02 avril 2016

Chap' au hasard pour une jolie rousse (Cavalier)

« Alors là Cavalier, pour une fois, Chapeau ! »

Je vais vous conter l’histoire d’un tableau que j'ai réalisé.

Pour vaincre ma solitude, je me suis inscrit à un atelier de loisir créatif, vous savez de ceux que l’on trouve dans les centres culturels de nos jolies villes...

Suite au cours sur le pastel sec que j'ai suivi, avec le groupe de l’atelier, et aux conseils avisés de KatyL, que je remercie - en passant -, j'ai travaillé un soir sur  le pastel gras. Donc ce "dessin" (?) est une première pour moi. Et pour l'utilisation d'un Canson couleur, aussi.

Depuis, des questions existentielles sur le hasard, parfois heureux ou malheureux, en création, m’assaillent, le jour comme la nuit.

Chapeau ! Comment 200 milliards de neurones peuvent-ils dessiner un visage aussi beau ? (Désolé mais c'est pas moi, ce sont mes neurones, je dis bien, sinon voyez avec mes parents, Pierre et Lucette, pour vous plaindre – oui, Cavalier, ce n’est qu’un pseudo, voyez-vous...  LOL). Sans gommer ne serait-ce qu'une seule fois ? De la chance me direz-vous. Due au hasard ? Oui, en fait je le pense. Le hasard fait bien les choses, souvent, c'est bien connu.


Mais revenons, si vous le voulez bien, aux prémices de notre histoire. L’atelier ce soir-là misa tout sur un travail en binôme. Donc, il me fallait un modèle et,... Le hasard des mises en binôme fit qu’une très jolie femme, que je ne voyais, ne reluquais, qu’au fin fond de la pièce de l’atelier habituellement, se retrouva avec moi. Et moi avec Elle. J’en bafouillais fort des pastels.

Elle, Leila, oui Leila, brossa mon portrait, que je ne vous montre, et moi je commençais à lui brosser le sien. Puis, Elle mit un joli chapeau, se plaça de profil, prit la pose, et ce fût à tomber !

Le hasard se remit à l’œuvre, vous savez que je ne suis pas très doué en dessin, mes traits sont grossiers, ma main, gauche, et la droite ne vaut pas mieux...

Voyez donc ici mon avant-dernier dessin :                       

IMG-0724-b
Pierre-Luc ; Pastel sec

Oui, je sais le chapeau est un peu raté, mais bon...

Mais, oui, le hasard frappa et j’en fus ébaudi. L’amour sonnait à la porte, exacerbant, sensibilisant, mes yeux et mes mains, entre autres, et j'en passe. Super pratique pour poser palette... mais bon...

Je vous passerais bien aussi sous silence les détails de ma réalisation technique, mais vus les commentaires assez laconiquement un peu salés, postés au dernier défi, ici, je ne vous ménagerai... non mais...

Le pastel gras une fois mis j'ai voulu éclaircir un peu le visage que je trouvais trop sombre (satanés neurones, bandes d'incapables). J'ai pris mon cutter - un coupeur en canadien français - et j'ai gratté de la craie pastel sec blanche que j'ai mise dessus. En soufflant, et tassant tout, tout doux. Sur le gras. Beuh. Je vais quand même pas lui mettre du fard. Ou de la poudre aux joues à la belle. HELP !?? Les zartistes pros du pastel gras ??? Enfin... bon...


La séance s’acheva. A 21 heures pétantes, on rangeait nos cartons. Oui, on ne vient avec des valises...

Sur un coin de table, je griffonnais rapidement un petit poème, que je lui glissais subrepticement (dur à écrire, ça), en sortant.

Ebahie, le lisant, tout en marchant, Elle me suivit vers nos voitures. Je montais dans la mienne, entendant des voix fortes, un genre d’altercation, une sorte d’exclamation en fait.

Un grand escogriffe brun, de velours, un gorille, une armoire à glace, criant haut, et comme s ‘éventant avec mon poème, me montra son poing.

Chapeau les couples d’aujourd’hui. Ha, 1968 ! Bon...

Agoni, à fond la caisse, je rentrais chez moi, par de nombreux raccourcis, me retournant un peu de temps à autre, à peine...

Allez savoir pourquoi, je ne suis jamais retourné aux cours, la flemme de suivre des cours du soir, sans doute.

