07 septembre 2019

Défi #576

Obsédé·e

Qui, moi ?

 

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Ont clôturé leur jardin

pas cons

5752

Laura ; Walrus ; Kate ; Lecrilibriste ; Adrienne ;

TOKYO ; bongopinot ; Joe Krapov ; joye ;

 

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Breakfast in America ? (Joe Krapov)

- Its too dark to put the key in my ignition… 
- Not in my backyard : i let the sunshine in !

- I think I’ll roll another number for the road…
- Not in my backyard : we only smoke gouda !

Happiness is a warm gun, Mama !
- Not in my backyard : i don’t shot the sherif and the only bad thing I do is to hang the portrait of Macron upside down.

Baby you can drive my car !
- Not in my backyard : it’s smaller than my uncle’s hat.

See the sky about to rain
- Not in my backyard : it never rains in Rennes !

Why don't we do it in the Road ?
- Do it in the road if you want but not in my backyard : it’s not a baisodrome !

Where have all the flowers gone ?
- In my backyard !

 

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P'têt ben qu'oui, p'têt ben qu'non par bongopinot

b

 

Être Nimbiste c’est humain

On crie on s’oppose on rage

Gardez donc les inconvénients

Nous on prend les avantages

 

Pas touche à ma cour

Ni même à ma commune

On change les discours

L’égoïsme en tribune

 

Un langage généreux

Pour tous les sans papier

Et tous les malheureux

Mais loin de nos foyers

 

Une ligne T.G.V bien sûr

Mais sans nuisance sonore

Les décharges d’ordures

Oui mais loin de nos demeures

 

Inquiet face à la mondialisation

Le sentiment d’insécurité

Mobilisation manifestation

Les contents les mécontents sont arrivés

 

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PAS DANS MON JARDIN !!! (TOKYO)

 

Brusquement j’ai allumé le lampadaire du salon dont la fenêtre donnait sur le jardin .Je ne percevais rien et toujours en peignoir je suis retournée à la fenêtre convaincue  de surprendre un cambrioleur .

C’est là que j’entendis une langue primitive autrefois parlée par l’ancêtre commun aux dauphins et aux humains.

Ça ressemblait à un cri RUTABAGA !!Puis brutalement l un bruit d’enjoliveur et là j’ai crié / pas dans mon jardin .

Un OVNI en chair et en os avait atterri là sur la pelouse tondue la veille /.

On m’avait tiré les tarots hier soir. On m’avait bien annoncé une visite, mais là  des Martiens ! ça allait surement affecter ma vie très ordinaire et si bien réglée.

Le martien est sorti de sa soucoupe avec une grâce fataliste alors que j’avais toujours du mal à y croire, j’étais hors de moi.

Salut ma petite caille dit l’un d’eux, désolé de ne pas avoir appelé plus tôt, mais  ton jardin est une merveilleuse piste d’atterrissage et tiens toi le pour dit/ c’est que le début .

Puis il marqua une pause pour attendre ma réaction.  Je ne savais que hurler / pas dans mon jardin .

La pause se prolongea  au point que si c’était une maison les douze disciples de Jésus-Christ auraient pu y vivre. La réponse du martien se fit tellement attendre que prise de panique je restais  sans voix comme si un opéra de termites avait miné ma voix.

Tu n’as pas de mauvaises nouvelles à nous annoncer demande enfin l’autre martien. Seigneur Dieu dis-je d’une voix d’outre-tombe, mais sur terre il n’y a que des mauvaises nouvelles.

Mais où est ce que vous vivez dans une citrouille ou quoi !!Dis-je contrariée.

Tu as l’air  fâché disent -ils de concert tu as fumé un de ces joints qu’on vend dans ton quartier.

Le changement, ça peut arriver comme ça, un mauvais alignement des planètes et Paf un intrus dans ton jardin. Mais là j’ai dégluti une fois, j’ai cligné des yeux deux fois ,et j’ai dit / si vous n’êtes pas partis dans dix minutes j’appelle la police.

Dix minutes passent, en fait quinze minutes passent, je me résous à leur laisser une marge. Alors j’empoigne un parapluie à pois comme s’il s’agissait d’un couteau à égorger les cochons et en même temps je balance en pleine poire mon attaché case hermès qui porte encore des marques vertes.v

Rien n’y fait, je décide alors de me rendre à pied au commissariat central.

J’avance jusqu’au guichet /et j’annonce.

Je viens signaler l’occupation de mon jardin par une soucoupe volante.

La femme me regarde avec des yeux de bile de bœuf. J’essaie de me contrôler ce qui est aussi facile que de garder un pitbull dans une taie d’oreiller.

Soudain je prends conscience que je suis en peignoir et que je ne porte pas de culotte.

« Cette personne vous a parlé de manière grivoise » dit la policière ‘ »ma petite caille je reconnais c’est déplacé, mais ça ne fait pas un suspect » poursuit -elle.

Elle a dû penser que ce n’était pas de l’imagination que j’avais, mais un cirque à six pistes dans la tête.

OK dis je vexée je vais les étouffer avec mes beignets faits maison et je suis partie en claquant la porte.

v2

 

 

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Sept exemples (Adrienne)

 

Ça fait bien une cinquantaine d'années que dans la petite ville de l'Adrienne il est question de construire une route qui permettrait à la circulation - surtout celle des poids lourds - d'éviter le centre ville. Depuis cinquante ans, tout le monde est bien d'accord que c'est absolument nécessaire - aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain - mais le tracé suscite chaque fois mille polémiques: chacun veut ce contournement mais personne ne veut qu'une route vienne gâcher sa jolie vue sur les collines boisées.

La même chose se passe pour les éoliennes prévues par le conseil communal: dès que les plans ont été connus, un comité s'est formé contre leur installation.

Idem pour un autre projet écologique, pour les traitements des déchets ménagers. Avant de savoir exactement de quoi il retournait, un groupe d'action était déjà constitué.

Une des plus grandes usines textiles - une des rares à être restées actives après la crise de la fin des années soixante et les délocalisations - a eu toutes les peines du monde à recevoir le permis de bâtir, au moment où elle avait besoin de plus d'espace pour ses activités. Etre propriétaire des terrains depuis le 19e siècle n'était pas un argument. Etre un des principaux employeurs de la ville non plus.

Par bonheur, une maison d'accueil pour des malades du SIDA, qui se retrouvent sans appui et sans logement, fonctionne paisiblement depuis 1998, aidée uniquement par des dons privés. Il a juste fallu, au début, bien informer les gens. La maladie faisait très peur.

Par bonheur, les jardins d'enfants et terrains de jeux se multiplient: aucun voisinage ne se plaint du bruit que cela entraîne. C'est déjà arrivé ailleurs…

Par bonheur, une ancienne carrière de sable qui allait être utilisée pour y enfouir des déchets un peu louches a également vu naître un comité pour sa défense. La ministre pas très verte a dû retirer le permis aux exploitants.

 

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NIMBY (Lecrilibriste)

NIMBY

 

N Ne vous méprenez pas Monsieur le Ministre

I Innovez, oui ! Où vous voulez, mais pas dans ma commune

M Ménager la chèvre et le chou, voyez-vous, c'est mon lot

B Batissez le où vous voudrez votre incinérateur, mais ailleurs

Y Y faut pas trop enfumer mes administrés …

 

Quoi que ...

 

N Nimbée de cette orée de verdure

I Il est vraiment séduisant votre projet.. Il renflouerait bien la commune ...

M Mais de quel côté s'en iront les fumées ?

B Ben ! Bien sûr en fonction du vent !

Y Y a surtout le mistral ici, vous savez … Pour l'environnement, c'est pas joué ! ...

 

Alors ...

 

N N'hésitez plus, les fumées iront vers le nord

I Il n'y a là que quelques mas perdus ... non ? … Voyez !

M Mais les champs de lavande vont en être imprégnés ?

B Ben ça donnera au parfum une suave odeur de fumé

Y Y plus qu'a mettre ça à la mode avec une bonne pub  à la télé!

 

Et la partie sera gagnée  !

 

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NIMSY (Kate)

 

Non

Il ne

Me

Suffit (*) pas d'

Y penser...

(Je sais, c'est la rentrée !)

Il faut aussi le dire et le redire...

(Soyons accro aux acronymes !)

Abracadabra

Et abracadabrantesque :

Not

In

My

School

Yard !

Ni pesticides

Des jardins voisins

Ni pétarades

De moto plaintive

moto31_1 2

Ni poussières toxiques

De toutes matières brûlées

Ni merde de chien

bouleetbill58 2

Ni seringue usagée

Ni branche dangereuse

Ni tuile égarée

Transportées par quelque tempête

charly brown36 2

Ni feu du ciel

Fracassant nos têtes

tintintiber142 2

Ni éclipse totale ou partielle

Encore moins volcan en colère

Heureusement point de débordante rivière

Asterix-et-la-rentree-gauloise

NIMSY !

(*)Sorry !

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Not In My BackYard (Walrus)


Bon, "Not In My", jusque là, ça va, c'est facile : "Pas dans ma/mon" personne ne contestera ma traduction (enfin, j'espère...)

Là où ça se corse, c'est avec "Backyard" !

En bête francophone, vous en demandez la traduction à un quelconque dictionnaire en ligne, Reverso par exemple, et là, vous tombez des nues devant ses propositions :

Traduction

Jardin
Cour
Arrière-cour
Basse-cour
Arrière cour
Cour de derrière
Pré carré

 Exemples concordants

1364
604
363
42
27
6
4

 Et ce n'est que le début de vos découvertes !

En effet lorsque vous jetez un œil à quelques exemples de traduction avec contexte, vous tombez sur ceci :

Had a menage-a-raccoon in my backyard : J'avais des ratons-laveurs dans le jardin
Had a menage-a-raccoon in my backyard : J'avais un couple de ragondin dans ma cour

Quand on sait que le raton-laveur est de la famille des carnivores et le ragondin de celle des myocastors, on commence à comprendre que le métier de traducteur n'est pas de tout repos et que peut-être Cheeto, le président favori de joye (la perle de l'Iowa), ne raconte pas vraiment ce qu'on nous en dit...

Tout étonné déjà qu'on ait relevé 363 "arrière-cour" pour 27 "arrière cour", vous vous demandez si en anglais aussi il y a des variations d'écriture pour "backyard"

Gagné ! Il y a backyard, back yard et back-yard . Je l'ai toujours dit que l'anglais était plus riche que notre propre(?) langue !

J'ai alors pensé que j'aurais peut-être dû m'adresser à un dictionnaire plus réputé.

Et, en effet, l'Oxford Dictionnary nous apprend que, stricto sensu, en anglais de Grande-Bretagne, il s'agit d'une cour (il précise même "en dur") située à l'arrière d'une maison et que ce sont encore une fois les nord-Américains qui entendent par-là tout ce qui dans une propriété se situe à l'arrière du bâtiment, que ce soit cour, prairie ou jardin, le tout destiné à l'organisation de barbecues.

Voilà, vous en savez autant que moi !

Comment ?

Ah... le NIMBY ?

Je m'en tape du NIMBY, j'habite un appartement au quatrième étage et que ce soit à l'avant ou à l'arrière, il n'y a qu'un vide à vous filer le vertige.

 

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