26 mars 2022

Défi #709

 

Une petite mise en bière ?

 

Zythologue

7091

(oui, c'est un néologisme
Ronny Coutteure disait "biérologue")

Posté par Walrus à 00:05 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : ,


Fable du capitaine Zouglouglou (Joe Krapov)

Ce récit en vers est inspiré d'un conte de Coline Promeyrat (La Grande oreille; 78)

C’était un guerrier zoulou
Qui allait à Tombouctou
Sur son tout petit youyou
Pour danser dans une guinguette
Appelée « La cabane Bambou ».

Comme il avait toujours peur de tout
Il avait emmené sa nounou

V’là que deux jolies doudous
Dans de somptueux boubous
De la rive firent « Coucou !
Nous prends tu dans ta barquette ?
On va à Tizi Ouzou ! »

Comme il était débonnaire
Les deux belles doudous montèrent.

Plus loin une jolie louloute
Qui s’appelait Poupoune Pidou
Leur cria : « Vas-y Poupou !
Puis-je me joindre à la fête ?
Je vous ferai des poutous ! »

Il n’était pas mauvais gars
Et Poupoune Pidou monta

Puis ce furent un kangourou,
Bruce Lee, le roi du kung-fu,
Riri, Fifi et Loulou,
Koutouzov et Mobutu,
Maréchaux un poil zazous,
Mouloudji, Toulouse-Lautrec,
Fu Manchu et son coupe-choux,
Riquiqui et Roudoudou
Qui se mirent à faire les fous.

Tout le monde fut en courroux
On leur dit d’y aller tout doux :

- Le youyou a le souglou ! *
Il y a de l’eau là-dessous
Et des piranhas voyous
Qui apprécieraient beaucoup
D’agrémenter leur choucroute
D’un tourlourou en goguette,
De ses toutes récentes conquêtes
Et d’animaux un peu bêtes ! ».

Tant bien qu’mal on continua
En chantant de Mouskouri (Nana)
Coucouroucoucou
Paloma

Vint une dernière voyageuse,
Une libellule baladeuse
Qui, sans même rien demander,
Se posa sur la chéchia
Du zoulou du pont de l’Alama !
Lors ce fut Fukushima !

A cause de l’excès de poids
Le petit youyou coula
Et tout le monde fit « glouglou » !
« Miam ! Miam ! » dirent les piranhas.

***

MORALITÉ :

Faut de la légèreté, certes,
Mais point trop n’en faut, parfois !


* Souglou : hoquet en patois du Nord de la France

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,

Youyou (1) (TOKYO)

 
Je voulais faire une tournée dans toute l’Amérique en chantant du youyou.

Mon impresario avait tenté de m’en dissuader.

Tu ne peux pas passer de Molière au youyou !!

Il était borné j’étais obstinée.

Nous les êtres humains dans ce monde moderne nous regardons la vie en essayant d’y voir un sens, or le youyou est le vrai théâtre de l’existence.

Ma part secrète se trouvait dans ce chant

ancestral.

J’étais allée rencontrer des bergers au cœur de l’atlas à la recherche du chant le plus pur .

Mais très vite je fus coincée, ce cri était si étrange. Mon avion était prévu pour 11h j’étais à 2h de l’aéroport.

Malgré la grande curiosité que j’éprouvais pour ce cri je m’étais rendu compte que faire une tournée sur ce projet c’était réveiller la vindicte du peuple américain.

 

Sur un coup de tête j’étais rentrée en France, je rêvais de me réfugier dans un arbre.

Cependant progressivement pour le meilleur ou pour le pire je me suis réconciliée avec Molière.

Prudente comme le merle qui tire sur un ver de terre j’étire les tirades d’un youyou bien envoyé.

A la fin de la représentation, malgré cet itinéraire tortueux et les reproches du metteur en scène qui m’exhorte de renoncer au you you dans les tirades prétextant que si je veux une villa en toscane il va falloir revisiter mon interprétation je continue sur les conseils de mon singe André qui adore le youyou.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

Je reviens vers vous par bongopinot

bo

 

Un Youyou pour un voyage

Entre les lignes de ma vie

Je me démène et je rame

Eloignant ainsi les soucis

 

Je suis ma bonne étoile

Et le mauvais s’enfuit

Déchirant enfin le voile

Je sors ainsi de la nuit

 

Pour revenir à l’essentiel

Mes espoirs alors retrouvés

Je touche le bleu du ciel

Et m’entoure du vent léger

 

Et je repars à l’aventure

En ouvrant mon écran

Sans même besoin d’armure

Je vous rejoins amis défiants

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [23] - Permalien [#]
Tags : ,


Ma madeleine (Yvanne)


Carnaval et Mardi Gras étaient fêtés en même temps dans la famille. Généralement le jeudi, jour sans école. Je me souviens d'une seule fois où nous nous étions déguisés mes frères, des voisins de notre âge et moi. Mes réminiscences ne sont pas très précises. Juste que nous étions allés, habillés de vieux vêtements trouvés dans les greniers, visiter deux ou trois villages des environs pour quémander quelques bonbons. L'accueil fait par les gens et la récolte de friandises n'ayant pas été très satisfaisants il faut croire nous n'avons jamais recommencé. Tout simplement, une telle pratique n'entrait pas dans les mœurs campagnardes des années 60.

