07 décembre 2019

Défi #589

  

Ballodrome

Ben oui, je suis du nord des Hauts de France,
la basse Belgique quoi... pas la Drôme

5892

Posté par Walrus à 00:05 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,


L'anamnèse par bongopinot

 

Un récit médical un interrogatoire

L’anamnèse porteuse de mon histoire

Sur mes antécédents mes maladies

Et sur mes symptôme d’aujourd’hui

 

Et c’est ici et maintenant

Qu’un passé s’égrainant

Me revient en mémoire

Me semblant bien dérisoire

 

Une incessante migraine

Me venant de mamy Irène

Et ce petit problème de foie

Tout comme grand-papa Éloi

 

Tous mes ancêtres alentour

Sont en moi pour toujours

Le bon comme le mauvais

Resteront là à jamais

 

Elle coule entre parenthèse

Ruisselant tranquille à l’aise

Circulant dans mes veines

Doucement sans peine

 

L’histoire d’une vie

Chargée de maladies

D’où l’on se sort parfois

Et nous fait pleurer quelquefois

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags : ,

Anamnèse (Ilonat)


Anamnèse ?
Il aimait bien ce mot  ce mot mystérieux
Cet effort de mémoire pour essayer de concevoir
Comment il en était arrivé là dans ce trou noir
Sans espoir d’en sortir puisqu’il était devenu vieux

« C’est bien la pire peine de ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine mon cœur a tant de peine »
Une autre résonance qui l’habitait parfois
Sans qu’il en partageât la juvénile antienne

« Mon mal vient de plus loin » se disait il aussi
Bien sûr, l’âge venant  l’on n’a plus d’énergie
Tout devient difficile et tout devient plus gris
On voudrait bien savoir pourquoi l’on reste en vie

Et ce matin encore se regardant dans le miroir
Il a pris vraiment peur de ce triste regard
Où se lisait sa honte d’en être arrivé là
A vouloir en finir, ne plus aller plus bas

« Finir ce peu de soupe » disait souvent son père
Lorsqu’il n’en pouvait plus avec tous ces tracas
Nourrir cette famille  affronter la misère
Ces jours sans horizon qui n’en finissent pas

« Mon mal vient de plus loin » se disait-il encore
En pensant à sa mère à son regard chagrin
Après qu’elle ait vécu ces tragédies sans fin
Ces drames quotidiens malgré tous ses efforts

Il aurait pu parler aussi de ce frère jumeau
Parti sans qu’il lui dise à quel point il l’aimait
Lui demander pardon de l’avoir humilié
Quand ce souvenir là  pèse comme un fardeau

Il lui aurait encore fallu chercher plus loin
Dans le fouillis obscur de sa mémoire
D’autres défaites et d’autres ombres  qu’il ne voulait pas voir
Mais dont il ressentait le poids chaque matin

Il en venait à se haïr de sa désespérance
Lui qui avait vécu tant de vies insouciantes
Connu quelques instants de grâce souriante
Pour se retrouver seul devant cette béance

Tout  cela lui pesait  cette réminiscence
De ceux qui n’étaient plus mais qui vivaient en lui
Qui lui parlaient encore dans ce profond silence
Cette présence absence d’hier et d’aujourd’hui

Il lui faudra pourtant  sortir de cette impasse
Retrouver quelque espoir quelque envie d’entreprendre
Ou bien en terminer sans même quelques traces
Tirer un trait ! Adieu ! Quand il faudra se rendre.

« Coucou papa c’est moi »
C’est le message que j’ai reçu hier au soir de ma fille adoptive, la  petite Nini que j’ai laissée là bas à l’Ile aux Nattes.
Allons, il faut sortir de ce brouillard….écrire peut être d’autres choses, plus apaisées


Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : ,

Joyeuses réminiscences (Yvanne)

 

Anamnèse ? Anamnèse ? Quésaco ? Jamais entendu parler d'anamnèse.

