21 avril 2018

♪ jacuzzi vais-t-y, ou jacuzzi vais-t-y pas ♪ (Cavalier)

 

Hors du bain, hors de moi

Le long de ta ligne de fuite, hors du temps,
Par mille flambeaux de vie aérienne,
Tu sortis du bain, toi, mon doux printemps,
Tel un champ de blé d'allure olympienne...

Nue, si belle enfant, d'éclats de lumière,
Lapis-lazuli bronzé, indolent,
Tu cambrais ton dos, ma rose trémière,
Sous le vent fripon au souffle insolent...

Vêtue en rais d'ors, mon ange soleil,
Ta chute de reins aux reflets de reine,
Réveillant mes sens en simple appareil,
Me fit te rejoindre, enfin, ma sirène...

 


0000bain


 

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14 avril 2018

Allô… Nan mais Allô, quoi ! (Cavalier)

« Allo winer, un peu looser - non, ne quittez pas…  »

Allo… oui, vous y allez ?
Oui, nous aussi, nous irons...
Alors

Se déguiser, en guise, improviser, se débrouiller
En vêtements trouvés
Mal du grenier, en système D
Trop maquillés
Et puis après

Nous irons tous les deux par la porte de la grande ville
De celle qui stimule les monstres

Oui, nous irons
De bric et de broc
En bric et en brac

Moi, il me faut un temps d’horreur
De terreur, un temps de foin
Un temps de chien

Toi, tu te mets au feu de l’étrange
En ange
En transe
À ton visage
À tes frusques
À ta démarche
Dont l’attitude plaquera d’ors
Tous tes pas

Continuer à se déguiser, en guise, improviser, se débrouiller
En vêtements trouvés
Mal du grenier, en système D
Trop maquillés

Depuis lors, dehors, le badaud nous dévisage
Sage, en bourgeois qui ne bouge
Tout rouge, et qui ne courge :

Moi, le bourreau
Noir, épave quasi modo du bouge
En bougre

Toi, Pierrot jolie, la Colombine d’ombres et paillettes
D’ors et de sangs
Liés
Bleutée

Sous les lumières blafardes de la ville
On nous dévisage, sages, très sages
Trop sages, encore
Et encore…

On s'était déguisés, en guise, on avait improvisé, on s'était débrouillés
En vêtements trouvés
Mal du grenier, en système D
Trop maquillés
Grave

Rage. Rage !
Quand au tavernier la question :
Où de la cité
Sont donc les déguisements ?

Ha ! Là c’est Avril…
Fin d’Octobre, c’était
Ha ! Et encore cet automne ce sera 

Bon…

 

 000aloween10

 

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07 avril 2018

C'était Albert le contractuel (Cavalier)


Annabelle tu es la plus belle…

Ce soir, Albert lui balance des mots en pleine face. Toujours, encore. Valouchka, après toutes ces injures, aspire au silence de sa vie. S’enroule à l’infini. Le corps effaré, désert.

Je n’en peux plus Valouch ! Souffle-t-il de rage. Toujours les mêmes vides à remplir, de noms de démons, banaux, ordinaires. Nuit sauvage. Pendant l’amour, il picole. Son sexe lime la roche en faisant un bruit de râpe dans ses tempes. Un bruit vertical de râpe dans ses tempes. Dans ses tempes…

Et toujours arrive la rage du chibre mou, la bête gisante du néant. Vie de merde, sphérique, ruisseau noir, lac gelé. À cause du harcèlement d’Annabelle, cette folle qui désintègre son mal vécu.

Dans le délire d'Anabelle depuis sept ans, Albert fonctionnaire de police, l’aimerait, elle cette cinglée. La regarderait tendrement. La rechercherait. La ferait persécuter par des putes, par ses sbires. Pour la posséder. Elle n’a le cœur qu’à ça. À ce qu’il dira oui, même si il est marié. Même si de son côté elle a un amant.

Extravagances, hystérie, mauvaise foi, cris, injures, scandales publics, menaces de mort, lettres calomnieuses, depuis longtemps dévalent comme en cercle les escaliers de la tragédie du fonctionnaire.

Harcèlement : avec son amant, adhérant à son délire, Annabelle intente, ivre d’amour, de dépit et de rage, une action contre Albert, pour abus d’autorité et arrestations arbitraires. Elle demande cinquante mille euros de dommages et intérêts.

