25 septembre 2021

Défi #683

 
L'Afrique, c'est chic !

Zoulou(s)

6833

 

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D'Étretat à Fécamp par bongopinot

bo

Venez donc pendre un bol d’air

Entouré de hautes falaises

Verte prairie et bleu de mer

Prenez le temps mettez-vous à l’aise

 

Un chemin de randonnée

Un village et des yourtes

En cette belle fin d’été

Même si les journées sont plus courtes

 

Vous verrez dans ce lieu magique

Des paysages majestueux

Aux formes magnifiques

Dans un cadre mystérieux

 

Appréciée des grands et petits

Du paddle à la voile

Écrin et féérie

La nature devant vous se dévoile

bo2

 

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La douce tente à Sion (joye)

Moi, tourte,

la ferai courte :

je n’ai pas de yourte.

Défaillante,

j’ai une tente

pétante

et accueillante.

tente

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Mon goal y habite (Joe Krapov)

L’endroit le plus difficile à trouver dans une yourte, c’est le petit coin.

A part ça, si on a un vélo d’appartement, on peut y pédaler aussi facilement que dans la smoule.

2021 09 24 DDS 682 yourte collage

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Du serpent au champignon en passant par une yourte (Clio101)

 

La rampe où s'était engouffrée Alice était démesurément grande et ne cessait de faire des virages dont la forme et le diamètre lui faisaient penser aux anneaux d’un serpent.

-          Et d’ailleurs, songeait-elle, il y a des serpents dans le désert. Peut-être suis-je moi-même au cœur d’un serpent.

Pour se rassurer dans sa chute elle se mit à énumérer les différents types de serpents qu’il y a dans le désert.

-          Alors nous avons la vipère des sables, le taïpan du désert et…

Elle ne parvenait plus à se souvenir d’autres serpents et regrettait de ne pas avoir été plus attentive aux cours de sciences naturelles sur les reptiles.

Alors qu’elle tentait à toute force de faire travailler sa mémoire sa chute s’arrêta d’un coup. Face à elle se trouvait une vaste étendue de paysages : d’un côté des steppes, de l’autre des montagnes, ailleurs de petites dunes de sable. Dans ce qui semblait être le milieu de cet assemblage bigarré, une yourte. Un panache de fumée s’en échappait.

Alice trouva d’abord cela étrange puis se souvint de ses cours d’histoire et de géographie : une yourte dans un paysage qui ressemble au désert de Gobi est tout à fait normal.

Elle voulait atteindre la yourte pour demander comment nourrir un champignon mais celle-ci lui semblait hors d’atteinte. Ses jambes étaient moulues par la descente dans le boyau et elle ne pourrait y parvenir avant la nuit.

Alors qu’elle commençait à se lamenter un souffle de vent passa et il lui sembla qu’une voix résonnait de nouveau dans sa tête.

Si tu as traversé un serpent, tu peux onduler.

Alice trouva cela étrange mais juste un instant. Elle se mit donc en route mais s’aperçut bientôt qu’elle ne voyait plus ses jambes. Son corps décrivait une courbe montante et descendante et cette sensation était exaltante. Son rythme fut d’abord rapide puis décrut  progressivement à mesure qu’elle s’approchait de la yourte. Quand elle n’en fut plus qu’à vingt mètres elle marchait sur ses deux pieds.

Alice s’avança près du seuil : la porte d’entrée était ouverte et la plus grande confusion régnait.

Un homme et une femme se poursuivaient rageusement entre les deux piliers centraux et passaient leur temps à se jeter des objets à la tête ou se tirer dessus. Mais quand les hasards de leur course leur fit croiser le regard d’Alice ils s'arrêtèrent, comme changés en pierre.

Alice fronça les sourcils, perplexe.

Puis elle se souvint de ses leçons de bonnes manières. De son pied droit elle enjamba le seuil et vint sans attendre se placer à l'est, espace réservé aux femmes.

Et l'ordre revint dans la yourte.

