14 mars 2020

Défi #603

 
Poussez, chère Madame !

Parturiente

 

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Ont-ils courbé la tête ?

pas cons

Lautenbach2

Je suis certainement con, mais, pour le titre, j'ai pas trouvé la formule inclusive mêlant "ils" et "elles". Vous voudrez bien excuser mon ignorance.

TOKYO ; Laura ; Lecrilibriste ; Vegas sur sarthe ;

Pascal ; Nana Fafo ; maryline18 ; Kate ; Walrus ;

Adrienne ; JAK ; joye ; bongopinot ; Joe Krapov ;

 

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Avant que vous ne récamier mon silance déflinitif (Joe Krapov)

DDS 602 Avant que vous ne récamiez mon silence

Collage d'après le tableau de René Magritte, Perspective : Madame Récamier de David, 1951, huile sur toile, 60.5 x 80.5 cm. Acheté en 1997 par le Musée des beaux arts du Canada, Ottawa. © Succession René Magritte / SODRAC (2017)

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Elle était agenouillée par bongopinot

 

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Elle était agenouillée

Telle une statue d’orant

Des gants pour se protéger

De tous les détergents

 

Elle faisait le ménage

Avec son fichu sur sa tête

Et son vieux lainage

Et chantait à tue-tête

 

Dès qu’elle m’apercevait

Le sourire aux lèvres

Doucement elle se levait

Me faisant signe de la suivre

 

On allait toujours dans sa cuisine

Elle nous préparait un café

On discutait entre cousines

Jusqu’à ce que midi pointe son nez

 

Alors on se séparait amicalement

Et on se disait à la semaine prochaine

En espérant des jours cléments

Sans trop de coup dur ni de peine

 

 

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Irascrabble (joye)

irascrabble

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Participation de JAK

 

O-rante O-désespoir !

 

« Agenouillez-vous tous les vilains de ce monde

Le sort en est jeté vous serez punis par la colère  divine . »

Me disait ma grand-mère âgée de 85 ans  , dans ses moments de grande foi.

 

Et aujourd’hui que je l’ai dépassé en âge, point question de mettre sur les genoux, l’arthrose est passé par là..

mais O-rante !  O désespoir !

Pire que, la colère divine   me voici confinée dans mon EHPAD.

Mes petits enfants profitent de l’occasion pour ne plus venir me voir

- la bonne excuse ! -

 

Les temps ont  bien changé.

La colère divine est devenue virus, de survie  il n'est dès lors  que la seule  obsession  !

 

Inclinons-nous, et espérons  sous ce ciel chargé d’ozone.

 

Nous avons maintenant tout notre temps pour surveiller nos rentes.

j

 

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Oremus! (Adrienne)

 
Mini-Adrienne n'a pas cinq ans, c'est un de ses plus vieux souvenirs. 


Pour une raison qu'elle ignore, elle accompagne son grand-père à la messe dominicale. Elle en est heureuse, impressionnée, flattée. Le grand-père est un homme que l'on craint.

Il est dix heures du matin. C'est la grand-messe. Tout se passe dans une langue étrange que le grand-père semble maîtriser. Mini-Adrienne est subjuguée. Admirative. 
Le prêtre lève les bras et dit "Oremus!". Tout le monde se lève. C'est magique.
 

 

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Großes Puzzle (Walrus)


Pour trouver les illustrations du sujet, j'ai fouillé parmi des photos ramenées d'un séjour en Alsace. Leur nom de fichier stipule qu'elles ont été prises à Lautenbach.

Je ne me rappelais même pas avoir mis les pieds dans ce patelin. Il a fallu que je le retrouve sur MAPS, que je localise l'église, que je passe en mode Streetview pour reconnaître les colonnes de son porche d'entrée.

Il faut préciser que pour les églises, mon épouse et moi nous répartissons le boulot : elle visite l'intérieur, je promène le chien autour du bâtiment tandis qu'il geint et essaie à tout prix de la rejoindre.