Mais, je vais vous lire quand même mon petit poème :

 

Leila, Hespéride blues

Moi je t’enlèverai un jour en ton pays
Toi mon tendre soleil, ma douce Leila
Connais-tu mon royaume aux citronniers trahis
Qui pleurent ton absence aux larmes à cappella ?

Aux orangers dorés, aux lauriers élancés
Aux myrtes amadoués. C’est là que tu viendras
Contre moi te blottir et m’aimer... enlacés
Sous les colonnes d’or, les statues cathedra

Mon jardin d’Hespéride où l’immortalité
Gloire de notre amour et sa virginité
Nous feront un manteau hors nos soleils brûlants
Une couche fleurie sous nos corps déferlants
 

leila
Pierre-Luc ; Leila, pastels gras

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26 mars 2016

Jeudi Noir (Cavalier)

C’est devant cette porte que tout a commencé, devant oui, mais devant...  à l’intérieur !

Une grande porte close au centre des murailles de la jolie ville de Guérande, chère à mon cœur, sise alors dans les années 1920.

 


00guerande

                       

La ville fortifiée attend près du marais,
Entourée de brumes bleues et de vents conquérants.
Où sont partis les bois et les grands champs de blé ?
Les passereaux se taisent, les mouettes se chamaillent,


Les canaux font le siège, des hérons y guerroient,
Sous le crissement du sel, le pleur des salicornes,
Le sifflement des barques, le souffle des écluses,
Mais aux sables des murs mon âme reste fidèle...

 


Et puis, on ne sait pas bien... Une perturbation électromagnétique au Triangle des Bermudes, un micro trou noir traversant la Terre  soudainement, une lubie extra-terrestre ? Toujours est-il qu’un quarteron de personnages d’une dimension parallèle à la nôtre fit son irruption dans la cour pavée intérieure.

Un peu comme dans Stargate en fait.

C’est devant cette sombre porte que tout a commencé. Ils étaient littéralement cousus d’or, ils en avaient de pleins sacs avec eux. Ils n’étaient même pas dépaysés. Tout était identique, ici. Chez nous. 

Il y avait pourtant une différence notoire, et ils la connaissaient bien. Les Lois du marché, ici, dans notre monde, n’étaient pas encore maîtrisées et la tendance aux bulles spéculatives toxiques était latente.

Il y aurait de l’or à prendre !

C’était certain pour ces quatre personnages hauts en couleur, de l’Ordre du Trader, et en y étant Grands Chevaliers en plus... Ils ouvrirent la lourde porte, et telle une boîte de Pandore la ville de Guérande cracha son venin.

Le 25 juin 1920, nos preux Chevaliers embarquèrent à bord du RMS Olympic, "the Old Reliable", pour le Saint Graal de la Bourse à New York.

Vous me direz : pourquoi donc une arrivée à Guérande ? Mystère. Peut-être que seuls les lieux chargés d’histoire, comme les villes fortifiées du vieux continent, permettent une concentration d’énergie telle que des portes dimensionnelles peuvent s’ouvrir.

La suite de l’histoire fut facile et bien connue. Bien intégrés à leur époque, passant inaperçus, ils injectèrent et blanchirent leur or. Ils créèrent les Call Loan, un nouveau système d’achat d’actions à crédit, ce qui mina, corrompit, salit insidieusement le système financier. Alors, ils coincèrent la bulle et attendirent.

Puis un jour ce fut le Jeudi Noir à Wall Steet. Tout bascula.

Nos Chevaliers Trader firent le voyage dans l’autre sens, et de pleins chariots remplis d’or s’engouffrèrent par la grande porte de bois.

Si un jour vous passez par Guérande, vous constaterez combien les deux grosses pierres qui encadrent la porte portent encore les traces des roues ferrées de leurs chariots fous.

Oui, c’est derrière*  cette porte que tout a commencé.

 


La Bourse ou la Vie

Que conte tout ceci : le malheur mis en scène ;
Un raccourci rapide à l’ombre du savoir,
Quand l’esprit par le rêve est pris en quarantaine,
Et, comme il sied de l’être, habille le miroir.

C’est cette Ourse qui vend sa peau sans émouvoir
La Chèvre à patte blanche, et aussi cette vaine
Colombe au clair ruisseau qui divorce au perchoir
Que conte tout ceci : le malheur mis en scène.

C’est la fable du Roi, la bête herculéenne,
Qui, ayant trop longtemps patienté pour avoir
Du Lapin au palais, sous la rosée, amène
Un raccourci rapide à l’ombre du savoir.

