La Terre ronde,

Laisse entrer le soleil,

Et... il fait fondre

De ses rayons vermeils,

Les profondes gelées

En ses creux dénudés.

 

Elle---- en est moi

Lui tend ses saints trop pales,

Prie, un peu...croit, sans foi,

Prend peur qu'il ne détale,

Si bel est l'éphémère

Qui embrase les hémisphères...

 

Jour, nuit, Nord, Sud,

S'adoucissent aux lointains,

Nombres de soirées rudes.

Tout hiver a une faim,

Que le printemps peut nourrir ;

Que peut-on en abduire ?

 

Chute l'avenir,

Quand la douleur revient

Prendre mes bras

Et engourdir mes mains !

Ne pouvant rien étreindre,

Pas même la peur de feindre...

 

Question posée,

Sans réponse d'absolu.

Bien périmée,

La logique dissolue

En plombs grégaires,

Que mon cerveau fait taire.

 

Ecervelée,

Tu l'es bien, toi ma Terre !

Tant, j'ai planté,

M'écorchant de misères !

Et qu'as tu fais pousser ?

Tes fruits sont mes regrets,

 

Tes mers autant

De cimetières flottants.

Et tes forêts

Regarde, sans cesse, écimées !

Ton front transpire,

Plus que tu n'inspires.

 

Que feras-tu

Quand, refroidie d'effroi

J'irai, foutue,

Me réchauffer en toi ?

Me consoleras-tu ?

Ben non, bien entendu !

 

Je te hais,

Si loin qu'on peut le faire,

Jusqu'à t'aimer

...à m'envoyer en l'air !

Ma vie de paradoxes

C'est mon cadeau, ma box !

 

Je ne fais qu'un,

Disséquée, en morceaux,

Je résiste, je tiens,

Recousant mes lambeaux.

Les tissus tiennent bon,

Ils m'enterreront...Mais bon,

 

Rêvons encore,

L'aube se lève, pour tous !

Laissons éclore,

Les espoirs, sur la mousse

D'un été... sans klaxons ?

S'étirent nos axones !

 

Ouf !