Heureusement il y a wiki. Mais que ferait-on sans wiki ? Exit le vieux dictionnaire qui semait des mots à tout vent. Je l'aimais bien pourtant mon Larousse illustré des années 60, à la couverture cartonnée orange. Doit être encore quelque part dans le grenier. Mais enfin aujourd'hui je succombe  facilement à la wikimanie . Plus simple.

 

Revenons à notre anamnèse et voyons ce qu'en dit l'encyclopédie universelle. 

 

    Médecine : antécédents médicaux. Pas matière à palabrer. Jusque là, mon moulin tourne assez bien. Profitons-en : ça ne va pas durer. 

    Psychologie : histoire du sujet. La nébuleuse. Laissons cela.

    Liturgie : fait référence à la mémoire du Christ ressuscité. Peut être intéressant mais à l'approche imminente de sa naissance, on ne va pas anticiper.

    Ésotérisme : recouvrer la connaissance totale des ses propres existences antérieures.

Voilà qui me plaît parce que j'ai vécu plusieurs vies. Pas sept ou neuf comme les chats. Mais au moins une, voire deux. De cela je suis certaine. Allons farfouiller dans les tréfonds de mon âme. 

 

Chaque fois que j'entends le mot « rouge »un déclic se fait dans ma tête. Eh bien oui, je vois souvent rouge. Et pour cause. Peut être étais-je un camion de pompier ? Amusant de faire peur aux gens toutes sirènes hurlantes ! Non, plutôt une Ferrari. C'est tout de même plus chic. Et puis non : je ne pense pas que j'étais une machine. Il en resterait des traces tout de même. Or, je ne connais rien, mais vraiment rien à la mécanique. Un cardinal ? La pourpre cardinalice m'eût bien allé au teint. Mais je n'ai jamais entendu sonner les trompettes de la renommée.

 

Suivez le fil – rouge. Figurez-vous qu'avant de naître Yvanne, je fus le petit chaperon rouge. Comme celui du conte de Perrault me demanderez-vous ? Sûrement. Y en a t-il plusieurs ? Foutaises. Le petit chaperon rouge, c'était moi. Et je m'appelais Cerise. C'est joli Cerise. Ma mère aussi voyait rouge. Si vous saviez comme elle était contente quand j'ai eu la scarlatine ! Bien entendu, elle m'habillait en rouge. Toutes les nuances de rouge. Elle disait qu'ainsi vêtue, je ne pourrai jamais me perdre dans la forêt. 

 

Je me promenais souvent dans les bois. Pas pour me rendre chez mère-grand  avec un panier au bras contenant la galette et le pot de beurre. Non. La pauvre vieille, Dieu l'avait rappelée à lui depuis longtemps. J'allais tous les jours dans la forêt pour rencontrer mon loup. Je me souviens , je chantais à tue-tête :  Loup, es-tu là ?

       Si tu n'y es pas

       Tant pis pour toi.

 

Mon bel animal ne ratait jamais nos rendez-vous. Comme j'aimais son poil noir et brillant, ses yeux

qui me dévoraient déjà, ses dents blanches quand il riait ! Peur de mon loup ? Jamais. Je me laissais embrasser, lécher, mignarder.  Tout. J'acceptais tout de mon loup. Et quand il me disait : « tire la chevillette, tire la chevillette », j'obéissais, ravie. Pour finir mon loup me croquait toute.

 

Je vivais dans un monde merveilleux. J'en rêve encore. Alors, l'anamnèse, vous pensez bien : c'est du pain béni pour moi. Merci Walrus ! 




Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : ,


Anamnèse avunculaire (Joe Krapov)

- De l’anamnèse avunculaire ? C’est nouveau, ça, Monsieur Krapov ! Ça vient de sortir ?

- Tout à fait, Docteur ! Ça m’est venu la semaine dernière ! Si je suis comme je suis, un vrai malade de la chanson, c’est la faute de mes oncles. Et ça remonte à loin.

- Racontez-moi ça un peu !