Et l’écrit du Corbeau au Renard est si noir,
Que Raminagrobis*, en puissant capitaine,
Ronronne et puis sourit aux défenses d’y voir
Quand l’esprit par le rêve est pris en quarantaine.

La raison du plus fort, des Loups aux Agneaux, gêne
Ce doux protagoniste et ce grand Léopard,
Leur talent en costume en bigarre l’arène,
Et, comme il sied de l’être, habille le miroir.

La Basse-cour d’argent fait faillite ce soir,
La Poule, au jeu de l’Oie, aux œufs d’or pond sa peine,
Le Canard a perdu l’Amérique et l’espoir ;
C’est ce que n’a pas dit Monsieur de La Fontaine
Que conte tout ceci…

 

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* D’aucuns diront : Oui... heu... Cavalier, il prend le contre-pied du défi !

Je répondrais : Oui, et à l’or ?

* Raminagrobis : le chat chez Jean de La Fontaine

 

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15 juin 2013

Un métier d'avenir (Cavalier)‏

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08 juin 2013

Au salon des échos (Cavalier)

Dans le salon de madame des Ricochets,
Les miroirs sont en grains de rosée pressés,
La console est faite d’un bras dans du lierre
Et le tapis meurt comme les vagues…

Dans la maison de madame des Ricochets,
Le mur redescend du tronc caréné,
Les fenêtres roulent en cent frondaisons
Sur des portes ouvertes aux angles d’épines…

Du beau pays de madame des Ricochets,
Les routes s’envolent aux bords des brasiers,
Traversent les champs en chemins amers
Et passent la ville de feuilles d’absinthe…

Sur la planète de madame des Ricochets,
La forêt s’étend en bulles fangeuses,
Les montagnes pleurent de toucher le fond,
Les mers tristement vibrent à nos cauchemars…

Alors, oui, madame des Ricochets,
Cette chanson glauque,
Nous la savons…

Alors, oui,
Ne soyez pas si affirmative
Dans le flou inconsistant
De vos mots dits…

 

gaïaGaïa blues

 

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01 juin 2013

deux pour le prix d’une‏ (Cavalier)

la barqueÉdouard Manet

Impression

Canotier, ainsi flottant et naviguant, il peindra sur l’abyme. Et mille nénuphars se déploieront sur son esprit :

« … Peintre parmi l’impression, le bleu, l’or et le blanc ; la tache dans la matière ; rêveur en Marne ou Seine - mises en scène -, se voilant et ne touchant point la berge du savoir, mais colorant de verdure, huilant aux auvents jaunes vifs, et endimanchant à la hauteur du rêve une barque immense…

Au tableau du midi s’étalant, endormi, reposant aux matures le voilier des sillages. Alors, sans doute, les barques immobiles, traçant sous le soleil à la lumière des diaphanes, embrumant des visions précises sous le repos de l’astre…

Au Dimanche déramant, déclamant aux avirons des guinguettes sa passion aux dentelles des femmes, dans l’ombre des voilettes… »

 

 

sirène

Ballade pour une Sirène

Un jour pêchant dedans ma barque,
Tout occupé à mes filets,
Je me sentais le fier monarque
Des beaux poissons de la saulaie,
Elle émergea de son palais,
J’aime sa bouche veloutée,
Elle est comme du petit lait,
Je le sais car je l’ai goûtée...

Depuis ce temps elle me parque
Tout doucement dans ses galets,
Je me sens bien, je suis l’exarque
De tous ses thyms, ses serpolets,
De ses jolis cystes violets,
Et sous son cou, sa voie lactée
Qui est si douce à mon palais,
Je le sais car je l’ai goûtée...

Ses flèches quand elle les arque,
Fendant le vent, tendres sifflets,
Autour de moi posent leur marque,
Contre ma peau, doux chapelets.
Mes mots d’amour, mes bracelets,
Tournent vers elle en al dente,
Et prennent sa main sans délai,
Je le sais car je l’ai goûtée...

Sirène, tu es l’angelet
Peignant mon cœur pianoforte,
Avec ta grâce en chevalet,
Je le sais car je t’ai goûtée...

Cavalier

 

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25 mai 2013

Participation de Cavalier

Au cœur de la Bretagne, assises sur le pas de la chaumière, Françoise questionne Marie :

- Alors Mamgoz, ces soirées au cyber-café ? Ça s'est bien passé ?

- Bah, Françoise, j’ai laissé ma coiffe après moi,

là-bas, mais j’ai pas été écrasée avec les voitures... 

- Alors ma Marie venir nous voir, toi, là le soir, tu ne fais plus...

- Gasp ! Ça non . Je suis à faire toujours tout autour de mon internet,

et souventes fois, avec le profil de Cloé ma petite fille...

- Je m’en rappelle...

- Une fois le temps, je suis à écrire des petits mots autour de moi, et puis aussi moitié trop, là, à un amoureux ouallon...

Et puis, dis, sur l’écran, au milieu de tout, ça a marqué :

Vous avez un message !

-  Ma Doue beniget !!!

-  Chut, chut, la Françoise, on va arrêter par-là de se rabattre de la goule. Je suis rendue à te le montrer, mais chut...

 

 

Hé Babelute !

Beh quoi ?

Hé bondjou, Babelute ma biesse bien-aimée, j’aime brâmint tes belgitudes, tes belgicismes, ta belle gique, ton brol, tes blasphèmes. Oui j’en reste baba de tes babioles, de tes badinages, de tes bafouilles, de tes bagatelles, de tes batifolages et de tes bariolages. Moi le belgivore bagnard, basané, balafré, au bagou de bakchichs bonhommes. Je kiffe top grave tes ballades, tes ballerines, ton baragouinage, ta baraka. Et bandit je bande sur tes barbarismes baroques et bariolés. Je te baise, bien baveux bel et bien les bonnets, le bas ventre, la batterie et ta bécane bénie.

J’bas le beurre, là. J’suis bleu de toi.

Break & black-out &... èt dji bwè one bîre pour la route...

 

 

- Dis, Mamgoz Marie, c’est bien dommage que mainant on ne comprend plus le patois gallo... g' à l’eau, quoi ?...

 

Cavalier

 

 


 

PS : Expressions françaises régionales influencées par la langue bretonne s’effaçant

Au milieu de tout : tout à coup

Autour : après, auprès de

Avec les voitures : par les voitures

Battre de la goule : papoter

Etre à faire quelque chose : en train de faire quelque chose

Gasp : mince

Laisser quelque chose après moi : oublier quelque chose

Ma Doue beniguet : Dieu béni

Mamgoz : grand-mère

Moitié trop : deux fois trop (!)

On va arrêter par-là : on va s'arrêter maintenant

Rendu à : être à l’étape de, en train de

Une fois le temps : de temps en temps

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04 mai 2013

L’avenir du futur (Cavalier)

Autoportrait dénommé La clairvoyance René Magritte

 

Au fruit mûr l’oiseau s’envole. Le peintre ne sait plus qui a prédit l’avenir sur la nappe de la table. Et voilà enfin que les prophètes se sont assis sur des chaises cadenassées. Et le peintre recharge son pinceau à la palette des diseurs de futurs. (Qu’on leur donne la pulpe du fruit !) L’image s’étale sur la toile, bardée de fragment de coquilles

                 et de plumes autours…

 

Allez ! Qu’il est donc imprévisible cet avenir en devenir, à venir de la graine, jolie marguerite ! Il nous a souvent induits en erreur dans de telles peintures : Dictateurs en puissance, aux sombres sommets !

 

Il nous a fait souvent s’ouvrir la graine du petit d’homme. Babillant, souriant. Tel Hitler, qui était sur la
route, comme la source en son lit, comme la première parole qui survient, comme la plume qui perce et qui gerce sous la peau ; et le futur sera toujours bien plus vaste

                qu’une toile peinte en blanc !

 

Et toujours bien plus beau, il ne sera pas…

 

 

Cavalier , le 29 avril 2013, pour Le Défi Du Samedi.

 

PS : N’y voyez ici dessein, trop (quoique… :), prenez-y seulement, simplement, quelques images…

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27 avril 2013

En haut de l’escalier (Cavalier)

 

 Quelques fleurs séchées

 

Dans la maison ancienne en haut de l’escalier,

Sauge, hibiscus en fleur, marjolaine et mélisse,

Chantent le four à pain à l’ombre du grenier,

Du moulin à café vers le geste qui glisse…

 

Mélusine, merveille, au brouillard de la mer,

Voilà que des ruisseaux, de l’herbe et des prairies,

Tu fécondes l’encens au sortir de l’hiver :

Cannelle sur copal, muscade en féeries…

 

Fleure tous ces parfums du profond des vallées,

Aux forêts des oiseaux, au creux du Yeun Elez,

Aux détours des chemins, des routes étoilées…

 

Exhale dans mon cœur l’inflorescente Breizh,

Sur le puits disparu du chêne centenaire,

La douceur de l’Izel, sur le bois et la pierre…

 

 

La maison Cornec

                             

 

 

On consultera avec un intérêt certain :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Yeun_Elez

http://fr.wiktionary.org/wiki/Breizh-Izel

http://ecomusee-monts-arree.fr/la-maison-cornec-2/

 

Et voilà comment une petite promenade dominicale, et la rencontre d’une faiseuse d’encens jolie, jeune mélusine bretonnante tournant son moulin à café odorant, en haut d’un escalier de pierres, peuvent donner un petit poème…

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20 avril 2013

UN PLAT EN PERTE DE VITESSE, LES PAINS DE VIANDE D’ELEPHANT (Cavalier)

Préparation 2 jours

 Temps de cuisson une bonne journée pour 6000 soldats

 Ingrédients :

 1 tonne d’éléphants d’Afrique hachés par le menu

120 kg de rognures de pain noir celtibère

 200 bols de pommes d’Hespéride (que l’on peut remplacer par de la tomate concentrée)

 Une bonne marmite d’haleine d’aspic (que l’on peut remplacer par de la moutarde dijonnaise)

 1 grand champ d’origan et de ciboulette cultivé en garrigue

1000 œufs battus chez l’habitant

 3 oliviers mûrs dont on écrasera avantageusement le fruit (sans le tronc)

 Préchauffer les feux de camp, au moins une journée à l’avance. Tapisser les grands pots à rôt de papier huilé à la graisse de bœuf. Mélanger l‘éléphant, la chapelure, la purée d’Hespéride, l’aspic, les herbes de Province, les œufs, l’olive. Saler, poivrer, remplir les pots.

 Les déposer ensuite sur les braises brûlantes, entre les pierres. Laisser cuire une journée. Pas plus et à feu doux. Égoutter, goûter, laisser refroidir. Attention c’est parfois trompeur.

 Démouler, couper et servir tiède avec de la cervoise bien chaude.

Cet excellent plat carthaginois fut aux prémisses concocté juste à l’issue de la bataille de Cannes, Annibal ayant eu à opter entre cuisiner du romain ou ses éléphants. Il se trouva - bien que bien mâle élevé par son père Hamil, car foncièrement humain -, fort aise et très à l’aise dans son choix de met.

 

cav1Les machines de l’île, Nantes

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13 avril 2013

Bêtes à concours (Cavalier)

cav1

 

Après une exposition féline, souvent, les langues se délient. Passés les critiques acerbes sur les contrôles vétérinaires, les vaccins, les pédigrées, les défauts de standards, les classements de catégories, de races, de classes. Après la remise des prix en bests, en champions, en champions d’Europe, en champions internationaux, quand les ronronnements, les miaulements, les feulements, les grognements cessent, alors au pays de Felix la parole est reine…

 

cav2

 

 

Si vous tendez un tant soit peu l’oreille vous entendrez les chats papoter entre eux, de cages à cages, mais toujours à voix basses :

—   Alors ta maîtresse, elle a eu un prix ?

—   Non, non, pas cette fois-ci ! Même pas un best, c’est pour te dire…

—   Pourtant, la mienne, elle s’était mise sur son trente et un, tu parles !

—   Oui, mais tu as vu les robes cette année. Hou !

—   Quant aux cheveux, qu’ils soient longs, mi-longs ou courts, vous avez vu ces couleurs. Beurk !

—   Et le canon, cette année, je vous raconte pas.

—   Oui, mais bon, ce sont nos mère tout de même, et puis ce concours de maître n’est pas pire que le fameux concours de Miss. Celui qu’on regarde tous les ans du coin de la pupille sur nos coussins moelleux. Ah, ces souris sont si jolies, pourtant.

—  Tu as raison Père Cent, car si à nous on ne nous demande jamais rien, à ces petites poulettes on leur pose toujours les mêmes questions.

—  Rires !!!

—   Allez les chatounets, à l’année prochaine, même lieu, même heure les amis, la parole est d’argent, alors en attendant la fin de ce concours idiot, méditons sur ce proverbe bien connu :

Quand les chats peuvent parler, les souris peuvent aussi se taire…

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cav4

 

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