31 juillet 2021

Défi #675

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suite de mon voyage par bongopinot

 

Je reprends ma valise me voilà reparti

Je poursuis mon périple à bord d’une rosalie

J’arrive à Bordeaux tout près du port

Et le soleil brille encore très fort

 

A l’arrivée j’ai loué un joli studio

Je m’y installe pour un petit repos

Puis je repars découvrir la ville

Heureusement il n’y a pas foule

 

Balade dans les jardins publics

Un tour de petit train électrique

Puis je vais voir le magasin T.O.C

 

Trouble obsessionnel culinaire

Pour les passionnés il y a de quoi faire 

Et tranquillement je rentre en tuk tuk

 

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2021, L'Odyssée estivale continue, persiste, perdure et se macère (joye)

Bonjour la Terre, me revoici !

Les Terrien·ne·s sont intéressant·e·s, très certainement, mais beaucoup de leurs manières sont difficiles à accepter.

Prenons le cas de leur consommation alimentaire. Il paraît que leur survie dépend de leur nourriture. C’est troublant.  

Ici, sur Estivale, les Estivalien·ne·s se nourrissent, certes, mais de la quatrième forme de matière : ┴╬§╙§╦, ce qu'on appelle  « plasma » en français. Ici le plasma est gratuit, et disponible partout. Tout le monde en a ce qu’il faut, pas moins, et pas plus.

Autrement dit, nous n’en faisons pas tout un culte. Notre « nourriture » ne nous file pas des cancers ni d’autres maladies. Personne n’est ni trop gros, ni trop maigre. Pourquoi ?

Parce que, chez nous, le plasma n’est pas une marchandise. Puisque c’est une nécessité pour tout·e un·e chacun·e, il est distribué librement. 

Ainsi, nous ne passons pas tellement de temps à travailler pour survivre. Nous ne sommes pas obligé·e·s de tuer d’autres êtres vivant·e·s afin de les consommer. Nous ne mangeons pas tout ce qui bouge dans la mer. Nous ne privons pas les autres de leur plasma comme punition ni comme arme de guerre ni de contrôle. Ce n'est pas non plus une récompense quelconque.

Qui plus est, nous ne gaspillons pas tant de temps et de ressources à le transformer ni même à le préparer non plus. Chez nous, les trucs bizarres comme les « bain-Marie », les  « poêles »,  les  « autocuiseurs » et les  « airfryers » n’existent pas. Nous ne les convoitons pas. Nous n’y pensons même pas.

J’ai demandé une fois à mes parent·e·s pourquoi tant de Terrien·ne·s ont cette manie. Il·elle ont répondu que c’est lié à leur biologie et donc à leur civilisation.

Civilisation ? Vraiment ? Comment les Terrien·ne·s peuvent-ils·elles se duper avec des platitudes sociales, telles que « Liberté, égalité, fraternité » lorsque des millions chez eux crèvent de faim ?

Nous les Estivalien·ne·s ne penserions jamais à y accorder tant d’importance émotionnelle. 

À la fin de la conversation, Maman m'a pourtant prévenue : si je fais un jour la connaissance d'un·e vrai·e Terrien·ne, je ne devrai pas en parler, parce que les Terrien·ne·s se sentent souvent attaqué·e·s lorsqu'on fait des observations intellectuelles à propos de leurs traditions.

Ça alors ! Encore une bizarrerie culturelle et problématique !  On devrait alors l'écrire « quizzine ».

fin de transmission

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Les Étranges rêves de Marcel P. Chapitre 6, La Belle absente (Joe Krapov)

« Hey Joe Krapov ! Qui donc du Pithiviers, de la religieuse au café, du baba,

Du jésuite de Belgique ou du pudding breton étouffe le chrétien si merveilleusement

Qu’il reste pratiquement coi et savoure chaque bouchée, mi-goinfre mi-jubilant ? Ton kouign-amann ?

Pourquoi faut-il qu’un histrion mignardisant, un jobard incivil

Nous tienne jambe avec ses phrases-souvenirs? A qui ne devons-nous pas dire Commercy ? Au thé vert des Afghans ?

N’humidifions jamais son quart, son baklava, son gland ou son pain-coing !

Qu’on l’arrête, le gratte-papelard ! Qu’on y fauche sa Sergent major au baveux !

Jobastre ! Spoileur de films moldo-valaques ! Gâcheur de papier !

Au cachot ! Pain rassis pour Judas ! Baquons son trauma familial gavant ! »

Après la lecture de ce texte le gars à lunettes referma son cahier orange et éclata de rire. Les dames qui l’entouraient, souriantes et concentrées, étaient à deux doigts de l’applaudir tout en se demandant si elles n’étaient pas en présence d’un vrai dingue sado-masochiste.

DDS 674 Perec cuisinier

Marcel P. se crut obligé de réagir :

- Mais enfin ? Que vous ai-je fait ? Pourquoi tant de haine dans un monde déjà si cruel ?

- C’est de l’humour, Marcel ! C’est un texte écrit selon le procédé « la belle absente » de Georges Perec !

- Connais pas ! C’est quoi, ce procédé ?

- C’est décalqué de « Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume » !

- ???

- Dans cette phrase-là toutes les lettres de l’alphabet ont été employées. Ça s’appelle un pangramme. Dans le poème ci-dessus, tous les vers sont des pangrammes à ceci près que je n’avais pas obligation d’utiliser les lettres k, w, x, y et z et que…

- Vous êtes plus encore un tordu que moi-même !

- Bel alexandrin, Marcel ! A ceci près aussi, disais-je, que chaque vers est aussi un lipogramme ! Dans chacun d’eux manque une lettre de l’alphabet et une seule !

- Quel intérêt ?

- Les lettres absentes, mises bout à bout, constituent un mot qui est le sujet central du poème, qui lui-même est évoqué sans être mentionné dans le texte !

- N’en dites pas plus, répondit Marcel passablemnt énervé. A ce stade, il y a deux possibilités. Soit je vous provoque en duel, soit je me réveille de ce cauchemar !

***

Marcel P. choisit de se réveiller et d’oublier très vite ce que son interlocuteur lui avait balancé ensuite à propos de sa propre tambouille littéraire qui «puait la préciosité et le snobisme, schlinguait dans ses longueurs jusqu’aux limites de l’illisible et c’était sans parler du conformisme du bonhomme qui s’était très bien plu au service militaire, avait dédaigné de travailler à la Bibliothèque Mazarine et avait même postulé à l’Académie française !».

- Et alors ? avait rétorqué Marcel P., semblable en cela à François Fillon à qui on reprochait d’avoir obtenu gratuitement des manteaux de luxe et ramassé ensuite une veste dont il n’était pas sûr qu’elle lui appartînt tout à fait.

Marcel fut d’ailleurs tout étonné, plus tard dans la matinée, de ne trouver aucune trace dans le Who’s who, le Bottin mondain et le bottin téléphonique parisien de ces trois personnes : François Fillon, Georges Perec et Joe Krapov.

C’était dû à quoi, ce trouble obsessionnel qui poussait des gens inconnus de lui à venir se mettre à table dans ses cauchemars rien que pour l'embêter ?

Est-ce qu’ils remettraient le couvert la nuit prochaine ?

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P.S. Pour qui n’aurait pas trouvé, la belle absente du poème est bien sûr ici « madeleine ».

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Participation de Vanina

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Pour écouter la comptine d’Etoile, c’est là : Defi674_Toc

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Parlez moi d’amour (Ilonat)


Oui parlez moi d’amour
Redites-moi des choses tendres
Rappelez-moi ces folies douces
Et  ces tempêtes obsessionnelles
Qui m’ont tant habité
« Voilà voila ça y est, ça l’a encore repris
Il est amoureux fou, caillé, givré, transi
Il pense à elle chaque jour il pense à elle chaque nuit... »

Oui parlez moi d’amour redites moi des choses tendres
Ou parlez-moi de choses crues, voluptueuse et même un peu salaces
De rondeurs succulentes, d’étreintes passionnées

Mais troubles obsessionnels et culinaires !
Nom d’un canard!
Faut être au moins frappé du ciboulot pour en être touché
Piqué toc toc et complètement T.O. C comme le dit l’enseigne.
Mon Dieu ! L’affriolante devanture !
Des machins, des trucmuches même pas bien agencés
Un robot vibrator ? Un tire bouchons géant ? Ou un casse noisette ?
Peut être même un fouet pour faire monter la mayonnaise ?
Tous ces godemichés cuculinaires
Pour assouvir de bas instincts
Pour cette ménagère de plus de cinquante ans qu’on voit sur la photo
Pas contente du tout qu’on ait pu la surprendre
Sortant de l’antre des succubes.

oui ! Parlez-moi d’amour et d’idylles naissantes
Des tourbillons de la passion
Parlez-moi du Désir, ce trouble obsessionnel impérieux
Qui vous transporte et vous ravage
Et qui vous laisse sur le flanc
Parlez moi d’échappées vers ces rivages troubles
Qui vous ont fait rêver et vous habitent encore…

Je vous laisse les T.O.C
Mais parlez-moi d’amour
Je suis encore en manque

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Les derniers (Adrienne)

 

Des amis, des inconnus, sont accourus avec leurs raclettes et leurs torchons - vocabulaire belge, on est en Belgique - et l'ont aidée à se débarrasser de la boue, puis de tout ce qui était abîmé, cassé, invendable.

- Cette fois, dit-elle à chacun, c'est le coup de grâce. J'arrête le magasin. J'arrête tout!

Elle venait de traverser une longue période covid, magasin fermé, les articles pour la cuisine et les articles cadeaux n'ayant pas été jugés essentiels.
D'ailleurs, les fêtes de mariage, d'anniversaires et autres avaient aussi été annulées ou reportées. Qui avait eu besoin d'acheter des cadeaux?

Puis des voisins, des clients, avaient exprimé leur sympathie et l'espoir que les commerces rouvriraient dans le quartier sinistré.
Déjà la pharmacienne s'y préparait, dans deux containers loués.

Alors, quand les caméras de la télévision sont repassées, une dizaine de jours après les dégâts, elle était en train de disposer sur un rayon toute une collection de moulins à poivre.

- Oui, dit-elle, mi-souriante, mi-fataliste, je vais rouvrir quand même. 
 

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Étape 5 : le Japon (Kate)

 

Disons le Japon

Même si la photo

Est prise à Bordeaux

Au fond

Pas si loin de l'empire nippon

Entouré d'eau

On fait du lèche-vitrine

D'articles pour la cuisine

En livres ou magazines

De quoi saliver entre copains copines

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Tiens, une nouveauté

Que la librairie a fait trôner

Sur le thème de l'Italie

Et autres envies

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Mon livre préféré

D'Amélie

Sur ce sujet

Est des plus déjantés

Et comprend même la recette abhorrée

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J'ouvre une parenthèse.

(Si Bordeaux-Belgique-Japon : premier triangle

Alors Mongolie-Le Havre-Paris : deuxième triangle

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Un peu de mathématiques

Comme une sorte de tic

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Avec Yeruldelgger tome deux

toujours aussi vigoureux

sur fond de Mongolie

et autres lieux en folie !

On déguste...

des spécialités locales aussi bien normandes débordant de crème, de beurre, de sucre, de calva que mongoles plus délicieuses les unes que les autres : beignets d'on ne sait quoi bien gras en tout lieu et à toute heure, tête de chèvre avec les yeux (c'est mieux mais il n'y en a que deux !), thé salé au beurre rance et farine...

Tout cela n'étant rien, si ce n'est un clin d'oeil couleur locale, comparé au contexte de trafics et violences en tout genre.)

Je ferme la parenthèse.

 

Vous prendrez bien une tasse de thé ?

Prochaine étape : plutôt Corée du Sud ou Désert de Gobi ?

 

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Trouble Obsessionnel Chimique (Walrus)

 
Quoi ?

On parle de cuisine, pas de chimie ?

Mais la cuisine, c'est de la chimie ! Et c'est même pas moi qui le dis, deux exemples au hasard : un et deux.

Et sans vouloir insister lourdement, tout est chimie, ou presque, et avant tout la vie. Comment pensez-vous que se transmettent les infos dans vos neurones ? Via des synapses et leurs neurotransmetteurs... ah !

Mais ne nous égarons pas...

On peut donc penser qu'étant chimiste, je suis également cuistot ou, tout au moins, que je pourrais l'être.

Bien raisonné : la cuisine et la chimie, c'est du pareil au même : on applique une recette, une suite d'opérations et de leur réalisation aussi précise que possible dépend le résultat.

Prenons une recette simple :

 

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Comment, c'est pas simple ? Mais si, je l'ai réalisée plusieurs fois et pourtant, je ne suis pas cuistot, je suis chimiste !

C'est pas une démonstration par l'absurde ça ?

Vous objectez quoi ?

Que je ne fais qu'appliquer la recette, que je ne la crée pas ?

Bon, ben disons que je ne suis pas chimiste mais simple laborantin !

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