29 août 2020

Défi #627

 

Éteule

Quoi ?
C'est la saison, non ?

6271

Posté par Walrus à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


Ont poussé la porte (ou pas...)


Une image empruntée à une autre amoureuse des portes
et autres boîtes aux lettres : Brigou

6262

Laura ; Lecrilibriste ; maryline18 ; Vegas sur sarthe ;

Walrus ; Lilou ; Kate ; Adrienne ; bongopinot ; joye ;

 

Posté par Walrus à 00:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Don Walrusleone et les Taties flingueuses IX (joye)

L’histoire jusqu’ici ici et maintenant…la stunningue conclusion…

Épisode 9 :  J’ai toujours rêvé d’être une Flingueuse

Trois ans plus tard… [bah oui, hein, vous pensiez qu’il n’y aurait pas de pauses publicitaires dans cette saga déjà longue de huit épisodes ?  Non ? Vraiment ? ]

Don Walrusleone promenait son joli toutou dans un parc [dont je supprime le nom afin que ledit lieu ne devienne envahi par des hordes de ses fans].

-          Eh oui, ma toutoute, on les a bien eues, n’est-ce pas ?  murmura-t-il à sa compagne.

-          Yip !  répondit la petite.

-          Et pourtant, on a bien rigolé, non ?

-          Ouah ! Ouah ! Ouah ! dit-elle.

En ce moment-là, le Flinguecoptère atterit devant eux, et six nénettes superbes sortirent [oui, c’était un GRAND flinguecoptère, et je mets sortirent parce que débarquèrent me paraît trop bizarre au passé simple…non, je ne sais pas pourquoi].

-          Depuis le temps le temps qu’on vous cherche !  cria la première.

-          Ouais ! ! grommela la deuxième.

-          T’as pas honte ? demanda la troisième.

-          Ouais ! T’as pas honte ?  demanda la quatrième [qui aimait le recyclage].

-          Don Walrusleone ! dit la cinquième. On est là pour y mettre fin !

-          Out ! Out ! Damned Spot ! dit Kate, qui venait de faire encore un malheur sur scène à Londres.

-          Je ne m’appelle pas Spot ! gémit le toutou, blessé au vif.

[Les lecteur·e·s astucieux·ses y auront remarqué non seulement mon emploi expert de l’écriture  inclusive, mais aussi le manque des noms pour ne pas faire des jalouses…okay, oui, mais vous auriez quand même reconnu Kate tout de suite]

Or, Don Walrusleone n’était pas stupide [comme ses collègues du labo pourraient vous l’attester]. Il savait que c’était le moment de la GRF [Grande Rétribution Flingueuse]. Il savait qu’il devait enfin payer son jeu qui faisait que les Flingueuses repartissent dans une grande saga d’été sans savoir où il était, sans savoir s’il était mort ou en vie, et surtout sans avoir flingué une seule personne dans toute la stupide saga !

Les défiant [eh oui, c’était un samedi, après tout] du regard, Don Walrusleone prit sa place devant la grande porte du jardin, refusant gaillardement le bandeau et la dernière cigarette [après tout, fumer tue].

Les Taties flingueuses levaient leurs flingues afin de faire l’horrible bye-bye [amis de Souchon, bonjour] et…

la porte

 À ne pas suivre !!!

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [24] - Permalien [#]
Tags : ,

Ma madeleine de Proust par bongopinot

b



Dans la rue des poètes
Une ruelle très étroite
Un petit passage vouté
Mène à une porte en noyer

En haut en son milieu un heurtoir
Et de belles charnières noires
Mes souvenirs d’un coup me reviennent
Des tas de choses par centaine

Je pousse doucement la porte
Il m’arrive une émotion forte
Mélange de tristesse et de joie
Rien n’a changé mais eux ne sont plus là

Eux se sont mes grands-parents
Partis il y a bien longtemps
Mais leur demeure leur survit
Racheté par mon neveu Charly

