16 mai 2020

Défi #612


Mais non, pas comme Calogero,
comme Sœur Emmanuelle !

Yallah !

Allez, on y va !

 

Posté par Walrus à 00:05 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,


Histoire d'enfance par bongopinot

 

 

b

 

L’histoire commença grâce au petit Arthur

Qui un jour voulut faire une vidéo

On décida alors de sortir nos vélos

De partir tous les cinq à l’aventure

 

De prendre la direction de la forêt

Pour trouver un chouette endroit

Puis on se mit à couper du bois

Pendant ce temps Arthur nous filmait

 

Puis on se lança dans une construction

Une cabane pour tous se réunir

Pour partager tous nos délires

Comme des amis des compagnons

 

Lily voulait fabriquer un joli tipi

William lui désirait un wigwam

Jean rêvait d’un radeau avec des rames

On hurlait tous des hourra des youpi

 

Tous nos travaux enfin terminés

On s’endormit sous les feuillages

Comme des enfants bien sages

Rêvant de tout pouvoir réaliser

 

Au réveil Jean voulut aller pêcher

Un énorme xiphias ou immense espadon

Il se faisait tard on repartit donc à la maison

Mais on reviendra vite pour d’autres aventures filmées

 

Nous étions cinq copains main dans la main

Arthur Lily William Jean et moi

C’était il y a bien longtemps déjà

Mais nous sommes restés amis et voisins

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,

chuis pas matheuse pour deux sous, mais une bonne histoire, c'est une bonne histoire (joye)

matheuse

Pour ceux qui ne voient pas le rapport, c'est ici

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags : ,

Le Secret de l'espadon (Joe Krapov)

Atelier La Croix 01-24 visuelarticle6-768x508

N’est-ce pas là Poséidon ?
Ne voit-on pas ici sa fesse de pacha ou de grand mirmidon,
Sa rudesse de patron des antres sous-marins éloignés de Meudon ?

Sa trogne de kermesse, sa tenue d’apparat, les poils de son bedon,
Son roulement de caisse, ses airs de paltoquet, nous nous demandons bien
Pour quelle nouvelle princesse ce gros patibulaire de la pointe d’Arradon les a sortis et les arbore ?

Est-ce pour la pâle Didon ?
Est-ce pour Paméla, danseuse de rigodon ?

A-t-il en vue une duchesse, une patineuse, un cordon-bleu ?
Espère-t-il quelque chose d’une duègne d’Espagne, tel Don Quchotte allant rêvant de Dulcinée ?

Quelles promesses de largesses aura-t-il faites pour emmener dans son paddock sous l’édredon
Une Suissesse à palucher, une fille de Redon qui grenouillait,
Une drôlesse pleine de souplesse pas plus rétive à l’abandon
Que les filles folles des messes qui paraissent lire Ödön von Horvath
Mais feuillettent «Diabolik», innocentes diablesses que ne tourmente rien et surtout pas le passage à confesse pour demander pardon ?

Allons ! Cessons là le trash et les supputations ! Trêve de presse de pavé, de caniveau, de bas-fonds des gorges du Verdon !

Peut-être s’en va-t-il tout simplement à la pêche au xiphias,
cette espèce de poisson paré d’une flèche de Cupidon en guise de nasal !

N.B. La photographie est empruntée aux ateliers d'écriture du journal "La Croix".

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,


Ne jamais en démorse ou décrocher disait Nana Xifiafo

Cette semaine pour le défi du samedi n° 611

On parlera de Xiphias...

...

DSC07098

Mais, j'ai décroché !

Pourtant j'avais bien un truc avec Stalone et Merlin, 2 pics à glace de renom

et dans la même histoire en plus

mais... pas de Xiphias au crochet (en cours de construction et non en panne d'inspiration)

 

Alors

Vous me conjuguerez de manière humeur-istique le verbe "s'y fier"

OK...

Je m'y fie et je me momifie

Tu t'y fias et tu te tuméfias

Il s'y fia et il ne devrait pas, disait XIPHIAS

et vous ?

 

Juste pour le fun, un Walrus bien afféré

ne vous y fiez pas ... ça n'a rien à voir !

Belle lecture et vidéo créative à toutes et à tous.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,

Appeler un marlin espadon (Kate)

 

Appeler un marlin espadon : cela ne nous arrivera pas puisque le "xiphias gladius" ("épée" en grec + "épée" en latin), signe bien son nom d'un Z X tel deux fiers fers qui se croisent !

