29 janvier 2022

Défi #701

 

Un petit truc aux tomates

 

Robot

 

7012

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Les reclus volontaires - tiniak

 

(à l'ami qui se reconnaîtra)


Réclusion volontaire...
Il me semble, à présent, que la lumière est forte
au-delà de la porte où patiente l'hiver
Assis sur ma colère, il faudrait que j'en sorte
mais je croupis aux fers d'un tas de lettres mortes

Encore un air de cure à fondre un Baudelaire
et l'attaque est massive !
Les yeux dans la solive et le grin à l'envers
retenant ma salive au bord du prochain vers
je m'en procure un autre, au divin élixir

C'est la curée, pour sûr !
La tournée du Par Don...
Quelqu'un parlant ma langue (avec le dos au mur)
a rangé sa voiture auprès du guéridon
où me suis résigné à prendre un Aqua-Bon

Lui, va prendre une prune à tant boire de quetsche !
mais nous sommes raccords, sur le mode revêche
Alors, il fait bon vivre et railler ce beau monde
quand un regard ami déclasse brune ou blonde
au fût des mis-en-bière

Une prune à London, ça vaut combien à Stras' ?
Le délire est lancé - un palet sur la place !
Un duo de froggies devant Trafalgar Square
n'en a plus rien à s'couer des Bobbies à visière
et font rimer "doot-doot"
avec "La Marischen, un rabiot de choucroute !"

Sur ce banc, délacés, lâches du pantalon
on n'en a pas fini... : "Ils ont des chapeaux ronds,
mais portent le paaaagneuh !
Ils ont des chapeaux ronds, mais portent cal'çon !"
(l'était pêchue, la quetsche !)

bobby-helmet

Y a d'la zik sous le casque !

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jojo et la fonétik française (joye)

quetsch 1

quetsche 2

quetsche 3

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Aux prunes. (Yvanne)


Louise confectionnait des tartes savoureuses. Et toujours avec des fruits de saison, des fruits frais.
Tous les 15 jours Léon allumait son four à pain pour cuire les grosses tourtes. Louise, sa femme en profitait pour y glisser un pâté de pommes de terre, une flognarde ou l'une de ses fameuses tartes.

Léon et Louise, nos voisins, possédaient quelques fruitiers dans leur couderc. Et parmi les pommiers, pêchers, poiriers et cerisiers il y avait deux petits pruniers qui ne payaient pas de mine mais qui donnaient chaque année ou presque beaucoup de prunes. C'était des prunes bleues, de forme allongée et à la couleur violacée. Nous ne nous préoccupions pas du nom des arbres et des espèces de fruits qu'ils portaient, nous les enfants du village. Je ne pense pas cependant qu'il s'agissait de la quetsche, plutôt de la prune dite d'Agen, variété plus commune chez nous dans le Sud Ouest. L'important était que les fruits soient d'un accès facile – et ça l'était – Léon laissant toujours ses barrières ouvertes.

Ces prunes bleues étaient à point juste après la rentrée des classes et nous attiraient en revenant de l'école le soir. Impossible de résister. Nous allions nous gorger de fruits mûrs ou quelquefois encore verts ce qui occasionnait bien sûr de sévères coliques aux gourmands imprudents.    
Ces fruits étaient quand même assez acidulés et nous les préférions cuits bien saupoudrés de sucre comme Louise savait le faire. Les jours du pain chez Léon et Louise nous étions alertés par les odeurs suaves qui envahissaient tout le village : odeur de pain doré et croustillant à laquelle se mêlait le parfum du pâté de pommes et terre surtout celui de la tarte, quelle qu'elle soit.

Nous allions, attirés comme des mouches, nous poster devant le four. Nous posions nos cartables sur l'herbe et attendions. Léon n'était pas un causeux. Il faisait son travail sans paraître nous remarquer. Louise, un peu agacée essayait bien de nous chasser : »  allons, les enfants, rentrez chez vous. Vos parents vont s'inquiéter. «  Peine perdue. Nous ne bougions pas, espérant une suite qui allait arriver indubitablement.

Déjà, les tourtes de pain toutes chaudes avaient regagné leurs corbeilles de paille alignées sur la murette devant le four. Nous nous empressions de proposer notre aide  pour les transporter dans la maison des voisins sachant que Léon nous ferait cadeau du « pompichou » - petit reste de pâte roulée en boule que tout le monde désignait comme étant « le pain du chien ». Nous nous disputions pour l'obtenir et nous brûlions les doigts et la langue dans notre précipitation pour le manger.  

Léon sortait en dernier du fournil ce que nous guettions : la tarte. Puis le voisin allait s'occuper des tisons de la fournaise qu'il entreposait dans le bac en pierre situé juste en dessous. Si Louise était occupée au transport du pain nous nous approchions pour voler un petit bout du fruit cuit. Ce jour-là il s'agissait d'une belle tarte aux prunes bleues caramélisées à point. De trop nombreux doigts s'aventurèrent dans la pâtisserie. Léon nous surprit, se fâcha pour de bon et nous menaça avec la pelle à enfourner.

Les deux ou trois voleurs que nous étions s'éclipsèrent en vitesse. Mais la vengeance de l'un d'entre nous ne se fit pas attendre. Léon avait l'habitude de poser ses sabots de bois à l'entrée du four et de travailler en pantoufles de feutre à l'intérieur du petit bâtiment. L'un des garçons profita du dos tourné du vieil homme pour se saisir d'une grosse braise incandescente à l'aide de pincettes et la placer dans une des galoches. Sitôt dehors il se mit à crier au feu. Léon se précipita et ce qui devait arriver arriva : Léon envoya promener sabot et chausson fumant en hurlant et maudissant la bande de petits polissons que nous étions.

Je me souviens bien de ce jour de septembre : j'avais justement ce jour là 8 ans aux prunes !

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Participation de TOKYO

 

Bonne fille la quetsche se laisse cueillir.

 Au petit matin ces frileuses commencent à se gonfler.

 Certaines craignent le gel, mais elles sont têtues et finissent par l’emporter.

Elles chantent et s’exposent aux abeilles avec ses pointes mauves de couleur.

L’été elle, est à son affaire, toute gorgée de sucre elle sait se faire valoir ave son désir de rondeur.

Quand elle s’invite dans un gâteau, c’est comme une meneuse de gang, elle se mêle de tout avec sa candeur acidulée.

Elle suscite toutes les convoitises des confiseurs, sa déclinaison parfaite des mauves rappelle le sang neuf des jeunes vierges.

Avec elle tout est possible, pourtant on ne lui a jamais dit qu’elle était conçue pour des pâtisseries rustiques.

 C’est un peu terrible de si peu se connaitre soit même, mais avec elle même si elle ne fera jamais le trottoir, cette buveuse de soleil s’offre sans protocole trempée dans un alcool fort.

Surtout n’allez pas la vexer e lui disant qu’elle est un peu démodée. Laissez-la vivre avec son temps d’avant.

 

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... Aux quetsches ! (Joe Krapov)

DDS 700 défense robatschTout reste encore à inventer :

Une réfutation de la Nimzovitch et de la Robatsch (ce sont des ouvertures du jeu des échecs) ;

Un placard qui fait « splash » en s’étalant dans l’eau ;

Le match de squash dans lequel on a remplacé la balle par une tarte aux quetsches ;

Le César et l’Oscar du meilleur sketch intello ;

Le concours du vieux tableau le plus kitsch ;

La kitchenette en caoutchouc ;

Le collier anti-putsch pour monarque africain ;

Un guide du Saskatchewan à trottinette électrique par temps neigeux ;

Le concours du plus gros mangeur de borchtch ;

Des couettes chouettes et chaudes pour celles des esquimaudes qui se prénomment Sheila et pour les autres aussi ;

Le brunch au cours duquel on ne mange que du Crunch ;

Une version de « Besame mucho » en jazz manouche ;

DDS 700 Contes-de-la-vie-de-tous-les-joursUn recueil des œuvres complètes de Mikhaïl Zochtchenko ;

Un film sans pitch qui raconte une journée du tovaritch Leonid Plioutch à Palm Beach ;

Une injure cinéphilique : « Son of Ernst Lubitsch ! » ;

Une quiche qui joue à cache-cache avec un welsh dans un goulash ;

L’expression « Wesh, Raquel ! » uniquement compréhensible par des « Boomers » ;

Une thèse intitulée « L’Influence de Walter Scotch sur Bertolt Brecht » ;

Le patch anti-connerie (on l’attend depuis longtemps, celui-là !) ;

DDS 700 SplotchL’onomatopée « Splotch ! Splotch ! » pour exprimer qu’on marche de plus en plus dans la boue à chaque campagne présidentielle ;

Un match de catch pour opposer au deuxième tour les candidats de ladite élection ;

Une brouette pleine de disques de Bratsch ;

Un coach adéquat qui vous apprenne à monter une tente Quechua en moins de quinze minutes du côté de Latche par grand vent ;

Le slogan « Ecce omo  est là, la saleté s’en va ! » ;

Une méthode pratique de bouche-à-bouche écrite à la lueur d’une bougie par un Gilles de Binche nommé Jérôme Bosch ;

Un speech d’orateur tchoutchke aux îles Sandwich, la bouche pleine ;

DDS 700 une_masque_gille_binche_curiokids-1

Des bintjes en trench (Ben quoi ? On a bien des pommes de terre en robe des champs que tout le monde ou presque y disent « robe de chambre »?) ;

Une cuite au guignolet kitsch pour oublier le retour de Kirche Küche Kinder dans les projets des intégristes ;

Un moyen pas trop brutal de mettre un terme à ma tchatche.

Oui, tout reste à inventer mais en matière de surréalisme, il faut bien admettre ceci : fût-il mallarméen, aucun coup de dés jamais n’abolira la force du hasard. Et c’est sur cette oeuvre d’art incroyable, fixée sur la pellicule numérique par ma pomme et intitulée « Beloved witch » (Ma sorcière bien aimée), que je clos ce billet… un peu tarte *, je vous le concède.

2022-01-16 - 285 5

* aux quetsches, la tarte ! Les brunes ne comptent pas pour des prunes !

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C'est un sketch ? (Kate)

 

- Vincent ?

- Articule.

- Vin-cent !

- Oui, Jean-Mi. Ça va ?

- Non, j'ai un problème.

- Écoute, on est vendredi matin, j'ai fini la semaine, je bois un café et je pars au ski.

- Oui, je sais.

- Bon week-end ! Tout est bouclé, non ?

- Problème de dernière minute.

- Non !

- Il me manque l'article sur l'abécédaire des fruits. La stagiaire qui devait le faire est malade et je n'ai que le titre...

- L'abécédaire des fruits ? Mais, dis, Jean-Mi, c'est pas mon rayon, ça...

- Vincent, j'ai personne.

- C'est pour quand ?

- Ce soir.

- C'est sur quoi ?

- Quetsche.

- Articule.

- "Cou -ette -che" :  Q U E T S C H E, c'est une prune.

- Tu plaisantes, c'est un sketch ? En plein mois de janvier je vais écrire un truc sur une prune au nom pas possible (mais il fallait bien trouver un fruit dont le nom commence par la lettre Q, hein) et je pars ce soir en montagne...

- Tu m'en fais quelques lignes, ce que tu veux...

- Il faut mettre une recette ?

- Non, t'inquiète...

- Pour quelle heure tu veux ce truc ?

- Seize heures.

- Non !

- Seize heures trente dernier délai.

- Bon, il est onze heures, je m'y colle mais c'est bien pour te dépanner...

Peinard j'étais venu prendre un café, l'esprit tranquille et je dois me recoller au boulot. Sur quoi, déjà ? Ah oui, le fruit de saison : la quetsche...

- Didier, un autre café, s'te plaît !

C

- Tiens. Tu as vu que samedi en huit on fait une matinée spéciale ?

- Oui, super. T'es complet, bien sûr ?

- Oui, mais j'ai encore une place.

- Y aura d'la zik ?

- Surprise...

- Alors c'est oui.

- C'est noté.

B

- Pour ce midi, plus d'os à moelle ?

- Non, et j'arrive plus à en ravoir...

- Alors un steack frites mais pas avant 14 heures. J'ai un truc à écrire avant...

- Mets-toi au fond si tu veux, c'est plus tranquille.

Allons-z-y, pas mal la banquette et en plus c'est loin des toilettes et du bar.

A

J'ai rangé le livre que je venais de finir (pas mal, entre parenthèses) et allumé l'ordi.

Questche : prune magnifique et délicieuse.

Non, mais, n'importe quoi.

Voyons l'étymologie. Du latin transformé : les quetsches ont beaucoup voyagé depuis Damas et ont été ballotées dans tous les sens !

Donc la questche est une prune qu'on déguste au coeur de l'été. C'est un sketch ou quoi ?

- Didier, tu connais la quetsche ?

- J'ai ça : eau de vie de prune.

- Non merci, plus tard, peut-être...

- Mais Nina a reçu une Qwetch à Noël.

- Hein ? Une Swatch tu veux dire ?

- Non, tiens, regarde, c'est pour aller en rando avec des copines...

D

- Qwetch ? Une bouteille thermos ?

Mort de rire ! Je note, merci !

Une gourde qui s'appelle "Qwetch", ça alors... Comme "quench" en anglais alors : étancher (la soif) ? Pas bête, ce nom !

Je regarde sur internet et il y en a de toutes les couleurs, des vertes et des pas mûres et même une couleur prune...

- Et un steak frites !

- Hum ! Merci Didier.

- Et après tu veux une tarte aux prunes ?

- Tu en as ?

- En cette saison, tu rigoles ? Tarte au citron, tiramisù, crème brûlée...

- Non, ça ira.

- Une eau de vie de prune ?

- Non, juste un café et l'addition, je récupère mon fils et en route pour la montagne.

- Bon week end ! À samedi, Vince !

Vite, juste le temps de passer chez moi et de mettre en forme tout ça pour envoyer quelque chose pour l'abécédaire des fruits : un sketch !

Enfin, ça me rassure, je sais déjà quelle sera la fin de la pige :

Meilleur moment pour déguster la quetsche : l'été donc patience, en attendant profitons des joies de l'hiver.

Comment le consommer ? Le fruit, rien que le fruit, sa couleur, sa texture, son parfum et son suc, telle sa substantifique moelle.

La semaine prochaine, la lettre R comme ... "ramboutan". Oui, vous avez bien lu ! J'articule : "ram- bou- tan" !

 

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Salade de fruits et légumes (Vegas sur sarthe)


On poireautait en rangs d'oignons depuis deux heures pour assister à une projection de « Pas de marche arrière pour les polochons », un navet que Germaine avec son cœur d'artichaut m'avait supplié d'aller voir, le genre de nanar à la noix qu'on produit en escomptant mettre un peu de beurre dans les épinards.
Un mioche poil-de-carotte et haut comme trois pommes qui nous précédait se fendit la poire à la vue d'un vieillard en chapeau melon qui sucrait les fraises dans la file d'attente.
« Les carottes sont cuites » me souffla Germaine à qui les moqueries du rouquin commençaient à courir sur le haricot.   
Mi-figue mi-raisin, je prenais mon mal en patience tandis que derrière nous – pressés comme des citrons – les candidats au navet poussaient comme des champignons !
Germaine voulait absolument voir ce chef-d'oeuvre quand moi je voulais juste aller folâtrer sous la couette. Le gamin qui espionnait notre discussion en pouffant est allé s'occuper de ses oignons avant qu'il se prenne un marron.
Alors on a coupé la poire en deux histoire de ne pas se prendre le chou plus longtemps: on irait prendre un pot chez Gégène et – cerise sur le gâteau – une banana split à l'encre de seiche !
De retour à la voiture un papillon virevoltait sur le pare-brise … on s'était pris une quetsche.

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La tarte aux quetsches (Lecrilibriste)

 

La tarte aux quetsches de mémé

Les dimanches de fin d’été

C’est une médecine suprême

Un vrai tonus pour les cœurs

Un réveil tout en douceur

Une sonate de saveurs

Qui vous entraine dans le pré

cueillir les prunes sur le prunier

au passage, en croquer quelques-unes

Elle sont là , c’est pas pour des prunes

C’est un bouclier contre la morosité

C’est l’atout qu’elle a su trouver

 contre le stress de la rentrée

Certes, elle possède la recette

Mais son inspiration fait le reste

Elle sait le pouvoir des fleurs et des fruits

Du bon vin rouge, de la cannelle et du coulis

De framboise, de fraise ou de myrtille

Ou d’un beau bâton de vanille

Pour tout vous dire, en vérité

c’est la reine des pâtissière, Mémé !

Avec moi, soyez donc de mèche

Pour célébrer sa tarte aux quetsches !

 

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