Si vous trouvez que Paris est embouteillée, bruyante et polluée, n'allez pas à Casablanca car tout ce que  vous trouvez insupportable dans notre capitale, est multipliée par trois dans la capitale économique du pays et la plus grande ville du Maroc par sa population. Pour moi qui n'aimais déjà pas conduire en France, je m'y suis encore moins risqué là-bas. Etre passagère était déjà bien suffisant que ce soit dans notre voiture personnelle conduite par mon mari et encore plus dans un petit taxi rouge(dans la ville) conduits par les Casaouis. Il faut vous dire que là-bas, le prix d'une course est équivalent à un ticket de transport en commun chez nous. Il y aussi des bus(souvent des anciens parisiens) dans lesquels je ne suis jamais allée ou les grands taxis blancs qui emmenaient à l'extérieur de la ville; quand ils avaient un accident où ces taxis étaient impliqués, on disait qu''il y avait d'office au moins huit blessés car c'était la capacité moyenne de ces vieux Mercédès. Malgré le risque d'être piéton et le stress automobile, j'ai aimé cette ville "fourmilière"(comme disait Baudelaire dont c'est l'anniversaire cette année) où les klaxons ne s'arrêtent qu'au ftour(rupture du jeun: la ville se vide aussi vite que le soleil se couche) du Ramadan(qui commence le 13 avril au soir). Là-bas, le premier jour est marqué par des coups de canon. Les jours suivants, il n'est pas besoin  de regarder dehors: les gens ont fini de rompre le jeun en famille quand les coups de klaxon reprennent.