19 octobre 2019

Question musicale (Adrienne)

De samedi matin à vendredi soir, ça fait sept jours pleins que l'Adrienne se demande ce qu'elle pourrait bien raconter sur les troubadours sans faire un cours d'histoire littéraire.  

Alors il s'est passé exactement la même chose que dans la conversation qu'elle a eue, l'autre jeudi, avec son prof d'accompagnement musical:

- Qu'est-ce que tu aimes, comme chansons? demande-t-il, dans le but de trouver des musiques sur lesquelles s'exercer à faire des arrangements.

- Euh..., fait l'Adrienne, qui se met à réfléchir à toute vitesse sans réussir à rien sortir.

La ci darem la mano, est-ce que ça compte comme chanson?
Ou Voi che sapete che cosa è l'amor?
Non, bien sûr, ce n'était pas la question.

- Brel, peut-être? propose le prof, qui a visiblement fait l'effort de trouver un nom adapté au grand âge de l'Adrienne ;-)

- Ah oui! fait-elle, soulagée, Brel, Brassens...

Là, c'est au tour du prof de sécher. On ne peut pas lui en vouloir. D'abord parce qu'il est jeune et ensuite parce que pour connaître Brassens, il faut avoir baigné dans la culture française. Ce n'est pas son cas.

- Vous savez, dit l'Adrienne pour s'excuser, déjà à seize ans je n'étais pas normale, je préférais Mozart aux vedettes du moment. Je ne connaissais aucun des groupes que mes copines aimaient...

Il n'a plus rien trouvé à dire, le pauvre.

 

 

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Notre Troubadour par bongopinot

 

 

Il vient d’un faubourg

Porte un pantacourt

Un pull un peu court

Une écharpe l’entoure

 

On l’appelle le troubadour

Il écrit au fond d’une cour

Il fait rimer son amour

En sifflant des bonjours

 

Il passe tous les jours

Il manie les calembours

Aussi bien que l’humour

Et la poésie de velours

 

De ses matins qu’il savoure

Sans trompette ni tambour

Il faudrait être sourd

À son amitié de toujours

 

Point besoin de discourt

À chaque appel au secours

Il prouve sa bravoure

Car très vite il accourt

 

On l’appelle le troubadour

Il écrit au fond de la cour

Il fait rimer son amour

En sifflotant des bonjours

 

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Troubadour et sa troupe (Kate)

 

J'aurais pu n'en mettre qu'un

Troubadour

Qui parle d'amour

Mais ce n'est pas beaucoup un

OFF SESSION - Oldelaf: "La Tristitude"

J'aurais pu

Si j'avais su

Faire

Un abécédaire

 

Aède

Barde

barde

Chantre

Duo

Eicher Stephan

Flûte

Griot

Harpe

Iliade

Johnny Cash

Keith Jarrett

La Castafiore

castafiore

Mozart

Nina Simone

Orphée

aède

Patti Smith

"Que reste-il de nos amours ?"

Rolling Stones

Scalde

Troubadour

U2

Van Morrison

Waltz

Xylophone

Yoddler

Zorba

Et la boucle, eh !

Aurait été bouclée !

 

J'aurais pu

Si j'avais su

Faire un scrabble

Mais pas capable

scrabble

J'aurais pu

Chanter mes joies

Chanter mes peines

Si j'avais su

Trouver des mots de choix

Sur des musiques miennes

 

J'aurais pu

Si j'avais su

Faire un texte

Dans un contexte

De solitude

Sur fond de la force des habitudes

Mais tant de troubadours

Ont fair rimer

Amour avec tambour

Toujours avec aimer

Que non, je ne suis jamais seule

Non jamais seule

Il y a toujours une société

Des gens de la gaieté

EXCLU -- La tristitude spéciale Saint-Valentin par Oldelaf

Et la boucle, eh !

A-t-elle été bouclée ?

 

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Troubadour (TOKYO)

 

Nous marchons dans les fougères sans savoir où dorment les troubadours.

Nous ne lisons plus de lettres d’amour, car eux seuls savaient tenir le feutre sur le papier.