Je suis là en pèlerinage
Avant qu’il emménage
Je monte le petit escalier
Jusqu’à un petit atelier

Où mon grand-père travaillait
Pendant que grand-mère tricotait
Au fond de la pièce au plafond une trappe
Je monte sur une table recouverte d’une nappe

Je me hisse dans cet endroit
Je me retrouve sous le toit
Il m’arrive une odeur de poussières
Je tâtonne et trouve la lumière

Je suis dans la caverne d’Ali baba
Je me souviens de nos fêtes nos nouba
En fouillant je retrouve des trésors
Des tas d’objets collectors

Des photos de nous enfants
Une collection de déguisements
Une malle pleine de livres
Des souvenirs qui enivrent

Je redescends après quelques heures
Avec le sourire avec entrain et ardeur
Bientôt ici s’écrira d’autres histoires
Et je referme la porte sur ma mémoire
 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : , ,

Adrienne en vacances

 
Mini-Adrienne ne comprend pas l'intérêt que trouvent ses parents à visiter des ruines et des villages délabrés, chaque fois qu'ils sont en vacances en France.
- Encore un château cassé! soupire-t-elle en voyant la destination suivante vers laquelle se rend son père d'un pas allègre, le Michelin vert sous le bras.
Sa mère est toujours un peu à la traîne, à force de s'extasier sur les vieilles portes, les décorations en fer forgé, les pierres sculptées.
- Tu as vu cette porte? Magnifique! Du chêne massif! Et ce heurtoir? Splendide!
Oui, oui, dit le père, qui a appris à ne pas la contrarier.
Et mini-Adrienne continue de s'interroger sur ce qu'il y a de si beau à une porte à laquelle manquent des morceaux, surtout vers le bas, ou pourquoi ce heurtoir est si formidable, alors que visiblement son usage a bien abimé le panneau de bois.
Mais c'est une éducation comme celle-là qui fait qu'aujourd'hui, elle aime les vieilles pierres et ne manque jamais de remarquer une porte en chêne massif ou un heurtoir, surtout s'ils sont délabrés ;-)

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : ,


L'été est un défi (Kate)

 

 

"La jeunesse qui se borne au logis a toujours l'esprit borné."

Shakespeare, Les deux gentilshommes de Vérone

 

Voyagez

Regardez, apprenez

"Si jeunesse savait...

Si vieillesse pouvait !"

Comme dit l'adage

Plutôt sage

 

Explorez

Rencontrez, ouvrez

Les portes

Qu'elles vous transportent

Loin de votre moi

Et de votre petit chez soi

La vie est un passage

Pas si sage

 

Qu'elle soit ouverte ou fermée

Qu'elle soit étroite

Qu'elle soit en bois sculptée

Ou se déboîte

Poussez-la

Vous ne le regretterez pas

 

"Tout est bien qui finit bien."

Shakespeare, Tout est bien qui finit bien

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,

Derrière la porte (Lilou)


Qu’y a t- il derrière cette lourde porte en bois plein, derrière le heurtoir en cuivre sculpté ?
Comme Trenet regardait l’intérieur d’une noix, jetons un œil, mais si mais si, il y a bien un petit tout petit trou dans cette porte blindée…

Alors qu’y a t- il a l’intérieur ?
Des ruines, rien que des ruines moyenâgeuses ; regardez-bien, si, là, sur le côté, des troubadours avec leur lyre nous chantent des nouvelles des autres pays, au milieu des animaux de bassecour qui caquètent, cacardent et glougloutent. Plus loin, un cracheur de feu accompagne jongleurs et acrobates qui distraient les convives assis autour d’une table bien garnie. Et puis plus loin Magdelon assise sur son lavoir, attend son amoureux.
Vous ne me croyez pas alors que peux – t –il bien y avoir ?
Un château renaissance, avec des beaux messieurs et de belles dames en habits de soie brillant et froufroutant, des jeunes damoiseaux se livrant à quelques joutes, leur chevaux éclaboussant de poussière des spectateurs en liesse, et puis Magdelon tout au bout de la piste de sable tremble pour son amoureux…

Vous ne me croyez toujours pas ? Alors
Un parc arboré avec des espèces rares, des plantes médicinales, des moines grassouillets qui fabriquent une liqueur dont la recette est très très secrète. Quelques badauds qui se laissent prendre au jeu de la vente bio et qui respirent les herbes parfumées. Ou bien, une flore si luxuriante qui abrite une faune variée ; des écureuils dansent avec les biches tandis que les mésanges zinzinulent. Oh mais non, des ours ou des loups planqués derrière les buissons touffus ! Ou encore pelouse bien tondue ou fourrés en fouillis dans les lesquels Magdelon et son amoureux roulent roulent roulent…

Non ce n’est pas possible, encore sceptique ?   Alors écoutez !
De la musique, le piano de Chopin, le violon de Paganini, un concerto de Brahms, un salon éclairé par mille lumières et George Sand et Musset qui devisent et lisent des vers aux invités.

Non plus, alors je ne peux plus rien,
Tous ces cris et rires d’enfants, qui dansent comme dans un tableau de Bruegel en ronde autour ce vieux chêne scarifié des initiales de Magdelon et son amoureux. Les bons et les mauvais souvenirs se mêlent puis se diluent dans cet espace imaginaire ;

Mais oui c’est cela, vous y êtes, la vieille voiture dite la Rosalie, garée devant le perron… Magdelon en tablier blanc vous accueille avec le sourire.

Et demain ?  oui demain que verrons-nous derrière cette porte ?...

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

Mais bien sûr, nom d'une pipe ! (Walrus)

 

w626

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : ,

Qui a croqué le marmot ? (Vegas sur sarthe)


Comme je ne trouvais ni bobinette ni chevillette, je me décidai à frapper le heurtoir qu'on avait mis fâcheusement à hauteur d'homme, sans doute pour dissuader les gamins facétieux tireurs de sonnettes.
C'était un effrayant heurtoir à gueule de lion et cornes de bouc mais courageusement je me hissai sur la pointe des pieds pour heurter un grand coup puis je collai mon oreille à l'huis.
Derrière la porte ça heurtait comme en écho, ça heurtait même beaucoup ; je dirais même que ça bûcheronnait sec.
Comme je heurtais une seconde fois, le tapage s'arrêta et j'entendis une voix éraillée :« Faut toujours qu'on nous fasse chier au meilleur moment ! »
J'allais repartir d'où je venais - c'est à dire de chez mère-grand - quand la porte s'ouvrit sur une grosse femme un peu dénudée, très échevelée et au yeux exorbités : »C'est toi qui croque le marmot ? » me lança t-elle.
« Euh … Je ne croque rien du tout »  bredouillai-je sur la défensive.
Elle éclata de rire en se tapant sur les cuisses.
« Tu entends ça, Raymond ? » lança t-elle à l'adresse d'un homme qui avait surgi derrière elle dans cette carrée mal éclairée.
J'ignorais tout de cet ogre croqueur de marmots dont elle parlait et j'apprendrais plus tard que le marmot est un heurtoir et que croquer signifie frapper.
« Qu'est-ce qui t'amène, marmouset ? » s'impatienta la furie callipyge.
Je marmonnai sans trop réfléchir : »J'ai ici un pot de beurre pour ... ».
La furie faillit s'étouffer de rire : »Tu entends ça Raymond ? Le môme nous apporte du beurre. Est-ce qu'on a besoin de beurre à cette heure ? »
« Non point » hurla le Raymond en frappant par mimétisme ses cuisses de ses grosses mains.
J'avais dit ça machinalement mais comme les deux se retournaient j'insistai : »C'est par rapport au loup ... »
Ils firent face et la furie au bord de la syncope me lâcha dans un énorme rire: »Y'a longtemps que j'ai plus peur du loup, gamin, pas vrai Raymond ? »
« Pour sûr » acquiesça Raymond qui avait cessé de rire et il ajouta : »Viens t'en par là… j'aimerais bien finir mon affaire »
La furie toujours secouée d'un rire nerveux le suivit en disant : »Entre ou sors, gamin mais ferme la porte … y'a ici un courant d'air à choper une angine de poitrine ! »
Je faillis faire remarquer qu'on n'attrape pas d'angine de poitrine avec un courant d'air mais je n'étais pas médecin et la furie pas en état de m'écouter puisqu'elle s'affala sur l'homme avachi sur une banquette.
« C'est quoi ton blaze ? » demanda t-elle.
Je répondis en détournant la tête : »Perrot … euh … Charles Perrot »
L'homme s'était mis à l'amignoter avec ses grosses mains et grommela : »Dis lui de se tirer … on n'a pas besoin de chaperon »
La furie s'esclaffa : »Charles Perrault ? C'est ça ! Et moi j'suis la belle au bois dormant !»
Je ne voyais pas ce qu'il y avait de singulier à s'appeler Charles Perrot.
Et pourquoi avait-il parlé de chaperon ?
Visiblement agacé l'homme se dégagea vivement de la furie pour se saisir d'une étrange paire de bottes qu'il me semblait avoir vues quelque part.
Si mon intuition était bonne il ne me restait plus qu'à déguerpir au plus vite, ce que je fis sans prendre le temps de refermer la porte.

Sur la route une citrouille vrombissante semblait m'attendre. J'y montai machinalement tandis que le bruit des bottes s'amplifiait.
« C'est où qu'on va ? » me demanda le chauffeur à tête de musaraigne et qui répondait au nom de Uber.
« Chez mère-grand » répondis-je sans hésiter.
« Celle qui a de grands bras, de grandes esgourdes et de grandes ratiches? » répondit celui qui semblait connaître le conte.
Les bottes résonnaient furieusement sur le trottoir.
Heureusement la citrouille prit le large ; à son volant la musaraigne se mit à ricaner « : »Alors, vous l'avez trouvée comment l'ogresse ? »
Visiblement, il connaissait l'adresse.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,

...Dégage ! (maryline18)

 

La porte claque comme par mégarde,

T'évites les flaques, tu vas... hagarde

Prendre l'argent, sur ton livret,

Encore en francs, il est léger...

 

Une nuit d'hôtel et un p'tit dèj ,

Tu te fais belle, choisis un siège,

Le train t'emmène en gare de Lille,

T'as pas de haine mais t'es fébrile.

 

Ton désarroi fait pas la "UNE"...

C'est pas la joie, t'as plus une thune.

Ta chambr' de Bonne te sauve la mise.

T'as plus personne, ils t'utilisent...

 

Tu fais des heures pas chères payées,

"à la bonheur" !, tu peux manger !

T'es en sueur... pas que l'été !

V'là ta candeur "bien" exploitée.

 

Tu veux ton compte de jours heureux,

Glaciers en fonte, errent tes yeux

à la recherche des mots d'un autre,

Tu prends la perche et tu te vautres...

 

Tu fais le compte de tes échecs,

Les larmes te montent, tu fais avec.

T'y avais cru, au grand amour,

Sans l'avoir vu... comme tous un jour !

 

Tu te rends compte que tu vieillis,

Tu r'lis le conte qu'on t'as appris

La fée c'est toi, le prince c'est lui,

Encore une fois, brique ton logis !

 

Tu comptes, décompte les jours qu'il reste

Tu t'la racontes d'vant l'autre qui peste !

Traine un je t'aime... impunément,

Dans ton poème, en mal d'amant...

 

Tu r'lis ta vie comme un roman

Qu't'aurais écrit étant enfant.

Tu sais déjà qu'ça fini mal,

Alors tout bas comme lui, tu chiales.

 

Tourne la roue, filent les années,

Creuse ton trou et laiss' passer

Tes désirs fous les soirs d'été...

ça vaut pas l'coup d'encore aimer !

 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags : ,