21 mai 2022

Défi #717

 

Vous avez du bol :
j'ai déniché

 
Hyperbole

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Ont stocké des pépettes

pas cons

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Laura ; Walrus ; Kate ; TOKYO ; joye ; Lecrilibriste ;

Yvanne ; Joe Krapov ; tiniak ; bongopinot ;

 

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Un jour de magie par bongopinot

 

C'est un vieux grigou

Un vieux grigou au cœur lourd

Lourd de tant de sous

De sous dans sa tour

 

Dans sa tour il est seul

Seul avec sa fortune

Sa fortune qu’il calcule

Il calcule toutes ses tunes

 

Toutes ses tunes il les cache

Il les cache à tout le monde

Tout le monde s’en fiche

S'en fiche d’un cœur vide

 

Un cœur vide à toute heure

À toute heure dans sa cage

Dans sa cage sans bonheur

Sans bonheur ni plaisir

 

Ni plaisir mais un jour de magie

Un jour de magie on sonna à sa porte

Sa porte blindée et en fer gris

En fer gris mais qu’importe

 

Qu'importe car elle s’ouvrit d’un coup

D'un coup il vit cette femme

Cette femme au regard si doux

Si doux qu’il l’accueille en versant une larme

 

En versant une larme ce vieux grigou

Ce vieux grigou changea par amour

Par amour oui c’est fou

Oui c’est fou il sortit de sa tour

 

De sa tour son trésor s’envola

S'envola où il y en avait besoin

Où il y en avait besoin ici et là-bas

Ici et là-bas mais maintenant il est bien

 

Il est bien même sans le sou

Sans le sou puisqu’il a une famille

Une famille qu’il aimera jusqu’au bout

Jusqu'au bout il aura les yeux qui brillent

 

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Coûts de grisous (tiniak)

 

Grisou,
vieux Grigou
qui étouffe nos canaris
tu m'as sauvé d'un panaris,
mais soufflant tout autour de nous !

Ripous,
gare à vous !
car nous n'en avons pas fini
de rassembler nos parti-pris
pour vous voir - enfin ! à genou

Ici, j'ouvre une parenthèse...

"Garez-vous, citoyen abscons.
Montrez donc votre portefeuille...
Sachez que je vous garde à l'oeil;
votre teint m'est par trop marron"

Où allons-nous,
le regard flou,
jouant nos vies de canaris
sur d'aléatoires paris
que nous servent d'obscurs dessous ?

Un bon coup de grisou s'annonce...
Mais quelle en sera la réponse ?
Allons... Debout !!
Indignez-vous...

ti

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Français langue étrangère ! (Joe Krapov)

« Au diable la varice ! » comme disait cette dame qui n’avait pas la veine d’avoir de jolies jambes. Dès lors elle ne s’épargna pas, elle se dépensa sans compter, elle jeta tout sur le tapis et eut une collection d’amants tout ce qu’il y a de plus honorable - la collection, pas les amants bien qu’ils l’eussent couverte de cadeaux fort mérités du reste parce qu’il n’y a pas que les guibolles dans la vie.

Après tout la beauté ne se mange pas en salade et je connais plein de dames à qui ça fait une belle jambe de savoir que moi-même ai de beaux mollets.

DDS 716 Picsou

Tandis que ce vieux grigou d’Onc’ Picsou, je ne suis pas certain du tout qu’il y ait eu une tante Picsou dans l’histoire. Je ne puis cependant pas l’assurer car j’ai toujours été plus Tintin que Mickey, plus Belge qu’Américain sans parler des aspects plus russophiles de mon environnement, car c’est de très mauvais ton de les évoquer aujourd’hui. Du reste, qui connaît encore Pif le chien de nos jours ?

De la même manière, je n’ai jamais vraiment entendu parler de grigoute mais je suis certain que le « biloute » des Ch’tis n’a pas de masculin. Un bilou, ce serait quoi ? Pareil pour choucroute alors que le masculin de La Redoute c’est le redoux.

Un homme soûl dans la soute, un homme roux sur la route et des zazous à Knokke-Le Zoute. C’est quoi le féminin de Knokke, docteur ? Et celui de zoute ?

Ah ça je sais, c’est « zout ». Ne dit on pas "j’ai un poêle à mazout" ?

C’est vraiment compliqué, la langue française ! Je plains les étrangers !

