26 octobre 2019

Défi #583

Là, vous n'aurez que l'embarras du choix :

Vade-mecum

 

5831

 

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Ma ville d'Utopie par bongopinot

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Parfois pour me protéger
Je rejoins un endroit
Où il ne fait jamais froid
Et où mes jours sont légers

Dans ce pays lointain
Dans la ville d’Utopie
On vit en harmonie
Du soir au matin

Le soleil ne brûle pas
La pluie gentiment rafraîchit
La lune illumine nos nuits
Les étoiles éclairent nos pas

Le vent doucement caresse
Les oiseaux nous enchantent
Les rivières nous chuchotent
Des messages de sagesses

Ici pas de peur ni de crainte
La méchanceté n’existe pas du tout
L’amitié est partout
La joie est sans complainte

Je vis entre deux abris
L’un réaliste l’autre imaginaire
Mais ils sont complémentaires

Pour garder mon esprit

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Comme ça se trouve ! (Walrus)


J'avais d'abord pensé à Uranium mais j'ai renoncé à faire la bombe...

Du coup je me suis rabattu sur utopie en me disant qu'on verrait plus trad !

Et voilà-t-y pas que lors de son passage chez nous dimanche, Emilie (celle de nos petites-filles qui étudie la kinésithérapie) confie à sa grand-mère que quand elle en aura terminé avec ces études, elle se formera en gestion puis en comptabilité...

Tout ça, si j'ai bien saisi le sens de leur conversation, dans le but de créer un centre équestre avec une  annexe d'hippothérapie (en France, on dit plutôt équithérapie).

Bon, elle ne sait pas encore ni quand ni où ni comment, mais elle y croit !

Ce serait pas ça une utopie ?

Galopante, même !

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Nous aurons de la pluie (petitmoulin)


Nous aurons de la pluie
Pour laver nos blessures
Un soleil éclatant
Pour sécher nos draps blancs
Et ce qu'il faut de vent
Pour essuyer nos larmes
Nous aurons des blés mûrs
Pour emplir nos greniers
Des fontaines d'eau fraîche
Au cœur de nos déserts
Nous ouvrirons des portes
Aux paroles murées
Allumerons des lampes
Pour chasser les ténèbres
Nous tresserons des rires
Aux lèvres des enfants

Nous hisserons nos rêves
Aux cimes indociles
De l'utopie

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Élutopie (joye)

vécutopie

 

Vous aussi, vous pouvez aller visiter un peu en cliquant ici :

https://borderless.teamlab.art/

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Vivent les utopistes (Adrienne)

Probablement qu'aujourd'hui, Henri a une opinion plus nuancée, mais entre ses seize et dix-huit ans il croyait que l'éducation était la meilleure réponse à tous les problèmes de société.

Il avait l'optimisme d'un Condorcet au bord de l'échafaud, rédigeant son Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain juste avant d'avoir la tête coupée:

N’est-il pas vraisemblable que l’éducation, en perfectionnant ces qualités, influe sur cette même organisation, la modifie et la perfectionne ?

Comme les Encyclopédistes et leurs amis, Henri était convaincu que par l'éducation on pouvait lutter efficacement contre les préjugés et leur cortège d'excès en -isme

Deux ou trois ans plus tard, il écrivait à Madame:

"Ik ben er heilig van overtuigd, dat kennis een eerste stap is om Utopia te bereiken, dat de wereld beter wordt met meer kennis" (Je suis intimement persuadé que la connaissance est un premier pas nécessaire pour atteindre l'Utopie, qu'elle rend le monde meilleur.)

Madame espère de tout cœur que ces belles dispositions ne seront pas broyées par la réalité.

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La dissertation. (maryline18)

m18

 

"les bons sentiments, peuvent-ils changer le monde ?"

 

Si ça c'est pas une de ces questions absurdes qui fait tourner les méninges en rond ! C'est néanmoins, l'un des sujets du DAEU (l'équivalent du BAC) pour les étudiants de la deuxième chance, comme Marie, la trentaine, quatre enfants. Elle a Quatre heures pour analyser la phrase, la disséquer, l'inverser, l'envisager, pour enfin peut-être la contredire ou alors l'approuver, arguments et exemples à l'appui, il va sans dire...

Changer le monde...C'est pas les idées qui lui manquent mais les moyens ! Et puis, par où commencer ! Il faudrait établir des priorités, les femmes et les enfants d'abord ! Oui, mais non, les féministes vont encore raler, pas de discrimination, même positive...

Ou alors, on sauve une personne, une ville, un département à la fois ! L'idée lui plait assez. Elle fait appel à son penchant pour l'ordre. Elle la note sur son brouillon. C'est une bonne méthode pour n'oublier personne !

Mais on les sauve de quoi ?

Elle décide de lister les dangers de la vie moderne :

-Ceux liés à l'environnement : ( Polution, diminution de la couche d'ozone, les maladies...)

