07 mai 2022

Défi #715

 
Un petit éclair de génie ?

 

Fulgurance

 

7151

 

 

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arouuuuuuuuuuuuuuu (joye)

arouuuuuuuuu

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Revanche. (Yvanne)

 
Note de l'éditeur

10000ter

Sauf erreur comptable, ce billet est la dix-millième participation à ce bête jeu !

- - - - - -

 

  • Allo ! Paulo Paulo amène-toi. Vite.

  • Quoi ? Qu'est ce qui se passe encore ? Tu pourrais dire bonjour quand même !

  • Pas le temps. Viens.

  • Où ? Chez toi ?

  • Ben oui. Pas chez le pape.

  • J'ai plein de boulot Jacky et la Josette...

  • On s'en fout de la Josette. Rapplique je te dis.

  • P'tain, explique-toi. Qu'est ce qui te turlupines ?

  • C'est le Louis. Il m'en a fait une. Et ça te fait rire ?

  • Fallait s'y attendre après le coup du bras en plâtre et celui du sanglier.

  • Je te demande pas ton avis. Tu viens m'aider oui ou non ?

  • A faire quoi ?

  • Oh et puis tu m'énerves. Laisse tomber. Je vais me débrouiller tout seul.

  • T'agace pas. C'est bon j'arrive.

 

Jacky est dans une colère noire. Ce matin, en allant à la Vigne Haute travailler sa truffière il a trouvé le chemin qu'il emprunte avec son tracteur complètement bouché. Pas de doute : c'est un mauvais coup de ce chameau de Louis.

- Te voilà quand même ! Grouille. J'ai pas que ça à faire.

- Enfin Jacky, tu vas m'expliquer ?

- On y va. Tu vas comprendre.

 

Les voilà partis vers le champ aux truffes, juchés sur le tracteur. Au bout du chemin de terre, un amoncellement de vieux outils agricoles bloque complètement le passage.

Paulo s'esclaffe.

- Ça va pas non ? Tu te fous de ma gueule ? Ça t'amuse les entourloupes de l'autre abruti ?

- Faut pas exagérer. Une entourloupette tout au plus. C'est de bonne guerre après les vacheries...

- La ferme. Il a pas le droit de m'interdire l'accès à ma parcelle.

- Oh oh ! T'y vas fort là. Pas le droit. Pas le droit. Tu sais très bien que ce n'est pas un chemin. Il est chez lui le Louis. Il t'a autorisé à passer pour t'éviter un grand tour. Mais il n'est pas aussi fou qu'on veut bien le dire. Et si tu continues...

- C'est ça ! Défends le ! Je vais le laisser ramasser toutes mes truffes pardi !

- Je dis pas mais on a peut être poussé le bouchon un peu trop loin.

- M'en fiche ! Et puis je vois pas pourquoi tu pleures maintenant. Il me semble que t'étais d'accord non ? Allez on dégage tout ça.

 

Jacky grimpe sur une charrette en bois pleine de vieux pneus. Alors qu'il s'apprête à les jeter un à un, des cris l'obligent à lever la tête.

- Oh milladiou Paulo ! Quand je te dis que le Louis n'a pas toute sa tête : il s'amène avec sa pétoire. Foutons le camp, il est bien capable de nous canarder.

- Ah mes salauds ! Vous faites moins les kékés là ! Rira bien qui rira le dernier. Parole de Louis. No pasaran mes poulets. Et toi, le fiflo de Jacky, tes truffes, tu peux te boucher le...avec. J'en ai rien à battre puisque je me casse à la maison de retraite à la fin de l'année. Les sous j'en aurai en vendant tout. Mais pas question que ce soit à toi comme tu le crois si fort. Ça non. Et même si tu veux savoir ton copain bien aimé là, le Paulo, me fait les yeux doux pour acheter. Ah ah ! Peut être bien que je vais le choisir. En attendant le notaire, que je vous vois encore ici et je...

 

La suite a été censurée mais je peux vous assurer que Jacky et Paulo n'ont pas demandé leur reste quand Louis leur a déversé une tonne d'insultes en tirant des coups de fusil dans leur direction. Les deux compères ont-ils réglé leurs comptes dans la foulée et leur amitié a-t-elle résisté à l'affaire... ? Il va falloir que j'enquête !

 

Cette histoire est la suite de : « Histoire de truffes » et « Partie de chasse » déjà parues sur le blog de « Samedi Défi ».

 

 

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Attention par bongopinot

bongo

C’est le roi de l’entourloupette

Avec sa jolie casquette

Et son petit nez en trompette

Attention il n’est pas très honnête

 

Il est rusé comme un renard

C'est un filou très débrouillard

De ses combines il n’est pas avare

Si vous le rencontrez, changez de trottoir

 

Car c’est l’empereur des mauvais tours

Avec son humour et ses calembours

Prenez garde à ses discours

 

À ses manœuvres hypocrites

À tous ses procédés habiles

Sinon il vous rendra la vie impossible

 

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Indignez-vous ! (comme disait l'autre) (Joe Krapov)

Bien souvent je me dis que tout cela a un sens. On ne peut décemment pas, semaine après semaine, proposer à la réflexion d’autrui un mot de la langue française et récolter sur un site appelé « Le Défi du samedi » les définitions farfelues que rédigent des gens des quatre coins de l’hexagone, du fin fond du royaume d’Iowa ou des hauteurs incommensurables de l’Olympe belge, sans qu’il y ait de concertation entre eux ni de synthèse finale pour inscription dans le marbre d’un dictionnaire académique, et n’avoir pas en vue un objectif, caché aux autres participants, peut-être inatteignable mais forcément antiproustien comme ne le laisse pas supposer cette phrase à rallonges dans laquelle je me suis à nouveau embarqué (comment vraiment, je peux m’arrêter ici ? Ah oui, ça tient debout à la relecture même si j’aurais mieux fait d’écrire « sans avoir en vue » mais ça faisait une répétition pas claire).

Non, c’est vrai. Ça cache forcément quelque chose. Il y a anguille sous roche, entourloupette ou vieille magouille de derrière les fagots si pas complète arnaque.

Et voyez-vous, cette semaine, en listant les sujets sur lesquels nous avons planché ces quatre dernières années, j’ai trouvé !

Ça m’est venu en constatant la présence dans la liste des mots « bachi-bouzouk », « ectoplasme », « rastaquouère » et « sagouin » clairement désignés parfois comme éléments de langage du capitaine Haddock (Archibald pour les dames).

Les mots sur lesquels nous planchons sont des insultes ad hoc pour ce projet à long terme de notre oncle préféré : scénariser, dès que l’oeuvre d’Hergé sera tombée dans le domaine public, à partir de nos élucubrations hebdomadaires, de nouvelles aventures de Tintin et Milou.

Vous me direz certes, comme le personnage de Fernand Raynaud avec son fût du canon, qu’il va se passer un certain temps avant que les éditions M**lins*rt ne lâchent leur emprise sur la machine à cash. Mais ce serait oublier que l’oncle Walrus et moi-même faisons partie de la même famille aux caractéristiques très spéciales : nous sommes immortels. De plus « Patience et longueur de temps font plus que force et que rage » est la devise des chauffeurs de taxi bruxellois dont notre éditeur-entourloupetteur est le maître incontesté.

Des preuves de ce que j’avance ? Tout de suite, avec ce document tombé de sa poche alors qu’il promenait son chien qui est une chienne et que m’a transmis un voisin ramasseur de détritus (!) rencontré sur son trajet dans le domaine des Trois fontaines :

DDS 714 Haddock

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L'embistrouille (Vegas sur sarthe)


Chez nous à 5 ans on était un beuzenot, à 10 ans on était un drouilloux
 et à 14 ans on était un beunet alors que les filles – les p'tiotes – l'étaient  toujours moins que nous.
J'ignore qui a dit que les mecs sont des nanas comme les autres mais vous allez voir que c'est faux.
Charlotte en avait eu vite assez de nos batailles de gratte-cul et du chapardage des prunes dans le verger du père Martenot ; faut dire qu'on se gueudait de ventrées de prunes à en chier partout et qu'on a recrépi plus d'une fois les chiottes municipales.
Et puis elle avait gagné en maturité – pas seulement sous son tee-shirt – en m'initiant à fumer du sureau et à en faire fumer aux crapauds jusqu'à ce qu'ils éclatent.
En plus de la clope on était remplacé nos verres de limonade par des galopins de blanc-cassis – en hommage au chanoine Kir qui veillait sur notre bonne ville bourguignonne – qu'elle piquait dans la cave de ses vieux en passant par la borgnotte tandis que je faisais le pet ; aussi était-on torchés bien avant l'heure.
 Nos vieux qu'étaient pas nés de la dernière rabasse nous filaient une bonne tisane de temps en temps mais on s'en remettait vite, la preuve qu'on peut avoir à la fois la peau tendre et la caboche bien dure.

Quand Charlotte m'a parlé de se mettre à la colle j'ai pensé aux drogues dures et je la savais capable de me forcer à dévaliser les petits pots dans  l'armoire de l'instit mais elle était tellement morte de rire que j'y comprenais plus rien.
J'ai senti l'embistrouille mais avant que j'aie pu jarter c'était déjà trop tard.
Elle a pris ma main et on est montés à l'arrière de la treue de ses vieux.
C'était une vieille demoiselle, une fourgonnette Juvaquatre qui dépassait pas le trente à l'heure mais on s'en foutait vu qu'elle roulait jamais plus d'une heure.
J'avais le virot – le mal au cœur si vous préférez –  quand elle a guidé mon doigt pour jouer avec son nombril …
C'était donc ça qu'elle appelait se mettre à la colle !

Sauf que c'était pas mon doigt, c'était pas son nombril non plus et elle s'appelait pas Charlotte mais Germaine.
La suite, vous la connaissez

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Un cas d'école (Kate)

 

Les lettres de Pat

Dont j'étais si éprise

À plusieurs reprises

Vous interceptâtes

Facile

Puisqu'on nous déposait

En vrac le précieux courrier

Sur une cheminée

Il était accessible

À qui passait

 

Puis vint ce cavalier

Aussi blond et preux

Que j'avais rencontré

Au bal de Saint Mandé

Étant lui originaire de Dreux

Vous l'aviez détourné

Vers vos terres voisines

Des verdoyantes Yvelines

Vos grands airs

De grande diva

Entre Virginia et Barbara

Pseudo souffreteuse

Mais infatigable guetteuse

Qui séchait les cours

Plus souvent qu'à son tour

Déjà de l'entourloupe

Dans l'air

Des occasions qu'on loupe

Des couleuvres qu'on avale

De travers

Qui dit entourloupe

A l'air

De ramer en chaloupe

De remonter vers l'aval

Pour vous vers le mal

Sans aucun doute

 

Rien à faire

Si vous m'entourloupâtes

Et plutôt deux fois qu'une

Je vous en garde rancune

Même si vous étiez névropathe

Derrière vos grands airs

De pseudo diva

Complotant à mi-voix

Sous le vernis de la bourgeoise éduquée

Sourdait une guerrière acharnée

Qui maudissait tout bas

Qui n'allait qu'aux cours

Qui lui convenaient

Ce qui lui permettait

De tramer ses mauvais tours

 

Pourtant si

Mon bel premier

Sera retrouvé

Les jours les nuits l'été

Sur fond de Lavilliers

Grâce à Poste Restante

Place de la Nation

Pleine d'illuminations

Et si

Du fier Drouais

Étudiant en bâtiment

Objet de votre convoitise

Vous fîtes votre amant

Forcément

 

Suite à votre traîtrise

Et après analyse

De vos entourloupettes

Salopette de Diablette

Sans me fâcher

Je me suis éloignée

A grandes enjambées

A tout jamais

Sans jamais me retourner

Si ce n'est

Tant d'années après...

0-3 2

 

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Entour’loupes - tiniak

 

- L’extérieur nuit (à qui ?) -

Le pas déjà fatiguant d’avoir martelé le parcours hasardeux d’une route à l’horizon pourtant certain, je marche vers la nuit qui vient.

Sur l’alentour, le crépuscule imprime en grand sa majuscule, à force traits de langueurs opiacées, sous des torsades torturées. Il a beau faire, son spectacle reste éphémère et devra le céder, bientôt, à celui qu’offre, chaque nuit, l’insondable scène de l’infini.
Alors… ? C’est qu’il redouble de fanfaronnades (ce soir si certain de sa ligne), usant d’ailleurs, comme à l’accoutumée, de cette esquive ridicule : plus je m’avance, plus il recule.
Qu’importe ! Car - et de longtemps, à présent, j’ai laissé derrière moi, close, la porte. Dès lors, il n’est plus d’autre mouvement que vers l’avant (délicieux oxymore…).

Tête rentrée dans les épaules, mains dans les poches et front couvert, j’ai l’attitude qu’il espère, ce triste soir. Vraiment ?!
Bien sûr qu’elle est finie, ma route. Et alors, Ô déchirements… ?

Raillez ! Bramez ! Rougeaudes nuées en maraude, étirant vos portées bluesy sous le Magnitudo parvi; je passe, en fraude, chacun de vos tristes portiques.

Aussi, j’ai feint la nostalgie…
Le temps de percer votre bulle avant de céder, ébahi, aux plaisirs de mon âme noctambule.

Nous nous reverrons au matin, chacun son kleenex à la main.
D’ici là, goûtez-moi ce Senti Mental - pied-de-nez à vos Vespérales !

****

- Un terne jour (ah, non !) -

Galère !
Pourtant, j’y arrive bien avec les cheveux de mes petites sœurs chéries. Le mien n’est guère plus crépu que le leur, même moins fin (ça tient mieux en main), mais nettement moins fourni, malgré la “boule disco” que je me trimballe, peignée afro.

Depuis le séjour de l’appart’, ma mère me lance un énième rappel à l’ordre :
“Didou ! Vas-tu enfin sortir de cette salle de bain !? s’énerve-t-elle. Il est grand temps d’aller à la messe. Ton père s’impatiente. Attention !”
Je prends une bonne inspiration et je rétorque la malicieuse litanie que j’ai concocté pour ce dimanche :
“Non, non et non ! Je vous l’ai dit : aujourd’hui, je veux passer la journée sous ma couette, na !”
J’entends qu’on s’agite. Bon, ça va pas tarder à barder.
Vite un dernier tour d’élastique et je sors de la salle de bain. L’instant d’après, je pénètre dans le salon arborant mon improbable champignon-tressé au sommet du crâne.
“- Mais qu’est-ce… ? Qu’est-ce qu'il t’a pris ? suffoque ma mère, tandis que mon frère et mes sœurs se pètent de rire sur le canapé. C’est quoi cette coiffure, enfin !?!

“- Ben, quoi ? C'est chouette ! Je vous l’ai dit : aujourd’hui, je veux passer la journée sous ma couette.”
Même mon père se bidonne. Alors, ma chérie mère abandonne et capitule :
“- Rhôô, Didou… Toi et tes entourloupettes… Allez, défais-moi ça et on y va.”


 

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Extrait de mon dico perso (Walrus)

 
Entourloupe(tte) : Échafaudage rhétorique branlant et confus proche de l'embrouillamini (voir ce mot) en usage chez les politichiens et tentant, pour éviter le camouflet, de camoufler le gouffre béant séparant leurs promesses électorales de leurs réalisations en cours de mandat.

 

 

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