Ils nous font les reproches que nous nous faisons.

Nous ne lisons plus de poèmes, les femmes adoraient les poèmes qu’ils leur adressaient.

Ils avançaient dans les rues sous d’amples chemises et toutes les ombres frissonnaient sur leur passage.

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Ils gardaient les chansons qui parlent d’amour secret, ils arrachaient des grappes de glycines pour toucher nos âmes meurtries.

Nos vies sont étroites sans eux.

Nos vies sont comprimées sans leurs chansons.

Où dorment nos troubadours quand tout s’en va ?

Quand l’encre et le papier et la douceur du feutre sont devenus clavier et leurs échanges SMS.

J’en ai aperçu un l’autre fois à super U. Il dansait devant l’épicerie Rimbaud rayon charcuterie.

Et me voilà devant lui. Les miracles ne se reproduisent pas deux fois me suis-je dis.

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Il vendait du boudin noir, mon troubadour, je me sentais un peu gêner à l’idée de rencontrer l’archétype du troubadour moderne celui qui avait traversé les siècles sans sourciller.

M’arrêtant un instant devant son visage à la blancheur pascale je me suis dit que s’il existait encore un troubadour c’était ici dans ce super U.

Et puis me suis dit pourquoi faire des lettres d’amour quand on sait faire du boudin noir d’accord je vous l’accorde il n’y a pas non plus un champ de fougère à ses pieds.

C’est alors que la caissière me dit ‘ ; dans l’éternité le temps n’existe pas. Ma première réaction a été de répondre /

Comment osez-vous vous approchez de moi comme ça sans bruit alors que je suis devant le dernier troubadour de notre époque.

He ma petite dame ce n’est pas un être venu d’ailleurs le vendeur de boudin

 Je n’ai pas la moindre idée de ce dont vous parlez-lui rétorquais -je

 ET si vous pouvez lire dans mes pensées alors vous devriez savoir ce que je fais ici

C’est alors que mon troubadour charcutier s’est penché vers moi en riant. il avait un regard libidineux en me proposant son boudin noir .

Pivotant sur un pied je me suis éloignée de lui à toute vitesse. Si jamais il me suit, je crie comme un putois.

 Ce dégénéré, ce troubadour de mes deux la coquetterie t’a barré le chemin jusqu’à l’optométriste ça fait deux ans que je dois porter des lunettes

. Mais je vois le sourire de mon charcutier dans le brouillard/     Ma petite dame vous avez oublié votre boudin.

 Je suis sereine comme une présentatrice à la télé en train d’annoncer une crise mondiale

Puis il se penche sur moi et murmure je ne crois pas que vous glisser dans mon pantalon soit une bonne idée ..

 Je ne vous dirai pas ou a fini le boudin de mon troubadour. Mais pendant le chemin qui me menait au café je me suis demandé ce qui était arrivé aux troubadours qui dormaient dans les fougères.

Ce qui est sur c’est qu’ils ne sont pas à super U la prochaine fois je tente le rayon crèmerie à AUCHAN.;

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Flash info (Walrus)


Des troubles ?

À Dour ?

Encore un coup des fes(ses)tivaliers !

w581

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Rondeau baladin (Lecrilibriste)


Pour être un bon baladin
il faut aimer les balades
avoir toujours un refrain
une histoire et une ballade
à conter au châtelain

Pour être un bon troubadour
il faut aimer l'aventure
bien savoir parler d'amour
et avoir très belle allure
pour être admis à la cour

Pour être un bon ménestrel
il faut écrire des poèmes
rythmés et spirituels
et avoir l'esprit bohème
pour faire jaillir l'étincelle

Pour être un très bon trouvère
Faut parler en langue d'oil
jongler, raconter les guerres
mais aussi faire le guignol
dérider les dignitaires

Et pour être chansonnier
il faut trouver les accroches
avoir l'esprit délié
pas la langue dans sa poche
pour clamer des vérités

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Trou-du-cul (Vegas sur sarthe)


« Dis mon biquet, un saltimbanque qui commence par trou... Ça serait pas un trou-du-cul ?»
Germaine a le don pour commencer un mot croisé à l'heure de ma sieste.
«J'ouvre Wikipédia histoire de sortir MA science : C'est pas trou-du-cul, bichette ; c'est un poète médiéval qui écrivait des poèmes en chansons en langue d'oc »
Le visage de Germaine s'éclaire.
« D'accord. Finalement c'est comme Grand Corps Malade, c'est juste un chansonnier qui griffonnait du slam gothique à Montpellier ? »

« Si tu veux Germaine mais le troubadour chantait ce qu'on appelait l'amour courtois »
« ça existe l'amour courtois ? »
Par bonheur il y a une partition en annexe.
« Ecoute ça, bichette :
C'est le troubaba, c'est le troubadour
Qui baise la nuit, et qui baise le jour
C'est le troubaba, c'est le troubadour
Qui baise la nuit, le jour, le troubadour »
« Ouais... pour être courtois, c'est courtois... Et des chansonnières gothiques, y en avait aussi ? »
« Oui Madame. Je lis : La première troubadouresse s'appelait Azalaïs de Porcairagues »
« Tu parles d'un blaze. Alors elle aussi, elle chantait C'est la troubaba, c'est la troubadouresse qui montre ses fesses ? »

« Non. Je crois que c'était plus soft. Elle chantait la pluie et le beau temps d'après ce que je lis :
Ar em al freg temps vengut,
Que ‘l gèls e’l nèus e la fanha,
E l’aucelet estàn mut,
Qu’us de chantar non s’afranha »

« On y comprends que dalle. Finalement j'préfère l'amour courtois du mec qui baise la nuit, le jour »
« Normal qu'on comprenne pas, bichette. C'est de l'occitan »
« De l'excitant ? Excuse moi mais il en faut plus pour m'exciter»
« Non ! C'est de l'occitan et ça veut dire :
Nous voici venus au temps froid,
Avec le gel, la neige, la boue.
Les oiseaux se sont tus,
Ils ne veulent plus chanter. »

Contrairement à tout à l'heure le visage de Germaine s'assombrit : »Pas drôle ton Azalaïs de Porcelaine ! »
Elle griffonne son mot croisé, rature puis s'énerve : »Troubadour, ça rentre pas dans les cases, Môssieur ! »
En soupirant je bascule fissa sur mon dictionnaire de synonymes : » Il fait combien de lettres ton saltimbanque, bichette ? »
« 1,2,3,4,5,6,7,8... Y fait huit lettres »
Je triomphe : »C'est trouvère, bichette... Trouvère ! »
Le visage de Germaine s'assombrit encore plus : «Trou vert, c'est en deux mots, Môssieur ! Ou alors y'a un trait d'union»

Je referme mon dictionnaire des synonymes.
Pas envie de discuter de la couleur des trous du Languedoc à l'époque médiévale.
Juste envie de faire la sieste.

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Le troubadou (joye)

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Je ne suis pas Baudelaire (Laura)


Même si j'ai cultivé parfois "Les fleurs du mal", que j'écris des "Petits poèmes en prose"
Et que j'ai éprouvé le "Spleen de Paris", je ne suis malheureusement pas Baudelaire
Notamment en ce qui concerne son éminence en qualité de critique d'art; je suis juste
Folle d'art, m'extasiant devant des artistes qu'il jugeait sévèrement comme Ingres
Auquel il reconnaît des qualités de portraitiste; il admire aussi son "charme bizarre."
Je ne suis pas Baudelaire et je ne sais que regarder et m'extasier devant le peinture
Troubadour d'Ingres lorsqu'il peint Raphael, son peintre favori, avec sa maitresse, La Fornarina [1].

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[1] https://www.louvre.fr/genese-d-une-histoire-d-amour%C2%A0-raphael-et-la-fornarina-d-ingres

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12 octobre 2019

Défi #581

Troubadour

Et n'essayez pas de nous refaire
"Le trou vert reverdi"
De l'Ernestine de Tillieux

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