04 juillet 2020

Défi #619

No comment
(mais j'ai dû faire un gros effort)

Nieul-0293

 

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Cadet Russell a droit à une chanson (Joe Krapov)

Cadet Russell


LA CHANSON DE JACKIE

(se chante sur l'air de "La Chanson de Jacky" de Jacques Brel)

1
Même si un jour à Knokke-le-Zoute
Je deviens comme je le redoute
Clébard pour femmes finissantes

Même si j’leur chante " Mi Corazon "
Avec la voix bandonéante
D'un Dalmatien de Carcassonne

Même si on m'appelle « vieux corniaud »
Que je brûle mes derniers feux
En échange de quelques cadeaux
Madame Madame yé fais cé qué yé peux

Même si je m’gave de Canigou
Pour mieux parler d’futilités
A des mémères décorées
Comme le Saint-Guibert de Gembloux

Je sais qu' dans ma soûlographie
Chaqu’ nuit pour des Docteurs Pangloss
J’leur chant’rai la chanson molosse
Celle du temps où je m'appelais Jackie

Refrain
Faire une heure, une heure seulement
Faire une heure, une heure quelquefois
Faire une heure, rien qu'une heure durant
Le beau, le beau, le beau et le con à la fois

2
Même si un jour à Neufchâteau
Je deviens roux comme un chow-chow
Cerclé de chiennes languissantes

Même si lassé d'être aboyeur
J'y sois devenu maître chanteur
Et qu’ce soient les bipèdes qui chantent

Même si on m'appelle le boxer
Que je vende des produits de niches
Du porto fait près de Dinant
De vrais bichons de faux caniches

Que j'aie une banque à chaque patte
Et une patte dans chaque pays
Et que je lève des crédits
Je sais quand même que chaque nuit

Tout seul au fond de ma fumerie
Pour un public de chihuahuas
J’rechanterai ma chanson à moi
Celle du temps où j’ m'appelais Jackie

Refrain
Faire une heure, une heure seulement
Faire une heure, une heure quelquefois
Faire une heure, rien qu'une heure durant
Le beau, le beau, le beau et le con à la fois

3

Même si un jour au Paradis
Je devienne comme j'en serais surpris
Husky pour femmes à ailes blanches

Mêm’ si j’joue d’la pédale Wah Wah
En regrettant le temps d'en bas
Où c'est pas tous les jours dimanche

Même si j’pose à côté d’mon père
Çui qui s’prend pour un rottweiler
Entre clebs fou et chien de garde
Même si mon bipède se barbe

Même si toujours trop bonne pomme
Je m’crève le cœur et l’ pur esprit
A vouloir balader les hommes
Je sais quand même que chaque nuit

J'entendrai dans mon Paradis
Les épagneuls et les cockers
Me chanter ma chanson d’ naguère
Celle du temps où je m'appelais Jackie.

Refrain
Faire une heure, une heure seulement
Faire une heure, une heure quelquefois
Faire une heure, rien qu'une heure durant
Le beau, le beau, le beau et le con à la fois.
 

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L'homme et ses chiens (bongopinot)

 

b


Une photo de famille
Prise dans un coin calme
Un jardin plein de charme
Des clins d’œil qui brillent

Un homme et ses chiens
Ses petits amis pour la vie
Des moments adoucis
D’intervalles de câlins

Une balade dans le parc
Leurs pas sur les pavés
Un banc pour se reposer
Instants magnifiques

Des pelouses bien vertes
Des haies bien alignées
Maitre et toutous en virée
C’est Walrus en chemise sans cravate

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Don Walrusleone et les Taties flingueuses (joye)

Épisode premier :  Amenez-moi le grisbi que je le touche… 

saga d'ete

C’était dans le bon vieux temps quand la mafia était encore à nous (la cosa nostra, quoi) et quand les chimistes ne se plaignaient jamais de leur boulot. (Oui, une époque lointaine, je le sais.)

S’ils ne se plaignaient jamais de leur boulot, c’est qu’un chimiste, ça peut faire boum ! s’il pleut ou s’il fait beau. Peu importe, le gaz dans l’eau, ce n’est pas un problème, au moins pour ceux qui savent faire des maths.

Or, Don Walrusleone était un de ces gentlemen-chimistes, autant qu’on pût savoir [exact, c’était aussi le genre de type qui inspirait l’imparfait du subjonctif]. Ce que l’on ne savait pas, c’est que c’était le chef de ce gang notoire des flingueuses.

La plus connue de ces flingueuses était L’Adrienne de Delabelgique. Une linguiste accomplie, l’Adrienne savait lire et écrire parfaitement six mille langues.  Quand elle n’était pas occupée à flinguer, elle voyageait beaucoup et elle écrivait comme un rêve.  Alors, on n’aurait jamais cru que c'était une flingueuse par excellence, parce que, en principe, les flingueuses n’ont pas la parole facile, c’est pour cela qu’elles flinguent. Pour s’exprimer.  Comme son associé, le gentleman chimiste, elle cachait bien son jeu à elle, qui était, bien sûr, le Scrabble.

Un jour, Walrusleone et l’Adrienne devait se rencontrer afin de…non, je ne peux pas vous le dire, c’est un secret et si je le dévoilais, je serais très certainement flinguée...  On dirait seulement qu’il fallait qu’ils se rencontrent. Alors, ils se donnèrent rendez-vous au célèbre Warandepark à Bruxelles (belle capitale pour un crime). Non, je ne sais pas ce que le nom Warandepark veut dire, il faudrait demander à l’Adrienne, la linguiste. (et non pas à l’Adrienne la flingueuse).

Oui, vous allez me dire que ce n'est pas ce parc-là sur la photo, et c'est sans doute vrai, mais c'est quoi une saga d'été sans fausses pistes, je vous le demande, hein ?

Parce qu’ils ne s’étaient pas encore rencontrés dans la vraie vie, comme on dit sur l’Internet, Walrusleone décida d’amener deux chiens afin qu’elle le reconnaisse tout de suite. Alors, non, les deux chiens sur la photo ne sont pas des flingueuses. Ce sont des chiens. Les chiens ne flinguent pas. C’était alors le meilleur des ruses pour un chef de mafia notoire et dangereux, quoi.

L’Adrienne s’approcha du banc où se trouvait son complice.

-          J’ai connu une Polonaise…aborda-t-elle le monsieur.

-          …qui en prenait au petit déjeuner…répondit celui-ci.

-          Ouah !  disait le premier toutou.

-          Ouah Ouah ! disait l’autre. (l'autre chien, pas la flingueuse, hein ?)

Et puis, tous les quatres souriaient…néfastement.

Bref, c’était comme ça que commença l’aventure de cet été 2020.

À suivre…

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La famille Lajoie ([ Fabrice ])

 

Dans la famille Lajoie,
Je demande le papa ;
Un bougon pétri de joie,
Très amateur de coppa
Et de tout ce qui rougeoie.

Çà, de la joie, il en a,
Malgré sa moue éternelle ;
Tous les soirs, c'est... na na na,
Secret de Polichinelle,
Mieux qu'aux noces de Cana !

Ah ! Sacré papa Lajoie...
Çà, du pinard, il en a !

*

Dans la famille Lajoie,
Je demande les loupiots ;
Jack et Russell, pleins de joie,
Surnommés les Salopiots
Par la mémère Lajoie.

Çà, de la joie, ils en ont
Pour pisser sur la mélisse
De la vieille dame... Oh non !
Mais que fait donc la police
À traîner chez la Manon !

Ah ! Sacrés loupiots Lajoie...
Quels cabots, crénom de nom !

* *

Dans la famille Lajoie,
Je demande la maman ;
L'ombre de papa Lajoie
Lisse comme un talisman,
Bigote un brin rabat-joie.

Çà, de la joie, elle en vend
Toujours plus au fil des âges
À ces saints souffleurs de vent
Qui peuplent ses paysages ;
C'est presque comme au couvent.

Ah ! Sacrée Irma Lajoie...
En retrait, dorénavant.

Vous voulez voir sa trombine ?
Pas ici, pas de sitôt !
Rusée, elle se débine
Au moment de la photo,
Pour la prendre - Oh la combine !

* * *

 

03

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L'été est un jeu (Kate)

 

WA

"Regarde avec tes oreilles"

Shakespeare, Le Roi Lear

 

Indéfinissable

Et parfaitement aimable

Le parfum de la dame en noir

Surgi de nulle part

 

Le roi blanc

Par ses élégants

Canidés

Bien protégé

 

A frémi

Puis blêmi

Désarçonné

Tétanisé

 

Ses animaux

À l'odorat développé

L'avait flairée

Sans un mot

Elle s'est avancée

La partie a gagné

 

L'été est un jeu...

d'échecs

gagne l'un des deux,

il faut faire avec !

W2

"Inquiète est la tête qui porte une couronne"

Shakespeare, Henri IV

 

(photos de l'auteur, juin 2020)

 

 

 

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Comme une promesse (TOKYO)

 

Notre époque à un grand nom / WALRUS

 Mais ne vous détrompez pas il s’agit d’un hologramme .

les Rolling Stones, Elton John, Cher, Billy Joel et Paul McCartney ont comme lui plus de 70ans.

Walrus est  un grand vétéran du circuit du defi samedi .

La nostalgie paye la preuve cette photo elle est d’ailleurs moins risquée que la nouveauté !!!!

Il monte sur scène tous les samedis et c’est le jackpot car à  chaque fois ça marche .

Il s’est pris de passion pour l’écriture et jusqu’à la dernière goutte d’encre dans l’encrier nous le suivrons .

 

v

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Job d'été (Lecrilibriste)


L'été était là...
Pour arrondir ses fins de mois
et se payer des vacances
il avait trouvé ce petit job sympa
en épluchant les petites annonces
« Cherche cause vacances juillet
personne aimant les chiens
parfaitement dressés
pour gardes, promenades et calins »

Un job comme ça, ça lui allait bien
Dieu sait s'il les aimait les chiens
en garder deux c'était dans ses moyens
et puis, ça le ferait sortir à ciel ouvert
pour se mettre un peu au vert
et parcourir le parc  pas à pas
avec des chiens marchant au pas
comme l'annonce le promettait

Au premier temps de la valse
car dans le parc,on tourne en rond
pour faire le tour... Tout était bien huilé
ils ont flairé, flané, marchotté
sans lui lacher la grappe
et au dernier banc tous se sont arrêtés
pour souffler un peu et se reposer
et les toutous lever la patte

Au deuxième temps de la valse
ils s'étaient tout trois échauffés
un petit sprint les chiens ont osé
Lui courait derrière, tirait sur les laisses
mais les toutous loin de leurs maitres
carapataient  avec d'autant plus d' hardiesse
qu'en face un couple de boxers
joggait tout shuss traînant leur maîtresse
qui ne pouvait les arrêter

Au troisième temps de la valse
les laisses se sont emmêlées
les chiens se sont mis à japper
à faire chorus, à disjoncter
leurs conducteurs ont lâché les laisses
pour tenter de les désembrouiller
les quatre chiens en ont profité pour faire la fête
tandis qu'épuisés, sur un banc les deux se sont affalés
En attendant que les chiens calmés
reviennent les trouver à l'heure des croquettes.

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Celui qui attendait le 618 (Vegas sur sarthe)


« Qu'est-ce qu'il attend ce gars avec ses chiens ? »
« Y doit attendre le passage de la Zinneke Parade »
« Euh … c'est râpé vu que la parade est passée au mois de mai et qu'elle repassera pas avant deux ans ! »
« Ah bon. Alors y doit attendre le passage du tour de France »
«Ça m'étonnerait vu qu'il est passé l'an dernier le 6 juillet en hommage au cinquantenaire de la première victoire d'Eddy Merckx »
« En hommmage à qui ? »
« A Eddy Merckx »
«Merck … le type des laboratoires qu'a inventé le Levothyrox ?»
« Non ! Celui avec un X comme Merckx »
«C'est bien c'que j'dis … avec un X comme Levothyrox »
« Laisse tomber ! De toute façon le tour de France ne repassera pas de sitôt »
«Alors y doit attendre le passage du groupe folklorique de Lauterbach»
« C'est loin ça … Lauterbach ? »
« C'est en Allemagne dans l'arrondissement de Rottweil »
« Ah ! Rottweil ! C'est pour ça qu'il attend avec des chiens »
« Euh … j'crois pas. J'y connais rien en chiens »
« Ben, on pourrait p't'être lui demander c'qu'il attend ? »
« Vas-y toi … moi je me méfie des chiens que je ne connais pas »
« Mais le gars, on l'connait pas non plus »
« Non, pas plus que ses chiens »
« Parle plus bas . Y nous regardent »
« C'est pas passe qu'y nous regardent qu'y nous entendent ! »
« Tu sais c'qu'on dit chez nous en Belgique … Qui cause sème et qui écoute récolte »
« Je sais pas s'il récolte mais en tout cas il nous a parlé »
« Ah ? Et qu'est-ce qu'il a dit ? »
«Il a dit qu'il attendait le 618 »
« Tu savais qu'un 618 passait par ici ? »
« Non … ça existe pas le 618. P't-être qu'y voulait dire septante-huit ?»
« S'il a dit septante-huit, y peut attendre la saint Gudule passe que le septante-huit, y va Gare du Midi »
« On devrait p't'être lui dire qu'y s'est gouré !»
« Attends … y dit autre chose »
« Qu'est-ce qu'y dit ? »
« Y dit que le 618 c'est un défi »
« Ah pour sûr, c'est un vrai défi ! Attendre ici qu'un 618 veuille bien passer !'
« T'as raison … c'est un sacré défi d'autant qu'y prendront pas les clebs à bord »
« Parle plus bas. Les chiens aiment pas qu'on les appelle comme ça»
« On ferait p't'être mieux d'se barrer»
« T'as raison »
«Euh, bon courage M'sieur pour vot' défi ! »

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