- Mon oncle Roland jouait du cor et déjà pour lui le phénomène marchait. S’il jouait du cor dans la montagne c’est parce que son oncle Charles avait inventé les cols.

- Son oncle Charles ? Ce sacré Charlemagne ? Celui qui mettait des fleurs dans sa barbe et sur sa chemise avant même le flower power, les élucubrations d’Antoine et le mauvais goût de Carlos?

- Plus près de nous c’est mon oncle Léon qui m’a offert ma première guitare. Lui chantait « Riquita », « Ramona », « La Baya » et « Les jolis soirs dans les Jardins de l’Alhambra » en se rasant le matin. Après j’ai hérité de toutes les chansons de l’oncle Georges : que des gauloiseries, des histoires de Germaine, Margot, Marinette, de gorilles en rut et de femelles qui matraquent les gendarmes à grands coups de mamelles. Dans le même genre il y avait l’oncle Bernard qui écrivait des chansons dans les cafés de Montmartre et Pigalle où il passait ses nuits à pitancher et pondre des chefs-d’œuvre.

- J’aimerais tant voir Syracuse plutôt que d’écouter les inepties de mes malades, songe le toubib qui se pose un peu las.

- Il y avait aussi l’oncle Boris, l’oncle Francis, l’oncle André, l’oncle Georgius, l’oncle Pierrot, Tonton Ricet, l’oncle Renaud, la tante Juliette et des tas d’autres. Bref, si je souffre aujourd’hui, docteur, c’est à cause de tous ces oncles qui se sont incarnés en moi.

- Pour les oncles incarnés il n’y a qu’un remède : il faut se gratter la guitare matin, midi et soir !

- Je voudrais bien ! C’est ce que je fais à longueur de temps mais depuis la semaine dernière j’ai un problème : j’voudrais bien mais j’peux point, Docteur ! J’peux plus !

- Ah bon, et pourquoi donc ?

- Je me suis découvert un nouvel oncle. Un furieux ! Un tonton farceur, un malade de la rumba du pinceau.

- Et c’est dérangeant ?

- Un peu, mon neveu ! L’oncle Eustache a tout repeint, les meubles en pichpin, la cabane à lapins et tout mon saint-frusquin ! Je suis obligé d’attendre que ma guitare sèche !

- Bon. Ne vous inquiétez pas. Je vais vous prescrire une laryngite, un gros rhume, une extinction de voix. Vous prendrez du Acapella en gélules et vous éviterez d’aller découvrir Marc Aryan ou d’autres bêtises comme ça chez votre oncle Walrus. Je crois que je vais finir par y croire vraiment à votre « anamnèse avunculaire » !

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags : ,

Le corps se souvient (petitmoulin)


Le corps tout entier
Se souvient
Le sucre d'un baiser
Le fiel d'une morsure
La soie d'une caresse
Le fer d'une blessure
Le regard suspendu
Au soleil de juillet
Et celui qui se brise
Au pied de la falaise
Les mots inachevés
Qui tombent comme fruits verts
Et les mots murmurés
Au faîte du désir
Les gesticulations tapageuses
Du secret
L'aile du papillon
Posée sur le silence

Le corps tout entier
Se souvient
Jusqu'au royaume rapiécé
De l'enfance
 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : ,

Pour Agamemnon avec amour et abjection (joye)

ananmèse

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags : ,

Je serais... (maryline18)

 
N'avez-vous pas comme moi, eu parfois l'impression de vivre un instant de vie avec un air de déjà vu ou seulement... entendu ?

Un proche vous parle et votre pensée devance ses propos, vous savez exactement ce qu'il allait dire...Peut-être que des situations, des faits se produisent plusieurs fois au cours de nos vies successives ou peut-être qu'on vit plusieurs vies sous d'autres enveloppes, pourquoi est-ce que l'âme ne s'envolerait pas pour vivre d'autres aventures que celle d'être enfermée dans un seul corps, après tout, pourquoi pas...

