Nous passerons sur le fait de savoir pourquoi ces braves amérindiens du nord-est de l'Amérique du nord ont vu le nom de leur peuple assimilé au brol total (ceci pour que vous n'oubliez pas que je suis brusseleir) et nous nous contenterons de constater que les appellations des abris des peuplades nomades constituent un fameux... micmac !

Parmi ces abris, le wigwam est celui (entre autres) des Micmacs. Il est généralement constitué d'une armature en bois recouverte de panneaux d'écorce de bouleau (et peler le bouleau, c'est un fameux boulot, délicat de surcroît).

Il ne faut donc pas le confondre avec le tipi, habitation des indiens chasseurs des plaines, généralement recouvert de peaux de bêtes (comme l'homme de Cro-Magnon) et de forme conique alors que le wigwam est plutôt vaguement hémisphérique (nord).

Comme le peuple Micmac est très majoritairement canadien on aurait pu croire qu'une tente "canadienne" aurait adopté la forme caractéristique du wigwam, mais bien sûr, il n'en est rien, la tente canadienne est directement dérivée des abris à deux versants des trappeurs locaux qui n'avaient à loger que leur graisse et pas des familles entières.

Nous, Européens (à l'exception de joye), avons adopté ce modèle "canadien" pour pratiquer le camping, une activité fort à la mode si on en croit un des récents billets de l'Adrienne et ses commentaires dont le nombre fait pâlir d'envie le tenancier du présent blog.

C'est ce modèle que moi aussi j'avais choisi lorsque notre hôtel habituel à Aldeburgh (Suffolk) ayant mis la clef sous le paillasson, nous avons décidé d'y retourner camper. Comme à l'époque nous avions deux enfants, nous avons acheté deux canadiennes : une pour eux, une pour mon épouse et moi.

Elles étaient en coton léger avec tapis de sol soudé et le double toit était en nylon. Comme à l'époque nous roulions en R5, le matériel de camping emplissait le coffre à ras bord, nous avions également deux grands sacs étanches en PVC contenant le linge disposés sur une galerie de toit. Sacs que nous devions ranger dans la voiture à chaque arrêt lors de notre voyage, c'était du sport !

Je ne peux pas vous montrer de photo de ces tentes elle n'ont pas survécu au voyage en Espagne de notre fils et de ses potes : l'une a été complètement déchirée et l'autre a cramé dans un camping des environs de Port-Bou.

Après cela, nos enfants ont pris leurs vacances seuls et nous avons acheté une tente plus spacieuse en coton avec chambre et auvent. Celle-là, notre fils l'a prêtée à un de ses amis et elle n'est jamais revenue de la rue d'Aerschot (elle aurait aussi bien pu y brûler aussi, c'est une des rues "chaudes" de l'agglomération).

Ensuite, nous avons eu une tente verte, elle à nouveau en nylon avec un auvent pour moto ou vélo qui nous servait de cuisine (c'est avec celle-là que nous avons rencontré les Keis). Un jour, quand nous sommes rentrés d'une de nos explorations des burgs de l'Eifel, il avait plu pendant notre absence et l'auvent complètement distendu avait formé une cuvette remplie d'eau, il y en avait bien une vingtaine de litres. Nous avons tout bazardé et acheté une petite caravane.

Aujourd'hui, nous prenons nos vacances en locations.

Enfin, quand nous ne sommes pas confinés...