01 mai 2021

Défi #662

 

Nébuleuse

6621

 

comme ma pensée...

 

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La Dure vie des acteurs (Joe Krapov)

Si tu t’imagines – Juliette Gréco
(Raymond Queneau ; Joseph Kosma) 

1 Pont
Si tu t'imajine Fiyète fiyète
Si tu t'imajine Se ke tu te goure
Fiyète fiyète  
Si tu t'imajine Lé bo jour s'en von
  Lé bo jour de fète
K’ sa va k’sa va k’sa Soley z’et planète
Va duré toujour Tourne tous en ron
La sézon dé z’a  
La sézon dé z’a Mais twa ma petite
  Tu marche tou drwa
Sézon dé z’amour Vèr s’ ke tu n’vwa pas
Se ke tu te goure  
Fiyète fiyète Trè
Se ke tu te goure Sournwa s'aproche
  La ride vélose
2 La pezante grèsee
Si tu krwa petite Le menton triplé
Si tu krwa a a Le muskl avachi
Ke ton tin de rose  
Ta taye de guèpe 3
  Alon keuye keuy
Té minyon bisèps Lé roze lé roze
Tes ongle d'émay Roze de la vie
Ta kuise de ninfe Roze de la vie
Et ton pié léjé  
  Et que leurs pétals
Si tu krwa petite Soi la mer étale
K’ sa va k’sa va k’sa De tou les boneurs
Va duré toujour De tou les boneurs
Se ke tu te goure  
  Alon keuye keuy
  Si tu le fè pa
  Se ke tu te goure
  Fiyète fiyète
  Se ke tu te goure

- Mais qu'est-ce qu'elle t'a fait, Joe Krapov, l'orthographe, pour que tu la maltraites comme ça aujourd'hui ? T'es devenu misogyne ou quoi ?

- A moi rien ! Je la maîtrise très bien, je suis très correct avec elle, je respecte ses règles, je pense avec Aragon que la femme est l'avenir de l'homme et avec Renaud que l'homme n'est l'avenir de rien.

- Alors ?

- Alors les temps sont durs ! Avec le confinement ça fait un an que je n'ai pas tourné alors j'ai accepté le premier scénario qu'on m'a proposé, même si c'est un rôle de composition et que je suis, c'est vrai, à contre-emploi.


- C'est qui le producteur de ce film ?


- Harvey W. !


- Ho ? Ils l'ont libéré ?


- Non, celui-là c'est Harvey Walrus ! Lui il court toujours ! Plus vaillant et provocateur que jamais !

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je dis non (joye)

je dis non à la violence psychologique

que tu sois misogyne, misandre, ou tout simplement tordu·e

je dis non à la violence physique

et je dis non à la violence verbale et émotionnelle

je dis non aux gens qui méprisent les autres

je dis non aux insultes, aux épithètes, aux blagues qui font mal

je dis non à ceux et à celles qui violent, qui battent, qui blessent, et qui tuent

je suis la pute, l'idiote, la trouble-fête, la vassale éhontée

du refus d'accepter, de prétendre que c'est normal ou drôle

car, surtout, je dis non

au silence approbateur

misogyne

 Plus de 137 femmes sur cette planète seront intentionnellement tuées aujourd'hui.

Ce n'est pas une blague.

***

NB : J'ai fait illustration sur WordArt.com

Elle contient des épithètes auxquelles j'ai eu droit, personnellement, en francophonie et sur l'Internet.

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Miso Maso (Ilonat)

 

Misogêné aux entournures

Imbécile engoncé dans sa détestation

Se privant du plaisir

Occasionné par la rencontre et la reconnaissance du

Genre qu’il n’a pas.

Yin et yang !

Nous disent les chinois

Energies fusionnelles qui font tourner le monde depuis pas mal de temps…

 

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Un rat dans un laboratoire (Clio101)

 

            La petite laborantine se mit résolument en route vers son lieu de travail avant de s’arrêter.

D’un geste vif elle attrapa son nouvel ami et l’installa dans la poche avant de son sweat.

—    Surtout ne bouge pas, lui intima-t-elle. Il ne faut pas que le gardien te voit, ce serait la cata sinon.

            Serge couina pour lui indiquer qu’il avait compris puis s’installa du mieux qu’il put. Il ressentit qu’elle reprenait sa marche, l’entendit lancer un « bonjour, bonjour » retentissant, perçut deux chuintements puis ce fut de nouveau le silence. Sa maîtresse se mit alors à lui décrire les membres de son laboratoire.

—    Tu verras, ils sont tous sympas, sauf le chef qui est vraiment misogyne et Rodolphe, son assistant. Celui-là, tout sucre tout miel avec nous mais je sais qu’il nous casse du sucre sur le dos quand il fait le point avec lui. Et moi c’est Sophie ! Je suis la plus jeune du labo. Je commence une thèse sur les effets du chlorure de sodium sur le goût des aliments.

Et elle continuait à babiller tout en marchant. Serge, quelque peu étourdi par ce flot d’informations tentait de les organiser dans sa mémoire.

            Il était pratiquement arrivé au bout de son classement quand la petite main de Sophie l’attrapa et le jucha de nouveau sur son épaule. Elle pénétra ensuite dans une pièce où se tenaient quatre personnes. Au centre, une dizaine de paillasses avec tout le matériel nécessaire aux expériences. Sur le devant une estrade avec un bureau et un tableau noir, une armoire contenant les produits chimiques, un frigo pour contenir les expériences et une large hotte pour la manipulation des substances dangereuses. Au fond de la pièce dix casiers où les laborantins déposaient leurs affaires.

            A l’entrée des deux comparses fusèrent les cris, tant de surprise que de dégoût.

—    Soph’, s’écria une petite brune aux yeux verts, je ne savais pas que tu avais un animal de compagnie. Il est tellement mignon !

—    C’est absolument dégoûtant. Tu vas contaminer toutes nos expériences. Va immédiatement remettre ce rat dans la rue, dit un homme blond portant sur le visage un air insufférablement arrogant.

—    Mais non il faut juste lui donner un bain et tout sera parfait, Rodolphe, répliqua Sophie. En plus ce n’est pas un rat ordinaire. Je l’ai rencontré assis face aux panneaux publicitaires, il tentait de recopier les lettres. Il veut apprendre à lire c’est juste génial.

—    Alors il faut le remettre au laboratoire sur l’étude du comportement animal, dit Rodolphe de son air je-sais-tout. Ce rat sera un sujet de choix pour les collègues. Donne-le-moi je vais m’en occuper, dit-il en s’approchant pour s’emparer de Serge.

—    Non, s’écria Sophie en reculant le plus loin possible de lui. Ils ne l’auront pas. Ils vont le mettre dans une de ces horribles cages et le soumettre à tout un tas de tests et quand il ne servira plus à rien ils lui feront je ne sais quoi.

            Rodolphe tenta d’argumenter mais la petite brune et deux grandes femmes, l’une blonde, l’autre rousse vinrent se placer devant Sophie et le regardèrent d’un air mauvais. Après quelques instants de réflexion il n’osa pas insister.

—    Au moins va le nettoyer. Il y a du produit tue-parasites dans le placard.

            Et sans plus regarder ni adresser la parole à quiconque il se rendit à sa place et se mit à taper fébrilement un mail.

            Le jour durant, le petit rat, une fois correctement lavé et peigné, assista, fasciné, aux expériences de sa maîtresse, perché sur son épaule. Il l’observa analysant, manipulant et mélangeant des substances, notant les résultats dans son ordinateur et lui commentant ses manipulations. Il se tenait là, ravi d’enfin pouvoir assister à un savoir en construction.

            Le soir venu, alors que tous ses collègues étaient peu à peu rentrés chez eux, Sophie demeurait au laboratoire, complètement absorbée dans ses expériences. Ses pas et ses yeux allaient de son microscope à son ordinateur, à l’armoire et à la hotte. Serge se tenait toujours sur son épaule mais, gagné peu à peu par la fatigue, s’était finalement lové dans le creux de son omoplate. Quand vint le moment habituellement dédié à la picorée et qu’il s’aperçut que sa maîtresse ne semblait pas décidée à abandonner son étude, couina pour lui dire qu’il avait faim, mais très doucement pour ne pas la perturber.

—Oh, sursauta-t-elle tout de même. Je suis désolée, quand je suis dans mes travaux j’oublie tout. Je m’en occupe.

Elle rangea prestement ses affaires et le matériel, pianota sur son téléphone.

—    Voilà, c’est lancé, s’écria-t-elle en attrapant Serge, un super repas nous sera livré dans peu de temps. En attendant je vais t’apprendre à lire.

Serge eut à peine le temps d’émettre un son qu’elle s’était dirigée vers l’estrade. Elle s’empara d’une craie et traça toutes les lettres de l’alphabet puis se mit à les enseigner au petit rat. Sophie les lui montrait et il inventa vingt-six couinements. Des lettres, ils passèrent aux syllabes, puis à quelques mots simples.

Totalement absorbés dans leur tâche ni lui ni elle n’entendit l’homme qui pénétra dans la pièce, les observa un instant puis se dirigea vers eux, un sourire cupide sur le visage.

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Sexisme et misogynie (Yvanne)

 

- Venez donc voir le tapis que nous avons reçu hier Madame P. Il est installé et on ne peut qu'être béat d'admiration devant la finesse du travail effectué. Tissé entièrement à la main. Venez donc...
Mon chef désirait me montrer la tenture murale offerte par son frère, médecin à New Delhi.

J'étais fraîchement débarquée de la région parisienne et me trouvai flattée que le patron, au demeurant pas très causant, pas très démonstratif, pas très aimable pour tout dire me fasse l'honneur de m'inviter chez lui, dans l'appartement qu'il occupait. Il y a quelques années, en province, les directeurs ou chefs d'établissement vivaient au-dessus des bureaux qu'ils supervisaient.
Certains collègues, qui avaient aidé à mettre le tapis en place vantaient sa beauté et j'étais vraiment curieuse de voir cet objet de décoration que l'on disait exceptionnel. Je ne voyais aucune malice dans cette invite.

J’emboîtai donc le pas à Monsieur C. Il me conduisit dans son salon et me fit asseoir sur le canapé. « Installez-vous là. Vous serez juste en face » Il était débout, fumant tranquillement sa pipe pendant que je regardais, émerveillée la tenture qui couvrait tout un mur.

Bientôt, C. prit place à côté de moi et je commençai à ne plus me sentir très à l'aise, d'autant que je remarquai soudain l'absence de sa femme. Je fis mine de me lever mais il me saisit par l'épaule, m'attira à lui et commença à me faire des propositions indécentes. Avec compensation bien entendu sur le déroulement de ma carrière. Je n'en croyais pas mes oreilles. Comment osait-il ? Je me dégageai en criant : « ça ne va pas, vous. Vous êtes fou. »

Un peu surpris, il tenta de me retenir sans doute pour s'excuser, ayant peur des conséquences. Mais je le repoussai, pris la porte que je refermai derrière moi avec fracas et rejoignis mon bureau, rouge de colère, de honte et de confusion. Mais oui. J'avais honte. Qu'est-ce qui avait pu lui laisser croire que je pouvais donner suite à ses élucubrations ? Qu'est-ce que j'avais fait ? Qu'est-ce qui, dans mon comportement depuis que je travaillais ici, lui donnait à penser que j'étais une femme facile ? Je me posais toutes ces questions en même temps qu'un profond dégoût pour le personnage me submergeait.

Mon arrivée intempestive dans la pièce n'échappa pas à mes collègues, un homme et une femme.
Je ne savais pas comment me comporter. Je baissais le nez, ruminant cette humiliation.
- Qu'est-ce qu'il t'arrive ? demanda Nadine.
- Rien. Foutez-moi la paix.
- Alors, tu l'as trouvé comment ce tableau ?
Je perçus soudain une certaine ironie dans le propos de Jacques. Je relevai la tête, remarquai un sourire entendu sur son visage. Il sentait qu'il s'était passé quelque chose et, visiblement, s'en délectait. Pas possible ! Qu'est ce qu'il croyait cet imbécile ? Ce fut plus fort que moi. Je débitai, tout à trac :
- L'autre, le porc, m'a fait des avances...Ça ne va pas se passer comme ça.
- Tu veux rire. Je ne te crois pas. Il n'aurait jamais fait ça. Tu inventes.
Là dessus, il s'esclaffa. Le bouquet.