Diagnostic : chez Annabelle, pas d’hallucinations, de sentiments de persécution, d’idées de grandeur ou de cynisme. Juste du délire fixe - de la passion et du désir.

Hystérique, elle souffre d’érotomanie pure pour le fonctionnaire... 

 

00vortex


Postscritum

L’érotomanie est un trouble délirant dans lequel l'individu affecté est persuadé qu'il est aimé par un autre individu, habituellement inconnu ou une personnalité. Ce trouble survient lors d'une psychose, particulièrement chez les patients souffrant de schizophrénie ou de syndrome maniaque[1]. Lors d'un épisode d'érotomanie, le patient est persuadé qu'un « admirateur anonyme » lui déclare son affection, souvent par le biais de télépathie, de messages secrets, de regards, de messages dans les médias. Habituellement, le patient lui retourne cette « affection » en lui écrivant, en lui téléphonant et en lui faisant des cadeaux. Même quand ses avances sont rejetées par la personne qu'elle aime, les sujets souffrants de cette maladie ne comprennent pas le refus. Elles peuvent ne pas comprendre le refus ou imaginer que leur objet d'amour délirant use d'un stratagème pour cacher cet amour interdit au reste du monde[2].

Il ne faut pas confondre le terme érotomanie avec l'« amour obsessionnel », une obsession d'amour non partagé ou l'hypersexualité (voir nymphomanie).

L'érotomanie est aussi appelée syndrome de Clérambault, d'après le psychiatre français Gaëtan Gatian de Clérambault qui en présenta la première analyse complète (dans son ouvrage intitulé Les psychoses passionnelles) en 1921.

in http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/érotomanies/fr-fr/

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31 mars 2018

Mon cœur guimbarde (Cavalier)

La Camarde bat ma chamade ; alors gambade, ma guimbarde ! À toute barde… et puis ho la barbe !

... Cœur en vacance, pour toujours, histrion des naguères,
n’est plus que foutriquet, freluquet au pain sec,
et on dit que rassis, desséché comme une vieille bécane
surfant sur l’océan des peines, sur des flots sans partage,
je n’ai plus de pensées…

(pensées darkwave sombres entraînantes trop traînantes,
brûlées et refoulées comme des frimas gelés) ; 

Et parfois reprenant des souvenirs vacants
qui se heurtent en tous sens aux galets de la plage,
aux passés, aux présents, sur les bielles du ressac d’ici et là en son sein,
je vois et je ressens ce que cela me fait,
comme se refluent les sanglots aux frontières des mots... 

D’autres souvenirs guimbardent
dans un bruit détonnant de bicylindre virago,
et hurlent et foncent sur la jetée…

Mes pensées fusent comme des motos ivres
lancées sur de grands couteaux emplissant l’acier bleuté 
trempé de grands cobras...

S'étalant contre l’écho rêvé de la main qu’on ne peut saisir,
qu’on ne saisira jamais, ou bien fermées contre leur gré, plaquées
comme de tristes continents à la dérive,
comme des moteurs éteints,
comme celles des hôtels affichant complet qui disent le silence... 

... Alors mes phrases telles des grumeaux de planètes en congé,
en grandes vacances,
sous les signes ascendants, descendant de mon front
jusque dans la fosse,
jusque sous le pont de levage,
au bas du vilebrequin de mes horoscopes interstellaires,
se noient dans le blanc de mes yeux

– où c’est écrit, où cela se rencontre -,

se roulent en vagues sur mes peines, sur mes ressentis,
sur ce que cela peut faire, sur ce que mes bras ne toucheront jamais...

... Au hasard, au destin, qui
tel le requin, qui tel le tigre attendant sa proie, la bonite, le phacochère,
dans le récif, dans l’herbe haute.
Quand tout s’enfuit. Il guette. Et c’est là son costume,
et c’est là son suaire.
Quand tout s’arrête. Au férié la cassure, la fermeture, la descente au garage.
Congédiées ! Aux enfers.
Et il n’y a pas d’autres issues... 

Ainsi coulant leurs soupapes et descendant au fin fond des abysses,
mes jours bathyscaphes se fissurent et éclatent. Ô
pression ! 

Alors moi j’ai mis mon âme et mon cœur en vacance...