-Ceux liés aux accidents de la route, aux accidents domestiques, et à ceux qui découlent des accidents de parcours : Dans l'ordre logique : mariages, enfants, divorces. Non, attention, évitons de faire de l'humour, se dit-elle, il peut ne pas être apprécié du correcteur...( Elle barre.)

-Ah oui, elle parlera aussi des addictions, du manque chronique de sommeil et de la "mal bouffe !"

Elle dira un mot ou deux sur les attentats mais évitera de parler religion ( trop explosif ! ).

D'un coup lui vient une idée lumineuse, une étincelle justement, qui embrase toute ses réflexions déjà notées et traitées de long en large, il est vrai, dans tous les magazines.

- Et si le danger "number one" c'était " L'AMOUR " ? Le manque, le trop peu, le trop plein, le "pas bien", le mesquin, le grandiose, le magnifique, le possessif, le jaloux, le destructeur, l'utopique,...le rêveur !

Si le plus grand des bons sentiments pouvait à la fois sauver et anéantir un enfant, une femme, un homme, une famille, un bourg, une ville, un département, un pays...toute une génération ! Toutes LES générations futures !

Mais oui ! Elle a l'idée, le fil conduteur de sa dissertation ! L'amour, celui qui apporte l'intensité, la lumière à la vie et  reprend tout en un seul instant, dans un regard, dans un silence... Il foudroie, transcende, humilie, torture, dilapide, exécute.

Mais maintenant que l'ennemi est démasqué, il lui faudrait trouver les termes à utiliser pour une prochaine campagne publicitaire destinée à repousser le plus possible le redoutable danger ! Une campagne de dissuasion, en quelque sorte...

 

Alerte à la population :

 

Toute personne étant surprise avec des quantités d'amour non conformes au régles en vigueur, sera dépossédée de son coeur et condamnée à errer, à tourner inlassablement en circuit fermé, dans les méandre de ses pensées tristes, à perpétuité !

 

Marie rassemble ses notes et rédige sa copie, de sa plus belle écriture en évitant les fautes d'orthografe, d'orthographe.

Voilà, tout est dit, pense-elle, en se relisant, ça ferait un bon début pour une histoire de science-fiction, en tous cas "ça fout les j'tons !"

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D'utopie (Kate)

 

D'utopie

0-7 2

À dystopie

0 219840-8 2

Et uchronie

0-2 2

U vert

On préfère

Les voyelles

Plus frêles

0-3 2

De "L'Île aux esclaves"

La-poibilite-d-une-ile

À "La possibilité d'une île"

D'"Une île entre le ciel et l'eau,

Une île sans homme ni bateau"...

Paul-et-Virginie

On dérive vers celle de "Paul et Virginie"

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Puis vers la terre effrayante des "Fourmis"

Mais je pars déjà à la dérive

Je me bats et me raccroche à la rive

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Avant que je me noie

J'en appelle à Pierre Benoît

De mes lectures d'autrefois

Qui prénommait toutes ses héroïnes en A

"Je t'appelle, je t'appelle Antinéa !"...

 

Si l'Atlantide a fait rêver

Et continue à faire fantasmer

D'utopie

D'uchronie

De fiction

À science-fiction

0 20-1 2

Pour une distanciation

Légère

Une réflexion

Salutaire...

Concluons

Pour ce faire

Par utopie en chanson

Douce-amère...

 

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Utopie (Pascal)


Elle n’était pas là ; elle a changé de Service, il y a quelques mois.

Je m’en doutais ; quand je suis rentré dans le bâtiment, animal aux abois, les sens aux aguets, je n’ai pas flairé son odeur, ni aperçu son aura tremblante promenant dans les couloirs. À la place, il y avait une espèce de vide, un vide incommensurable plus profond que les abysses les plus insondables ; le soleil était sans chaleur, les ombres étaient maussades, l’air était vicié et rempli d’effluves que je ne cherchais pas à traduire. C’était l’uniformité pesante d’un bête bâtiment, des fenêtres aux ternes éblouissements, des étages et des escaliers gravis à l’allant désabusé, une ruche ouvrière sans le miel de mon abeille… adorée…

Vouloir me faire aimer par qui ne m’aimera jamais, quelle gageure ; c’était une utopie, un rêve de jouvenceau, une fantasmagorie d’imbécile, une inconscience de jobastre, oui !... J’ai laissé plus de dix ans de ma vie se heurter contre le rocher de son indifférence, et je ne m’en veux même pas d’en souffrir encore les éclaboussures brûlantes. C’était plus de dix ans d’espérance à voyager en solitaire, à grimper sur les étoiles filantes, à ruminer des incantations, à inventer des prières, à soudoyer mes indics, à mentir à mes amis…