Lautenbach, ça m'a évoqué une chanson (on n'a pas été impunément boy-scout) :

Elle est issue du folklore alsacien :

Vous aurez, comme moi, remarqué que là, il s'agit de Lauterbach, étonnant puisque Lauterbach se trouve de l'autre côté du Rhin, dans la Forêt Noire au nord-est de Fribourg en Brisgau.

Mais bon, peut-être les Alsaciennes (contrairement à certaines Parisiennes qui préfèrent la rive gauche) allaient-elles guincher rive droite...

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Laurent Dorian (Kate)

 

Pour commencer par le commencement (si tant est qu'il y en eût...), au commencement était le Verbe, j'ai toujours aimé collectionner des petits objets, publicitaires ou non, sans grande valeur, notamment des fèves, en plastique blanc ou en porcelaine peinte que l'on trouvait dans les galettes des rois à l'Épiphanie.

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Plus tard, en chinant, j'ai eu l'occasion d'en engranger pas mal, de les étudier, répertorier, notamment à l'aide de ce beau livre.

Forcément, au-delà des porte-bonheur, chaussures, voitures et puis plus ou moins n'importe quoi, le thème de la crèche s'est avéré émergent.

Lorsque qu'en voyant la fève avec le personnage levant les deux bras au ciel il m'est arrivé de dire tout haut :

- "L'orant !"

Plus d'une fois de m'entendre répondre :

-"Laurent ?"

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Et de donner l'explication de ce personnage sur lequel on se fait une fausse idée en le prenant pour le "ravi" de la crèche !

Et de ne pas ajouter à la confusion en disant :

-"L'orant d'Orient !"

Ce qui serait resté possible mais trop taquin puisque l'orant est originaire d'Orient, puisque la prière les bras levés est indiquée dans l'Ancien Testament.

Comme le patrimoine archéologique est toujours intéressant et d'autant plus par les temps qui courent quand il est proche, j'avais déjà évoqué un patrimoine local gallo-romain et le défi # 487 m'avait fait découvrir des thuriféraires de voisinage.

Justement, concernant l'orant, il existe aussi dans la crypte de la cathédrale (mais hélas plus accessible à la visite), un sarcophage gallo-romain du IVème siècle figurant l'orant d'Orient que les premiers chrétiens ont eu l'autorisation de représenter.

D'ailleurs, le sarcophage aux arbres du musée d'Arles nous offre un retour en Provence, porte de l'Orient...

Bonus à propos du verbe orer (prier), directement issu du latin "orare" :

"J'aim miex devant les gens orer,

Et affubler ma renardie

Du mantel de papelardie."

(Guillaume de Lorris et Jean de Meung, Le Roman de la Rose, XIIIème siècle, ligne 11715)

J'aime mieux prier devant les gens

Et couvrir ma ruse

Du manteau de la fausse dévotion.

Oui, dans le Roman de la Rose comme dans la vie, la tartufferie est de mise et les voies de la séduction emprunteront bien des chemins... pas toujours des plus catholiques !

photos de l'auteur, mars 2020 - l'explication de la crèche provençale provient du livre suivant :

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Un pavé rôti, s'il vous plaît ! (maryline18)

 

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L'orchestre était prêt. Des instruments accordés, plus une note ne venait troubler le silence qui s'insinuait jusque dans les plis du lourd rideau. Oh, ce n'était pas un silence ennuyeux ou gênant, non... ce n'était qu'une simple pause auditive qui décuplait notre impatience.

On prenait des avances de respirations pour mieux retenir encore notre souffle aux premiers coups d'archets. Certains se raclaient la gorge tandis que des yeux réprobateurs les fixaient déjà. On avait attendu longtemps cette soirée, on avait économisé, on avait rêvé de longs mois et on était assis, cranant un peu, sur les sièges de velour. On se retournait, s'observait du coin de l'oeil...Parfois un petit sourire bref de satisfaction, rempli de connivence s'échangeait avec un voisin de fauteuil. On reconnaissait, tacitement, avoir la même vaine.

J'avais arborer mon tailleur bon chic, bon genre ; celui que j'avais mis au mariage de ta soeur, qui vieillit de dix ans, (le tailleur...et ta soeur aussi). Déjà dix ans...Il faisait trop chaud et on était trop serré, enfin trop proche les uns des autres. Je me sentais un soupçon dérangée dans ma bulle de protection, mon espace vital, ça me rendait nerveuse. J'essayais de ne pas me frotter les yeux ; je les avais maquillés pour l'occasion...peut-être trop d'ailleurs mais peu importait puisque la salle allait bientôt être plongée dans une semi-obscurité. Je remarquai une silhouette qui ne m'était pas inconnue trois rangées devant. Mais oui, c'était la pharmacienne ! Elle semblait aussi à l'aise que d'habitude, bien coiffée, maquillée juste comme il faut...J'ai toujours admiré ces beautés classiques, à l'aise dans toutes situations, partout...J'avais hâte que ça commence. Je savais alors que tous ces détails deviendraient insinifiants, que la musique les balayerait et qu'un sourire béat me mangerait bientôt le visage.

Soudain, des éclats de voix brisèrent l'ambiance feutrée de la salle. Une rumeur de mécontentement s'éleva aussitôt. Que se passait-il ? Nous attendions depuis trois heures maintenant ce lever de rideau...

Luciano ne voulait pas chanter.

Etait-il malade ? Avait-il des exigences difficiles à satisfaire ? Avait-il réclamer un sol de verre ? des murs de pierres ? Une fontaine au milieu de l'estrade pour se rafraîchir si une extinction de voix venait à le menacer ? Tous ses caprices, nous les lui pardonnions tous, par avance, de toutes façons.

Deux jours d'attente...déjà deux jours ! La pharmacienne avait le teint barbouillé et le bas filé (à la jambe gauche, je l'avais remarqué en allant aux toilettes). Elle accusait la fatigue mais tenait bon, moi aussi. On avait payé et on ne lacherait rien. Les hommes jouaient encore un peu les protecteurs. Mon voisin m'avait apporté un gobelet d'eau. Il était charmant. Sa femme l'avait fusillé du regard. Je jubilais.

Troisième jour, des figurines pieuses avaient été jetées dans la salle. La garde rapprochée du grand ténor tentait de le convaincre de chanter mais il s'y refusait et répétait toujours les même mots, gesticulant, levant les bras au ciel et s'essuyant le visage de son mouchoir, le front  rouge de colère sans parvenir à se faire comprendre.

Quatrième jour : Nous avions tous très faim . Seul Luciano Vaparotti avait pu se restaurer mais aucun son mélodieux ne remplissait encore le théâtre. On était tous à bout ! On se serait mis à genoux si cette prosternation burlesque aurait pu le faire chanter. Certains s'étaient déchaussés pour dormir plus à leur aise, ça sentait les pieds et la transpiration de partout. Tu m'avais lâchement abandonnée pour un pavé rôti, sauce au poivre à la brasserie des trois pigeons. Rempant dans les allées, pour passer inaperçue, des femmes se partageaient des bonbons retrouvés au fond des sacs à main avec des mines de conspiratrices. L'heure n'était plus au paraître mais à la débrouillardise . Un petit homme nous surprenant, voulu rallier notre camp et secoua alors le cabas de sa femme, du balcon. Un vaporisateur fut projeté sur la scène.

Aussitôt, un rire explosa, suivi de la voix chantante tant attendue du maestro :" Ah, Alléluia ! magnifica ! d-é-o-d--o-r-a-n-t-e ! d-é-o-d-orante !

Eh oui le chanteur ne supportait pas d'avoir les aisselles moites !

Pour se faire pardonner il fit livrer des plateaux repas à tous et chanta, chanta, chanta..." Ave, ave Mariiaaa !..."Il était capricieux et exigent mais avait un grand coeur !

(Toute ressemblance avec une personne existante ou ayant existée ne peut-être qu'involontaire).

Bon allez...Je n'y résiste pas...



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