 

 

juva2

 

 

Lisa Gerrard (Dead Can Dance) - Sanvean

 

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24 mars 2018

Tigresse, es-tu donc funambule ? (Cavalier)

 

Ta berge est joli nénuphar
Qui se dérobe en renoncule,
Emprisonnant mon tronc hagard
Sous la pâleur du crépuscule,
Ta pulpe tiède qui circule
Autour de moi, sans un seul bruit,
Me fait chérir ton calicule,
Quand gloire en fleur n’a point de fruit…

Je serai ton doux léopard
Pris dans tes douves en férule,
Dans tes coquillages sans fard,
Je serai ton conciliabule,
La pluie aux lunes de cupule,
Aux ronces de tes mots minuit.
Je t’aime ô sombre tarentule,
Quand gloire en fleur n’a point de fruit…

Il est des roses sur ton dard,
Ocelles pourpres qui pendulent
Des miaulements en étendard,
Mes allers-retours articulent
Pour dévêtir la libellule,
Laisser la nymphe, et que ma nuit
Découvre enfin ta peau de tulle,
Quand gloire en fleur n’a point de fruit…

Tigresse, es-tu donc funambule,
Liant ma vie où tout s’enfuit ?
Car sous tes fils mon cœur bascule,
Quand gloire en fleur n’a point de fruit…



tigresse3000

 "Ton tatouage prend toutes mes sensations…
Alors viens, sombre funambule,
Laissons là le plombier à ses beaubourgs,
Mais emporte tes jurons de palefrenier fleuri,
Ton smartphone à la glue si jolie,
Et prends ma main je ne la lâcherai pas…"

--> Carrousels - Cavalier 

 

 

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17 mars 2018

Participation de Cavalier

Bien des personne quand on leur demande si elles écrouvrillonnent parfois, se précipitent derechef sur toutes les bouteilles vides de leur maison, et leur font un gros nettoyage de printemps à l’eau bouillante, par contre, d’autres ouatent plutôt fermement un gros coton tige et s’empressent de nettoyer allégrement en public tous leurs orifices, mais pour la plupart ici, en Top Grave Nouvelle France de Terre Adélie –  Je me re-souviens même est un mème fameux, vous le savez tous maintenant  -, bref, pour la plupart ici, au simple son du mot, d’aucuns se dépêchent d’aller impunément en rivière ou en fjord, pêcher des écrevillons, ces petits écrevisses radioactifs, dont la taille est pourtant inférieure à 50 cm. Je rappelle que c’est interdit !

Il est navrant de constater combien le mot « écrouvrillon » est si mal interprété dans toute notre Top Grave Nouvelle Belle Province. Je retracerai ici donc l’histoire et donnerai la définition réelle de ce mot.

Écrouvrillon :

Milieu du siècle, expressions françaises : écranlefiond, fiond d’écran, écran-fyont. Suite à de nombreux différents d’un ancien ministre candidat en Grave Vieille ex-France et à la réitération d’autres délits impliquant ses deux chats Siamois, puis son Labrador – employés comme « animaux de compagnie »  – sont passées dans le langage courant et ont pris le même sens qu’esbroufeur en rideaux de fumée.

Ont pris donc le même sens que magouilleur : «  Quel écran-fyont celui-là !  » (Phrase commune)  

Ensuite, comme beaucoup d’autres mots dans certains groupes consonantiques, la consonne intervocalique «  F » s’est mutée en «  V ». (écranFiont -> écranVillon). De plus, comme souvent en français, il s’est produit la perte de la dernière consonne muette en syllabe de fin.

Le mot a fini par être troublé par deux altérations analogiques et un rapprochement morphosémantique (attraction paronymique) avec les mots « Vrille » - qui vissée a aussi son écrou - et «  Écouvillon », justement. Pratiquement en presque fin de siècle, seuls les musiciens de la puissante et riche mafia du Groenland l’utilisaient encore dans leurs magouilles : « Il n’y a que les écrouvrillons pour encore jouer du saxophone dans les bars. » (Commissaire Leblanc)

Fin de siècle, écrouvrillon : nom masculin. Personne méprisable, indigne de considération : «  Quand une femme s’affiche, ce n’est jamais pour un homme honnête, c’est pour un écrouvrillon.  » (Raymond)

Au pluriel : grandes démonstrations de train de vie. «  Ils étalent des écrouvrillons somptueux : mais du reste, ils n’ont ni déjeuners, ni dîners, pas de dépenses ménagères.  » (Carole Henny)

Extraits tirés du dictionnaire de l’histoire des significations du français, Paul Gerbault, Edition Labrune, août 2299  

 

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10 mars 2018

Même pas gênée aux emmanchures (Cavalier)

"Même sans que ça nous mène, Chimène
Du désespoir à la haine
Même Chimène si tu m'aimes
Il faut que tu te souviennes

Aux amours bien nées, Chimène
Le bonheur n'attend pas
Le nombre des années, Chimène
Comprends-tu ça ?"
R. Joly G. Manset 

δυναστεία, ha ces dirigeants sans Gêne d'une Même famille !
 
Il était une fois deux puissantes dynasties d'essaims de génies ailés, les Gènes et les Mèmes, qui vivaient heureux au doux royaume géminé d’Hominidia. Le royaume dual se développait grâce aux Gènes besogneux, pendant que les Mèmes imaginatifs prospéraient harmonieusement grâce aux gigantesques possibilités mises à leur disposition.
 
Les Gènes bossaient les maths, la biologie, l’informatique et toutes sortes de techniques. La partie sinistre, énorme, de leur crâne chauve bourdonnant nuit et jour.
Les Mèmes, eux, exultaient, friands de légendes, de chansonnettes, d’idées nouvelles, d’histoires drôles et de jeux de mots. Tous les soirs, leur tête était brûlante, un peu maladroite. Ils ne dormaient jamais de ce côté-là, pour mieux ventiler leur folle chevelure.
 
Chimène, la fille du roi des Gènes, aimait Jaimes, alias Side-car des neiges, prince des Mèmes. Malheureusement pour les amoureux, un soir, le roi des Gènes, un peu halogéné, gifla sans vergogne la reine-mère, mégère des Mèmes. Ce qui revient à dire qu’elle commença à gémir puis, se ressaisissant, à mugir. Elle entreprit alors de vouer aux gémonies le royaume des Gènes, et se creusa fort les méninges pour appeler Némésis à la rescousse.

Chimène, qui de la dernière pluie n’était née et avait étudié moult écrits bien amenés sur la fabrication du cidre à Burgos, a clos l'affaire, en offrant un gemme magnifique à la matrone phénoménale.
 
Si à ce stade dynastique vous êtes gênés et sans plaisir aucun, on prend les mêmes et on recommence...



Cid_comedie

 


Pour les plus courageux, voir sur les Mèmes https://fr.wikipedia.org/wiki/Mème

 

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03 mars 2018

Carrousels, sel de la vie (Cavalier)

 

Chevaux de bois multitude, vous tournez :
En chemins de feu et non de glace !
La nacelle brûlante et la tête dressée.
À quels extrêmes d’attractions nous livrez-vous ?

Les caravanes sur mon cœur se sont arrêtées pour boire,
Alors je t’ai vue comme un rêve,
Et ton tatouage prend toutes mes sensations…

Le nombre de grands huit et de coasters
Que ce jour compte n’est plus compte de mots.

Du train fantôme à ses pantins d'apocalypse,
Je ne dirai plus contre le petit ni contre le grand,
À moi les fêlures du ciel sous ses derniers courroux…

Chevaux de bois multitude, nous suivons vos chemins aveugles.
Nous voilà ! Au glissement des cabines sur la ligne,
Au grand murmure des montagnes russes,
À l'accélération des G sur les latéraux,
Et sur le bras central, tombent, tombent les souvenirs et un baiser…

Viens,
Laissons là le plombier à ses beaubourgs,
Mais emporte tes jurons de palefrenier fleuri 
Et  ton smartphone à la glue si jolie,

Prends ma main, je ne la lâcherai pas…

Chevaux de bois multitude, nous vous entendons :
Attraper la queue, attraper la queue,
Oui, décroche le pompon, Girl !
Stand up, stand de tir, autos tampon, cogne, cogne,
Fleur du diable,
Et pause, pose ta main sur le levier, à grande roue,
Aux flèches et aux couteaux…

Et puis ce souffle ardent qui vient vers nous,
Et qui se déplie comme le grain sous sa meule de grès…
Tourne, tourne
… l’œil s’écarquille, la voix s’efface, la main retourne l’essaim prodigue
Par-delà les tables de pierre…

 


« Il y a une forme de légèreté et de grâce dans le simple fait d’exister, au-delà des occupations, au-delà des sentiments forts, au-delà des engagements, et c’est de cela que j’ai voulu rendre compte. De ce petit plus qui nous est donné à tous : le sel de la vie. » Françoise Héritier  

 

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24 février 2018

Participation de Cavalier

 

 

 

00tig coli

 

 Sean, je me sens si bien, je chante juste ton nom

Tig Coili, façade à peine éclairée, rue déserte. Pas un promeneur, des gens qui sortent et qui rentrent chez eux, sous la pluie. Une nuée d’oiseaux dans le désert.

Doit-on dire bar ? Ou pub Irlandais. Même Irlandais au pub. Le public discute et boit de la Guinness. Une personne lève les yeux, parfois deux. Les tablées indifférentes à l'orchestre parlent, rient.

Magie ? L’espace se déchire, l’air tremblote un peu, bruit sec. Dans un nuage de fumée l’orchestre se délite. Un homme en costume bleu prend le micro. Cravate jaune, chemise, baskets blanches, il chante. L’orchestre encore flou émerge du néant.

À  la table du fond, un vieil irlandais, moustache rousse, casquette à carreaux, levait le coude. Le geste suspendu, la chope reste bloquée en instantané.

Le synthé synthétise, la batterie bat son tempo contre des moulins, le guitariste encordé n’accroche pas sa barbe, les trompettes éclatent de quatre noirs, ils fendent le vent, dansent de conserve, crèvent l’écran de leurs grands ronds cuivrés.

Deux personnes frappent des mains, les regards se croisent, étourdis, les têtes se tournent, presque le silence, le monde est debout, la sueur perle, le rythme contamine. Tous se dirigent lentement vers la scène.

Ils ingurgitent en cadence la chanson de Phil Collins, Sussudio. C'est dans leurs tripes.

Deux personnes, seules dans un décor de brume, ventres cadencés, ventres rythmés, vivent, frappent dans leurs mains, vivent, ne regardent pas autour, ne voient pas les autres, costume bleu, moustache rousse, deux qui se regardent comme ça, guitare du diable et les cors assassinent l’espace, ça danse, ça rêve, deux comme ça... ça crève l'écran...

 

00fond sussudio

 

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Phil Collins - Sussudio (Official Music Video)

 

  

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17 février 2018

Mélancolie (Cavalier)

 

Je semble être assise ici 
Loin de mes amitiés brisées,
La vie se poursuit,
Je vous cherche autour de moi,
Vous mes amies disparues,
Qu'êtes-vous devenues ??  

Le fil de ma vie s'assombrit,
La gomme bloque les branches du cerisier,
Que me content leurs floraisons ? 

Les iris flamboient
Autour de la barrière,
À l'abri du banc de bois,
Et tous les oiseaux sont partis,
Où se sont enfuis mes doux verdiers ? 

Je ne vois plus les fleurs des champs,
Je ne vois plus le soleil,
Les nuages et la pluie m'indiffèrent.
Tout passe. Me lasse. 

L'amitié de la jeunesse s'est éparpillée
Sur les notes d un violon,
Son coffre s est fissuré,
Personne ne connaît plus notre joie,
Notre insouciance, nos rires,
Qu'est-il advenu des princesses ? 

Maladroite majesté par ces mots retrouvés
Sur cette lettre froissée,
Tu m'aperçois ma douce,
Je suis l'étrangère,
Mes cadeaux d'amitiés partout écartelés. 

Au fond du jardin
Je me suis terrée,
Les cartouches de la vie ont éclaté
Sur mon destin, 

Et aucune tristesse ne m'a contournée  

 

Source: Externe
Davidson Knowles
 


"Le pont entre hier et demain, se soulevant parfois à la jonction d'aujourd'hui ?

Et tout ce qu'on a un jour espéré rassembler en ce point est tombé au soulèvement aléatoire de ce dernier à l'eau.

Il n'y a que les sentiments forts pour outrepasser ces lois récurrentes à la vie. Que ceux qui sauront nager par envie, par amour, qui resteront par une autre route attaché à leur lien ; fil d'émotion étiré du temps qui passe  "  

Une amie dixit il y a si longtemps ?



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