12 octobre 2019

Défi #581

Troubadour

Et n'essayez pas de nous refaire
"Le trou vert reverdi"
De l'Ernestine de Tillieux

5811

Posté par Walrus à 00:05 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,


Question existentielle (Joe Krapov)

Est-ce que les PAPOUES ont besoin d'une SOUPAPE ?

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

Mon exutoire par bongopinot

b

 

Chaque vendredi après le boulot

Je vais lire tous les défiants

Je me fonds dans leurs tableaux

Parfois drôles ou émouvants

 

Les autres jours de la semaine

Lorsque ma tête est en déconfiture

Je trouve le réconfort sans gène

Dans une promenade de lecture

 

Et pour peindre mes idées noires

Et guérir certains de mes maux

J’écris de belles histoires

A la douceur du beurre de cacao

 

Je place les vilains mots à la corbeille

Je ne pose que mes mots bonheurs

Ceux que j’aime chuchoter à l’oreille

Et qui doucement libère le cœur

 

Voilà comment lorsque la coupe est pleine

J’arrive tranquillement à ouvrir ma soupape

Et le mauvais va se noyer dans la fontaine

C’est mon échappatoire pour éviter que tout dérape

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags : ,

P’tit Chose (Pascal)


Les autres, les autres, ils m’appellent le « P’tit » ou bien « La Chose », comme si je n’étais rien qu’une simple entité négligeable, une petite poussière que la nature a malencontreusement laissée pousser…

« Hé, le P’tit, va me chercher un marteau !... ». J’ai douze ans, je travaille à la distillerie de Jack Paniel, à Lynchburg, dans le Tennessee. J’y travaille jour et nuit ; il paraît que je suis né dans une de ces baraques, là-bas, dévolues aux servantes de la grande maison.
Ma mère, je ne l’ai pas connue et, mon père, il paraît que c’est un des métayers ou bien, c’est ce Jack Paniel lui-même. Je suis un bâtard, comme ils disent, en se moquant…     

« La Chose !... T’as pas encore fini de balayer la cour ?... Accélère le mouvement ou tu vas prendre mon pied au cul !... ». Corvéable à souhait, je ne suis jamais sorti de la propriété ; je ne sais rien de ce qui se passe en dehors de la clôture ; je ne suis jamais allé à l’école. Pourtant, j’ai vite appris la faim, les coups de fouet, les punitions et l’enfermement de fond de cachot…  

« Le P’tit, va chercher du bois !... Il faut que ça bouille !... ». Le patron, quand il est saoul de son whiskey, il me réclame, il me veut sur ses genoux, il a des caresses que je ne comprends pas, il me bouscule ; alors, je m’enfuis et je me réfugie dans ma cachette secrète ; il lâche ses chiens dans la propriété, et tant pis pour moi s’ils me retrouvent…  

« La Chose ?!... C’est toi qui as renversé le seau ?!... ». Je travaille à l’alambic ; je roule les tonneaux, j’astique les cuivres, je surveille la pression, et gare à moi si je m’endors devant le manomètre que le patron a acheté à prix d’or. La nuit, je ferme un œil mais je garde l’autre ouvert mais c’est le froid qui me réveille tous les matins. J’ai un petit chien, un bâtard, comme moi ; seul et abandonné, il était tout tremblant quand je l’ai mis sous ma chemise ; comme moi, il pleurait sa mère ; comme moi, il avait faim ; je l’ai recueilli, je l’ai soigné ; en le serrant contre mon cœur, je lui ai parlé de la maman qu’on n’a jamais eue avec des mots qui l’endormaient. Le soir, dans ma planque, je lui amène des bouts de pain et des restes de ma soupe. Dans le secret, je l’ai baptisé « P’tit Chose », comme moi…  

« Le P’tit ?... Ramène des bouteilles !... ». Dans son bel habit du dimanche, il paraît que le patron me cherche ; ils sont tous à ma poursuite pour satisfaire à ses caprices. Il était tellement saoul qu’il a basculé de son cheval ; alors, il l’a fait battre à mort. J’ai encore les hennissements désespérés de l’animal dans les oreilles ; s’il tombe sur mon « P’tit Chose », il l’écrasera d’un seul coup de botte…   

« La Chose ?!... La Chose ?!... Où es-tu encore planqué ?!... Nettoie la porte du condenseur et que ça brille !... ». Demain, le patron va faire visiter sa distillerie à tous les notables du comté ; avec un discours bien ronflant, il va pérorer devant son alambic, leur faire déguster son whiskey, leur vanter son poison. Il faut que tout soit prêt, que tout soit irréprochable. Enfin, avec mon P’tit Chose, libéré du joug de l’esclavage, on partira, on partira visiter le monde. Ne le dites à personne : sur l’alambic, j’ai coincé le gros ressort de la soupape…

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,


Je me souviens (Adrienne)

 

La mère de l'Adrienne a deux casseroles à pression. C'est ainsi qu'on les appelle en Belgique. Et oui, vous avez bien lu :
1° qu'on peut en parler au présent parce que ces machins, malgré l'emploi intensif qui en a été fait, sont indestructibles
2° qu'il y en a deux, une énorme pour la soupe de la semaine et une de taille 'normale' utilisée quotidiennement pour les pommes de terre, le stoemp ou les viandes qui nécessitent une cuisson longue, comme le pot-au-feu.

Ce qui avait convaincu la mère de l'Adrienne, c'était le double argument de vente de ses deux 'Miss Mary': un temps de cuisson nettement plus court et des vitamines ou sels minéraux mieux conservés.

Win-win, comme on dit aujourd'hui.

Mais sur le goût de ces patates sorties de la Miss Mary, on ne disait rien...

Mini-Adrienne détestait les 'Miss Mary', non seulement parce que tout ce qui en sortait avait à peu près la même qualité gustative, mais surtout pour leur côté bruyant et effrayant.

Leurs "pschitt pschitt' remplissaient la cuisine de bruit et de vapeur et au moment du 'jaillissement' final, le père était prié d'aller au plus vite porter la chose dehors, pour que le plus gros jet de vapeur s'éparpille dans la nature au lieu de remplir la cuisine.
Qui pourtant faisait quatre mètres sur quatre et avait une hotte aspirante.

Enfin, la touche finale: mini-Adrienne, qui devait essuyer la vaisselle, a failli mille fois se démettre l'épaule ou se casser le dos à soulever un de ces engins.
Qui en plus n'étaient pas faciles à essuyer parce qu'à cause du rebord, l'eau ne s'en égouttait pas.

Aujourd'hui, la mère de l'Adrienne n'utilise plus ses Miss Mary: elle a découvert le micro-ondes, c'est encore plus rapide :-)

Mais elles sont toujours en état de nuire: elles dorment à la cave.

 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
Tags : ,

Ah, les soupapes ! (Walrus)


Emporté par mon enthousiasme devant ce mot miraculeux, j'ai d'abord pensé  vous parler des premières soupapes que j'ai rencontrées : celles des pompes à main amenant l'eau des citernes de récupération d'eaux pluviales jusqu'aux éviers des cuisines (anciennes).

Je vous aurais raconté le fonctionnement étrange de ces  instruments qu'il fallait souvent amorcer en y versant une bonne cruche d'eau dont on se demande bien où on allait la chercher puisque la pompe était désamorcée, parlé de leur montage en aspiration limitant ipso facto drastiquement la hauteur de pompage qu'elles autorisaient, dit que les pistons de ces pompes antiques étaient garnis de cuir et qu'ainsi en était-il aussi de ce que je croyais être des soupapes mais que les illustrations que j'ai découvertes pour animer mon propos nomment des clapets !

w5801

Caramba, encore raté, je ferme mon clapet !

J'éviterai aussi de jouer mon petit Prévert, vous savez bien :

Fermez les fenêtres dit le pape. Un sous-pape répond à sa sainteté que les fenêtres sont déjà fermées.

Ce serait plutôt le genre de mon neveu Joe.

Parlons donc plutôt de ces trucs dont je suis certain qu'elles en sont : les soupapes des moteurs à explosion. Celles-là, leur appellation je peux vous la garantir sur factures : celles de mon garagiste !

Faut dire qu'avec mes premières voitures, j'en ai grillé des soupapes ! Même que l'homme de l'art les joignait à mes factures comme preuve des dégâts causés à mes pauvres moteurs par mon style de conduite ignorant la pédale douce.

Ma première voiture était une Sunbeam Chamois et grâce à cette mécanique anglaise au tableau de bord en loupe de noyer polie, j'en ai appris des choses sur les soupapes (et pas que... je vous parlerai des carburateurs Solex si l'occasion se présente) !

Par exemple qu'il y en a de deux sortes sur le même moteur : celles d'admission et celles d'échappement (ça m'avait échappé) qui diffèrent par leur usage et leurs dimensions.

Culasse

 

Mais aussi qu'elles sont commandées par un arbre à cames (rien à voir avec le coca ou le khat) et dans ce véhicule précis un arbre à cames "en tête" !

Eh bien je peux vous dire qu'on l'a échappé belle !

Parce que l'autre système de commande est dit "à culbuteurs" et je n'ose même pas imaginer les commentaires que n'aurait pas manqué de susciter ce genre d'appellation, surtout en l'absence de soupapes de sécurité...

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [23] - Permalien [#]
Tags : ,

Le pape des soupapes (Kate)

 

Soupapes en escadrilles

Pour le desperado en espadrilles

Grand amateur de peccadilles

Fabuleux magicien de broutilles

Acocotte oui

Soupape aux soucis

Du quotidien et de leur tyrannie

Un sourire à défaut d'un rire

Un soupir

Pour échapper au pire

Un souvenir

D'un rêve où l'on n'en finit plus de dormir

Amac oui

Un souhait

Pour rendre la vie plus gaie

Inventeur

De génie

Bricoleur

Maudit qu'on bénit

Réinventeur

D'une porte... bonheur !

aporte oui bas

(Bonus : la signature soupape de Franquin !)

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : ,

L'amour en fuite... (maryline18)

m18

Les mots s'envolent, bels oiseaux aux ailes engourdies,

S'accrochent au saule, qui déjà crie sa plainte, alourdi

De ces "pourquoi", et de ces "pourquoi pas", aussi...

Echoués là, les rêves s'inventent un abri.

L'hiver menace, de si fragiles certitudes.

L'homme ramasse, d'un geste lent de lassitude,

Les feuilles mortes, en balayant ses inqiuétudes,

En quelque sorte... fidèle à ses louables habitudes.

Fuite vitale, retardant encore, l'explosion,

Sérum fœtal, concentré d'amour en fusion,

Aveux soufflés, tout abrutis de déraison...

Pourquoi aimer... pour que tout se finisse en chanson ?

https://www.youtube.com/watch?v=mjrj9enypSY

m18

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : ,

La soupape (TOKYO)

Je me suis toujours demandé qui faisait battre le cœur d’ELEONORE.

Quand elle levait les yeux pour se regarder dans un miroir de Venise, sa lèvre supérieure tremblait

C’était si rare de la voir sourire

Pourquoi pleurez-vous ELEONORE ce soir ?

Je prenais goût pourtant à vos éclats de rire à nos jeux communs.

Puis un matin je vous vis vous précipiter dehors, aussi fraîche qu’une rose.

J’avais le sentiment de vous voler quelque chose à vous suivant dans le dédale des rues.

Le bruit des pommes de pin éclatait soudainement sur votre passage

v

Où courez-vous ELEONORE les joues en feu ?

Maintenant je la vois elle pousse la porte d’un hôtel et s’engouffre sans hésitation.

Elle est seule maintenant à tenir devant la porte où son amant l’attend.

Je l’imagine s’adossant contre le montant du lit somptueux prés de la lampe.

Elle prend doucement les joues de son amant entre ses mains et pose son visage sur son ventre.

Quand ma sœur ELEONORE est enfin rentrée

Je n’ai pu retenir un POURQUOI ;

Elle me regarda en souriant. Une soupape Henri une soupape !!

J’ai longtemps tourné ce mot dans ma bouche une soupape L’explication nébuleuse de ma sœur m’avait projeté aux confins de la galaxie il y faisait très noir .L’obscurité protège autant qu’elle menace me disais-je du haut de mes 15 ans.

Je suis devenu ingénieur et c’est à ma sœur ELEONORE que je le dois.  Quand je regarde une soupape je souris maintenant.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : ,