28 décembre 2019

Défi #592


Mais si, il y en a encore
et plus que vous ne le pensez

Emplumé·e

 

5921

 

Posté par Walrus à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


TU AURAS DU BÂTON ! (Joe Krapov)

 

DDS 591 Prévert

Un bâton de berger et tout le monde saucissonne ;

Un bâton de colle et tout un univers surréaliste naît à partir des coups de ciseaux de Jacques Prévert ;

Un bâton de pèlerin et tout le monde composte son billet puis chemine en godillots vers un autel à Saint-Jacques ;

Un bâton de pluie et tout le monde écoute la comédie du riz qui bruite la nature ;

Un bâton de rouge à lèvres et tout un désir s’allume ;

Un bâton de sourcier et tout le monde espère la fin de la sécheresse ;

Un bâton de gendarme et tous les enfants crient pour prévenir Guignol ;

Un bâton d’encens et tout plane pourvu que la musique soit des années 60 ou 70 ;

Un bâton de théâtre qui frappe les trois coups et tout le monde se tait, la pièce peut commencer ;

Un bâton de craie et toute une classe attentive à son crissement attend de découvrir le sujet de la rédaction ;

Un bâton de marche nordique (ou deux) et tout un troupeau de moutons de Panurge envahit en caquetant le chemin de halage (oui, ces moutons-là caquètent !) ;

Un bâton de magicien et c’est l’enchantement de « Demons and wizards » ;

Un bâton de majorette et tout le village est en fête ;

Un bâton de ski (ou deux) et toute la montagne est blanche ;

Un bâton merdeux et tout le monde se le refile ;

Un Bâton-rouge en Louisiane et tout le monde s’étonne du nombre de « s » et de « i » dans Mississippi ! Si, si, Sissi !

Un bâton de dynamite et tout mon poème explose.

Aussitôt je prends la fuite : les volées de coups de bâton, très peu pour moi !



Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Les mots par bongopinot

b

 

La poésie est essentielle

Les mots sont une force

Et lorsqu’on les amorce

Ils sortent en ribambelles

 

De temps à autre ils deviennent glacials

Ils peuvent aussi nous réchauffer

On peut les chanter ou les susurrer

Parfois ils surgissent en dynamite verbal

 

Même quand la solitude sonne à la porte

Ils restent nos amis de toujours

Pleins de tendresse et d’humour

Ils sont de doux compagnons de route

 

Ils vont et viennent on les saisit

On les perd on les rattrape

On les transmet en héritage

Pour former de bien beaux récits

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags : ,

Dynamite (petitmoulin)

 

Un grand trou dans la nuit
Des rêves sanglants
S'y entassent
Le vent aspire
Ce qu'il reste de vie
Dans le cri
Le ciel se penche
Et pose un linge gris
Sur le chaos
La lune s'enfuit
Des fumées brûlantes
Sous les paupières

Et maintenant
Comment dormir ?

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,


Obsession (Walrus)


S'il y a bien une constante dans les écoles de chimie, c'est la passion de certains des étudiants pour les explosifs en tous genres.

Rien que durant mes propres études j'ai rencontré :

  • Celui qui ayant bourré de poudre noire et de billes un tube en acier d'un pouce muni d'un bouchon fileté et percé d'une lumière de mise à feu s'était arraché une partie du mollet, le machin étant mal  arrimé.
  • Celui qui avait creusé des trous de mine dans le potager pour déterrer les poireaux paternels pris par le gel mais n'avait réussi qu'à les faucher à raz de terre (et accessoirement à briser quelques vitres de la gare de l'endroit).
  • Celui qui prétendait avoir fabriqué du picrate d'ammonium, lequel au moment de l'allumage d'un petit tas posé sur le rebord de la fenêtre dans le couloir de l'établissement n'avait réussi qu'à noircir la tronche des spectateurs penchés sur l'expérience.
  • Le même qui faisant décidément une fixette sur l'acide picrique en avait avalé une gorgée de solution aqueuse (utilisée pour le traitement des brûlures superficielles) et s'en était tiré avec un bon lavage d'estomac sans pour autant soulever le moindre intérêt de la part de la demoiselle de ses rêves.
  • Celui qui avait fabriqué une fusée à poudre laquelle avait "aluni" sur le terril voisin y allumant un début de combustion.

Comment ?

Moi ?

Absolument pas, voyons !