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Heureux les pauvres ! (Yvanne)

     Alors Père François te voilà enfin !
    - Oh pas de mon plein gré Saint Pierre. Je serais bien resté un peu plus en bas. J'étais bien tranquille l'été assis sur le banc devant ma porte à fumer ma pipe et l'hiver au chaud dans mon cantou.
    - Ah ça, tu te la coulais douce mon bon. Mais tu as coûté assez cher à la sécu et à ta caisse de retraite. Si je fais le calcul, tu as travaillé une quarantaine d'années à peine et tu as profité  40 ans. Et même un peu plus. Bref, à 95 ans il était temps de calancher. Et de rendre des comptes.
    - Rendre des comptes ? A qui ? J'ai pas de compte à rendre.
    - Tu vas te confesser et ne me fais pas le coup de ton homonyme.
    - De qui vous parlez ? Du pape ?
    - Te fous pas de moi. Tu n'améliores pas ton cas. Raconte plutôt ton passage sur Terre.
    - Y a pas grand chose à raconter. Et puisque vous savez tout vous n'ignorez pas que j'ai travaillé dur. Et vous pouvez penser ce que vous voulez, sauf votre respect, ma retraite je l'ai bien méritée.
    - Hum hum tu étais facteur il me semble...
    - Oui et sûrement pas un petit travailleur tranquille. J'aurais voulu vous y voir sur la bécane avec des sacoches pleines de courrier. Sans compter la grosse musette sur le dos. Et dans les Monédières (montagnes corréziennes) ça grimpe je vous dis que ça.
    - Peut être peut être mais on te récompensait bien dans les villages. Le petit canon ou le café sur un coin de table et...la pièce. Surtout la pièce !
    - Oh la pièce la pièce ! Ils sont pas très généreux les paysans. Tous des grippe-sous.
    - Hein ? Quoi ? Tu oses ? Tu ne manques pas d'air François.
    - Pourquoi vous dites ça ?
    - Quand je pense que tu laissais trimer cette pauvre Bernadette sans jamais lui donner un sou ! Pendant que tu amassais, elle tirait la langue. Tu trouves que c'est chrétien ça ?
    - Oh oh comment ça, elle tirait la langue ? Elle avait l'argent du marché avec ses volailles, ses lapins, quelques légumes du jardin. Je lui demandais rien moi. Mais elle, elle me réclamait une partie de ma paye et je lui ai jamais refusé.
    - Encore heureux ! Il fallait bien qu'elle règle les factures et tout le reste. Et qu'est ce que tu faisais de tes pourboires ? Dis-moi un peu. Parle-moi de la boîte à sucre que tu cachais dans ton verger. Elle contenait quoi la boîte à sucre ? Des images pieuses ? Tu peux te gratter la tête. Tout le monde admirait tes pommes d'un jaune... Oui c'est ça d'un beau jaune d'or. Tu ne t'aies jamais demandé pourquoi elles avaient cette jolie couleur ? Non bien sûr tu ne voulais pas savoir. J'avais beau te mettre ton péché sous le nez rien n'y faisait.
    - Vous allez pas me dire que c'est un péché d'être prudent ! Moi les banques, les assurances tout ça j'avais pas confiance. Mon argent c'était mon argent et je le plaçais où ça me faisait plaisir. Vous êtes là à me faire la morale mais nom de d.oh pardon ! J'aimerais bien savoir si vous faîtes de même avec tous ces magouilleurs de politiques. Et même les religieux tiens. Il paraît que le Vatican...
    - Suffit.
    - Oui c'est ça. Je préfère me taire. Mon argent je l'avais pas volé. Et puis hein il fallait bien mettre un peu d'oseille de côté si on voulait en avoir devant soi.
    - Ça va. Laisse les aphorismes à Joe Krapov. Il s'en sort mieux que toi.
    - C'est qui celui là ? Un russe ? Pas un copain à Poutine tout de même ? Vous n'oseriez pas en parler avec tout ce qui se passe. Que d'ailleurs vous pourriez dire à votre patron d'y mettre le holà ! Si c'est pas une honte de laisser faire des choses pareilles.
    - Change pas de sujet. Je te trouve sacrément gonflé François de me dicter ma conduite toi qui as ignoré toute ta vie la misère d'autrui. Pas comme ta femme cette pauvre Bernadette qui faisait la charité comme elle pouvait à ton insu. Morte trop tôt. Usée. Tu te doutes bien que le bon Dieu l'a reçue au Paradis.
    - C'est bien normal. Elle allait à Lourdes souvent . Et d'ailleurs je lui demandais de prier pour moi. Elle peut vous le dire. Vous savez, moi, les bondieuseries...c'est pas trop mon affaire.
    - On va y venir. Alors combien de louis d'or et de napoléons dans ta boîte à sucre ?
    - Faut pas exagérer Saint Pierre. Une dizaine tout au plus.
    - Menteur va ! Tu crois que je ne te voyais pas le dimanche pendant que Bernadette – cette sainte femme - était à la messe ? Tu t’empressais de déterrer ton magot, d'étaler ta fortune sur la table de la cuisine, de compter et recompter. A en attraper le tournis. Tu n'es qu'un pitoyable grigou. Tu n'as pas suivi l'exemple de ton saint patron qui a été heureux sans le sou. Tu es bien avancé.  Tu sais quoi mon brave : c'est Jeantou ton voisin qui a récupéré ton trésor.
    - Le Jeantou ? Pas possible ! Pas lui, pas lui. Comment il a fait ?  C'est pas un honnête ça non ! Vous voulez que je vous raconte ce qu'il a fait pendant la guerre ?
    - N'aggrave pas ton cas. Lui non plus ne l'emportera pas au Paradis. Il ne va tarder à rappliquer d'ailleurs. Tu vas rester au purgatoire jusqu'à ce qu'il arrive. Je suis curieux de voir comment vous allez vous expliquer tous les deux. Le bon Dieu me doit bien une récréation avec tout le travail que je fournis. Et je n'ai pas la pièce moi !

 

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Le grigou (Lecrilibriste)

 

Il y a grigou et grigou

Il a l’air de rien et de tout

Jeune ou vieux c’est le même roué

Mais avec, quand même des degrés

çui qui paye jamais sa tournée

Car il a un serpent dans la poche

çui qui met de l’eau dans le lait

pour augmenter sa quantité

çui qui vendait au marché noir

sans état d’âme

quand tout le monde tirait la langue

pour becqueter

En calcul mental Il est le plus fort

Il n’y a rien à dire,  ça ! il sait compter !

Et puis y a l’affreux grigou,

La langue perfide et jaloux de tout

Avec les coups qu’il fait par-dessous

Le cœur raccourci et la bouche amère

Il choisit son monde, çui qui a du pèze

Les sous l’attirent comme l’abeille sur le miel 

il les sent, il les prend, il les respire

 c’est son élixir de jeunesse, sa raison de vivre

Des groupies font cercle autour de lui

ce ne sont jamais des amis

Vaut mieux être son copain que déclaré l’ennemi

Car sa langue acérée sait vous dessouder

Juste trouver le truc qui va vous tuer

Mais si vous avez des sous, Il sait vous entortiller

De l’or, de l’or, il lui faut de l’or pour tout

En bitcoins, en actions, en lingots

Toujours de l’or pour être le plus fort

Pour ne pas manquer, pour se sentir exister

Pour combler son grand vide intime

Pour vous écraser de sa financière supériorité
 

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Harpagonie (joye)

fends-toi d'un compliment

jamais

je ne comprendrai

ceux et celles et ceusses

qui ne savent pas

se fendre

d'un compliment

d'un vrai

d'un qui parle

du contenu

de l'effort

d'une pensée

et non pas

d'eux-mêmes

grigous debout

gardant la gentillesse

dans leurs lourdes besaces

couillasses

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Participation de TOKYO

 

Est-ce que j’ai une chance de devenir un jour richissime ?

Il est un peu tôt pour de telles bêtises.

Il y a une voix dans ma tête plus forte qu’un rêve qui me traite de vieux grigou.

Et dans le miroir ce matin j’ai découvert un autre visage que le mien.

Celui du vieux scrooge de mon enfance.

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D’habitude je fantasme sur Gary Grant mais là le vieux scrooge c’était déprimant.

J’ai trottiné jusqu’à la cuisine pour me servir un jus de tomate. Dans le congélateur un œuf acheté vendredi. je pourrai l’offrir à un enfant pour conjurer le sort de mon miroir.

 Je lui prouverai mon immense générosité et demain mon reflet sera pareil à un cœur ouvert.

Enfin le pari le moins risque serait de briser ce miroir car mes promesses même vagues n’arriveront pas à le convaincre.

 GRIGOU je suis grigou je resterai .
 

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Du gris jamais eu le goût (Kate)

 

Si la nuit tous les chats sont gris

Du gris je n'ai pas pris le goût

Mon enfance chérie comme un grigri

Même si aussi j'ai eu le dégoût

Mais réussi à fuir de tous poils les mistrigris

Fait fi de leur piètre bagou

Pour chanter sans air aigri

La Javanaise tout mon saoul

Fui tous les grippe-sous

chemin

Pour contempler le Canigou

Plutôt qu'apprendre le télougou

Étudier les ruffes du Salagou

Pourquoi pas Ouagadougou

Si la musique me grise

Parfois souvent exquise

Contrairement

À mes parents

Jamais eu le goût du gris

0-1

 

 

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