…

Qu’allait-elle faire dans ce village de Perdidos qui n’avait vraiment pas l’air accueillant.

Le train descellerait doucement, machinalement il regarda sa montre, c’était curieux, son arrêt, le premier sur la ligne, était dans une heure seulement…

Alors seulement il leva les yeux de son roman. Sur le siège d’en face se tenait Mariana : Ses yeux de porcelaine, ses cheveux de nuit, son teint d’albâtre…

Le train s’arrêta tout à fait. Il lut, effaré, le nom de la gare : Perdidos.

Il devait être dans la fiction du roman…Il voulut frotter ses paupières pour revenir à la réalité…

Le sourire dégoulinant de sang de la brune créature avait déjà fait éclater son cœur.

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26 octobre 2013

Le week-end en 7 mots (EVP)

-         Ben l’bonjour M’dame Lemercier, alors l’avez-vous vu aussi cette voiture gigantesque qu’a traversé le village hier à la soirée ?

-         Dame ! Ya tout le bourg de Beaumont-le-Hareng qu’en a été tout émotionné : Un balandran pareil qui passe comme une fulgurite.

-         Même  que le père Amédée y savait pu parler quand c’est qu’y z’y ont demandé comment reprendre la route de Deauville. Bref,  qu’il leur a expliqué que c’était pas là et qu’y z’étaient à l’opposé. Il a dit après qu’y avait une bien jolie jeunette et qu’elle s’appelait Scarlett. J’pense qu’il a voulu dire starlette, y lit pas les magazines Amédée, elle allait passer un ouik-end  là-bas pour le festival du film américain. Tu parles comme c’est logique, en Normandie !!

-         Il parait qu’y a des soirées très très houppées sur les palplanches, avec un virebouquet sur chaque cabine. Ça doit être bin beau et puis après ils font des Barbacoles sur la plage.

-         Approchez-vous M’dame Lemercier…Je vous l’dit à l’oreille…L’autre jour chez Josy-Coiffure, y z’ avaient le dernier « Gala » et qui disait que les robes étaient tellement transparentes qu’on pouvait même voir leurs Youftes !!

-         Si c’est pas une honte M’dame Germain, si c’est pas une honte !!

 

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19 octobre 2013

Page de Pub… (EVP)

 


Vous n’en pouvez plus de vos institutions qui s’encrassent ?
Vos chambres parlementaires sont toutes ternies ?
Le bien commun disparait sous le tartre lobbyiste des experts ?

VITE ! Dite stop !

Avec STOP-EDIL’

STOP-EDIL’ Nettoie 99,9O % des bactéries énarchiques et des microbes démago-ambitio-prêtatout qui peuvent donner ces horribles coliques haineuses et empêchent une bonne circulation des idées simples et bonnes.

Alors dite stop !
Avec STOP-EDIL’

Pour une démocratie qui ventile !!

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12 octobre 2013

Le sport (EVP)

Il faut mobiliser une grande volonté pour soulever cette paupière,
Le poids des cils, sans doute.
La flèche de mon regard dardé, atteint sa cible matinale : Le réveil.
Extension de la mâchoire, claquement du muscle bavardeur, rugissement afin de préparer l’usage de la parole.
Un passement de jambe à droite puis à gauche…Bras qui se tendent à l’inverse.
Enfin une poussée nette et franche sur les genoux…Voilà tout le poids du corps à la verticale.
L’effort est conséquent ; On peut gratouiller les muscles fessiers en guise d’étirements.
Quelques mètres de surf sur les chaussons mal enfilés, nous arrivons sur la deuxième enceinte sportive.
Au curling de la brosse à dent, le dentifrice gagne généralement et termine dans le rond du verre à dent .
En apnée sous la douche, contorsions de la taille, suspensions d’un pied sur l’autre…L’équilibre est toujours précaire, les risques importants surtout quand la savonnette
veut vous voir jouer au squash, en rebondissant contre les parois vitrés.
On hisse la serviette, on sèche au taquet tout en patinant sur le tapis de bain.
Petite séance de GRS avec comme accessoires : Petite culotte puis c’est le passage difficile : agrafage de soutif,  pantalon et tee-shirt ne posent pas de problème pendant les jeux d’été, c’est une autre paire de manches en hiver…
On évite de prendre l’escalier tout schuss et l’on se retrouve sur l’ultime aire d’exploits :
La cuisine.
On enfourche la première chaise pour  le parcours d’obstacles. Dressage des bols, bobsleigh du beurre sur les tartines, éviter le smash dans la confiture.
L’évier est un trois trous sans bunker mais il faut y aller doucement, dérouler le môle après la mêlée dans la mousse et finir par un drop adroit sur l’égouttoir.
Mon chéri me tend une perche mais je suis déjà au bout du steeple vers le placard de l’entrée,
D’un geste d’une remarquable fluidité, je plaque les vêtements qui tombent sur le tatami de l’entrée.
Enfin, je prends les clefs de ma F1 (Fiat uno), tout un tas d’épreuves m’attendent encore.

C’était quoi déjà votre question ?
Si je fais du sport ?
Ah non ! Moi jamais !!

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05 octobre 2013

Marotte (EVP)

Me suis découvert ces dernières années,
Une drôle de marotte que j’ai peine à avouer
Je m’accroche à la vie comme bernique au rocher
Et suis toujours là malgré des aléas bien corsés.

Mais si je peux me permettre, mon ange protecteur,
Tu pourrais prendre un long repos réparateur
Demander par la même occasion à ton Saint Patron
De me lâcher la grappe, au moins pour quelques saisons.

Oui, j’aimerais même s’il est difficile d’écrire
Défier quelques samedis surtout juste pour rire.
Alors, si tu voulais et sans faire ma chochotte ,

Mettre au vestiaire tes plumes, merveilleuse égide
Et faire un peu plus la java, te taper des délires,
Je m’empresserais  avec plaisir de changer de marotte !

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20 juillet 2013

Les amants de la cocotte (EVP)

Depuis quinze jours, je me posais des questions
Sur l’immonde responsable d’une telle situation :

Ce n’est pas le coq Allane
Qui est amoureux d’une canne.
Ce n’est pas le coq Calight
Qui ne chante que du Graeme Allwright.
Ce n’est pas non plus le coq Cisse
Qui a cette partie qui se dévisse.

J’ai bien peur d’avoir trouvé le coupable
De ce tour tout à fait impardonnable :

C’est le coq Sixgrues
C’est un vrai malotru
Parce qu’il fut l’animal aimé
D’un marabout grave camé,
Lui a appris plein de formules
Aussi magiques que ridicules.

Oh ! Arrête de faire la cocotte, poulette
Me dit ce coq noir, insolent et bête.

De râler c’est pas la peine,
Ça te fait une bouillotte  pure laine,
Tu devrais plutôt être contente
C’est de Pâques la double entente
De l’agneau sacrificiel
Et de l’œuf vie éternelle !

Coq maudit, tu peux fermer ta bouche,
On voit bien que c’est pas toi qui accouche !!

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