Enfin, en dehors de

  • Cette tentative de fabrication de "pseudo-plastic" : fabriquer d'abord l'hexaméthylène tétramine, autrement dit l'urotropine, par condensation de formol et d'ammoniac puis nitrer celle-ci au mélange sulfo-nitrique. C'est au moment de la nitration que j'ai conseillé à mon frère d'écarter l'oreille de la coupelle sur laquelle il était penché avant qu'il n'en sorte une flamme de cinquante centimètres.
  • La fabrication, ultra-simple, d'iodure d'azote (mélanger bêtement de la teinture d'iode et une solution d'ammoniaque et récupérer le précipité noirâtre qui se forme) un machin qui, une fois sec, explose pour un oui pour un nom, pour un choc ou pour un peu de chaleur. Évitez de jeter le filtre usagé dans la cuisinière à charbon ce qui évitera le décollage du couvercle de fermeture.
  • L'amusante expérience de la mise à feu à retardement au moyen de quelques gouttes de glycérine déposées sur un petit tas de permanganate de potassium.

Quoi ? Non, la glycérine ne provenait pas d'une tentative de fabrication de nitro (celle qui stabilisée à la terre de diatomées produit la dynamite) , je ne suis pas fou.

Bien sûr aujourd'hui, ce serait plus facile avec le TATP, mais avec l'âge, j'ai perdu la foi !

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [24] - Permalien [#]
Tags : ,

2020 voeux (joye)

🧨

Je vous souhait’ de la dynamite

Je vous souhait’ de la dynamite

Je vous souhait’ de la dynamite

Et un bon nouvel an !

👨‍🔬 

C’est grâce à ce monsieur Nobel

C’est grâce à ce monsieur Nobel

C’est grâce à ce monsieur Nobel

Il mérite un prix !

 🏆

Parce que le français

Parl’ de s’éclater

Avec d’ la dynamite

Ça risqu’ d’arriver !

 💥

Je vous souhait’ de la dynamite

Je vous souhait’ de la dynamite

Je vous souhait’ de la dynamite

Et un bon Nouvel An.

 

La nitroglycérine

N’est point du tout stable

Faut fair' gaffe avec

Si vous êtes biodégradable.

☠️ 

Je vous souhait’ de la dynamite

Je vous souhait’ de la dynamite

Je vous souhait’ de la dynamite

Et un Bon Nouvel An !

🥂  

À la St-Sylvestre

Ne faites pas atchoum !

À moins que vous ne vouliez

Faire une bonn’ boum !

💥 

Je vous souhait’ de la dynamite

Je vous souhait’ de la dynamite

Je vous souhait’ de la dynamite…

Elle inspire ma chanson !

 🎵

Si vous n’aimez pas ma chanson

Si vous n’aimez pas ma chanson

Si vous n’aimez pas ma chanson

Vous aurez du bâton !

🧨

 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags : ,

Trois notes de musique, (maryline18)

m18

- Que peut-il naître de trois notes de musique ?

Le début d'une valse, un matin d'exaltation,  quand l'espoir offre un instant de grâce à la résignation. Mes mains maladroites s'appliquent si bien que ces trois notes en deviennent belles et entraînent de douces pensées qui viennent s'enrouler et tourner, tourner, tourner jusqu'à former une mélodie. 

- Que peut-il naître de trois notes de musique ?

Un toubillon d'amour dans ma tête toute chamboulée, une explosion d'envies tellement réprimées... , tout, sauf un appel sourd qui rebondirait en ondes douloureuses sur les parois de mon coeur.

- Que faire de ce doux moment de félicité ? Ecrire les notes pour retenir la beauté du rêve ? Non surtout pas, la beauté est toujours éphémère, comme un rayon de soleil qui s'invite un jour de grisaille. La grâce est si fragile. Surtout ne rien tenter, ne rien prévoir, ne rien présumer, ne rien espérer.

La réalité se chargera bien assez vite de me faire redescendre sur terre. C'est bien dommage, je suis si bien, en lévitation, au dessus de toutes les évidences... La réalité, le bâton de dynamite dont chacun allume sa propre mèche, et pour être sûr que d'autres n'échappent pas à sa condamnation, il arrive qu'on se charge d'allumer celle d'un proche. Combien de fois n' a-t-on pas entendu ce : -"Retombe sur terre !"ou ce : " Sois raisonnable, c'est la vie !"  La réalité fait voler en éclats tous les plus beaux rêves, pour ne laisser  retomber qu'une myriade de manques à comptabiliser.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : ,

Partie de chasse. (suite de : « histoire de truffes ») (Yvanne)

 

Paulo et Jacky au téléphone :

 

    • Hé Jacky, écoute un peu !Tout à l'heure, en cavant à Cantegril, j'ai aperçu le Louis.

    • Encore ! Ça ne lui a pas suffi ? Il lui faut peut être une autre leçon. On va s'en charger mon Paulo.

    • Non. Non. Il ne faisait que passer. Il allait chasser.

    • Tout seul ?

    • Oui. Pas rancunier, il s'est arrêté pour me faire la conversation. Tu me croiras pas : il m'a même demandé si ma truffière “donnait”bien. Il se fout de ma gueule.

    • Tu es sûr qu'il allait à la chasse ? Je suis un peu surpris : il fait partie de l'équipe à Pierrot. Et en général, ils chassent en fin de semaine.

    • Justement. Il les a lâchés : “tous des cons qui ne pensent qu'à la picole.” Il n'a pas envie de se faire trouer la peau qu'il dit.

    • Et il chassait quoi ? La bécasse ? Ça m'étonnerait : il ne s'intéresse qu'au gros.

    • Tu as raison : il allait au sanglier.

    • Tout seul ? Tu plaisantes ?

    • Non Jacky. Il m'a raconté qu'il avait repéré un énorme mâle dans les fourrés de la Besse. Il compte bien l'avoir avec l'aide de son Taïaut. Je pense plutôt qu'il veut le chouraver aux autres.

    • Il est quand même fort ce Louis. Son chien est aussi bon à la chasse au gibier qu'à celle des truffes. Ses anciens potes vont le regretter.

    • Ma parole, tu l'admires ! Tu dirais pas la même chose s'il te volait tes canards. Dis-donc, Jacky, je pense qu'il se promène toujours là-bas, à la Besse. T'as pas envie de te distraire un peu ?

    • Je ne demande pas mieux. Mais attention quand même : il a son flingue. Et comme il n'est pas fin...

    • Rejoins-moi à Cantegril. J'y vais de ce pas.

    • Qu'est-ce que t'as en tête ? Fais pas l'andouille Paulo.

    • Viens je te dis.

    • J'arrive.

Un peu plus tard...

    • T'en as mis du temps. Dépêchons-nous avant qu'il se lasse de faire le pied.

    • Je me demande bien ce que tu trafiques Paulo. Je suis pas tranquille.

    • Conneries. Tiens, le voilà ! Le cul en l'air. Je sais pas ce qui me retient de lui coller mon pied aux fesses.

    • Qu'est-ce qu'il fabrique ?

    • Il renifle la terre pour chercher l'odeur du cochon. Il se relève. Pas de doute, la bête a passé ici. Suivons le chien à distance.

    • Si tu me dis pas ce que tu mijotes, je fous le camp.

    • Ho Jacky, t'as pas la trouille quand même ? T'inquiète, ça craint pas. Mais je lui garde un chien de ma chienne au Louis. Toutes ces belles truffes qu'il m'a volées ? Tout cet argent perdu à cause de lui ? Il faut qu'il rembourse un peu et à ma façon. Je veux pas lui faire de mal mais me venger. Jusqu'à ce qu'il comprenne.

    • Tu peux faire ce que tu veux Paulo. Il a la chapardise dans la peau cet animal.

    • On verra bien. Regarde ce fourré où Taïaut vient de s'engouffrer. Le sanglier bauge là. Va te planquer derrière ce gros châtaignier et laisse-moi faire. Voilà le Louis qui s'amène. Je file.

 

Au bout de quelques minutes, une pétarade éclate. Ô la belle bleue ! La belle rouge ! Et puis la verte ! Un superbe feu d'artifice s'élève au-dessus des buissons d'épine. Un sanglier, noir comme le charbon, déboule à fond suivi par le chien qui hurle à la mort tandis que le Louis qui en a vu 36 chandelles, laisse tomber son fusil et évite de justesse la charge de la bête. Effaré, l'homme regarde à droite, puis à gauche et comprenant soudain sans doute, siffle son Taïaut, prend la tangente, la queue entre les jambes. Comme son chien.

 

Paulo, sans plus attendre, rejoint son copain écroulé de rire et explique, goguenard :

- Il me restait quelques pétards de l'arrosage du bac de mon fils Jérome.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : ,

X c'est l'inconnu (Adrienne)

 

Dynamite, voilà un mot qui ne me fait pas penser en premier lieu à Alfred Nobel, comme le suggère Walrus, mais d'abord à tous ces "cartoons" qu'on voyait à la télé chez mes grands-parents: les bâtons de dynamite y surgissaient toujours de partout et tellement à propos.

Principalement chez Bugs Bunny, comme ci-dessous, mais aussi avec le Coyote, Woody Woodpecker, Bip Bip ou Daffy Duck.

Cependant l'élément le plus important, dans ces "looney tunes", c'est l'usage de la musique, si souvent prise dans le répertoire "classique" où l'on pèche sans vergogne et sans mention du compositeur. C'est un autre, en fin de générique, qui prétend l'avoir composée tout seul: "music by Carl Johnson".

Really?

Sans doute pense-t-on qu'on ne lui doit rien, vu qu'il est mort depuis longtemps, le vrai compositeur...

Ecoutez donc cette "Dynamite Dance", elle date de 1858.

 C'est le Galop infernal de l'opéra bouffe "Orphée aux Enfers

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [23] - Permalien [#]
Tags : ,