09 juillet 2022

Défi #724

 

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(L'image de la semaine précédente est une vue plongeante dans l'escalier de la tour carrée du château de Bouchout.)

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Sarah par bongopinot

bongo

Les gens sont dans la rue

Bras et pancarte levés

Une manifestation est lancée

Des cris que le porte-voix accentue

 

Tous parlent d’un même bruit

Marchent d’un pas égal

Moments solidaires amicales

Pour les mécontents grands et petits

 

Seront-ils écoutés

Seront-ils entendus

En haute sphère des abus

Car le temps nous est compté

 

Changerons-nous les choses

Les anciens nous ont prouvé que oui

Solidaire Sarah les rejoint et les suit

Puisque vous osez alors elle ose

 

La manif se termine par des jets de pierres

Des poubelles commencent à bruler

La tête de Sarah embrumée

La force à sauter une barrière

 

À sa gauche un immeuble ouvert

Elle s’y refugie et monte les escaliers

Ils sont en bois et grincent sous ses pieds

Une porte s’ouvre son cœur se serre

 

La peur au ventre la gorge nouée

Elle continue à avancer à pas feutrés

Avec un petit air désabusé

Dans ses escaliers en colimaçon carré

 

Elle arrive au quatrième étage

Épuisée elle s’assoit sur une marche

Et attache son sweat sa capuche

Sa première manif fut pour elle un carnage

 

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Humeurs de chiens (Yvanne)

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Walrus nous propose de plancher sur l'image ci-dessus.

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Nom d'un chien de nom d'un chien, j'en peux plus moi ! Wouah, tous ces étages à grimper. Ça fait la 4ème fois aujourd'hui. Plus je deviens vieux, plus j'ai envie de pisser. J'y peux rien. Peux quand même pas me soulager dans l'appart ! J'ai de l'éducation moi. Pour descendre ça va encore. En faisant attention de ne pas m'étaler quand même. Ah ça brille, c'est ciré, reciré à croire que c'est une manie chez eux : faut que ça en jette et moi je glisse. Pour monter, c'est infernal. Et l'autre, là haut qu'arrête pas de me siffler. Il a pas des vieilles pattes lui. Cause toujours mon brave ! Il faut que tu comprennes que j'en ai marre.

Bah, ne pas trop montrer que j'ai un mal de chien à me hisser jusqu'au 3ème. Il serait bien capable de me larguer à la MRC (maison de retraite pour chiens) que je sais même pas si ça existe ce machin ou pire de m'abandonner à la SPA. Pas de ça surtout. Je tiens à trépasser dans mon couffin. Allez, courage Max, prends ton élan mon pépère on y va !

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Ben voilà ! Hein, c'est pas mieux comme ça ? Elle a enfin compris que j'ai un peu grossi. Comme elle d'ailleurs. A croire qu'elle prend prétexte de me fourguer des gâteaux à longueur de journée pour pouvoir se goinfrer. « Tiens, mon chéri, encore un ? » Oui, un pour moi, deux pour elle. Ça va de soi : elle a plus à engraisser que moi. Comment voulez-vous que je résiste ? Il faut bien que je lui rende service. Ça lui fait plaisir de me faire plaisir. Et comme je veux pas lui faire de peine...

Bon. Voilà le résultat. Je suis obèse moi qu'avais du chien avant et c'est pas ma faute. Et y a pas que ça ! Le gros problème, c'est l'escalier pour regagner le logis. Je pouvais plus monter ce foutu truc. Trente marches. Plusieurs fois par jour parce qu'il faut que Madame s'aére. Elle me portait jusqu'à présent en ahannant, en suant, en pestant. J'en pouvais plus d'être coincé contre sa poitrine avec les pattes arrières dans le vide. Vous voyez un peu le tableau. Et le parc ! Je veux plus y foutre les pieds au parc. Les copains m'appellent « gras double ». C'est plaisant je vous assure. Sauf que maintenant je m'en fous parce qu'elle ne peut plus marcher donc on n'y va plus et moi je biche depuis qu'elle a opté pour un doggy style. Tout baigne !

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Autres rivages, première partie (joye)

La vie n'est pas ce que l'on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s'en souvient. - Gabriel Garcia Marquez

Je connais cet escalier. Je l’ai monté et je l’ai redescendu une bonne centaine de fois, dans l’immeuble de mon amant.

Il était grand et mince, aux cheveux noirs. Il portrait des lunettes. Pas terriblement beau, mais pas moche. Sa peau sentait les épices.

Je ne me souviens plus du tout de sa voix, mais elle était marquée par la petite musique du Midi, pas épaisse, non, après tout, il vivait et travaillait à Paris, et, comme moi, il avait appris l’accent qui allait avec. 

escalier

Il s’appelait…

J’hésite.

Dois-je vous dire son nom ? Je crois que non.

Trop de précisions gâche une histoire, à mon avis.  Comme tant d’autres détails sourds et incolores, assombris par le temps et l’oubli, certains souvenirs attendent silencieusement qu’on les rappelle, lorsque d’autres détails méritent d’être changés, poétisés, brodés avec les couleurs qu’il faut pour reconstituer une tapisserie originale. 

Alors,  parce que j’aime ce prénom, disons qu’il s’appelait Mathieu.

Et maintenant, j’attends, comme tant de fois il y a longtemps, ses pas dans l’escalier.

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Faire scène (Kate)

Faire scène

Est-ce un escalier ?

E comme escalier, escale, est-ce l'été ?

escalier OK

affiche esca OK

Escale en Périgord

Où l'on flâne dehors

Escalier

Creusé dans le rocher

Pour s'abriter

Se cacher

concert OK

Est-ce l'été

Est-ce le hasard

Si ce trio

Jouant devant ce bar

Sur le trottoir

Ce soir

M'a fait chanter ?

Oh ! Oh !

es endroit OK jpg

Banjo

Piano

Violoncelle

Crécelle

Chantent Fersen

Dutronc

Souchon

Pas de scène

Happening

Tout en swing

Festival

Estival

Mais l'escalier ?

Non, je n'allais pas l'oublier !

 

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Escalier (TOKYO)

 

Brusquement, j’allume le lampadaire près de mon fauteuil une fois mes yeux adaptés à la lumière vive je sors sur le palier et me penche dans l’escalier.

Il arrive, c’est lui à n’en pas douter il me suivrait au bout du monde. Zut c’est pas lui pourtant cette silhouette me paraissait familière.

D’une certaine façon cette découverte est un grand soulagement. Une fois de plus je suis partagée entre deux émotions paradoxales.

Joie / déception, colère/ préoccupation.

 C’est qui alors qui n’en finit pas de monter ces escaliers ? Le téléphone sonne de l’autre côté du palier je n’ai aucune hésitation c’est sans doute lui . je me jette sur l‘appareil comme une truite sur une mouche.

Ah ma puce tu es chez toi j’appelais juste pour te laisser un message avant de partir.

Ma voix s’éteint , le ton que j’emploie est suffisamment lointain distancié pour aiguiser sa curiosité.  Je ne t’entends plus dit il attend dis je il ya quelqu’un qui monte les escaliers je te rappelle.

Tiens me dis je il s’est arrêté au huitième pour reprendre son souffle je peux voir sa main.

 Ce n’est pas que je suis pressée mais j’aimerai voir son visage.

Sur un coup de tête je décide de dévaler l’escalier pour provoquer une rencontre fortuite avec cet étranger .je rougis devant la connotation sexuelle de l’intention. Je suis tellement nerveuse que je sens le bout de mes seins vibrer .Mais j’ai parfaitement le droit de savoir quel est cet inconnu qui n’en finit pas de monter les escaliers .me voilà nez à nez avec lui la cage d’escalier est suffisamment étroite pour que je scrute son visage. Il a l’air anéanti c’est probablement un professeur d’astronomie qui a perdu son emploi à cause de la crise.

Vous venez observer le ciel c’est ça ?

Oui c’est la seule cage d’escalier qui donne sur la voie lactée.

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J'angoisse là où je désire (Nana Fafo)

 

 

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Un cochon nommé désir !

En sortant de la dernière séance de chez son Psy nommé Dick

(sérieusement, il aurait pu choisir un autre nom pour une profession

où le phallique est clairement dominant et où les enquêtes de traces sont centrales),

bref ! Ronchonchon s'est vu raccompagné à la porte sur cette phrase

"on angoisse là où on désire".

Brrr ça fait froid dans le dos, "ça lui donnait l'impression"

d'un vieil escalier étroit, en bois sombre, où chaque marche craque pour raconter l'histoire d'un souvenir,

où chaque palier est une étape vers un autre pan de sa vie.

Plus on descend, plus le bois est poussiéreux, les marches sont glissantes et cirées,

même les rambardes créent un doute,

ne vont-elles pas céder sous le poids des histoires salaces de mon cochon vascillant de honte et de culpabilité ?



Il paraît qu'on doit sortir de séance sur un questionnement, une interprétation

ou une frustration et que ça aide... Mouhais Ronchonchon demande à voir !

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Quelle vertigineuse descente aux enfers, qu'il allait devoir faire pour récupérer

ce qu'il avait laissé tout en bas, là où il angoisse.


Franchement, il n'avait pas trop envie d'aller voir tout ce qui était collé sur ce panneau d'affichage !

Voir même ce qui est caché derrière.

Il savait bien que tout cela était des souvenirs, mais il préférait rester de marbre à cette idée.

"Comme si" ... ce sol froid et glissant de tout en bas ne pouvait lui apporter que des problèmes !

Et il n'avait aucun désir d'aller explorer ses angoisses.

Non, mais ! pour quoi faire ?

Se rappeler ce qu'on a mis tant de temps à oublier pour ne plus en souffrir

et lui, Dick, il voudrait que Ronchonchon s'en rappelle ?

Sans déconner, ces Psy, ils ont des idées bizarres.



Après avoir dégringolé les escaliers lors du défi du Samedi 723,

Ronchonchon a enfin compris que derrière son angoisse

se cachait l'ombre de ce qu'il n'osait pas désirer,

comme si... c'était mal !

La vérité, c'est que c'était plus facile de faire comme si tout allait bien

tout en sachant qu'il y avait un truc qui va pas,

mais en ne sachant pas l'expliquer...


Il a alors exploré tout ce qui se trouvait en bas, regardé ces vieilles histoires en face.

D'un autre point de vue, de celui qu'il est devenu, elles ne sont plus si terribles.

Comment ne s'en est-il pas rendu compte avant ?

Il portait tout cela comme un fardeau, sans même savoir que c'en était un.

Tu m'étonnes qu'il était lourd mon cochon et que les escaliers grinçaient sous son poids.


Maintenant, va falloir remonter chaque marche, plus léger et rentrer chez soi.

Ronchonchon a compris qu'en ne regardant pas ses peurs en face,

cela avait créé un manque et donc un désir, qu'il masquait sous des "il faut",

les escaliers étaient toujours bien cirés pour paraître beaux... mais tellement dangereux.



Va-t'il faire une ascension spirituelle à la manière de l'escalier de Chambord, qui sait ?


Belle lecture créative à toutes et tous.


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Geneviève (Walrus)

 
Bien sûr, lisant mon titre, vous pensez immédiatement à la Sainte patronne du gai Paris et même du gay Paris, s'il échet.

Mais moi, c'est celle qui fut la Vénérée Patronne de mes dernières années professionnelles qui me vient à l'esprit.

Celle à qui je pense chaque fois que j'emprunte un escalier (et dieu sait si j'en ai assez l'occasion avec la fiabilité chancelante de l'ascenseur de mon immeuble  et les caprices déambulatoires du chien qui est une chienne).

Tout ça parce qu'un jour, elle m'a déclaré : "Tu sais, dans un rendez-vous, le meilleur moment, c'est encore celui où l'on monte l'escalier !".

Comme je ne connaissais que trop bien la puissance de son imagination et la richesse de son inventivité, je n'ai eu aucun mal à la croire, Geneviève!

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L’escalier (Lecrilibriste)

 

Il est bien loin le temps

Où j’escaladais l’escalier

En riant pour être le premier

et enjambais la rampe

pour descendre en glissant

Jusqu’au rez-de-chaussée

Aujourd’hui

Cette volée d’escaliers

me donne le tournis.

Il me faut à tout prix

relever le défi

et monter tout là haut

 je vais y arriver 

à grimper jusqu’au toit

M’arrêter aux paliers

M’accrocher à la rampe

Pour me laisser souffler

Me hisser, me pousser

Jusqu’au dernier péage

Là-haut est le passage

Vers l’éternel étage

Prendre la file de l’air

Contempler le soleil

de cette tour de Babel

et de ce coin de ciel

Ouvert sur l’infini

 

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