La réaction de ce collègue me fit encore plus de mal que les suggestions indélicates de mon chef. Par la suite, l'attitude de ce dernier fut exemplaire à mon égard. Au fond de moi, cependant, je n'oubliais pas l'affront et me tenais sur mes gardes. Personne ne parlait de l'affaire qui avait pourtant fait – bien entendu - le tour du bureau. Le comportement du collègue ne fit que confirmer à mes yeux ce que j'avais compris : sa supériorité affichée de mâle. Déterminé à écraser toute velléité de prise d'initiative dans le travail par la gent féminine. Toujours prêt à se moquer de tout : coiffure, vêtements, paroles...Je m'interrogeais souvent à son propos : compensait-il par ces démonstrations hostiles vis à vis de toutes les femmes du bureau un mal être dans son foyer où il ne portait peut être pas la culotte ? Justement, en parlant de culotte peut être avait-il des problèmes érectiles ? J'en étais persuadée. Je peux bien me permettre cette insinuation graveleuse quand le défunt Léo Ferré – que par ailleurs j'aime en tant que parolier et chanteur – ne se privait pas d'asséner : « l'intelligence des femmes se trouve dans les ovaires. »

Sans entrer dans les détails et sans vouloir épiloguer, je dirais aujourd'hui que le chef qui avait eu un comportement sexiste, inexcusable certes vis à vis de moi ne détestait pas les femmes. A l'inverse, le collègue, par l'attitude arrogante qu'il manifestait constamment à l'égard de nous toutes faisait preuve d'une misogynie crasse.

 

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Misogynie et Kundera (Flo)

 

flo

 Note : le fichier de Flo n'étant pas reconstituable à l'identique dans l'éditeur de Canalblog, si l'image de sa participation vous semble peu lisible et trouble, vous pouvez voir le document original en cliquant sur ce lien :  D_fi__661_Misogynie_et_Kundera_doc_3.

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Premiers contacts (participation d'Adrienne)

Les premiers contacts de (la future) Madame avec les directeurs des écoles où elle a sollicité un emploi lui sont restés en travers de la gorge.

Bien calé dans son fauteuil capitonné, l’homme l’avait regardée du haut de sa toute-puissance pour lui déclarer du bout des lèvres:

– Vous êtes sûrement très compétente, mais voyez-vous, les femmes ont si souvent des problèmes de discipline, elles ont du mal à tenir une classe.

Le comble, c’est qu’il n’avait jamais pu le vérifier: son personnel était uniquement masculin.
Ce qu’elle lui a d’ailleurs fait remarquer – qu’avait-elle à perdre? Rien! et ce serait peut-être utile à la prochaine qui se présenterait.

Autre province, même topo.
Sans que le mot femme ne soit prononcé: celui-là se croyait plus malin en parlant de jeunesse ou d’inexpérience.
Mais on avait compris.

Bref, quand (la future) Madame s’est trouvée devant le directeur qui se montrait prêt à l’engager, elle a cru bon de le prévenir:

– Vous êtes bien certain que vous vous voulez engager une femme? Vous n’avez pas peur pour « la discipline »?

La tête du pauvre homme!

Elle en rit encore ad

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Miso gin (Kate)

 

Restaurant japonais fermé

Supermarché non fermé

Voici donc l'un

Voici donc l'autre

Rien à voir l'un avec l'autre ?

Peut-être un point commun ?

miso

Cherchons

Sur les rayons

Ici " Produits exotiques/Asie"

Là "Alcools/alcools forts"

Pas si loin l'un de l'autre

L'un par ici

Et l'autre par là alors

gin

Du soja et de l'eau

Que boit-on avec du miso ?

Du genièvre et de l'eau

Et que mange-t-on avec un tel taux ?

Miso gin

Tchin tchin ?

Ou plutôt

Gin miso ?

Plus sérieusement

Allons-y gaiement

Blague à part

"Misogynie à part" !

 

 

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