Cette fête avant Pâques se passait donc sans tralala et personne n'y trouvait à redire. Maman tenait malgré tout à marquer le coup en cuisinant un repas amélioré. Pour le dessert elle préparait ce que nous aimions tous, nous les enfants : du riz au lait accompagné de gelée de groseille maison. C'était de début du festin.

Mais ce n'était pas là le meilleur. Nous attendions le goûter avec une grande impatience. Je don- nerais toutes les pâtisseries des grands chefs pour déguster encore les beignets de Maman, les fameuses cambedouilles (jambes de brebis)  – de l'occitan camba : jambe et oelha : brebis. Elle n'en préparait pas souvent c'est certainement aussi pour cela que j'en garde un souvenir ému et gourmand.
J'en confectionne moi-même et j'en ai mangé beaucoup à droite ou à gauche. Mais jamais d'aussi délicieux. Maman avait, comme on dit le « tour de main » et sans doute un secret qu'elle gardait jalousement. Et puis il y a l'enfance qu'on magnifie un peu.

On appelait aussi le beignet « pet de nonne » ou « bugne ». L'appellation diffère selon les régions. On le désigne par « merveille » « oreillette » « bugnolle » « bottereau » « tourtisseau »  et sûrement possède-t-il d'autres noms encore. J'ai découvert chez Monsieur Wiki qu'en Espagne c'est « resquilla » ou « rosca » et pour en venir enfin au dico-Walrus « youyou » en Tunisie.

J'ai constaté que la recette est partout sensiblement la même  avec à peu près les mêmes ingrédients  dans les mêmes proportions : farine, sucre, sucre vanillé, œufs, lait, levure. Le reste est affaire de la cuisinière et surtout de son talent.
Pas d'huile d'olive chez nous comme pour les youyous tunisiens. Maman utilisait du beurre de la ferme et ajoutait du rhum. Elle les égouttait quand ils sortaient de la friture, les roulait ensuite dans un plat plein de sucre en poudre. Les tunisiennes les enduisent plutôt de miel.

Nous ne perdions pas une miette de la préparation et de la cuisson – surtout de la cuisson. Ce qui n'empêchait pas les disputes pour lécher le récipient en passant un doigt agile tout autour quand ce dernier était vide de pâte. Mais il fallait attendre qu'un énorme monticule doré, bien saupoudré et odorant trône sur la table de la cuisine pour enfin pouvoir déguster les friandises bien gonflées et moelleuses. Un régal inoubliable. Ma madeleine.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : ,

Tais-toi et rame (joye)

Après avoir vu cette vidéou, Aou - Aou1  mit son boubou pour aller faire coucou à son doudou un peu foufou nommé Gougou, et son perroquet MouMou et son chat SouSou. Elle se retrouva vite devant sa porteou grâce à un Uberou.

- Hoo-Hoo !  cria Aou-Aou.

- Eh, mon joujou !  répondit Gougou.

- Hallo Loulou! fit Moumou.

- Hein, cher nounou ?” demanda Aou-Aou.

- Hein et Ouh ! Ouh ! rit donc Gougou

- Pouh ! Pouh ! grommela Aou-Aou.

- Rou rou ! fit la SouSou (car ne fut pas toutou).

- Mais où êtes-vous, vous ? cria Aou-Aou.

- Dans le wouwou !2 ricana Gougou.

- Ah, ça xouxou ! 3 ! Je m’en vais dans ton youyou !

Et zouzou !  Aou-Aou prit la poudre d'escampettou.

 _____

1 Prénom ramelandais. C'est à peu près l'équivalent de "Florence" et se prononce "Tifani".

2  C'est le WC en Ramelande où vit Aou-Aou, Gougou, le perroquet et le chat.

3 C'est du ramelandais pour « Ça schlingue ! »

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [28] - Permalien [#]
Tags : ,

Le youyou pour les Nuls (Vegas sur sarthe)

 

Le youyou est la version anglaise du tutu français, du dudu allemand et du tyty polonais.
C'est aussi un petit perroquet du Sénégal bien que le petit perroquet soit également une voile de bateau carrée, voile dont s'affublent les femmes sénégalaises qui poussent des longs cris aigus et modulés de colère ou de désespoir appelés youyous quand leur barquette appelée aussi youyou se met à prendre l'eau …
Un youyou peut résonner très longtemps, la preuve en est qu'on peut encore entendre aujourd'hui celui de la chanson Musulmanes de Michel Sardou enregistré à leur insu en 1986 !
Ceci étant dit et au risque d'ajouter à la confusion, on notera le youyou tunisien, fameux beignet oriental fait de farine, œufs et orange qui vous clouera le bec pour un bon moment mais qui permet de colmater les trous des petites barques où se tiennent les femmes sénégalaises qui poussent des longs cris aigus et modulés de colère ou de désespoir appelés youyous mais ça on l'a déjà dit.
Bien que Pierre Perret ai chanté haut et fort « Tout, tout, tout vous saurez tout sur le youyou », et après avoir ramé sur les sites d'information concernés je crains qu'en fin de compte on ne nous mène en bateau.

 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,

Cap sur Venise (Kate)

 

- Salut Didier !

- Vincent, tu vas ?

- Oui et toi ?

- C'est vendredi et plus le pass à scanner, super !

- Un café ?

- Un double et un verre d'eau...

- Pas glacée.

- Merci, j'ai un article à finir. Tu as de l'os à moelle ?

- Oui, t'en veux ?

- Non.

menu sauce au lard

- Du poisson ?

- Sauce au lard ? Tu rigoles ! Une bavette frite mais pas sauce aux algues. Je passe au fond.

Jean-Mi m'a prévenu hier soir, pas trop tôt Coco, qu'il m'envoyait à Vichy le week end pour une série d'articles sur les activités nautiques du plan d'eau. J'ai eu le temps de prévenir Kitty pour lui dire que j'emmenais Hippolyte, plutôt cool.

Vichy où mon père avait passé son permis "mer" sur le plan d'eau, on rigolait avec mon frangin. Délaissant soudain le jardinage, il s'était mis en tête de nous faire voguer "sur la grand' mare des canards" au lieu de nous laisser jouer tranquillement sur la plage...

0 2

Souvenir calamiteux où son "Zéphyr", piteux youyou d'occasion, avait failli nous coûter la vie : maman, à peine montée à bord, s'étant pris un méchant coup de bôme sur la tête, les voiles s'étant déchirées au premier coup de vent et le moteur s'étant étouffé peu après... On a cru voir Fort Boyard et mourir : première et dernière sortie !

Quand plus tard j'ai vu le film "Liberté-Oléron", tourné exactement au même endroit d'où nous étions partis, le joli port du Douhet, j'ai halluciné et hésité entre rire et pleurer mais j'ai ri comme un idiot, résilience quand tu nous tiens... Je revois encore la belle villa blanche en surplomb que l'on voit de loin en mer, enfin, à l'époque on l'avait perdu de vue et elle m'avait fasciné comme la propriété que traversait le petit Marcel Pagnol quand il partait à la campagne et qu'il avait surnommée le "château de ma mère" et qu'il achètera plus tard. Pour ma part, je ne suis plus retourné à Oléron...

Le Zéphyr de papa et le Zigomar du film forment dans ma mémoire un duo d'enfer et même un trio d'anthologie avec le Pitalugue, l'inénarrable bateau de Monsieur Brun (qui parle "pointu", il est Lyonnais !),oui, il tangue beaucoup, et d'ailleurs on l'appelle le sous-marin !

0-1 2

Bon, alors ce soir cap sur Vichy, le paddle, la bouée tractée et autres réjouissances. On fera de la trottinette et j'en profiterai pour refaire quelques photos pour mon bouquin sur les maisons, notamment la Villa Vénitienne !

(Tintin, L'Étoile mystérieuse)

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags : ,

farewell (valse honnie) - tiniak

 

Faut-il se dire adieu quand on s'est aimé comme nous ?
avec l'alarme à l'œil ? le poing levé plein de courroux ?
en tombant, humblement, mais "...d'un même ensemble, à genoux" *?

"Adieu ! Adieu, mon bel amour"... Quel oxymore !
Dose à dos... Les pieux dans les yeux... Pis quoi, en corps ?
Des trémolos en triolets, à trier tout ce qui est mort ?

Regarde-les passer en rang, sous les fenêtres...
monogamies d'aucun "peut-être..."
dans le ronron de leur paraître

Et donc... Adieu, mais sans basta ?
sans être un peu inquiété par ce pas qui s'en va ?
par ce pas qui s'en va tout droit vers les frimas ?

Walhalla rompu des compromissions
le divorce de déraison
et satiété a désemparé la maison

Eh ! Sont-y bien connus, tous ces naufrages !
Ils ont dit : "Bon... Allons... Tournons la page..."
puis qui veut son peigne, qui un nouveau corps sage...

Le vaisseau flambe sur le quai
(alors, quoi ! C'était ça, l'idée ?)

L'adieu prononcé (entre nous)
qui le premier aura souhaité se réfugier dans le youyou ?

DDS708_youyou

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : ,