06 août 2022

Défi #728

 

7281
(Pour ceux qui, horreur, ne comprendraient pas le bruxellois "Croustillons et Bigorneaux")

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Ont scié les barreaux

pas cons

sv2

François ; Nana Fafo ; maryline18 ; Kate ; Walrus ;

TOKYO ; Laura ; Lecrilibriste ; bongopinot ; joye ;

 

 

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Autres rivage, partie cinq (joye)

Une fenêtre fermée et barrée avec une grille pointue me rappelle Kenji, un de mes étudiants du Japon.

Kenji était venu aux États-Unis pour jouer au baseball à la fac où j’enseignais, parmi d’autres, quelques cours d’anglais deuxième langue.

C’était un jeune homme grand et costaud, un peu le contraire du stéréotype que nous avons ici aux États-Unis vis-à-vis des Japonais qui sont presque toujours plus petits et plus minces que nous.

Au début, cet étudiant ne me regardait jamais dans les yeux. Je suis sûre que sa culture trouvait très impoli de regarder un prof, surtout si c’était une prof. Finalement, les cours d’anglais deuxième langue apprennent aussi la culture, et peu à peu Kenji a appris comment lever la tête et regarder ses profs, mais d'abord il a bien fallu que je me tienne à la tête devant lui pour voir son visage.

Petit à petit, j’ai pu apprendre d’autres choses sur sa vie. Il avait assisté à un lycée sportif, où tout ce qu’on faisait, c’était d’apprendre le baseball. Kenji ne pouvait pas trouver le Japon sur une mappemonde. Il ne savait pas faire des maths. Il ne lisait pas, même en japonais. 

Il aimait bien regarder des vidéos en japonais. En fait, je crois que c’était tout ce que Kenji et ses potes japonais  faisaient le week-end, parce que le lundi matin, lui et ses camarades revenaient aux cours d’anglais avec moins d’anglais qu’ils connaissaient à la fin de la semaine précédente.

Après quelque mois, il avait assez d’anglais pour me raconter son entraînement athlétique. Les responsables aimaient punir les enfants. S’ils jouaient mal, ils n’avaient pas le droit de jouer au match suivant : ils étaient obligés de courir autour du terrain pendant la durée de ce match. Leur humiliation était publique.

Une autre fois, Kenji avait oublié ses chaussures de sport, et l’entraîneur l’a forcé à rentrer (des dizaines de  kilomètres) à pied au milieu de la nuit, seul. Il n’avait pas le droit de rentrer dans le bus de l’équipe. Cette histoire m’a choquée, on ne ferait jamais ça à un enfant aux États-Unis ! Jamais.

Malheureusement, je ne sais pas ce que Kenji est devenu, mais il est venu me voir dans mon bureau juste avant de repartir pour le Japon.  Il est venu me remercier et m’a offert un billet de cinq mille yen. Je lui ai demandé de l’autographier. Il a souri et puis a signé son nom dessus.

- Kenji, lui dis-je quand il s'est levé pour partir, Watashi-wa genki-na sensei-desu. (je suis votre prof contente)

Me regardant dans les yeux, il a souri, peut-être pour la toute première fois lors de son séjour.

Et puis la fenêtre s’est refermée.

fenetre

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Des barreaux à ma mémoire par bongopinot

Saint-Valery

 

Des barreaux à ma mémoire

En fer forgé pour éloigner

Tout ce qui peut m’effrayer

Et continuer mon histoire

 

Ne plus m’encombrer de ce qui fait mal

Mais ne pas avoir d’œillères

Et laisser mes chagrins derrière

Pour pouvoir garder le moral

 

La vie étant faite de haut et de bas

Je préfère ne garder que le meilleur

Et pouvoir m’extasier devant une fleur

Et avancer tranquillement pas à pas

 

J'ai mis des barreaux à ma mémoire

En fer forgé pour retrouver

Le chemin de ma liberté

Et continuer mon histoire

 

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Le prisonnier (Lecrilibriste)

 

Dans la façade d’ocre rose

L’ajour aux barreaux ouvragés

Projette des ombres qui dansent

Dans un rectangle de lumière

Centré dans la cellule close

 

Et le captif emprisonné

Attend ce ray ensoleillé

Cet allumeur de réverbère

Qui chaque matin le salue

Avec son cadeau de lumière

 

Il voudrait tant se faire la belle

Courir vers les blés de l’été

Bruler sa vie pas les deux bouts

Régner sur sa petite gare

Et s’enivrer de liberté

 

Pourtant qu’a-t-il donc fait de pire

Parti, laissant en plan sa vie

Avec un fusil de misère

Pour combattre les fous de guerre

Qui envahissaient le pays

 

Jour après jour, temps s’éternise

Il rêve au vent dans ses cheveux

Et à l’amour de son épouse

A ses enfants qui poussent, poussent

Et qu’il ne connait presque plus

 

Mais un jour viendra, il le sait

Où le printemps reverdira

Peut-être au temps des cerises

Que goulument il croquera

De concert en croquant la vie

 

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Paysages avec fenêtre (Laura)

 

Fenêtre donnant sur un mur, atmosphère sombre

Cannelle lance des cailloux pour que sa mère

Lui ouvre la porte, elle s'excuse encore

D'avoir voulu fuir sans le faire

 

L'art comme une fenêtre sur le monde

Le monde de l'art et l'art du monde

Scier les barreaux de la culture, gratuite

Souvent, ouverte à tous, ceux qui le veulent

 

Fenêtre donnant sur la rue

Une bataille de sens interdit

Se garer et rentrer

Ou passer sans vous voir

 

La fenêtre dans l'histoire de l'art

La naissance du paysage

Qui fait irruption dans le tableau

Dans l'art et l'histoire du monde



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Geoles (TOKYO)

 

Capturées mise en geôles, les trois jeunes dames d’Assisses, le corps cicatrisé, l’âme rajeunie dans la lutte attendent.

Jusqu’ici, leur gaité pouvait passer pour le privilège d’une jeunesse doré, Or voici que cette bonne humeur se maintient et s’accroit dans le noir de cette prison.

C’est donc que cette joie venez d’ailleurs de bien plus loin qu’une simple ivresse du monde.

Il est dans cette prison plus rien de clair et pourtant ces trois jeunes dames, comme Jonas dans le ventre de la baleine chante.

Elles chantent tout comme lui. Et elles trouvent dans leur chant plus qu’une lumière et plus qu’un monde. En vérité nous disent ces 3 dames d’ASSISES que le lieu où nous vivons n’est pas un lieu, ce n’est pas où nous passons nos jours, mais celui où nous espérons celui où nous chantons sans comprendre pourquoi nous le chantons.

De la licorne à la salamandre, le jour où nous rencontrons le grillon, celui qui aime sa chanson et qu’il se réjouit de savoir qu’il est attendu dans la nuit de ceux qui son entrain de se perdre arrêtons-nous un instant et comme lui mourrons en chantant.

Ce soir les amis défiants venez chanter faux pour faire tomber la pluie.

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Question (Walrus)

 
Rue Questive, j'ai croisé une fenêtre. Enfin, une fenêtre... disons une ouverture, peut-être même une fermeture !

Je n'ai même pas remarqué si ce barrage métallique multicouche protégeait une croisée, faudra que je retourne vérifier sur place parce que MAPS et son Street View ne me sont d'aucune utilité : la rue est piétonne et l'objet de mes angoisses trop éloigné de la jonction avec la rue du Puits Salé. Tout ce qu'on peut en extraire, c'est que le bas de l'ouverture en question se situe à plus d'un mètre du sol.

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J'aurais dû mieux regarder après avoir pris la photo, mais le chien qui est une chienne ne trouvait rien d'intéressant à la chose et tirait comme un forcené sur sa laisse pour continuer sa promenade et j'ai dû obtempérer.

Du coup, bien qu'ayant moi-même immortalisé la chose, je ne sais rien de plus que vous et tenter d'extraire plus d'information de la photo relève de l'hypothèse hasardeuse : elle pose bien plus de questions qu'elle ne fournit de réponses.

Regardons néanmoins :

  • Les gros barreaux à l'avant-plan semblent  anciens et en fer forgé : on voit qu'un barreau rectangulaire a été entaillé et les côtés extérieurs des entailles rabattus  en arrondi pour former des pointes.
  • Mais pourquoi diable deux de ces barreaux ont-ils été disposés dans un sens et le troisième dans l'autre ?  Était-ce  d'origine ou l'assemblage a-t-il été démonté et mal réassemblé ?
  • Qui cette superposition de grilles a-t-elle pu empêcher de fuir ? Jeanne d'Arc? On sait qu'elle a transité par le patelin après sa capture.
  • Le soubassement en silex indique-t-il que le bâtiment est ancien (il se trouve au cœur de la cité médiévale)?
  • Que veut dire Questive dans le nom de la rue (apparemment la seule rue de France à le porter), qu'on y administrait la question ? Ouais d'accord, c'est pas la photo qui va aider pour ça...

Non, décidément, faudra que j'y retourne, ça fera plaisir à ma femme : elle adore les vacances !
 

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Des tresses (Kate)

Des tresses

Mais ne seraient-ce

Pas des tresses

Des noeuds

Qu'on fait

Quand on ne veut

Pas être défait

Ni être en détresse

Qu'on fait gaffe aux fesses

De la princesse

Qui s'enamoure

Du premier troubadour

Qui rime avec toujours ?

m

M comme mur, muraille

Où qu'on aille

F comme fente, fenêtre

Mais il faut naître

Pour renaître

Masculin

Féminin

Tiens

Tiens...

grille

Qu'on empêche de sortir

D'aller et venir

Et on empêche d'entrer

On est forcément piégé

Tout grillage

Est un mirage

Aussi ténu

Qu'un feuillage

Au gré du zéphyr

Tombé des nues

v

Mais quelle était la question ?

La protection

Contre l'aventure ?

Quelle serait la réponse ?

raiponce

Attention à la chevelure

De Raiponce

Si la fenêtre

Succéda

À la meurtrière

Pour faitre entrer la lumière

meutrière

Il fallut mettre

Ça et là

Des surveillances

Ambiance

Estivale

Et pointe d'humour

Non, je n'allais pas l'oublier

Cette cigale

D'avant-cour !

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La mille et unième nuit . (maryline18)

 

Une fois encore, dans l'obscurité

Elle endort la mort pour ressusciter

À son triste sort de fin de journée .

 

Une fois la sorgue, au palais tombée,

La miséricorde ayant déserté,

S'ajustent ses cordes à son arc bandé .

 

Susciter l'envie pour garder la vie,

"La Belle de nuit", elle, a bien compris

Que les mots choisis ravissent l'ouïe .

 

Le Sultan s'endort, intrigué, curieux,

Si bien qu'il ignore entrer dans le jeu

D'un esprit retors et tombe amoureux ...

 

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