27 juin 2020

Défi #618


Comme vous le savez (ou pas), depuis MAP,
il est de tradition de n'utiliser que des photos
pour les défis de l'été.

Une petite photo de famille ?

DSCN0285

Je vous le promets,
les suivantes seront (peut-être) sans commentaire.

 

 

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En bas de chez moi par bongopinot

 

b

 


Dans ma rue
En bas de chez moi
Il y a un droguiste barbu
Avec un sourire narquois

Et à côté une fleuriste
En tablier à fleurs
Aux yeux tristes
Entourés de couleurs

Un peu plus haut
Un ébéniste aux cheveux long
Portant toujours un chapeau
Avec dans sa vitrine un violon

A droite un caviste
Qui adore plaisanter
Il se prénomme Baptiste
 Et passe ses journées à chanter

A gauche un chauffagiste
Qui anime cette rue
Car il est aussi humoriste
A ses heures perdues

Et lorsqu’il y a la fête
Des parapluies fleurissent dans le ciel
Et très vite la bonne humeur nous guette
Dans notre belle rue Mademoiselle


Voilà ce qu’il y a en bas de chez moi
Mais ce n’est pas tous bien sur
Il y a aussi beaucoup de joie
Des amitiés qui se créent au fur et à mesure


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Une droguerie est une drôle de chope (joye)

plumeau

À la droguerie du Cygne, j’ai acheté une pince-érigne.

(pour mieux dire adieu à mes ciseaux indignes)

droguerie de la craffe

À la droguerie de la Craffe, j’ai acheté une agrafe.

(c’était pour clouer le bec à ma girafe)

verhaeghe

À la droguerie Verhaegue, j’ai acheté un bobsleigh.

(j’avoue que le tout m’a rendue bien bègue)

droguerie jeanne d'arc

À la droguerie Jeanne d’Arc, j’ai acheté un antiquark

(pour offrir à Kéfir qui a crié « Niark ! Niark ! »)

marais

À la droguerie du Marais, il n’y avait rien qui rimait.

(alors, je suis rentrée…bouche-bée….à Chimay)

chimay

 (TCHIN !!!)

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Droguiste (Lilou)

 

Ah droguiste, voilà un mot qui me revient du fond de mon enfance. En vacances dans un petit bourg de l’Ain, dans la rue principale, il y avait tout ce dont nous avions besoin. Cela allait de l’indispensable boulangerie, dont la vitrine me faisait un peu loucher ; l’inénarrable boucherie dont le propriétaire se tenait sur le pas de la boutique avec son large sourire qui me faisait un peu peur, alors qu’il était, sans jeu de mots, doux comme un agneau ; plus loin le bureau de tabac et les pages de magazines qui battent au vent sur des supports métalliques. Sur le trottoir d’en face la pharmacie et la mercerie, et là on prenait le chemin à gauche et hop ! une immense boutique qui brillait : la droguerie et sa caverne d’Ali Baba. D’abord l’odeur très particulière, d’essence térébenthine, White spirit mélangée à l’eau de Cologne et à la cire d’abeille qui m’enivrait. Ensuite les yeux étaient submergés par les couleurs, un rayon consacré aux peintures et alors là je m’émerveillais de voir tant de pots alignés. J’étais en admiration devant le nuancier pourquoi ? cela reste mystérieux ! J’avançais encore dans une petite allée encombrée de cartons à bougies rouges coquelicot et là devant moi les tonnelets de parfums. Le contenu vert ou bleu ou bien rose s’écoulait par un petit robinet qui claquait lorsqu’on le refermait. Enfin, je me frottais le nez dans la douceur des peaux de chamois qui faisaient briller les casseroles en inox ou les bassines à confiture en cuivre…

Ce ne sont que des petites choses, des petits souvenirs d’une gamine de cinq ou six ans mais qui sont restés gravés dans ma mémoire. Il n y a plus de droguiste qui vous conseillait un produit pour les meubles ou pour les vitres et qui ponctuait ses phrases par « Vous m’en direz des nouvelles » , et cela fait vingt francs m’dame, vingt francs ! Mais que vendrait un droguiste aujourd’hui !