En retard d’une bataille, tel le commun des mortels, je n’ai pas su allumer en elle une étincelle de curiosité ; je n’ai pas su saisir son mouchoir, je ne serai jamais son héros ; je souffre au quotidien de n’avoir pas trouvé la clé de son cœur. Elle est le plus cuisant échec de ma vie, et elle m’a tordu le cœur pour qu’il ne serve plus jamais à personne.
Quand je la pense, je visite mes souvenirs les plus entreprenants, les plus pathétiques ; si elle tournait la tête, c’était par sympathie ; si ses bises du matin touchaient le coin de mes lèvres, c’était pour s’amuser ; si elle me regardait à la dérobée, c’était pour mettre du bleu infini à chacun de mes gestes. D’un élan de chevelure trop blonde, elle effaçait toutes mes illusions au tableau de sa fausse ingénuité ; d’un sourire sans traduction, elle me punissait du mal qui me hantait ; d’un autre de ses rires moqueurs, j’admettais toute sa cruauté.
Quand elle me soufflait sa fumée dans la figure, j’entrais dans les nimbes de ses soupirs et, innocent escaladeur, je voulais remonter jusqu’à sa bouche. Quand, d’un revers de lassitude, elle retournait dans son bureau, le monde s’écroulait autour de moi comme si plus rien n’existait, comme si plus rien n’avait de valeur…

On me disait, on me criait, on me sermonnait : « Elle n’est pas pour toi !... », « Elle est ton démon de la cinquantaine !... », « Oublie-la, elle ne te veut que du mal !... », « C’est une chimère !... Un cauchemar !... Une calamité trop moderne pour ton cœur de dentelle !... ».

Je m’en foutais ; en courant, j’allais brûler mes ailes contre tous ses pièges. Impératrice de mes sens, meneuse de mon esprit, bourreau de mon cœur, détentrice de mon âme, au pilori de ses fantaisies de jouvencelle, combien de fois m’a-t-elle occis ?... Combien de fois m’a-t-elle carbonisé, coupé la tête, démembré, fusillé, réduit en miettes ?... Encore aujourd’hui, Princesse vaudou, quand elle s’ennuie, quand elle s’invite dans mes rêves, barbare et glaciale, elle me pique avec ses aiguilles les plus pointues ; à son gré, elle me noie, m’électrocute, m’enlise, m’inocule ses infections les plus insupportables. Maladie venimeuse, son désintérêt a lentement empoisonné ma fougue, refroidi ma fièvre, éteint mon imagination de pauvre Montaigu ; dans le vide, combien de fois ai-je basculé de son balcon…

Je l’aimais, ici-bas, Dieu m’en est témoin, comme je l’aimais ; j’étais plus fort que les autres ; j’étais capable de renverser les montagnes, d’ouvrir les mers, de décrocher la lune. Hélas, toutes mes prétentions n’ont pas impressionné ma dame de cœur.
Je suis condamné à la temporalité assassine et lancinante, celle de compter les heures, les jours, les mois, les années sans plus jamais l’approcher. La barre était trop haute ; qui étais-je pour espérer ce qui ne sera jamais ?... Pour elle, j’étais l’incongru, le manant, le fou qu’elle toisait en mesurant l’inimportance !
Pourtant, j’avais tant à lui proposer, tant à lui donner ; main dans la main, on aurait dansé sur l’arc-en-ciel, sur Pégase, on aurait visité l’univers ; parce qu’elle aime la brillance, j’aurais mis à ses pieds tout l’or des mines du roi Salomon. Parfois, dans un regain de fierté, j’aimerais n’avoir jamais existé pour n’avoir pas campé à ses pieds. Parfois, je voudrais tout recommencer pareil, jusqu’à la dernière virgule, jusqu’au dernier soupir, jusqu’à la déconvenue sidérale. Je veux le croire ; vaille que vaille, envers et contre tout, je dois le croire : mon cœur s’est enfin désamorcé du sang qui bouillait pour elle.

Ses prises de responsabilité au sein de la Grande Entreprise l’ont poussée à se désactiver des réseaux sociaux. De fait, je ne sais plus rien d’elle ; était-elle seulement réelle ou bien n’était-elle que le prolongement de mes dérives d’argonaute, celui prenant ses désirs pour des réalités ? N’était-elle qu’un caprice que j’avais élevé au rang de muse ? Mes questionnements sont flous et aucune de mes réponses ne m’arrange. .

À l’automne de ma vie, c’est ma seule conclusion : le plus bel Amour, le véritable, je ne parle pas de celui qui fait des gosses, des crédits, et qui attend les dernières maladies, c’est celui qui n’aboutit jamais ; c’est celui qu’on décore avec ses illusions les plus merveilleuses ; mieux : à force de l’user, il faut fuir ce bonheur de peur qu’il ne se sauve, qu’il vous crache un jour tout son mépris à la figure. L’Amour, comme la petite souris, les lutins, le petit Jésus sur sa croix, le père Noël, la loterie, c’est du vent, de la poudre aux yeux, de la prestidigitation de pauvre humain pendant l’éternuement de sa vie.

Elle n’était pas là ; elle a changé de Service, il y a quelques mois…

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