09 août 2008

Cours Lola cours… à la plage (Cartoonita)

Le soleil darde ses rayons. La plage de West Strand est noire de monde.
Je tartine tendrement de crème solaire le dos de mon Manni. Soudain, HORREUR ...
Je sens la peau de Manni se désagréger sous mes doigts. Des trous verdâtres qui m’hypnotisent. Tandis que j’entends se rapprocher de moi des voix d’outre-tombe. Ne pas se retourner. Ne pas se retourner. Ne pas se retourner. On me tape sur l’épaule…
« Eh Madame, votre chapeau. Eh, je vous cause. » Mon sombrero qui s’était envolé. Un petit minet avec des lunettes Gucci qui me le ramène. C’était ça. Ouf, ça va pas mieux moi, j’arrête pas de psychoter. Pas de plaies purulentes, ni de zombies grouillants d’asticots et ce qui est entortillé autour de mes poignets, c’est les bracelets que Manni m’a offerts. Un clodo lui avait refilés dans le métro, tu parles d’un cadeau.

 

Je chope le tube de crème solaire et commence vraiment cette fois-ci à tartiner Manni. En chantonnant s’il vous plait. Et là, l’horreur. Mes doigts restent collés. Manni ! Il fond !!! Je crie.
Manni se retourne. « Qu’est-ce t’as Lola ? Pourquoi tu tripotes le Zwiebelkuchen ? T’as de drôles de façons de manger Lola, ma louloutte… ». Je me reprends, encore un trip, je devrais arrêter ces cochonneries, ça me réussit pas.

 

Je retourne à mon tartinage d’anti-UVA et UVB. Indice 30. Avec ça, il risque pas se transformer en écrevisse… Je souris en faisant naviguer mes mains sur son dos. Des grognements m’arrêtent. Manni se retourne brusquement. Son visage est déformé par la haine. Il me lance à la gueule des mots durs, crachés. Avec violence me jette à terre, sur le ventre. Je sens son souffle chaud contre mon cou, prêt à me mordre au sang. Il me murmure quelque chose.
« Eh Lola relève toi. C’est qu’un sale gosse déguisé en loup garou qui t’a bousculé. Ça va ?! »

 

 

Je me remets difficilement à la lourde tâche que ma confiée mon chéri : lui protéger le dos des coups de soleil. C’est alors que j’entends quelque chose siffler. On aurait dit un rapace. Bizarre. Mais ? Manni ? Sa tête roule sur le sable. Tranchée nette. Je tremble.

 

Non c’est un ballon. Des gosses qui jouent au volley. Et Manni qui s’était penché pour prendre quelque chose dans le sac. Je me secoue et respire lentement pour faire passer l’hallucination.

 

 

Le tube de crème à la main, j’essaie de rester calme. Mais ma vision se trouble. On m’attrape par les bras. Des hommes. Je les entends parler. Ils sont énervés « Putain, elle fait chier la vioque, encore dans le couloir en train de caresser le poster de Moritz Bleibtreu. » « Allez, Madame Färberböck, vous allez gentiment retourner avec les autres. Ils regardent le film. Ce soir c’est Swing Heil, il est très bien vous verrez. » « De toute façon, y’a que ça. » J’ai l’impression qu’on m’emmène quelque part. Tout est trouble.

 

« Oui, c’est une insolation. Il faut la réhydrater d’urgence. Appelez le 110. J’essaie de la réanimer. »

plage

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12 juillet 2008

En 2108, les carottes sont cuites - Cartoonita

En 2108, les carottes sont cuites.
Mais qu’est-ce que c’était déjà les carottes ? … cuire ? … manger ?
En 2108, c’est mange ou soit mangé.
Mais que reste-t-il encore à manger ? Rien ni personne !
En 2108, je suis seule, j’ai chaud et je meurs de faim
Mais qu’est-ce que ça peut faire ? C’est bientôt la fin
En 2108, je vais bientôt m’écrouler et fermer les yeux une dernière fois
Mais qui se repaitra de mes chairs maigres ? Même les charognards ne sont plus là
En 2108, je serre cette photo contre moi, vestige des jours heureux passés
Mais à quoi peut-elle me servir ? L’inéluctable est en marche
En 2108, je ne peux m’empêcher de penser encore à ces temps jadis
Mais ces temps, je ne les ai même pas connus, j’en ai juste entendu parler
En 2108, mes doigts caressent une dernière fois la photo jaunie
Mais pourquoi ne suis-je pas née en 2008 ? Les arbres étaient verts, que les anciens disaient.
En 2108, je n’ai plus assez de force pour déchirer ce bout de papier
Mais cette dernière trace d’un passé pas encore tourmenté disparaitra bientôt elle-aussi

En 2108, nous aimerons toujours autant les romans d’anticipation désespérés
Mais ces scénarios catastrophes resteront-ils toujours de la science-fiction ?
En 2108, les z’humains, qui sait, seront encore là ?
Mais plutôt, je crois, ils auront fini par se détruire eux-mêmes, et la Terre avec
En 2108, on ne sait pas comment le monde sera
Car nous en tout cas, c’est sûr, on ne sera plus là 

En 2008, pour les défis du samedi je fais un bond de 100 ans en avant
Et je ne parviens pas à trouver de l’espoir, imaginer un monde heureux
En 2008, je pense à cette chanson, Plus rien des Cowboys fringants
Et j’ai peur que cette vision triste ne soit la future réalité
En 2008, j’écris un texte désespéré comme l’avenir me paraît
Et je vous invite à lire & écouter les paroles de leur chanson

 En 2008, je relis la consigne et je pousse un juron
« Mais m…. ! J’étais sûre d’avoir lu 2108 et pas 2018… »

 

les_carottes_sont_cuites

© Le Gobelin - blogdugobelin.blogspot.com

 

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05 juillet 2008

Il y a (Cartoonita)

Dans ma petite boîte à bonheur…

Il y a le brouillon d’un petit billet à composer pour une amie en détresse.

Il y a plein d’autres idées de cadeaux pour faire plaisir à ceux que j’aime.

Il y a de petites attentions pour mon compagnon.

Il y a des choses censurées, par pudeur - chasse gardée - et pour pas choquer les - de 18 ans.

Il y a bien évidemment la 3G : l’esprit d’une Gourmette Gourmande Goinfre.

Il y a mon amour immodéré pour le chocolat et toutes les bonnes petites choses de la vie qui transitent par l’estomac.

Il y a des pensées pour les moments de convivialité passés, les bons petits plats échangés avec des personnes aimées. Je n’oublie pas les couscous aux petits pois partagés avec mon frère, notre vache bleue qui rigole, ses bananes…

Il y a le souvenir de salivages, avec ce même frère, à l’évocation de nos crevettes adorées.

Il y a un émerveillement d’enfant devant la beauté de la nature, les n’arbres – que j’aime étreindre, folle ! – les papillons virevoltants, les espiègles piafs, …

Il y a une propension à sponsoriser les gosiers des moineaux via des dons de morceaux de pain. Car pourquoi attendre l’âge avancé pour s’adonner à cette occupation dite de gâteux ? Alimentons les zozios sur les bancs des jardins publics (on ne peut pas faire que s’y bécoter amoureusement !).

Il y a des milliards de pages lues et à lire, des milliers de livres à effeuiller, caresser puis dévorer fiévreusement.

Il y a une écolière qui préférait lire seule à la récré que jouer à la marelle avec les mini-humanoïdes qui l’entouraient et qu’elle ne comprenait pas.

Il y a une fillette qui jouait dans les champs avec un bâton et quelques plumes et partait dans ses mondes imaginaires.

Il y a, avec les cousins, des souvenirs de parties de ping-pong, de jeux perchés sur les ballots de paille où on s’inventait mille histoires.

Il y a des fous rires et plein de bêtises.

Il y a rêves qui tourbillonnent et mettent des sourires sur le visage.

Il y a un avion à réaction qui, en plus de faire des pirouettes, distribuer des cacahuètes et récupérer les nez de facteurs envolés, est toujours prêt à m’emmener dans les nuages pour rêvasser comme une bienheureuse.

Il y a un trou noir pour aspirer toutes les mauvaises pensées… [parfois en panne]

Il y a de l’export-import :

Il y a des bisous collés dans mon cou et à ma mémoire.

Il y a des lettres venues de loin, très loin pour une expatriée temporaire.

Il y a des colis, emplis de livres, de tablettes de chocolats et de mots rien que pour moi.

Il y a des liens, longs à tisser mais durs comme le roc.

Il y a de la place pour une tripotée de gens et il y fait chaud.
Il y a ma famille, mon amour, mes amis.

Il y a même de la place pour les animaux : matous de tous poils, toutous fidèles et aimants.

Il y a bien des gens qui n’y entreront jamais, le club est privé. Le vigile prévient : « Si t’es con, tu rentres pô ! »
Il n’y a pas de place pour les filous, les dissimulateurs, les menteurs et les traitres. Attention à pas abuser une fois entré, on peut aussi se faire éjecter par le videur. Et c’est définitif.

MAIS il y a encore de la place pour vous !

Il y a l’aorte qui pompe des globules rouges tout frais

Viendez dans mon cœurc_p_g_y

Qu’on se donne du bonheur

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21 juin 2008

Mais qui a volé mon crayon ? (Cartoonita)

-          Papa, papa, je retrouve plus mon crayon vert pistache !

-          Allons blondinette, il doit être sur la table, avec les autres, regarde mieux, il doit pas être bien loin ce verdasseux… Tu l’aurais pas mis dans ton œil violet ?

-          Ben non einh, n’importe quoi, tu sais bien qu’ya déjà une poutre môrron.

-          Ah oui, c’est vrai, et aussi ton âne le rougeaud

-          C’est vrai, mon n’âne rouuuge ?? Il est là, je le cherchais partout, même au fond de mes paupières vert de terre !!

-          Bon retournons à nos crayons, nom d’un petit bonhomme et sa pipe ébène, allons voir s’il n’est pas dans le tableau

-          On peut rentrer dans un tablooooo ? dit la petite en écarquillant comme une huitre ses deux yeux violet et rouge coquelicot des champs

-          Oui, ma puce, c’est facile, il suffit de se tenir par le cadre et puis on entre tout simplement en commençant par la tête, et tes boucles blondes, allez donne moi ta mimine.

Tous deux sont alors entrés dans le tableau, abandonnant la pièce bleu feutré et les onze crayons.

-          Allons demander aux chevaux roux s’ils ont pas vu ton crayon

-          Ben, non ils sont trop loin, z’ont rien pu voir, pôpa, en plus ça parle pas les cheuvals et pis t’as vu comment qu’i nous rega’dent avec leurs grands z’yeux jaunes fou, i’ z’ont l’air michants !!

-          T’as raison, ’tite puce, allons plutôt voir la dame en gris, lui dit il en serrant plus fort la petite main qui s’agrippait à lui.

C’était une femme très vieille, tout habillée de gris, qui se balançait dans un rocking-chair marron peau de chèvre. Lorsqu’elle les vit s’approcher, elle toucha son pendentif en topaze bleu océan et leur dit :

-          Je sais tout, tout, tout, mais si tu veux que je parle, touche à la perle bleu chaton de mes mocassins.

Aussitôt demandé, aussitôt fait par la petite demoiselle aux bouclettes blé doré. Le visage fané de la vieille femme s’illumine alors de lueurs de toutes les nuances de bleu possibles et imaginables, du bleu aurore au bleu marine et même le très rare bleu nuage de petite pluie, et elle commence à raconter :

-          La coupable est une licorne qui venue ici la nuit dernière, elle a pris ton crayon entre ses dents ivoire et est partie comme elle est venue dans un nuage brillant comme le soleil de midi.

-          Une licooooorne, le cheval blanc avec une grande corne ???

-          Oui, c’est cela même ma petite, et va savoir pourquoi : peut-être voulait-elle d’un coup de crayon pastel réparer sa corne abimée ou souligner ses yeux de coquette…

-          Diantre, quelles voleuses ces licornes, elles ne sont pas blanches comme neige finalement ! dit le papa

-          Mais je veux mon crayon, dit la petite fille, qu’est-ce que je dois faire Madame Grisette ?

-          Ce soir, avant de te coucher, place sur la table une de tes dents de lait dans une petite assiette orange. D’ailleurs, je vois une de tes petites quenottes bigarrées qui gigote dans ta mignonne petite bouche, elle ne devrait pas tarder à tomber et elle est parfaite : elle est de la même couleur que ton crayon disparu !

-          Mais la petite souris verte….

-          Oui, il ne faut pas qu’elle s’en mêle celle-là, alors écoute bien ce que je vais te dire : tu vas dessiner un chat rouge colère et tu mettras ton dessin juste à côté de ta quenotte pour faire peur à la petite croque-quenotte gris tapis gris. Et maintenant partez, je suis fatiguée, je vais retourner à mes rêves bleus comme la mer apaisée.

Et ils partirent sur la pointe des pieds laissant Dame Gris-Bleu qui commençait à doucement s’assoupir. Aussitôt sortis du tableau, aussitôt à pied d’œuvre, pas de répit pour cette famille d’amateurs de crayons de toutes les couleurs ! Et zouh, un petit fil miel doré pour hâter la chute de la quenotte nécessitée. Et une feuille blanc crème fouettée fournie par le Papa pour le dessin de son petit Ange. La petite miss choisit le crayon noir foncé foncé parmi ses onze crayons de couleur rescapés puis s’attèle à sa tâche. En tirant sa petite langue rose fraise tagada, elle fait apparaître sur la feuille un gros matou avec de vilaines dents pointues à souhait.

