01 août 2020

Défi #623

 

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Le vieil homme et la mer ?

(à moins qu'il ne s'agisse d'une photo volée de Don Walrusleone?)

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Les fleurs dans la ville (Laura)


J'aime la ville
J'aime les fleurs
J'aime la nature
Mais ce que je préfère
Ce sont les fleurs et la nature
Dans la ville
J'aime la foule
Et ma solitude
Dans la foule
Je me fonds dans elle
Et j'aime me dire
Qu'à chaque minute
Je me peux dissoudre
Ma solitude dans la ville
Avec la foule
Les transports
Pour aller d'un bout à l'autre
Y voir de l'architecture
Et la nature
Et les fleurs dans la ville
Comme les oeuvres
Dans le champ du musée
Et les immeubles dans le champ de la ville

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Le Temps des fleurs (Joe Krapov)

DDS 622 127304495- Elles nous en font voir de toutes les couleurs !

- Qui ça ? Les femmes ou les fleurs ?

- Elles sont partout ! Du Roman de la rose au Dahlia noir, de Fanfan la Tulipe au Lys dans la vallée !

- L’amour est un bouquet de violettes… impériales et impérieuses !


- Elles vous disent d’aller siffler là-haut sur la colline, de les attendre avec un petit bouquet d’églantine… et elles ne viennent pas !


- Moi je ne marche plus dans la combine ! J’ai décidé une fois pour toutes : pas d’orchidées pour Miss Blandish !


- La petite marguerite est tombée, singulière, du bréviaire de l’abbé !


- Gentil coquelicot ! Fleur de Paris ! Roses blanches de Corfou !


- Quand refleuriront les lilas blancs ? Au temps du muguet ? A celui des cerises ?


- Si tu veux faire mon bonheur, Marguerite, donne-moi ton cœur !


- On est bien peu de choses et mon amie la rose me l’a dit ce matin.


- La Rose pourpre du Caire ! Le Rosier de Madame Husson ! Le Chevalier à la rose ! La Tulipe noire ! Les roses blanches («C’est aujourd’hui dddiman-cheuh») ! Petite fleur, P’tite fleur fanée, Magnolias for ever, les glycines de Serge Lama (quand lui fâché, lui toujours cracher !). Les Rhododendrons de Sim ! L’important c’est la rose !


- Violetta ! La Traviata ! La Dame aux camélias ! Le Lotus bleu ! La Rose et le réséda !


- En tout cas si tu crains la canicule et que tu ne veux pas rencontrer une jolie vache déguisée en fleur, ne te réfugie pas là, oncle Walrus ?


- Où ça, là ?


- Là où l’on fait catleya : à l’ombre des jeunes filles en fleur !



P.S.

- Eh ! Ne m’oubliez pas !

- C’est qui, lui ?


- Le myosotis !
 

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Don Walrusleone et les Taties flingueuses V (joye)

L’histoire jusqu’ici ici et maintenant…

Épisode 5 :  Des nuits blanches, des migraines, des nervousses brékdones

Eh oui, L’Adrienne, Tatie flingueuse extraordinaire, embrassa la grenouille qui tenait de Lino Ventura, et s’en alla vivre en Italie avec lui, [je dis cela en résumé parce que certains parmi vous ne semblez pas avoir le courage de lire les résumés que je mets en lien chaque semaine, je dis ça, je dis rien, hein ?] ayant servi de personnage principal dans cette saga pendant tout le mois de juillet.

Ce fut bien normal alors qu’elle s’offre un peu de vacances bien méritées pour son aimable participation…et aussi qu’elle prenne, à partir du désormais, le thé tard.  [Non, même pas honte !]

Quand Don Walrusleone apprit qu’elle partit avec son prince, il ne s’affola pas. Il prit son pistolet…et en fit un sandwich pour prendre dans le Thalys en allant chercher autre flingueuse pour devenir le personnage central dans cette saga.

Malheureusement, à la gare du Midi [Brussel-Zuid pour les flinguophones...oups, pardon, je veux dire flamandophones], on annonça une irruption de service à cause du Covid – pas moyen d’aller en France afin de donner des ordres à la Flingueuse Kate, et tant pis, parce qu’elle était en ce moment dans l’Eurostar, allant à Londres pour son rôle de Hippolyte dans « Le Songe d’une nuit d’été [On est déjà après tout, le premier août, hein ? Mais ne nous affolons pas, il y aura encore quatre samedis ce mois…eh oui !].

Évidemment, la frontière belgo-albionne n'était pas fermée ! [Depuis le Brexit, ils se croient tous permis, ces perfides]

Mince ! Que faire ?

En sortant de la gare, il vit le fleuriste [À savoir Katia & Vonny, non, oui, vraiment Googlez-le si vous ne me croyez pas] et il eut une idée !

En même temps, dans un petit jardin fleuri en Normandie, la belle Tatie flingueuse Bongopinot s’occupa des vers…non, pas ceux qui mangeaient ses plantes, mais des vers poétiques qu’elle couvait avec soin afin de confectionner de jolis poèmes. Elle venait tout juste de terminer quand elle entendit sonner sa flinguefleur [okay, non, vous n’avez pas loupé un épisode, mais la flinguefleur est une sorte de télécommunication où le microphone est déguisé comme un hibiscus. Et non, vous n’avez jamais entendu parler d’une telle chose, parce que je viens de l’inventer, voilà pourquoi…]

 

microphone

 

-          Flingueflingue ! Flingueflingue ! sonna la flinguefleur . [ben non, elle ne fit pas drin, drin, non, quelle idée !]

-          Allô, coucou, que puis-je pour vous ? rimait la Tatiepoète.

-          Bongo, c’est moi, Don Walrusleone, j’ai besoin de votre aide !

-          Oui, chef, à la gare SNCF ? [oui, elle l’appelle « chef » et non pas « don », vous avez une petite idée de ce qui rime avec « don » ? Hein ? et vous pensez que la belle Tatie flingueuse bongo s’en servirait ? Alors, non, pardi !]

-          Oui, c’est ça. Je vous attends.

-          À bientôt en stilettos ! répondit-elle. [ben quoi ? baskets ne rime pas]

Soulagé, Don Walrusleone décida d’attaquer son pistolet-sandwich. [mais oui, il a oublié que si lui ne pouvait pas prendre le Thalys, elle non plus, mais tout cela sera à résoudre la semaine prochaine !]

À suivre…

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Pandémie en sous sol (Zigmund)

 
Nous  avions  installé  ce  petit  coin  de  bonheur au  sous  sol  de  la  maison dans  une  cave oubliée.
Certes  le  jardin  aurait été  assez grand pour  accueillir  une  serre en  dur,  mais  le  chauffage  aurait  posé  problème, or  notre  serre  se  devait  d'être  "assez  picale"   et  si possible  tropicale.
Une  structure  métallique  doublée  de  laine  de  verre,   des  néons  au  plafond, quelques  étagères : nous  avions  délimité un  petit  espace  au  milieu  de  cette  cave. L'éclairage  suffisait  à  maintenir la  température entre  25 et  30° et  l'hygrométrie  dépassait  les  90% . 
 Les  plantes furent introduites progressivement  pour  peupler  notre  micro  paradis quelque  peu  artificiel.
Chaque  orchidée  fut  choisie  avec  amour,  je  me  souviens  que  nous  traversâmes tout  Paris en  speed (et en  métro)  pour  aller  adopter la  dernière orchidée  vanille  d'une  boutique.
Quelques  plantes  carnivores, quelques  bégonias, et d'humbles "couvre  sol" s'ajoutèrent et  surtout 
une  petite  collection  de cycas assez  rares dont nous  étions  particulièrement  fiers. Même  les  jardiniers  des  serres   du  jardin  des  plantes  bavaient  d'envie quand  nous  décrivions   certains  de  nos  spécimens.
Nous  descendions à tour  de  rôle "pschitpschitter " les  feuillages ;  nous  prenions un bain  de  lumière  et  de  douce  chaleur, et  en  plein  hiver, ça  suffisait  pour  nous   remonter le  moral  en  rentrant  du  travail.
Il  m'arrivait  même de  parler à  certaines de  ces  beautés cachées  et  même  de  leur  lancer  un  "soyez  sages  les  filles " ou "dormez  bien "  en  fermant  la  porte  avant  de  remonter  dans  le  monde  réel !
Plus  besoin   de chercher  une idée de  cadeau  d'anniversaire :  un  tour  sur  les  sites super  spécialisés  en  cycas  rares (et  une  carte  bleue)  suffisaient...
Quand  la saloperie  de  cochenille  pointa  son nez, nous   crûmes  pouvoir  lutter contre  l'épidémie : nettoyage de   chaque  feuille, encore et  encore,  recherche  de  solutions non  conventionnelles  sur  le  Net, essai  de  produits divers ...
Inexorablement les  feuilles  se  desséchaient, nos  beautés étouffaient  une   à  une malgré  les  soins.


Nous  tentâmes  l'isolement et le  confinement pour  certaines  plantes ou  au  contraire   une  sortie  au  grand  air... Il fallut  se  rendre  à  l'évidence : rien  ne  fonctionnait  et  chaque   "descente  au  paradis" nous  déprimait.
La  serre  ne  fut  plus   qu'un  mouroir,  il  fallut  se  résoudre à  sortir  toutes  les  plantes et  les  entreposer  sur  un  coin  du  compost. Nous  n'avions  pas  le  courage  d'y  mettre  le  feu."Que  peut  on  déposer  sur  la  tombe  d'une  fleur ?"
Quelques cycas encore  un  peu vaillants eurent  l'autorisation  d'entrer  dans un  coin  reculé  de  la  maison après  nettoyage pour  y  recevoir  des  soins  palliatifs minimalistes.
Les  mois passèrent. Le  squelette de  la  serre, vide  nous   déprimait et nous  avions  condamné  cette cave.
Pourtant, récemment,  nous  avons  constaté  que  quelques uns  des  cycas sub-claquants confinés  dans  un  coin éloigné  de  la  maison  semblaient  reprendre   du  poil  de la  bête :  oh !  pas  bien  nombreux ,  et  aujourd'hui la  résurrection  se  résume  à  une ou  2  feuilles  par  ci  par  là.
Mais  ça  suffit à  nous  redonner  l'espoir  d'un repeuplement   de notre  petit  paradis... avec  masques  et  gestes  barrière bien  sûr  
à  suivre ...

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H comme hibiscus (Adrienne)

 
La première fois que la petite voit des passiflores sur un treillage, sa mère lui explique:
- Tu vois? On appelle ça la fleur de la passion parce qu'il y a la couronne d'épines, les trois clous, les cinq plaies... Tu vois?
La petite voit et est fort impressionnée par cette merveille de la nature.
Alors depuis ce jour-là, elle observe bien les fleurs, toutes les fleurs, et très souvent elle y trouve les trois clous, les cinq plaies et la couronne d'épines... 
Regardez bien cet hibiscus :-)
 

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T'as vu mon pistil ? (Walrus)


Vous avez lu la description des hibiscus ?

J'adore les vocabulaires "spécialisés"!

Vous avez observé comme moi, dès que vos yeux se sont posés sur la photo, la symétrie régnant sur la Rose de Chine et  ses étamines soudées à une sorte de tube dont surgit le pistil.

Mais auriez-vous pour autant parlé de l'androcée monadelphe pentamère de cette fleur actinomorphe ? Sans doute pas...

Je le répète, j'adore les vocabulaires spécialisés !

C'est marrant la présence de ces symétries axiales à cinq parties dans le monde vivant. Dans le monde minéral, elle n'existe pas, croyez-en mon ex-activité cristallographique temporaire.

Mais revenons à l'androcée qui enrobe étroitement (oserais-je amoureusement?) la tige du pistil. Une sorte d'image lascive de l'union des sexes.

Mais ne nous emballons pas !

Comme son nom l'indique, l'androcée fait partie des organes mâles de la fleur et le pistil de la partie femelle.

Ce qui nous permet de constater une fois encore l'illogisme de notre langue qui accorde au pistil le genre masculin et à l'étamine le féminin.

Comment voulez-vous qu'on s'y retrouve ?
 

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L'été est un parfum (Kate)

 

"Ce que nous appelons une rose, sous tout autre nom donnerait une aussi douce odeur."

Shakespeare, Roméo et Juliette

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Parfums de fruits

Fraîchement cueillis

Senteurs de fleurs

Réjouissent le coeur

 

L'été est dans le pré

Cours-y vite

L'été bien commencé

Déclinera ensuite

 

L'automne s'installera

Vents pluies et tracas

L'hiver le détrônera

De ses frimas nous comblera

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"À Noël je ne désire pas plus de rose que je ne souhaite la neige au retour des fêtes de mai."

Shakespeare, Peines d'amour perdues

(photos de l'auteur)

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Respirer une fleur...(maryline18)

 

Sur un chemin, respirer une fleur c'est faire une pause.

Avez-vous remarqué comme tout ce qui entoure celle-ci n'a plus alors aucune importance ? Le vent peut souffler, la pluie peut tomber, les gens peuvent parler, non, plus rien n'a d'importance.

Ce matin j'ai respiré cette rose, elle avait l'odeur des petites savonnettes que ma mère m'avait offertes en même temps que ma petite soeur ! Je les avais collées sur mon nez avant d'aller laver ma poupée.

Dans mon coeur, les roses sont fanées, le vent a cessé, les gens se sont tus, seule la pluie coule en continu...

Le bonheur nous balance ses bémols sans en avoir l'air et toujours, des soupirs accompagnent ses pauses...

Ce matin, j'ai respiré cette rose et maintenant plus rien n'a d'importance, non, plus rien.

Avez-vous remarqué comme l'air, si lourd hier, devient si léger quand vous n'attendez plus rien ? Enfin, tout est égal : le ciel, la mer, les nuits, les jours, les rides...Tout.

 

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