 

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La Boule Rouge (Walrus)


Comment ?

Non, je ne suis pas amateur de fromage d'Edam, ça c'est ma copine Henriette qui en mange avec ses tartines accompagné de confiture au petit-déjeuner, une tradition flamande je suppose...

La Boule Rouge, c'était le nom de la droguerie du patelin de mon enfance (enfin, à partir de huit ans).

Le droguiste qui y sévissait, j'ai oublié son nom. J'ai un problème  avec les noms : j'oublie rarement un visage, mais les noms...

Il avait un petit air de famille avec mon instituteur mais ne portait pas le même nom, les choses sont mal faites !

Comme la plupart des droguistes de l'époque, il "faisait" plutôt dans le general store, agrémentant son offre chimique d'un département quincaillerie et plus étonnamment encore, mais pour mon plus grand plaisir, d'un rayon jouets. Si bien qu'avant de me passionner pour ses fournitures chimiques à un âge plus tardif, je l'avais d'abord fait pour ses jouets.

C'est même dans sa vitrine que j'avais découvert la poupée blonde que j'avais demandée pour la Saint Nicolas au grand étonnement de mes parents. Poupée pour laquelle, une fois reçue, je confectionnais des vêtements. Ben quoi, tailleur, c'est pas un métier d'homme ?

Pour le côté chimique, je m'y suis intéressé plus tard. C'est fou ce qu'on pouvait trouver chez ce champion du vrac (à Bruxelles, nous en avons encore un aujourd'hui).

Mais ce que j'appréciais le plus chez le droguiste, outre la diversité de ses produits, c'était le sourire narquois qu'il affichait quand, en plus du salpètre, vous lui achetiez du chlorate "aux fins de désherbage". Lui aussi avait fait des études de chimie (dans la même école que moi d'ailleurs) et s'était passionné pour les mélanges explosifs !

 

 

 

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Drogstoriste (Kate)

 

Aux Champs Elysées

Il y a tout c'que vous voulez

Michel

Excelle

Drogstoriste

Un peu droguiste

Son père est poinçonneur

Son frère vendeur

Son voisin

Tient un pressing

0 2

Il connaît la grande Zoa

Travestie dans son boa

Tiens ça fait "dring !"

Son tonton

Répond au téléphon

C'est sa mère

Qui est caissière

Au Grand Café

Ils ont débarqué

Eux et leurs vestes

 

 

 

 

 

 

Leur amitié

Manifeste

(photo de l'auteur, juin 2020)

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Ali Baba (Vegas sur sarthe)

veg

 

Au village il y avait une famille de droguistes qui tenait une sorte de caverne d'Ali Baba même si le père s'appelait Ali Ben Youssef.
C'était le seul endroit que je connaisse où vous entriez pour acheter une serpillière et d'où vous ressortiez avec des tringles à rideaux et des tapettes à souris !
Dans la famille Ben Youssef j'ai souvent pioché la mère, une femme acariâtre attachée à son tiroir-caisse comme un kebbab à sa broche.
Je n'ai jamais compris comment on pouvait avoir autant de poils sous les bras quand on vend des lames de rasoir par paquets de cent !
Dans la famille Ben Youssef j'aurais préféré – façon de parler – piocher la fille Aïcha mais le père Ali veillait comme un cerbère sur sa marmaille et se méfiait des piocheurs ...
Le benjamin qui se prénommait pourtant Djamel tenait la partie mercerie et vendait des boutons, lui qui en exposait de nombreux échantillons sur sa figure.

J'y allais surtout chercher des asticots pour la pêche et des wassingues pour la mère et quand je réclamais une ristourne, Ali hurlait « Des clous ! » même s'il ne m'en donnât jamais la moindre poignée …
La plupart des gens boudaient la caverne, préférant les grandes enseignes où « il y a tout ce qu'il faut » et où « les envies prennent vie ».
Et puis le jour vint – il fallait bien que ça arrive – où la vieille Simca 1000 du maire explosa sa tête de delco au milieu de la grand'rue.
On chercha partout dans le canton de quoi faire redémarrer l'antique carrosse de notre édile … mais que dalle, nib comme ils disent au bled !
Persuasif, je réussis à traîner le premier adjoint – celui qui porte trois stylos à la poche de son costume – jusqu'à la droguerie.
Le brave Ali Baba ayant fouillé une heure dans son souk en extirpa du fin fond une tête d'allumeur des années 60 de chez Ducellier qu'il eut tôt fait d'adapter à grands coups de lime et de tournevis.
La Simca repartit sur trois pattes sous les Hourra des villageois et quelques pétarades qui laissèrent sur la chaussée un bon morceau de pot d'échappement rouillé mais Ali venait de gagner ses lettres de noblesse.

Le jeune garagiste du village – féru d'électronique, d'ABS et de GPS et ignorant tout des tronches de Delco – rentra chez lui en haussant les épaules.
Madame Ben Youssef empocha les 18,71 euros avec un rictus non feint tandis qu'Aïcha m'envoyait le plus beau sourire du monde.

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Le monde d'après, d'avant ou d'ailleurs? (Laura)

 

Quand j'étais gamine, il y avait  au moins deux droguistes(ou drogueries  ou quincailleries) dans mon quartier de ma ville de naissance. Il y avait d'ailleurs partout des petits commerces qui vendaient de tout (et n'importe quoi). Il y avait une boucherie chevaline( quand ce n'était pas encore mal vu de manger de la viande... de cheval). Nous avons continué à aller à l'épicerie jusqu'à ce que ma mère se rende compte que certains produits (dont celui qui s'est   arraché pendant le confinement) étaient trois plus chers là qu'au supermarché. Alors , comme tout le monde, nous avons peu à peu arrêté d'aller à l'épicerie du coin et autres petits commerces de quartier jusqu'à ce qu'ils disparaissent remplacés par des banques, appartements ou agences immobilières.

Quand j'ai vécu au Maroc, j'allais presque exclusivement dans les petits commerces (qui vendaient de tout... et n'importe quoi) alors que les produits étaient au même prix que dans les supermarchés où je n'allais que pour des choses très spécifiques .

Pendant le confinement, beaucoup parlaient du monde d'après pendant que dans le même temps ils se faisaient livrer par les livreurs, ces esclaves modernes: devant notre pub préféré, on en voit plus que des clients. Parallèlement on fustige le monde d'avant esclavagiste et raciste. 

Et on roule, roule... plus vite, plus loin, plus fort...

Le monde d'après, d'avant ou d'ailleurs?

 

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Maman, c’est quoi ? (Lilou M)

 

_ Je vais chez le droguiste, tu m’accompagnes mon chéri ?

_ Non maman, ce n’est pas bien, tu nous as prévenu que les drogues étaient dangereuses !

La mère se mit à rire.

_ Oui mon chéri mais une droguerie ne vend pas de drogue.

_ Alors pourquoi ça s’appelle comme ça ?

_ Ce mot vient du Néerlandais « droguerij » qui signifiait sécherie. Les premières drogueries datant du XVème siècle, vendaient des plantes médicinales séchées.

_ Tu es malade maman ?

_ Non moi je vais chercher une casserole et des tuyaux pour que papa répare l’évier.

_ Mais tu as dit qu’ils vendaient des plantes pour soigner.

_ Oui, mais ça leur fut interdit sous Louis XVI qui donna le monopole aux nouveaux pharmaciens.

_ Alors qu’es ce qu’elle vend la droguerie ?

_ Viens voir avec moi chez Monsieur Drugier. C’est un bazar, ils distribuent des produits de bricolage, d’entretien, du jardin et de soins. Bientôt tu n’en verras plus, c’est la dernière à proximité.

_ Pourquoi il n’y en a presque plus ?

_ Des grands commerces aux ventes diversifiées ont vu le jour.  Comme Leclerc où tu trouves de tout : nourriture, vêtements, produits de maison, de bricolage. Et les gens, par facilité regroupent tous leurs achats dans de tel commerce pendant que les petits commerçants ferment leurs portes.

 

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