Faisant de nouveau appel à ses bonnes manières Alice s'adressa au couple.

-          Bonjour Madame Bonjour Monsieur. Je m'excuse de vous déranger mais j'ai besoin de votre aide. Un champignon vient de me demander de le nourrir mais je ne sais absolument pas comment m'y prendre.

La réponse du couple ne se fit pas attendre. L'homme et la femme parlèrent d'une seule voix, comme s'ils ne formaient qu'une seule personne.

-          Si un jour tu as grandi, tu pourras y arriver.

Alice n'eut pas le temps de s’interroger sur l'étrangeté de ces paroles. Un souffle de vent passa et le sable se souleva en un tourbillon et l’aveugla.

Quand la brume se dissipa la yourte et le couple avaient disparu et elle de trouvait de nouveau devant le champignon. Ses jambes furent tout à coup prises de faiblesse et elle s'effondra.

Incapable de bouger, Alice sentait que ses membres s'allongeaient et s’affinaient démesurément et plongeaient dans le sol. Il lui semblait que toute la matière qui la constituait partait de son corps et venait nourrir le champignon. A mesure que ses forces diminuaient son regard devenait flou. Ses yeux se fermèrent et Alice sentit qu'elle quittait ce monde. Un doux sommeil l’emporta.

-          Alice, Alice !

Alice ouvrit péniblement les yeux. Son corps était allongé de quelque chose de moelleux et doux. Pendant quelques instants elle ne vit que du brouillard. Quand il se dissipa elle s’aperçût avec stupeur qu’elle se trouvait dans son lit et que ses parents se tenaient au-dessus d’elle, l’air terriblement inquiet.

Où se trouvaient le désert, le champignon et la yourte ?

N’avait-elle pas perdu la vie en servant de nourriture au champignon ?

En la voyant froncer le nez et les sourcils, la mère d’Alice s’empressa de la rassurer.

-          Tu jouais dans les bois à côté de la maison avec ta sœur. Vous vous êtes un peu éloignées et vous avez trouvé des champignons. Tu en as croqué un bout sans savoir qu’il s’agissait d’une amanite panthère, c’est un champignon vénéneux. Heureusement pour toi tu n’en avais ingéré qu’un petit morceau  et nous avons pu te soigner en te donnant du charbon actif et en aidant ton corps à expulser tout ce qui restait du champignon. Après cela tu as déliré pendant trois jours : tu marmonnais dans ton sommeil en parlant de choses étranges, comme une yourte et des personnages bizarres. Nous sommes heureux que tu ailles mieux.

-          Nous sommes extrêmement soulagés de voir que tu as repris conscience. Repose-toi maintenant ma chérie, renchérit son père. Reprends des forces.

Alice ne les écoutait déjà plus.

Pendant que ses parents parlaient elle avait fermé les yeux.

A présent elle dormait profondément et dans son rêve un champignon souriait.

 

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YOLO* - tiniak

 


“La mondialité (qui se diffuse en nous à mesure que l’emprise totalitaire se renforce) est une énergie relationnelle dont l’intensité ne cesse de s’accomplir. Nul ne saurait, sans sortir du vivant, s’opposer à sa houle !” Patrick CHAMOISEAU, Frères migrants - SEUIL 2017.

 

Y aura-t-il quelqu’un sachant s’en émouvoir ?
Loin de se figurer tâter de l’aventure
à chaque coin de rue, comme en nos boulevards
trempe le pied frileux dans une mer azur
mais fatale !
un pâteux gloss ourlant sa lèvre occidentale

Où se pourra trouver une âme indélogeable ?

Pleine du sentiment de sa mondialité
d’une personne, l’autre, elle invite à sa table
un cortège d’ardeurs et leurs humanités
de tous âges !
avec le bien commun qu’ils s’offrent en partage

Là, se peut être un mas; là, peut-être une yourte… 

Le lieu importe peu, car c’est l’abri qui compte
ici est maintenant, à l’encontre du doute
quoique les vents méchants hurlent et nous racontent…
C’est là, Paix !
tant que le marché naît des longs fruits du métier

Oh ? L’a pas vue venir, la révolte du nombre ?
De la main à la main et les yeux dans les yeux
le message est passé : ne plus céder à l’ombre
et n’avoir le souci que d’être et vivre heureux
non sans mal…
mais l’esprit en alerte et le cœur primordial !




*You Only Live Once (On ne vit qu’une fois)  !



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Au Quai (Kate)

 

Dès la fin de l'école primaire

Michel, mon père  

Alice, ma mère

M'ont demandé

Ce que je voulais faire

Et écouté

Mon inventaire :

- Professeur

- Traducteur

À la bonne heure !

- Agent secret

- Parachutiste d'essais

Non, c'est pas vrai !

 

Et j'ai enfourché

Mes chevaux

Bûché d'arrache-pied

Réussi Sciences Po

Consulat

D'abord

Ambassadeur

Sur les bords

De la Moskova

Quel honneur

Week end en isba

Balades en troïka

Banya

Balalaïka

Tout le tralala

Et ceatera

Ensuite le Canada

Bonheur qui ne dura pas

Consécration à l'automne

Nommé à Washington

Mon rêve et au-delà

Mais après quelques mois

Rappel à Paris

Pas pour l'Australie

Au Quai

Le vrai de vrai

- Une yourte, ça te tente ?

- Tu plaisantes ?

- Pas le Danemark, quand même ?

- Depuis le temps que je me promène

Je rêve du royaume

Dont le hygge

Home sweet home

Promet du chaleureux

Le Prince parle français

N'est-il pas vrai

Et l'on peut faire du vélo

Incognito

Même si quelqu'un disait

Que quelque chose serait

Pourri...

- Alors, Copenhague, c'est oui ?

- Ja !

(Je te réponds déjà en danois, là.)

0 2

 - Excuse-moi, appel urgent !

Allô ! Oui...Il est avec moi en ce moment...

 

- Viens je t'emmène

On va déjeuner

Oublie les contes d'Andersen

Excellence, tu rentres dans tes foyers

La semaine prochaine !

 

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Ma yourte rêvée (Lecrilibriste)


Ayant besoin de grands espaces
de silence et de dépaysement
J’ai planté ma yourte au toit blanc scintillant
Dans une steppe au Kirghizstan
au Turkménistan, au Kazakhstan
Ou peut-être en Mongolie, finalement
Mais fort loin des autoroutes
Là, j’ai pris bien garde
D’ entrer du pied droit dans la yourte
Sans heurter le sol en quoi que ce soit
Pour ne pas heurter les esprits de la steppe
J’ai invité le chef du village
A poser la crémaillère
A tremper son doigt dans un verre de Wodka
Pour jeter quelques gouttes
aux quatre coins de la yourte
En offrande à la nature de là bas.
Les éleveurs de rennes de yacks et de chèvres
eux aussi, conviés  à la crémaillère
sont arrivés au galop sur leurs petits chevaux
Pour boire la Wodka et trinquer
Jusqu’à finir la bouteille
Car une bouteille ouverte,
Pour ce rite  doit être vidée.
J’ai entendu la nuit les loups hurler
Et le souffle violent du karaburan
Le grand vent qui court les champs
Mais dans ma yourte, bien protégée
J’ai dormi comme un bébé

On a fini la bouteille de Wodka
On a mangé les yaourts et la tourte
Et sous la yourte
 que mes voisins ont montée dans leur pré
Pour accueillir les pèlerins paumés
J’ai dormi comme un plomb et j’ai rêvé
sous mon beau ciel du Dauphiné
A la steppe , au  désert de Gobi
Et aux chamanes de Mongolie
Et j’ai eu très mal à la tête
Quand je me suis réveillée

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Ah ! J'ai compris... (Walrus)

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Je me disais aussi que cette Tourte était bien épaisse...

C'est que j'avais pas mes lunettes !

 

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