Cette éventualité expliquerait que l'on s'attache spontanément à certaines pesonnes. Celles-ci nous étaient peut-être très proches, il y a très longtemps, ailleurs ! Si je pouvais choisir et si tout ce qui né, pousse, grandit, tout ce qui joue un rôle dans ce monde, pouvait-être considéré comme "vivant" et bien j'aimerais beaucoup avoir des sensations multiples, des expériences différentes :

Je serais une rose au jardin d'un été sans souvenir... Il me cueillerait dans un élan passionné. Il se piquerait le doigt avec l'une de mes épines mais ne m'en voudrait pas. Il m'aimerait assez. Je lui appartiendrais l'espace d'une journée, peut-être deux...J'incarnerais la beauté, et puis bien sûr je fanerais et il ne penserait bientôt plus à moi, mais peu importe puisque je serais déjà autre.

je serais un souffle d'air froid tourbillonnant. Il se dissimulerait sous un pull, des gants, un bonnet, mais je réussirais à me faufiler entre les mailles tricotées pour éclater de rire en lui filant la chair de poule. Je ferais claquer une porte pour le faire râler puis lui tiendrais discrètement compagnie, caché dans la cheminée. Avec les beaux jours, je mourrais pour renaître autre...encore.

Je serais un oiseau. Je chanterais pour le réveiller tous les matins. Il essayerait mille ruses pour m'approcher. Je le laisserais faire, amusé et quand il penserait pouvoir poser son doigt sur mon doux plumage, floupp ! je m'envolerais et il recommencerait, espérant à chaque fois pouvoir m'apprivoiser. Un jour je tomberais du nid ou d'ennui, enfin peu importe, je serais autre...encore.

Je serais un poil de nez disgracieux. Je le chatouillerais sans relache, jour et nuit pour lui faire payer son désir de m'exterminer sous prétexte que je suis trop voyant, trop long, trop noir...Je l'enquiquinerais jusqu'à ce qu'il trouve l'arme fatale, dans le tiroir de gauche de l'armoire de toilette, la pince à épiler. Mais une vie qui se termine, une de retrouvée...

Je serais son envie de boire un apéro. je débarquerais à l'improviste dans son salon et je m'installerais, comme chez moi. Oh, il ferait semblant de ne pas voir ma présence, il ignorerait mon bonjour, mais je ne lacherais rien ! Je ferais de la résistance jusqu'à ce que la sienne abandonne. En cinq minutes, dix pensées contradictoires viendraient l'assaillir :

-" C'est week-end, un p'tit verre, ç'a me détendra !"

-" Non, pas d'alcool sans un ami pour trinquer, ça file le bourdon...et je sais comment ça va se terminer !"

-"Ou alors... juste un et je le fais durer, durer, durer..."

-"Oh et puis merde, j'me prends une cuite, la dernière !"

"-C'est pas une envie qui va faire sa loi, non c'est non !"

"Et pourquoi pas inviter les voisins...ben non, j'les aime pas."

...

Je vous épargne les quatre autres qui sont du même cru.

Comme toute envie assouvie, je m'évanouirais, (et oui, il aurait craqué ! ) !

Mais peu importe je serais déjà autre...

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : ,

Agenda d'Ana Mnèse (Kate)

 
Visite au Palais Farnèse

Histoire de faire une parenthèse

Après quelques jours à la Villa Borghèse

Où j'ai entendu bien des fadaises

0 2

Rendez-vous au sommet de la falaise

Afin que mon coeur lui plaise

Mais n'échaffaudons pas d'hypothèse

Bien que ce soit une escapade française

IMG_20191202_082422 2

Colloque en terre islandaise

Au-dessus de la fournaise

Entre neige et braises

Sourdant sous la glaise

IMG_20191202_083448 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rencontre avec Corto Maltese

Entre vie d'ascèse

D'aventure de malaise 

Jusqu'à ce que tout s'apaise

IMG_20191202_082337-3 2

Et à Dieu ne plaise

Soit dit entre parenthèses

Que de la série Treize

Je n'oublie pas de relire la genèse

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : ,