26 novembre 2011

Défi 169 (32Octobre)

 

«Pour entendre il faut être silencieux.» - Ursula le Guin

 

Divagations et élucubrations autour et dans le silence

 

S…

Dans son sommeil solide, mais non ! Erreur de vocabulaire,

Dans son sommeil profond ou lourd au choix du lecteur ou de l’écoutailleur, la sirène eut peur. Un cri strident a déchiré le silence. La sirène des pompiers l’avait réveillé. La sirène alla se jeter dans le puits trop profond de la solitude.

 

I…

Irréel n’est pas français. Non, c’est impossible qui n’est pas français. Les idées s’embrouillent, les mots avec. Tout cela est bien involontaire mais implacable quand le cœur est malade de ton absence. Invisible jamais tu ne pourras l’être à mes yeux.

Le silence est impossible devant la douleur muette traversant tes yeux, refusant la vie et ma main tendue. Pourtant, elle ne t’est pas inconnue et tu sais que tu peux la serrer très fort.

 

 

Le silence est invisible. Il n’a pas de couleur sauf s’il est d’or.

Le silence est inconnu en musique. Faux, il se nomme soupir.

Le silence est involontaire quand un spectacle nous laisse bouche bée.

Le silence est implacable quand il devient maléfique et funeste.

 

L…

Le chaperon rouge ouvrit un livre mais ne trouva que le loup pour le lui lire dans la nuit. Lui seul avait assez de lumière dans les yeux pour faire lampe à son chevet.

Silence ! On tourne !

 

E…

Écrire prend toute son énergie dans le silence.

Énumérer, un nouveau mode d’évasion.

Un seul moyen pour élargir mon horizon, s’élever au paradis de l’enfant bleu et partir voler avec lui.

 

N…

Comment dans la nature se nourrir la nuit ?

La nostalgie retourne le cœur.

La peur fait se nouer les intestins.

Le rêve remplit l’estomac.

Le silence n’est pas digeste.

Alors, seule solution : courir au Mac Do le plus proche.

 

C…

Un cri a déchiré le crachin et le silence. Il ne faut pas croire automatiquement qu’un crime a été commis. Mais il circule tellement de bruit dans la ville aujourd’hui que la colère peut envahir et faire perdre les pédales.

 

E…

Écoutez !

Chut !

Le silence est assourdissant.

L’écrivain est écarlate.

Il est effondré.

Il vient de tomber de l’échelle de Beaufort.

Qui en a enlevé un barreau ?

 

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19 novembre 2011

Baptême (32Octobre)

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Enfin, la liberté !

Pas trop tôt.

Vous avez raté la cérémonie de mon lancement.
Je suis sûr que vous ne me croirez jamais.

Camille est monté sur le toit… au risque de se rompre le cou… m’a déposé délicatement dans la gouttière… m’a donné une petite poussée… j’ai eu peur… j’ai piqué du nez… pardon de la proue dans un tunnel, noir et sans fin…

Et me voilà ! Même pas froissées mes voiles.

Je suis Fringuant, le petit navire de Camille.

Camille, il a passé son après-midi à me fabriquer moi et mes collègues…

Attention ! Il va falloir que je me pousse… ils arrivent !

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15 octobre 2011

Défi 163 (32Octobre)

 

-        T’as vu, ils ne savent pas quoi inventer ?

-        Moi, je trouve cela touchant

-        Touchant… tu aurais dit nian-nian…

-        Non, touchant…cela me fait rêver… comme certainement, celui qui l’a faite…

-        Tu me déçois

 

Dialogue que j’ai surpris alors que j’étais assis sur le banc tout à côté, ces deux-là ne m’ont même pas vu. Trop occupés à s’invectiver. Ils ne vieilliront pas ensemble !

 

 

 

-        Papa, maman, regardez ! c’est la maison à Lucky Luke !

-        Mon chéri, ne crie pas si fort. Le monsieur là-bas va croire que tu te moques de lui

-        Je ne me moque pas ! je suis sérieux ! je te dis que c’est la maison à Lucky Luke

-        Mais Lucky Like, c’est une BD… il n’a pas existé.

-        Dites, Monsieur, c’est vous Lucky Luke

-        Oui, mon garçon.

-        Qu’est-ce que je vous avais dit !

 

L’innocence de l’enfance. Quel plaisir d’entendre ces mots.

 

 

 

-        Bonjour, Monsieur. Je suis le journaliste du L’écho Maximois. Nous avons rendez-vous.

-        Bonjour, jeune homme. Qu’y a-t-il pour votre service ?

-        J’aimerai que vous me parliez de votre boîte aux lettres. Comment vous est venue cette idée ?

-        C’est une longue histoire. Vous avez le temps ?

-        Tout le temps que vous voulez…

 

Nous sommes rentrés dans la maison. J’ai sorti la bouteille de guignolet. Il a mis en route sa machine à enregistrer les mots et je lui ai raconté… Quand il est parti, la nuit tombait, il souriait comme un enfant.

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17 septembre 2011

Défi 159 (32Octobre)

-        Papy, c’est quoi une course d’orientation, demanda Camille à Nestor

-        C’est une course à pied avec une carte et une boussole, lui répondit son grand-père.

 

Nestor se demandait encore pourquoi son petit-fils lui avait posé cette question, quelques jours avant la fin des vacances que celui-ci passait chez lui.

Il n’en avait pas dit plus et Camille n’avait rien ajouté.

 

Nestor se demandait ce que Camille avait trouvé dans le grenier qui avait fait surgir cette interrogation. Et soudain, il comprit.

 

Dans la grande malle bleue, dans un grand sac en toile orange, il se souvenait avoir accumulé ses souvenirs de ses courses d’orientation.

 

Il y avait sa thèse soutenue il y a plus de trente ans sur le sujet. Un défi qu’il avait relevé face à tous ceux qui se moquaient de sa lubie, comme ils disaient. Pour lui courir 100 mètres, faire un tour, dix tours de piste, cela ne le passionnait pas. Il lui fallait la nature, se laisser guider par les étoiles, s’orienter grâce à sa boussole à laquelle il tenait autant qu’à la prunelle de ses yeux. Elle avait appartenu au frère de sa grand-mère maternelle. Elle avait vu les tranchées de la Grande Guerre.

Il avait été un des pionniers de la course d’orientation sous terre.

Il s’était entrainé des heures et des heures à estimer les distances, à reconnaître les spécificités et odeurs des plantes. Il avait appris à calculer les pentes, les dénivelés.

 

De sa passion, il avait son métier : il était devenu cartographe.

 

il trouvait Camille trop petit pour l’entraîner sur ses traces.

Il s’aperçut que Camille avait déplié les cartes au 10 000 ème. Elles n’étaient plus rangées dans le même ordre.

 

Camille, si curieux d’habitude, ne l’avait pas interrogé plus sur ses découvertes. Il regrettait. Il aurait bien aimé lui parler de ses courses faites sans GPS à l’époque.

Il lui aurait parlé de la première course d’orientation organisée en France en 1967. Il y avait participé, il avait tout juste 15 ans. À dater de ce jour, il était devenu un mordu de ce sport.

 

Dans la malle, Camille avait dû trouver sa première tenue, lourde, inesthétique. Il l’imaginait en train de sourire à cette découverte.

Il y avait aussi plusieurs balises qu’il a avait rapporté comme trophée.

 

Nestor se promit de préparer une course d’orientation rien que pour lui et son petit-fils, pour son prochain séjour. Il se sentait revivre rien que d’y penser.

 

© 2011 32 Octobre

 

 

Merci de l’aide involontaire de Yannick Dissart qui m’a permis de créer un pan de la vie de mon personnage : http://www.uv2s.fr/ress_ext/ress_poitiers/course_O_poitier_11.pdf

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10 septembre 2011

Camille, un enfant curieux. (32Octobre)

La fin des vacances de Camille chez ses grands-parents Nestor et Natacha approche.

 

Sa grand-mère Natacha a le cœur qui se serre en y pensant. Camille a été là pendant les deux mois. Elle ne s’est pas lassée de sa présence.

 

-        Il est tellement sage cet enfant, ne cesse-t-elle de répéter à son mari

-        Qui est sage ? dit une petite voix

-        Mais toi Camille. On ne t’entend jamais.

-        Mamy, il y a tellement de choses à découvrir dans le grenier à côté de ma chambre.

-        Tu aurais pu profiter plus du soleil.

-        J’avais plein de choses à faire.

 

Sa grand-mère souriait tout en s’inquiétant. Cet enfant est trop sage, il lit trop. Elle regrettait qu’il n’ait pas plus joué avec les enfants de la maison voisine, qu’il n’ait pas plus jardiné avec son grand-père ou fait du vélo. Mais il était heureux. Cela se voyait à sa mine réjouie du matin au soir.

 

-        Arrête de te faire du mouron. Ce n’est pas la mort du petit cheval. Il est heureux comme cela, lui glissa Nestor.

 

Nestor se demandait d’ailleurs ce que Camille faisait car depuis 8 heures, il avait fait de nombreux aller-retour entre le grenier, sa chambre, la cuisine où sa grand-mère préparait son gâteau préféré, celui au chocolat intense et aux noisettes.

 

Il commençait à s’interroger quand il entendit :

-        Papy, viens me faire voir sur l’ordinateur la carène du navire

-        Tu te piques de navigation maintenant

-        Mais non. T’y connais rien, c’est dans le ciel

-        Dans le ciel, tu sais cela comment ?

-        Dans ton grand livre tout vieux sur le ciel que je viens de trouver. Il parle de la Toison d‘or. Tu viens, Papy ?

 

Papy s’exécuta, navigua entre Argo, Jason, ses argonautes et la toison d’or. Il s’émerveilla de la curiosité de son petit-fils, fut très heureux d’apprendre avec lui. Cela les mena jusqu'’au repas pendant lequel Camille parla, parla et parla encore de Jason.

 

Après s’être régalé de gâteau au chocolat, il fila de nouveau à l’étage. Ils entendirent la porte de sa chambre se fermer.

 

-        À son âge, on avale tout. Il est inquiétant. Il veut tout savoir.

-        Il se sert mieux de l’ordinateur que moi, répliqua Natacha. Il faut aller jeter un œil quand même.

 

32158Nestor monta sans bruit l’escalier, entrouvrit la porte de la chambre de Camille, le trouva endormi. Cela ne le surprit pas. Il n’avait pas arrêté de la matinée.

Il s’approcha du lit, regarda le livre ouvert près de lui. C’était « L’oiseau indien ». Cela lui rappela son enfance. Ce livre, celui que lui avait rapporté son père d’un de ses voyages lointains racontait l’histoire d’un marchand persan.

 

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03 septembre 2011

Rentrée risquée et dangereuse.(32Octobre)

 

Zigmund, malgré tout le respect que je lui dois, a dû être, tout petit, bercé trop près d’un mur.

Quand même, cette obsession des murs… cela ne peut venir que de l’enfance.

Et en plus avec un nom pareil.

Il y a quelque chose à chercher.

A trouver, cela n’est pas sûr que j’y arrive.

 

À moins que…

Étudions toutes les pistes et hypothèses possibles.

 

Il se venge en m’obligeant à délirer sur un mur et vous avez vu quel mur !

 

Peut-être Zigmund est-il photographe dans la rubrique des chiens écrasés de mon journal local.

MUR BRIQUE

Photo et légende seraient de lui.

La preuve ci-après :

« Un individu louche, dont l’identité est encore inconnue, voulait savoir ce qu’il y avait derrière le mur ; il vola une à une les briquettes manquantes sur cette photo pour se construire un foyer ; il capitula ou plutôt fut écrasé par sa brouette en rentrant on ne sait où, peut-être chez lui. »

 

Non, pas la bonne réponse.

 

RUINESZigmund a été maçon dans une autre vie. Mais un maçon, pas trop doué, comme on dirait dans la finition. Il faisait trop chaud. Les pierres étaient lourdes. Le soleil tapait. Il a été surpris par notre photographe en plein travail.

Ce mur sera-t-il fini avant la fin de ses vacances ? Le mystère reste entier. En effet, il ne peut être au four et au moulin, rêver ou s’occuper de ses chats et d’un certain Mimosa, qui a l’air de tenir son bout.

 

Non, impossible tout cela. Zigmund a des mains d’artiste.

Il est un peintre méconnu ; je n’ai pas dit maudit.

Il est un de ces artistes des rues qui ornent murs, soubassements, endroits improbables de ses œuvres. D’ailleurs, cherchez-bien ! Ici ou , une œuvre de ses œuvres s’y cache peut-être.

 TAGS JAUNES

 

http://www.web-utopia.org/Street-art,726

 

 

J’espère que Zigmund me pardonnera cette fantaisie autour de sa personne mais je n’ai pas pu résister.

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27 août 2011

Défi 92 (32Octobre)

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20 août 2011

Défi 58 – Littérature jeunesse (32Octobre)

 

Les animaux et moi

Collection « Yeux grands ouverts »

Editions « Défi du Samedi »

 

 

4ème de couverture :

 

32 octobre propose une drôle d’aventure à Barnabé, un garnement qui répond quand on lui demande son âge, « j’ai Barnabé et demi » et son futur métier « voleur ».

 

Au fil des pages, il découvrira chapitre après chapitre de nouveaux amis.

Le chat Gribouille l’entraînera dans un arbre, le chien Bobby sur un chemin de campagne, le putois Senbon dans une drôle de cave. L’oiseau Picpic lui fera découvrir un verger extraordinaire…

 

Trente-deux chapitres, trente-deux nouveaux amis que Barnabé rencontrera avec plaisir.

Et les enfants, à partir de 7 ans, les identifieront à leurs propres compagnons ou les chercheront autour d’eux.

 

Couverture du livre réalisée grâce à la complicité de CharleyHarperPrints.com

 

© 2011 32 Octobre

 

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13 août 2011

Promenade dans un jardin (32 octobre)

Défi 88 – Le vert

 

 

Vert ! vert ! dirait le coucou

 

Toutes sortes de vert dans ce jardin. Impossible de les inventorier.

Le vert et le mauve du trèfle à quatre feuilles que même à quatre pattes je ne trouverais pas.

 

Un, deux, trois, trente-deux, cinquante-douze, cent douze, mille cinq feuilles observées

Et

toujours pas de trèfle à quatre feuilles.

 

Vert ! vert ! lui répondrait le merle.

 

Attention, un tee-shirt vert monte à l’échelle et veut envahir la cabane perchée dans l’arbre.

Et si l’échelle un peu farceuse prenait ses barreaux à son cou et allait se la couler douce en s’appuyant au pied de l’appentis pour changer d’horizon et punir les paresseux.

 

Vert ! vert ! hurlerait le lézard du même nom.

 

Il se prélasse au soleil, surveille du coin de l’œil les allées et venues, prêt à se refugier sous la pierre la plus proche, jamais à plus de deux centimètres. Téméraire mais quand même pas fou. Attention à ma queue !

 

Vert ! vert ! roucoulerait la coccinelle.

 

Moi, vous me verrez toujours sur du vert et je porte chance. Regardez comme je ressors ! vous ne pouvez pas me louper. N’essayez pas de compter mes points ; je ne vous dirai pas mon âge, je suis coquette !

 

Vert ! vert ! sifflerait le vent

 

Qui est train de passer entre les branches,

S’infiltrant même entre les pierres,

Se faufilant dans les haies,

Rasant l’herbe sans la tondre

La faisant onduler et cacher mille habitants.

 

Un, deux, trois, trente-deux, cinquante-douze, cent douze, mille cinq insectes

Et

toujours pas de trèfle à quatre feuilles.


 

Vert ! vert ! s’égosille le poisson qui n’est même plus rouge.

 

Il voudrait tant remonter la cascade mais non, au-dessus de ses forces.

Il se baigne dans l’eau verte où se reflètent mille feuilles vertes. Il veut attraper le moustique qui s’est aventuré. Plouf ! raté.

 

Vert ! vert ! pleurnichent les plants de la pouponnière.

 

Jamais personne ne vient nous voir.

Aucun oiseau ne vient nous faire une aubade.

Le soleil, même lui, ne nous réchauffe pas.

Seul un arrosoir de temps en temps vient nous abreuver.

 

Vert ! vert ! murmure le rosier rouge.

 

Regardez les bouquets que vous pouvez faire de mes fleurs.

Je m’appelle Alain et vous offre mes pétales.

Je délimite l’allée, vous la suivez et découvrirez un autre monde où se côtoient pivoines, fenouil, iris, œillet, tournesol et tomates.

 

Vert ! vert ! pleurent les cerises qui ne sont pas encore rouges.

 

Un sursis.

Les gourmandes et gourmands ne les croqueront pas aujourd’hui.

 

Pourquoi l’herbe est-elle verte ?

 

OISEAU 32Octobre 1

 

Vert 32 Octobre

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06 août 2011

100 mots pour le dire (32Octobre)

 

Je suis aux cent coups.
En un mot comme en cent, il me faut venir à bout de ce nouveau défi.
Sans attendre cent sept ans, deux expressions me viennent tout de suite à l’esprit.
Je ne donne que cent mots aux cent un dalmatiens pour raconter leurs quatre cents coups. Cela a tout d’une blague à cent balles.
Puis je me suis interrogée : La guerre de cent ans a-t-elle vraiment durée cent ans. Je vous le donne en cent. Vérification faite, elle a duré cent seize ans. Cela me fait une belle jambe, allez-vous me dire.

32 Octobre

 

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