Ce xiphias est bel et bien un espadon : de l'italien "spadone"(grande épée), provenant du grec ancien "spathē", mot ayant d'ailleurs donné le nom d'une arme de nos ancêtres les Gaulois and last (but not least), procuré à la langue de Sir Paul le mot "spade" (la bêche) et bien plus tard, le pique du jeu de cartes !

0-2 2

Au passage, belle expression idiomatique : "to call a spade a spade", oui, c'est souvent plus simple...

Si le premier traducteur français du livre "Le vieil homme et la mer" avait cru comprendre (et donc traduire) que ce gigantesque poisson était un espadon alors que Santiago était bel et bien aux prises avec un marlin... Ne confondons pas !

L'espadon a la peau lisse (sic) car ses écailles sont encastrées et si vous sentez des écailles en forme de Z X V, attention c'est un marlin ! Cependant, si vous hésitez à le caresser, regardez-le d'abord dans les yeux : l'oeil de l'espadon est très grand (oui, pour voir ses proies dans les eaux profondes qu'il fréquente)...

0-1 2

Enfin, "Le secret de la Licorne" et "Le trésor de Rackham le rouge" vous emmèneront très loin dans le temps et l'espace (par les temps qui courent, la belle affaire !) et dans la deuxième partie de ce diptyque on voit comment, en un clin d'oeil d'espadon le capitaine Haddock se laisse séduire par le château de Moulinsart, d'ailleurs bien curieusement traduit en anglais par Marlinspike Hall...

0-3 2

Photos de l'auteur, mai 2020

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,

LE VIRUS (TOKYO)

Après le covid 19 le Xiphias  est apparu sur les côtes varoises en 2025.

 

Un virus au dos cambré, à la tête qui se tortille et que l’on contracte uniquement dans le cadre d’une étreinte coïtale suivie d’un chant de cigale.

Tous espèrent la contamination par le Xiphias. On inspecte les armoires, les tiroirs en espérant le croiser.

Tout en dévorant cinq tranches de pain grillé,  je me demande quand le Xiphias va frapper . Ma vie est si monotone. Tiens un défilé que fait-on aujourd’hui ce n’est pourtant pas un jour férié ?

On fête la pandémie au Xiphias. Virus qui donnerait l’envie de vivre et d’aimer inconditionnellement dont le coït est sans fin .

Moi qui ne suis pas dans une forme éblouissante je reçois ce virus comme une chance. Ils ne vont quand même pas envoyer la fourrière pour limiter ce virus !!D’ailleurs je sais qu’il a sorti son numéro de charme et qu’il est en train de conquérir la planète.

La romance serait-elle de retour  rien que ça ! on entend de tout sur les ondes ce matin .

Ce VIRUS fera de vous des hommes et des femmes enfin comblés. Autour de moi, je recueille en effet des dizaines de témoignages du virus romances ». Fred me raconte, la voix chevrotante, la merveilleuse épopée d’un like sur Instagram qui se transforme en une série de nuits blanches passées sur l’application de visioconférence Zoom à se raconter son enfance : « Comme moi, elle a grandi sans télé, c’est con tu vois, mais y a plein de petits trucs comme ça, qui me font me dire : “Je te jure, il va se passer de grandes choses, je te jure, je crois que je suis amoureux, le virus m’a contaminé par les ondes .” Mais je ne l’ai jamais vue, tu crois que c’est possible ? » Après s’être murmurés, des cochonneries par téléphone, Élodie, ma meilleure amie et son match Tinder font des mots croisés sur une appli dédiée. Maxime, lui, fait livrer du champagne à son crush pour qu’elle le boive dans son bain et réfléchit à toutes les stratégies pour pouvoir la rejoindre malgré les trois kilomètres qui les séparent.

 Le monde est devenu fou me dis je du haut de mon balcon planquée comme une huitre sur son rocher dans l’attente de la tempête hormonale .

Je perds le fil des récits, mais tous ont le même point commun : l’enthousiasme, l’excitation. Mes interlocuteurs ressemblent tous à des ados qui cherchent à faire le mur de l’internat pour pouvoir enfin se pécho dans les buissons. Le mouvement artistique surréaliste l’OuLiPo considérait que la liberté n’existait pas hors des contraintes, que seules celles-ci permettaient de renouveler l’imagination. Et si le VIRUS pour les privilégiés avait tout simplement un aspect excitant ? « La limitation dans la possibilité de la jouissance augmente le prix de celle-ci », écrivait déjà Sigmund Freud plus de cent ans avant la pandémie dans Éphémère destinée, texte de 1915.

v

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,

Podbielniak (Walrus)


Ça m'est revenu brutalement pendant ma dernière insomnie (momentanée), moi qui d'ordinaire peine à mettre un nom ou un prénom sur un visage pourtant connu.