-          Miaooooou, t’as vu ses grosses dents noirues papa ? (parce que c’est comme ça qu’on dit noir foncé foncé dans cette famille)

-          Ah oui ma chérie, cette nuit la petite souris, elle va rester dans son trou sombre à trembler sans oser sortir ! lui répondit son papa, en lui caressant la tête, comme moi je te caresse les cheveux maintenant. Il prit dans ses bras la fillette tellement fatiguée par sa journée pleine d’aventures qu’elle baillait comme un hippopotame fluo de la jungle d’Abbicypotamie et il l’amena dans son lit. Il remonta la couverture à carreaux jaunes spaghettis et jaune frites, lui fit un petit bisou tout doux, comme celui que je viens de déposer dans ton cou… Et le lendemain matin ? Et bien, les douze crayons de couleurs étaient là, sagement alignés dans leur étui jaune poussin !! Ah non, sauf un, un peu en biais, avec… regardons de plus près, mais oui, c’est bien ça, une trace de salive blanchâtre ! …la licorne ?!

cartoonita_big_1_

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14 juin 2008

Working girl (Cartoonita)

Ah mon travail !

Travail… De tripalium, un instrument de torture à la base, non ?

Alors ce fameux travail, il vient à moi, par email.

Pour gagner ma croute, chaque jour que le néant fait, je tapote sur mon clavier, en mirant l’écran, l’air pensif, tirant la langue, en grommelant parfois.

Je commence par essayer de comprendre la matière première qu’on me fournit. Et des fois c’est pas fastoche. Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Ça a un sens ? Un objectif ?

Masturbage de neurones. Recueil d’indices. Déductions, hypothèses. Levée d’ambiguïtés.

Décider, arbitrer.

Je fourbis mes armes. Je triture mes outils. Je consulte mes sources.

Des sources numériques : Ô GDT mon amouuuuur… Et tous les autres : Ahhh WR , TV5

Des sources humaines : dis, W***, c’est quoi ça ? Ça veut bien dire ça ? Pourquoi ils ont mis que ça ça fait ça et pas plutôt ça, parce que si j’ai bien compris ça ça sert plutôt à ça normalement ? J’ai pas bien pigé le truc ou c’est qu’y’a une couille dans le pâté ?

Oui, cette fois-là y’avait une couille dans le pâté, une coquille, une erreur. Faut dire que je suis une révélatrice d’erreurs en chef, mais c’est mon métier qui veut ça. Mais des fois c’en est pas une, d’erreur. Heureusement que ya l’expert à portée de voix ou d’email pour clarifier tout ça.

Parce que je dois respecter. Je NE suis PAS créatrice. Je SUIS transmettrice.

Alors il faut transférer tout ça. Choisir le bon style. Je jongle avec mes maux. Je fais mon possible, promis. Garder les mêmes effets. Remplir le but original de cette création. C’est juste le public qui change.

Ce n’est certes jamais parfait. On dit même que je trahis. Mais c’est déjà mieux que ce que fait S ou R… C’est que j’suis pas une machine, ça aide.
Bon, ça prend du temps, c’est pas automatique, je suis pas une machine, merde ! J’viens de vous le dire.
Mais j’lambine pas non plus, c’est que j’en ai du pain sur la planche : tout un tas d’autres documents attendent à leur tour d’être… translated

Votre dévouée traductrice.

Avec l’aide, entre autres, du Grand Dictionnaire Terminologique, des dictionnaires sur WordReference.com et du dictionnaire multifonctions Mediadico sur TV5.org. Et aussi mes collègues, dont W***, expert dans son domaine, l’informatique.

Systran et Reverso sont des logiciels de traduction automatique, accessibles gratuitement en ligne sur le net en version restreinte. En réponse à l’adage, traduire n'est pas trahir, mais négocier ou pour reprendre le titre du livre d’Umberto Eco sur le sujet : Dire presque la même chose.

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31 mai 2008

Et si le Moya ? (cartoonita)

Et si Tu n’existais pas ? Il ferait comment mon papa ? Envisagerait-il même de continuer sa vie sans Toi ? Odalisque alanguie à sa table, Tu pimentes sa vie, accompagnes son verre de vin rouge et relèves son haleine. Il ne dit-t’y pas, mon papounet, qu’un repas sans Toi c’est comme un slip sans élastique ? Et ma grande sœur, je la connais si bien. Elle ne pourrait pas se passer de son « Moya », c’est le nom que, petite, elle Te donnait. Adulatrice de l’Épouasse, comme notr’pôpâ. Ils s’en délectent tous deux, comme c’est pas permis. Ah, « Épouasse », une de Tes variantes dont les terribles effluves circulent à une vitesse supérieure à celle de la lumière. A ce seul mot, l’orgasme gustatif les frôle tous deux... Oh là là ! Avec sa mollesse ou sa dureté, Ta pâte les fait littéralement fondre. En disparaissant, Tu ferais aussi beaucoup de peine à mon cher et tendre époux qui a également cédé à Tes charmes. Alors qu’au Maroc, malheureux, il ne connaissait que la vache qui se bidonne, maintenant, il se vautre dans le lait transformé sans plus pouvoir s’arrêter. Aie pitié de tous Tes adorateurs ! Ô Fromage tant aimé, ne nous quitte pas, on ne peut T’oublier, ne T’enfuis déjà…

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24 mai 2008

Trop fumé d’avoine et de marroco (Cartoonita)

Aveu :

Je plaide coupable
(mais pas responsable)

De détournement de sujet.
Saurez-vous me pardonnez ?

L’amnésie que c’était

J’l’ai un peu transformé.

C’est devenu

Je ne me remets plus

Au réveil,

Plus de fiel

A deux années lumières d´ici, j´habite, peut-être est-ce ailleurs
J´n´reconnais plus ma vie, ça me fait peur
Je vis dans un monde qui n´existe pas
Sans ma haîne je ne suis plus tout à fait moi...

Depuis ce matin, j´ai égaré ce que j´étais
Cette guimauve ne me dit rien, avec ce sourire niais
On peut bien m´appeler chérubin ou agnelle
Sans toi, ma haîne, peu m´importe qui m´appelle...

Comment dit-on « j’t’emmerde », je ne sais plus
Le parfum d’un juron, je n´le sens plus
Comment fait-on la gueule, si j´avais su
J´ai tout oublié, j’ai cessé de détester...
Les mots colorés et grossiers, je ne crie plus
Et le sens de l´insulte, je l´ai perdu
Comment faire un doigt d’honneur, si j´avais su,
J´ai tout oublié, j’ai cessé de détester...

A mon état fripouille d’origine j´ai essayé de revenir
De mettre un peu d´ordre dans mon anté-coeur, de le rafraîchir

Je m´suis coupé ces ridicules tresses, j´ai rasé les murs
Ce que j´ai fait, je n´en suis pas sûre...

J´ai tout oublié, j’ai cessé de détester...
J´ai tout oublié, je ne sais plus vociférer...

Au secours, je ne me reconnais plus !

Qui c’est ce bisounours qui squatte dans ma vie ?

J’en veux plus, de ce gros plantigrade cul-cul,

A bas les niaiseries, je préfère les vits !

Rendez moi ma vie, ma haîne,
Ma verve et mon aversion, mes chaînes…

Ne t’inquiète pas,

Rendors toi, je suis là.

Ce n’est qu’un mauvais rêve,
Une très courte trève.

Tu te réveilleras bientôt,

Non pas frais et dispos,
Mais perverse et putride

Comme à ton habitude !

En y songeant, tu te bidonneras,
Comme une hyène tu ricanneras,

Charognard hilare et rigolard,

Au souvenir de ce cauchemard



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17 mai 2008

Ma meilleure ennemie (Cartoonita)

Pour ce défi, j'offre Paris
À ma meilleure ennemie.

Je lui offre la Tour Eiffel
Qu'elle s'y jette, la belle !
Je lui offre l'Obélisque
Pour qu'elle se le glisse...
Je lui offre le métro
Que la foule lui casse le dos,
Ou encore mieux (mais ce serait trop beau)
Quelle finisse dessous en petits morceaux…

Je lui offre les crottes de chien
Des clébards des parishiens
Qu'elle marche dedans
S'étale & se casse les dents.
Je lui offre la pollution
Qu’elle lui remplisse les poumons.
Je lui offre la malpolitesse
Qu’elle s'y blesse.
Je lui offre l'indifférence
Qu'elle devienne rance.

Je lui offre la dite "plus belle avenue du monde"
Qu'elle y dépense tous les sous de son z'hom et qu'il la gronde.
Je lui offre les pickpockets & autres fripouilles
Qu'on lui mette les mains sur les fesses et la tripatouille.
Je lui offre aussi le Musée du Louvre
Qu'elle soit moins un chouia moins gourde.

Je lui offre la capitale
Car c'est son Saint Graal
Qu'elle soit Parisienne
Cette foutue chienne…
Bienvenue parmi les Parigots
Ma chère tête de veau

Posté par valecrit à 12:55 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
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