Du coup, vous êtes inquiets : vous vous demandez ce que peut bien cacher ce nom bizarre. Podbielniak est un monsieur qui travaillait dans l'industrie pétrolière dans les années 3o-40 et qui a mis au point un système d'extraction liquide-liquide, une espèce de centrifugeuse à axe horizontal qui porte toujours son nom aujourd'hui quand il n'est pas abrégé en "POD".

Une petite démo de la chose (que je vous déconseille vivement de regarder sauf si vous êtes maso ou si vous désirez entretenir votre "Basic English") :

Ce que vous vous demandez encore bien plus, c'est ce que cette chose vient diantre faire dans un billet sur les espadons.

Ne quittez pas, j'y viens, lentement mais sûrement.

Ce genre de matériel intervient dans le processus de fabrication du peroxyde d'hydrogène (ou plus prosaïquement et en solution diluée : l'eau oxygénée) par la voie des quinones.

Dans les années soixante-dix, mon employeur et Laporte Industries Ltd avaient formé une joint venture destinée à cette production et une première installation avait été construite le long du Tage en amont de Lisbonne, plus précisément à Povoa de Santa Iria.

Pour le soutien au démarrage de cette installation, une équipe mixte avait été constituée, répartie en deux composantes : la principale pour la conduite de l'installation de production, la plus réduite pour le suivi en laboratoire.

Je me suis donc retrouvé au Portugal au labo de l'usine avec un "collègue" de Widness (une ville du coin de Liverpool), le très sympathique Dave "Brandy" Cummerson.

Théoriquement, pour suivre le démarrage, nous devions nous relayer pour assurer chacun douze heures de veille au labo et ne nous rencontrer que lors de l'échange du break 404 à l'hôtel où nous résidions à Lisbonne.

Dans les faits, le démarrage ayant été reporté de jour en jour pendant plus de trois semaines, l'installation se remplissant de "mousse" pire que si on y avait injecté de la Chimay, nous avons passé notre temps ensemble au labo à chronométrer les temps de subsistance de cette mousse sur le liquide navette dans des tas de conditions. Parallèlement, Dave perfectionnait son français et ne consentait à ne parler anglais que pour m'apprendre à imiter l'accent de Liverpool.

Dans ces conditions, nous nous retrouvions le soir à Lisbonne, toutes équipes confondues, au bar de l'hôtel Lutecia pour prendre l'apéro. Ce bar avait une forme tentaculaire (ou étoilée, c'est comme il vous plaira) et projetait des bras ou tentacules en U desservi·e·s par un... barman !

Ce bar était garni de coupelles contenant de petits toasts que vous pouviez garnir de divers ingrédients, le plus recherché étant... o espadarte fumado !

Car si xiphias gladius est le nom scientifique de l'espadon, son appellation portugaise est espadarte !

Ne vous laissez pas abuser on trouve également très couramment au Portugal un machin appelé peixe espada (poisson épée) mais c'est un long poisson plat aux reflets métalliques à peine digne d'entrer dans la caldeirada de peixe, une sorte de bouillabaisse locale.

Bref, l'espadarte fumado de l'hôtel était un vrai délice.

Si bien que le jour où le préposé à notre tentacule réservé nous a annoncé avec ménagement qu'ils étaient en rupture de stock, ça a fait du bruit dans Lisbonne. Notre ami Strasser, le Brésilien de l'équipe, y est même allé d'une tape amicale sur le bar. Avec son gabarit de pilier de rugby, il avait dû se montrer vachement convaincant parce que le lendemain, il y en avait de nouveau de l'espadon fumé !

 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [26] - Permalien [#]
Tags : ,

Espadon, dondaine, dondon (Vegas sur sarthe)


J'ai un rostre d'espadon, dondaine, dondon
bien au chaud sous l'édredon
viens danser le rigodon
je te ferai un lardon

Me prends pas pour un(e) dindon(ne)
y'a que dalle sous ton bidon
à peine un tire-comédon
t'as la tête dans le guidon

J'ai un rostre d'espadon dondaine, dondon
c'est la flèche de Cupidon
l'aiguillon du faux-bourdon
le glaive d'Armageddon

Ton p'tit bout de mirmidon
a bien besoin d'amidon
tant il est à l'abandon
et puis j'ai à faire … pardon

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : ,